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Microsoft fait pression contre un projet de loi

Des projets de loi sur la reconnaissance faciale dans l’État de Washington provoquent un débat sur la réglementation

Microsoft fait du lobbying contre un projet de loi avec le soutien des deux partis à l’assemblée législative de l’État de Washington qui interdirait l’utilisation de la reconnaissance faciale par l’État et le gouvernement local jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies, rapporte Wired.

Le projet de loi a été rédigé par l’Union américaine des libertés civiles (ACLU), selon Wired, et les conditions pour débloquer l’utilisation de la technologie par l’État et les administrations locales incluent un rapport du procureur général montrant la même exactitude lorsqu’il s’agit de comparer des personnes couleurs, de sexes et d’âge différents.

Microsoft a récemment offert son soutien à un projet de loi sur la protection des données similaire au GDPR, qui traite spécifiquement de la reconnaissance faciale, mais qui est moins restrictif. L’ACLU s’oppose à ce projet de loi, car l’avis public ne limitera pas l’utilisation de la reconnaissance faciale, et les autorités utiliseront ses dispositions  » d’urgence  » comme une échappatoire, selon le directeur du projet technologique et de liberté de l’ACLU Washington, Shankar Narayan.

« Le projet de loi de Microsoft nous emmène dans un monde où la surveillance faciale est la norme et omniprésente », a déclaré Narayan.

Le projet de loi de l’ACLU est soutenu par des groupes représentant les immigrants, les musulmans et les avocats de la défense pénale. Un avocat de Microsoft a déclaré lors d’une audience du comité au début du mois que les utilisations positives de la technologie par le gouvernement seraient bloquées, avec l’appui d’un représentant de la Washington Association of Sheriffs and Police Chiefs. Microsoft a plaidé en faveur d’une réglementation gouvernementale de la biométrie faciale, mais le président de la société, Brad Smith, a refusé d’appuyer un moratoire sur l’utilisation par les forces de l’ordre en réponse à une question posée par Joy Buolamwini, chercheuse au MIT, lors d’un débat au Forum économique mondial à Davos en janvier.

Le sénateur Reuven Carlyle, le principal parrain du projet de loi sur la protection des données, affirme que le procureur général est chargé de superviser des questions comme la disposition d’urgence et qu’un moratoire freinerait l’innovation et représenterait un excès de pouvoir du gouvernement.

Qui a besoin de la démocratie quand on a des données ?

« Je ne crois pas qu’il faille que le gouvernement décide si une application commerciale peut ou non être utilisée, a-t-il déclaré à Wired.

Carlyle ajoute qu’Amazon, qui a récemment proposé des lignes directrices pour une utilisation responsable de la technologie de reconnaissance faciale, a suggéré des modifications mineures à la partie de son projet de loi qui concerne spécifiquement la reconnaissance faciale. Le fabricant de caméras de police Axon, en revanche, s’est opposé au projet de loi sur la protection des données, affirmant aux législateurs qu’il pourrait bloquer sa nouvelle technologie.

Jevin West, codirecteur du DataLab de l’Université de Washington, affirme que les projets de loi en duel favorisent une saine conversation sur la question, et que chaque projet de loi a ses forces et ses faiblesses.

Les deux projets de loi feront l’objet d’un processus de comité à l’assemblée législative au cours des prochaines semaines.

Microsoft et Amazon sous le feu de la technologie de reconnaissance faciale

Biometricupdate

3 Comments »

  1. Moi, j’ai une requête à faire: Et si on laissait le Peuple décider? Parce qu’après tout, aux USA et dans les différents Etats membres de l’UE, la question de la réglementation de l’emploi de certaines technologies se posent, or ce sont les électeurs qui sont menacés par les dérives éventuelles et qui sont censés détenir la souveraineté.

    Cela me fait penser que je n’ai jamais lu de projet de Constitution technoprogressiste avec une déclaration des droits technoprogressistes ni pour les USA, ni pour la France, ni pour l’UE et je regrette qu’aucun document de ce type n’ait jamais été rédigé. A ce propos, sauf erreur de ma part, les civictech et la démocratie ne font pas partie des thèmes abordés par le site (https://iatranshumanisme.com/a-propos/).

    Le site a bien mis en lumière la façon dont les nouvelles technologies peuvent être employées pour nous dominés tous ou nous mettre au chômage, sans chercher à cacher le côté sombre des technologies auxquelles s’intéressent les transhumanistes. Peut-être seraient-ils temps de mettre en lumière la façon dont on peut débattre et décider afin de contrôler l’emploi des nouvelles technologies par les humains… Car ne l’oublions pas, ce sont des humains qui mettent en oeuvre les capteurs de « big data », qui analysent le « big data », qui demandant ou rédigent certains types d’algorithmes pour exploiter à leur façon le « big data ». Ce sont les humains qui cotent leurs prochains d’une certaine façon. Les logiciels de reconnaissances faciales recherchent ce que des humains leur demandent de chercher. Ce sont encore des humains qui envoient/enverront des policiers/des drones/des robots pour traiter les « déviants » de « manière appropriée »: cours fugitif!

    Donc, où on parle de l’augmentation de la démocratie pour promouvoir l’usage humaniste de la technologie et l’accès aux technologies pour tous?

  2. BuzzFeed News a appris que le comité de surveillance et de réforme de la Chambre des États-Unis envisageait de tenir une audience sur la reconnaissance faciale, qui a été largement mise en œuvre dans tout le pays, en dépit des préoccupations croissantes concernant les implications potentielles de la technologie en matière de protection de la vie privée et de droits civils.

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