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Facebook développe sa propre crypto-monnaie

Le New York Times a révélé que Facebook est en train de créer sa propre crypto-monnaie, susceptible d’être basée sur la valeur d’une devise traditionnelle, que les utilisateurs de ses services de messagerie WhatsApp, Messenger et Instagram pourraient utiliser pour transférer instantanément de l’argent à leurs amis et famille. Le rapport indique que les services de messagerie cryptés concurrents Signal et Telegram développent également des crypto-monnaies à des fins similaires.

New York Times

1 Comment »

  1. Facebook ne fait en réalité que suivre le suivre un mouvement mondial:

    A lire sur Clubic // Paxos prévoit de lancer une crypto-monnaie adossée à l’or en 2019
    (https://cryptonaute.fr/paxos-prevoit-lancer-crypto-monnaie-adosse-metaux-precieux-2019/)

    A lire sur Capital.fr // Gram : la cryptomonnaie de Telegram prête à inonder le monde
    (https://www.capital.fr/entreprises-marches/gram-la-cryptomonnaie-de-telegram-prete-a-inonder-le-monde-1328811)

    A lire sur Clubic // JPM Coin : la célèbre banque JP Morgan crée sa propre cryptomonnaie
    (https://www.clubic.com/antivirus-securite-informatique/cryptage-cryptographie/crypto-monnaie/actualite-850853-jpm-coin-celebre-banque-jp-morgan-cree-propre-cryptomonnaie.html)

    D’ailleurs, Amazon a lancé sa propre cryptomonnaie depuis des années.

    Dans son essai « Cryptocommunisme », Mark Alizart voit dans le bitcoin le meilleur outil pour réaliser son idéal cryptocommuniste. En écho sans doute, Franck Pengam s’interrogeait sur la capacité des cryptomonnaies à provoquer une rupture géoéconomique dans un précédent article.

    Force est de constater qu’une partie des Gouvernements ont abandonné leur pouvoir monétaire à des banques centrales autonomes, à des banques privées, à des banques supranationales. Maintenant, ils se contentent d’imposer les transactions en cryptomonnaies ce qui les fait sortir de la clandestinité.Comme je l’avais relevé dans ma réponse à l’article de Pengam, les cryptomonnaies ne suffisent pas en elle-même à provoquer une révolution mais elles sont un des éléments majeurs de la tranformation des grandes entreprises (GAFAM et NATUen tête) en quasi-Etats. Oh, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se lancent dans l’administration de vastes territoires dans l’immédiat. Par contre, on peut sérieusement s’interroger sur la mutation des Etats.

    Les politiciens sont avant tout au service de ceux qui leur fournissent des ressources, de la main d’oeuvre et, accessoirement, des places au soleil en fin de carrière.

    Or, si l’on se place de leur point de vue, il y d’un côté les citoyens: une base fiscale de moins en moins solvable sous l’effet de la mondialisation, une main d’oeuvre de plus en plus obsolètes dans le cadre de la 4e révolution industrielle, des électeurs de moins en moins conciliants même en faisant abstraction. Et à l’opposé, il a les GAFA: des fonds, des porte-feuilles d’action, de la haute technologie, des cohortes d’aficionados et infodépendants, pas d’autres demandes que d’avoir un espace de travail viable et la bride sur le cou.

    Les politiciens ont beaucoup de souci en se moment. Certains particrates se demandent comment ils vont sauver leurs acquis face aux « technotatures » et à l’impérialisme des plateformes « étoiles noires » comme certains les nomment. D’autres se demandent qui votera pour eux demain. Et il y a des lobbyistes qui militent pour qu’on reconnaissent aux sociétés anonymes ou au futures DAC une personnalité juridique plus étendues. Quelles solutions les politiciens vont-ils bien trouver?

    Dans « Une Brève histoire de l’Avenir », Jacques Attali nous met en garde contre les objets substituts de l’Etat, ces biens de consommations disruptifs qui pourraient inciter des gouvernements contestés et sans le sou à s’engager sur des stratégies de privatisation excessives dont ils ne sauraient maîtriser les épiphénomènes. Mais le citoyen lui-même ne peut-il être disrupté?

    Plus précisément, le citoyen classique et ses corps intermédiaires et les « contrats sociaux » traditionnels ne peuvent-ils être disruptés par d’autres formes de citoyens et corps intermédiaires, liés aux particrates par d’autres formes de contrats sociaux? A noter qu’on peut inverser le raisonnement: Les citoyens ont besoin d’un Etat mais ont-ils forcément besoin d’un Etat westphalien? Un Etat arrimé à un territoire, incapable de faire plus que ce qu’il lui permet ce qui a su attirer à lui?

    Sur le Grand Echiquier mondial, disruptera bien, qui disruptera le dernier.

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