Skip to content

Une puce microfluidique emprisonne les cellules cancéreuses simples pour analyse

Close-up of the single cell isolation biochip Credit: National University of Singapore

Close-up of the single cell isolation biochip
Credit: National University of Singapore

Une nouvelle puce microfluidique peut choisir n’importe quelle cellule cancéreuse obtenue par biopsie liquide (une simple prise de sang) pour réaliser une analyse unicellulaire.

Par rapport à la biopsie tumorale nécessitant une chirurgie, la biopsie liquide, est moins invasive et moins douloureuse et peut-être faite plus fréquemment. La biopuce prend environ deux ou trois heures pour traiter un échantillon de sang d’environ 101 000 cellules avec peu de pertes.

Le système fournit des lectures très sensibles permettant d’identifier des mutations survenant de basses fréquences, permettant un meilleur diagnostic du cancer. L’innovation pourrait aider les médecins à prendre de meilleures décisions en matière de médicaments spécifiques à utiliser, basé sur la présence d’activations spécifique, mais des mutations qui peuvent être traitées, ainsi que suivre les changements ou les progrès du traitement.

Les cellules cancéreuses peuvent varier, certaines étant plus malignes et invasives. Cette hétérogénéité limite l’efficacité du traitement – des patients atteints du même cancer montrent différents résultats des traitements. Connaître la composition du cancer est cruciale pour administrer le traitement le plus efficace.

« Si nous faisons une analyse en masse de toute la population de cellules tumorales, nous pouvons manquer l’information des cellules malignes rares que nous devrions cibler, car elles sont masquées par de nombreuses autres cellules cancéreuses bénignes. C’est la motivation derrière le système que nous développons, » déclare Lim Chwee Teck, un professeur d’ingénierie à l’Université nationale de Singapour, qui a collaboré avec Clearbridge mFluidics pour concevoir la nouvelle puce.

L’appareil utilise la dynamique microfluidique pour déplacer les cellules et les maintenir passivement cellule par cellule dans chacune des chambres contrôlées à côté du canal principal. Les cellules sélectionnées peuvent alors être éjectées individuellement des chambres pour évaluation en aval.

Cela permet de manière rapide et efficace, d’emprisonner quelques cellules simples tout en ayant la flexibilité de choisir et de séparer une cellule d’intérêt quelconque.

Les travaux, publiés sur Scientific Reports, pourraient potentiellement ouvrir la voie pour un traitement sur-mesure renforcé ou de la médecine personnalisée. L’analyse des cellules simples pourrait également être utilisée dans de nombreuses autres applications cliniques en plus du cancer, dit Tan Swee Jin, directeur technique de Clearbridge mFluidics. Un prototype du système verra le jour à la fin de l’année, avec une version améliorée ciblée pour 2017.

National University of Singapore ; DOI: 10.1038/srep22076

voir aussiDes lasers faits de sang humain pourraient révolutionner la détection de cancersUn implant pour détecter les cellules tumorales dans le sangUne armée de nanorobots cible avec précision des tumeurs cancéreusesDécoupe du cancer : la modification génétique CRISPR pourrait rendre les mutations cancéreuses inactives

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :