Skip to content

Le Sénat a voté en faveur d’un projet pilote de reconnaissance faciale

Le Sénat a approuvé un projet de loi autorisant les enquêteurs judiciaires et les services de renseignement à utiliser l’identification biométrique dans les espaces publics pendant trois ans.

Le nouveau projet limite l’utilisation de la reconnaissance faciale en temps réel dans les espaces publics à la traque des terroristes, aux enlèvements d’enfants et aux crimes graves. L’autorisation du Premier ministre, du procureur ou du juge d’instruction sera valable pendant 48 heures.

L’utilisation rétrospective de la reconnaissance faciale sur des vidéos enregistrées sera autorisée pour les enquêtes sur le terrorisme et les crimes graves, l’autorisation pour les affaires de terrorisme étant valable un mois.

Le mois dernier, le Conseil constitutionnel a autorisé le traitement algorithmique des flux vidéo pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2024 à Paris, afin de détecter les objets et les comportements suspects.

La biométrie faciale est déjà utilisée dans l’espace Schengen, et des villes comme Nice ont expérimenté la reconnaissance faciale pour la surveillance pendant le Carnaval de Nice en 2019.

LIRE AUSSI 🔖  Lancement d'une formation en ligne sur la biométrie et la protection de la vie privée en Europe

Toutefois, l’interdiction de la reconnaissance faciale en temps réel prévue par le projet de loi de l’UE sur l’IA ne prévoit pas d’exceptions pour la lutte contre le terrorisme ou la recherche de personnes disparues, ce qui risque de créer un conflit entre le droit français et le droit européen.

2 Comments »

En savoir plus sur Intelligence Artificielle et Transhumanisme

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture