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Les contrôles biométriques font leur apparition dans l’espace Schengen

Les « frontières intelligentes » de l’UE sont sur le point de dépasser celles des États-Unis

L’Union européenne est à quelques semaines de ce qui pourrait être le déploiement biométrique le plus important et le plus complexe au monde.

La zone Schengen, doit être sécurisée par un système d’entrée et de sortie terrestre, maritime et aérien composé de centaines de bornes biométriques à reconnaissance faciale et d’empreintes digitales.

À partir de septembre 2022 (Entry/Exit System (EES), suivie par ETIAS en mai 2023), le système contribuera à la protection de l’espace Schengen. Il s’agit du même modèle que celui des voyages inter-États aux États-Unis.

Une nouvelle analyse de l’énorme programme européen de suivi des voyageurs, esquisse des plans qui dépassent tout ce qui est sérieusement envisagé aux États-Unis. L’auteur, Phillip Linderman, représentant consulaire principal à la mission des États-Unis auprès de l’Union européenne de 2018 à 2021, compare directement les ambitions de l’UE à celles des États-Unis.

Malgré toute l’émotion suscitée par la question des frontières aux États-Unis et leur force technologique intérieure, Linderman estime que leurs efforts de suivi des voyageurs sont incomplets et fragmentaires par rapport à ce qui se passe dans l’espace Schengen.

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Le système d’entrée/sortie (EES) est jumelé au système européen d’information et d’autorisation des voyages, ou ETIAS, que Linderman compare au système électronique d’autorisation des voyages de l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières. ETIAS est utilisé pour contrôler et autoriser au préalable les voyageurs sans visa à entrer dans le pays.

Le système recueillera les données biométriques concernant les empreintes digitales et le visage de tous les ressortissants étrangers qui souhaitent entrer dans l’espace Schengen ou en sortir. Les données seront recueillies dans les ports aériens et maritimes ainsi qu’aux points de passage terrestres et seront interopérables avec toutes les agences gouvernementales concernées.

Linderman note que les États-Unis ne procèdent à une « véritable vérification biométrique de l’identité qu’aux points d’entrée aériens et maritimes », et ce uniquement pour les voyageurs qui entrent, et non pour ceux qui sortent. La vérification biométrique, dit-il, n’est pas utilisée aux points de passage terrestres officiels, bien que le CBP recense plus de 70 déploiements de son système biométrique aux points de passage terrestres.

Ce programme est un rêve pour les fabricants de bornes biométriques à enregistrement automatique, car l’UE va certainement installer un grand nombre de ces dispositifs dans les aéroports. Les appareils scanneront les passeports, les visages et quatre empreintes digitales par voyageur.

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Les passages terrestres d’entrée et de sortie de la zone seront équipés de portiques où les personnes scanneront leurs documents, une caméra scannera leur visage (pour le faire correspondre aux documents) et un logiciel déterminera l’entrée ou la sortie.

En fait, selon Linderman, l’UE est en train de modifier fondamentalement le mode de travail des agents frontaliers de Schengen grâce à ce programme.

Les fonctionnaires qui examinaient les voyageurs et leurs informations avant de tamponner bruyamment les documents porteront des dispositifs d’inscription mobiles et superviseront les opérations d’inscription automatique. Le traitement des voyageurs douteux par les fonctionnaires ne se fera que lorsqu’un événement inhabituel se produira à une borne.

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