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L’intelligence artificielle au sein de Pôle emploi

Lors du premier appel à projets du « Fonds pour la transformation de l’action publique » et pour mener à bien la transformation de l’État engagée dans le programme « Action Publique 2022 », le Gouvernement a mis en place un fonds dédié de 700 millions d’euros sur cinq ans, dont 200 millions d’euros dès 2018, destiné à mieux armer les administrations publiques pour mener à bien leurs projets de transformation.

Parmi les lauréats, celui de Pôle emploi « installer l’intelligence artificielle au sein de Pôle emploi comme levier d’accélération au retour à l’emploi durable » a reçu un enveloppe de 20 millions d’euros. Le projet « Intelligence emploi » a vocation à installer durablement l’intelligence artificielle au sein de Pôle emploi comme levier de l’accélération de l’accès et du retour à l’emploi durable. Les processus internes et l’offre de service de l’opérateur seront ainsi considérablement optimisés, au bénéfice d’un accompagnement plus personnalisé des demandeurs d’emploi et des entreprises.

Les bénéfices apportés par ce projet sont de plusieurs ordres : le fait d’automatiser des tâches simples permettra aux conseillers de Pôle emploi de consacrer plus de temps à l’accompagnement. Par ailleurs, une meilleure exploitation des données permettra de renforcer le diagnostic de la situation du demandeur d’emploi comme des besoins de recrutement de l’entreprise, pour personnaliser encore plus le service qui leur est apporté et accélérer le retour à l’emploi.

Cette modernisation des outils induira donc une évolution positive des métiers, une réduction des coûts de fonctionnement, et contribuera, grâce aux retours vers l’emploi des bénéficiaires, à l’équilibre des comptes de l’assurance chômage.

rapport du comité Action publique 2022

5 Comments »

  1. Sans vouloir encenser Pôle Emploi, n’attend-t-on pas trop de l’introduction de l’informatique collaborative? L’automatisation fait disparaître des emplois. Est-ce que Pôle Emploi peut en créer? Est-ce que l’agence peut changer les qualifications d’une personnes?

    D’après l’entreprise Deloittre, consultée par l’Express, dans 10 ans:
    – 20 à 30 % des emplois seront des « super-jobs » càd (anciens) emplois regroupés en un,
    – 10 à 20 % seront des emplois à bas salaires et peu qualifiés couvant les micro-tâches qu’on ne peut encore confier aux robots,
    – 60 à 70 % seront des emplois « hybrides » qui exigeront des compétences techniques et humaines intermédiaires.

    A lire sur Express Business // « L’avènement des « superjobs » : pourquoi l’automatisation ne vous apportera… que plus de travail »
    (https://fr.express.live/superjobs-automatisation-contenu-postes/)

    Deloittre publie une analyse rassurante (à dessein) mais on voit bien le fond du problème:Les jobs décrit par Deloittre sont les « bouche-trous » de l’automatisation censé permettre aux entreprises de continuer à fonctionner jusqu’à qu’elles disposent d’un set complet de technologie d’automatisation.

    Dans le cadre de la 4e révolution industrielle, le secteur privé, et sans doutes les banques en tête, aspirent à créer des DAC, dans entreprise qui n’auront plus de travailleurs, ni pour s’épuiser dans un super-job, ni pour assurer des « micro-tâches » en intérim.

    C’est réalité est encore plus flagrante quand on lit l’étude sur l’automatisation de Price Waterhouse Coopers , publiée en 2017.

    A lire sur IT social // L’automatisation s’imposera en trois étapes successives
    (https://itsocial.fr/innovation/intelligence-artificielle/lautomatisation-simposera-trois-etapes-successives/)

    On peut dire que l’on est déjà rentré dans la deuxième vague: »La deuxième vague d’automatisation devrait entraîner un changement plus dynamique du nombre de tâches à accomplir, en particulier celles qui sont routinières et répétitives. Elle introduit une interaction dynamique avec la technologie pour le soutien administratif et la prise de décision. Elle intègre également les tâches robotiques dans des environnements semi-contrôlés tels que le transfert d’objets dans des entrepôts. »

    Par contre, on peut difficilement croire que la France se prépare à la troisième vague: « La troisième vague d’automatisation est une d’intelligence artificielle et de robotique autonome qui automatisera davantage les tâches routinières, mais aussi les tâches qui exigent un travail physique ou de la dextérité manuelle. » Ce sont les prémices des DAC.

    On voit mal comment les dernières technologies fournies à Pôle Emploi vont favoriser le « l’accès et le retour à l’emploi durable ». Pôle Emploi ne sait qu’aider des gens qualifiés à trouver des postes correspondant à leurs qualifications. Les chercheurs d’emploi n’ont pas besoin de suivi personnalisé, ils ont simplement besoin d’offres d’emploi correspondant à leurs qualifications. Quel sera le bilan probable du programme « Intelligence Emploi »? Faciliter les radiations, sans doute. (Re)mettre les gens au travail, peu crédible.

  2. Le rapport a été commandé par Édouard Philippe à l’automne dernier. Une quarantaine de personnalités, chefs d’entreprises, directeurs d’instituts publics, a remis sa copie explosive. Le rapport identifie 30 milliards d’économies possibles sur les dépenses publiques. L’hôpital est ciblé : le rapport préconise le développement d’une offre de soins plus locale. Cette réforme permettrait une économie de 5 milliards.

    La chasse aux niches fiscales. Il s’agit ensuite de faire la chasse aux niches fiscales et aux aides jugées inefficaces, en particulier les aides à la transition énergétique, et surtout le taux de TVA réduit dans le bâtiment et la restauration. Pôle Emploi est lui aussi prié de se réformer en s’ouvrant encore plus à la concurrence, et en se recentrant sur l’aide aux chômeurs les moins autonomes. Objectif : 350 millions d’économies. L’audiovisuel public, lui, pourrait être poussé à se focaliser sur le numérique, et à ne garder en hertzien que France 2 et France 3. À la clé, 400 millions d’euros. Enfin, le rapport CAP 22 incite à poursuivre la décentralisation, en transférant de nouvelles compétences aux collectivités locales, peut-être le logement ou le ferroviaire. (France Télévisions)

  3. Concrètement, l’idée est de soutenir les conseillers de Pôle emploi avec des outils d’intelligence administrative, et non de les remplacer. Parmi les situations envisagées, il est possible de mentionner le ciblage de l’accompagnement des projets de recrutement des entreprises et une amélioration du traitement automatisé des échanges électriques. Du côté des demandeurs d’emploi, l’intelligence artificielle permettra d’évaluer son potentiel de recrutement sur un territoire donné, savoir en combien de temps il peut espérer retrouver un emploi ou s’il faut lui suggérer une reconversion. Il s’agira donc d’une meilleure exploitation des données et le conseiller gardera la charge de l’accompagnement afin de pouvoir y consacrer davantage de temps. La Provence

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