Skip to content

Nouveau rapport sur les dangers de l’identification numérique

Mi-juin, un centre d’étude des droits de l’homme de la faculté de droit de l’université de New York, a publié un rapport de 100 pages détaillant les dangers croissants de la dépendance à l’égard de l’identité numérique dans le monde. Aujourd’hui, c’est le Justice Centre for Constitutional Freedoms, une organisation juridique canadienne enregistré au niveau fédéral qui en publie un.

Le Justice Centre a publié un nouveau rapport sur la menace réelle et croissante des technologies d’identification numérique au Canada. Ce rapport, intitulé Canada’s Road to Beijing, décrit l’utilisation par le Parti communiste chinois des technologies d’identification numérique pour supprimer la liberté en Chine. Le rapport met en garde les Canadiens contre la menace immédiate et croissante de l’utilisation de ces technologies par le gouvernement, et montre comment elles pourraient avoir un impact sur les droits et libertés des Canadiens.

Les technologies d’identification numérique et de monnaie numérique ne sont pas nouvelles, puisqu’elles ont été largement développées et mises en œuvre en République populaire de Chine sous l’égide du Parti communiste chinois (PCC) depuis 2009. Dans ce pays, ces technologies ont permis au PCC d’établir des listes noires et de mettre à l’écart les citoyens chinois qui ont un comportement criminel, qui diffusent des croyances controversées, qui organisent des rassemblements religieux, qui ont trop d’enfants et qui achètent trop de jeux vidéo.

Ce rapport attire l’attention sur les parallèles entre les utilisations des technologies d’identification numérique en Chine et au Canada. « Nous concluons que ces parallèles sont inconfortablement proches. S’il est vrai que ces technologies numériques promettent une efficacité et une accessibilité accrues, nous mettons en garde contre le fait qu’elles constituent une menace importante (mais négligée) pour les droits et libertés garantis par la Charte canadienne. Ces technologies permettent à nos gouvernements de suivre les comportements financiers et physiques des Canadiens et, dans certains cas alarmants, de pénaliser les Canadiens qui exercent leurs droits et libertés protégés par la Charte. L’identification numérique permet aux gouvernements de savoir où vous allez, ce que vous achetez et comment vous dépensez votre argent ».

LIRE AUSSI 🔖  Déploiement de la reconnaissance faciale dans les aéroports et les gares pour la surveillance

Il a récemment été révélé qu’en 2020, le gouvernement du Canada a secrètement autorisé la surveillance de 33 millions de smartphones basés au Canada afin de déterminer si leurs utilisateurs avaient respecté les restrictions de mobilité Covid. En 2021, les gouvernements canadiens ont exigé des citoyens qu’ils présentent une preuve numérique de vaccination afin de participer à de nombreuses sphères de la vie publique et privée. (Par exemple, les Albertains avaient besoin d’un QR code rien que pour aller au restaurant ou au cinéma). En 2022, le gouvernement fédéral a suivi et gelé les comptes bancaires de plus de 200 partisans et associés de Freedom Convoy, sans possibilité d’appel ou d’objection. De telles interventions ont été rendues possibles par la prolifération discrète des technologies de suivi numérique à travers le Canada au cours de la dernière décennie.

Ces technologies sont déjà utilisées, à des degrés divers, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec. Les provinces de l’Atlantique et la Saskatchewan testent et développent actuellement ces technologies en vue d’une mise en œuvre future, et les gouvernements semblent en vouloir davantage. À l’heure actuelle, on parle de développer une carte d’identité numérique nationale, qui serait nécessaire pour accéder aux plus de 270 services et programmes en ligne du gouvernement du Canada. Le site Web du gouvernement du Canada décrit cette technologie comme « une seule carte d’identité pour tous« .

LIRE AUSSI 🔖  La Chine teste l'analyse des émotions

« C’est un peu comme être invité à une fête très excitante. Assurez-vous simplement d’apporter une pièce d’identité (numérique) », peut-on lire sur le site Web.

« Ce dont les Canadiens ont besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’un accès illimité du gouvernement aux informations privées, mais plutôt d’un engagement renouvelé envers les droits et libertés garantis par la Charte. Nous sommes sur la route de Pékin, et les Canadiens devraient être inquiets « , déclare l’avocat John Carpay, président du Justice Centre.

« Les choses évoluent rapidement, et les Canadiens devraient être très préoccupés par le fait qu’une société libre et démocratique se dirige rapidement vers une société où les citoyens peuvent être effacés par le gouvernement en appuyant sur un bouton », prévient Carpay.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.