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Un système de reconnaissance d’Iris pouvant vous identifier « à distance »

La reconnaissance d’iris existe certes depuis longtemps, mais jusque là, il fallait que la personne à identifier coopère, qu’elle pose avec précision son œil sur un oculaire. Avec la machine mise au point par Mario Savvides, un professeur de l’université Carnegie Mellon, à Pittsburg, Etats-Unis, l’histoire sera très différente. A plus de dix mètres, assure-t-il, il est désormais possible d’analyser un iris avec la précision d’une empreinte digitale, avant de le confronter à une base de donnée.

On peut imaginer bien d’autres usages :

– avant un match de foot, l’appareil vérifierait l’iris de chaque spectateur pénétrant dans le stade, afin de filtrer les éventuels hooligans fichés ;
– un enfant est enlevé, son iris est livré aux autorités des frontières pour éviter qu’il ne soit emmené à l’étranger ;
– dans une grande entreprise, une administration, ou un festival, seuls les propriétaires d’iris « VIP » pourraient accéder à certains espaces.
– seuls les propriétaires d’ordinateurs ou de voitures pourront démarrer ces derniers, sans mot de passe, sans clé (et sans avoir à poser son oeil sur son volant) ;
– à l’aéroport, les voyageurs pourront se passer de montrer leurs papiers.

La police ne manquera pas de tester ce système, mais gageons qu’elle ne sera pas la seule à se pencher dessus. Les usages commerciaux, si cet appareil biométrique fonctionne, ne manqueront pas d’apparaître.

Interrogé par « The Atlantic » sur les craintes que soulève cette technologie, Marios Savvides les balaye d’un argument pour le moins fataliste :

Les gens sont traqués, chacun de leurs mouvements, de leurs achats, de leurs habitudes,  où ils se trouvent chaque jour, à travers leurs transactions par carte de crédit, leurs cartes de fidélité –si quelqu’un veut vraiment savoir ce que vous faites à n’importe quel moment de la journée, il n’a pas besoin de systèmes de reconnaissance faciale ou de reconnaissance d’iris. Tout ce qu’il faut est déjà en place. »

La mise en place d’un tel système de reconnaissance « à distance » sera facilité par la décision prise par plusieurs pays, il y a plusieurs années déjà, de constituer des bases d’iris. Aux Etats-Unis, depuis quatre ans, la police scanne ainsi les yeux des personnes condamnées à des peines de prison. Dans les Emirats arabes unis, l’iris est scanné à l’entrée et à la sortie du territoire. Et l’Inde va plus loin encore : ce sont les iris de l’ensemble de la population qui sont peu à peu associés, dans une base de donnée, à leur numéro unique d’identité.

sources : The Atlantic, via L’Obs

 

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