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Les études du CJG – Vers un transhumanisme libéral ?

Actuellement, une révolution médicale est en cours en raison de l’accélération des progrès conjugués dans le domaine des nanotechnologies, des biotechnologies et des sciences cognitives. Il devient désormais possible non plus de simplement soigner ou guérir les êtres humains mais d’améliorer les aptitudes de ceux-ci tant au niveau physique que psychique.

Nous défendons la thèse que ces progrès peuvent être autorisés sous certaines conditions et dans certaines limites. Il n’est pas souhaitable – au nom d’une prétendue nature intangible de l’humanité – de s’opposer au principe même de cette évolution, qui ne s’est jamais interrompue depuis l’apparition des pré-hominidés, et qui permet de vivre plus vieux, en meilleure santé et avec davantage de bien-être.

Nous pensons que l’homme qui en fait librement le choix doit – au nom de le liberté morphologique – se voir reconnaître le droit d’améliorer son organisme et que, au nom du principe d’égalité des chances, ce droit doit devenir accessible à chacun et soit même, progressivement et dans les limites budgétaires disponibles financé par la sécurité sociale. Car les améliorations – impensables aujourd’hui – deviendront indispensables demain.

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Il est impératif que le législateur veille à ce que le progrès des technologies s’opère de manière salutaire en traçant des lignes rouges partout où ces technologies risquent de porter atteinte à ces composantes du sujet que sont l’intimité, l’identité, le libre-arbitre, la volonté, l’autonomie, le désir, etc. Notre spécificité ne réside pas dans notre organisme qui évolue depuis toujours mais, dans des principes et valeurs fondamentaux. C’est ceux-là qu’il importe de défendre. C’est sur base de ces derniers que nous proposons d’encadrer le progrès transhumanistes par dix principes régulateurs libéraux.

Une étude réalisée par Corentin De Salle, directeur du Centre Jean Gol

2 Comments »

  1. « Les améliorations impensables aujourd’hui deviendront indispensables demains. »

    « incontournables » serait un terme plus approprié. Car, effectivement, nous devrions craindre que les exigences des entrepreneurs et investisseurs imposent le recours à des améliorations technologiques aliénantes ou non mais pas forcément à portée de toutes les bourses.

    Assurément, les dérives rendues possible par les avancées en matière d’augmentation technologique ne seront que le prolongement des effets pervers causé actuellement par l’ultralibéralisme économique. Elles ne doivent pas être imputés aux transhumanistes mais aux pouvoirs publics. La réponse à leur inaction ou leur impuissance n’est pas la critique du transhumanisme, c’est bien le développement de la démocratie référendaire, de l’ESS, de l’autofinancement de l’ESS, de la prosommation.

    Néanmoins, si les transhumanistes technoprogressistes pouvaient faire des propositions plus parlantes en matière de défense des droits sociaux, ils seraient plus aisément défendables contre ceux qui critiquent le transhumanisme à la moindre occasion en l’accusant de tous les maux.

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