Skip to content

Médecine : Le Wearable devient crucial pour rester en vie

La technologie médicale portable est sur le point de devenir cruciale pour rester en vie

Les wearables remplacent déjà les médicaments et les traitements traditionnels – cette année, ils iront encore plus loin

Les traitements médicaux actuels prennent principalement la forme de médicaments et de thérapies. Mais une troisième option émerge lentement : des appareils numériques intégrés au corps, capables de traiter à la fois des conditions mentales et physiques. Une telle thérapie « portable » offre des avantages uniques en ce sens qu’elle est souvent plus ciblée, moins chère, personnalisée et a moins d’effets secondaires négatifs.

Les appareils mobiles et wearables, tels que les téléphones ou les suivis de fitness, sont désormais couramment utilisés à des fins préventives. Ils surveillent les données et le comportement physiologique, augmentent la conscience de soi et encouragent le changement de comportement. Ils commencent également à être utilisés par les professionnels de la santé pour diagnostiquer et surveiller les maladies.

Jusqu’à présent, l’utilisation de ces dispositifs à des fins d’intervention et de traitement était limitée aux applications qui rappelaient l’exercice, nous guidaient dans la méditation ou fournissaient un soutien à la thérapie cognitivo-comportementale. En 2019, cette technologie s’étendra au monde des interventions thérapeutiques classiques.

La thérapie au moyen d’appareils numériques est jusqu’à présent principalement limitée à des informations sur un écran, mais il est possible de faire beaucoup plus. Les premières expériences menées dans les laboratoires universitaires et industriels ont mis en évidence le potentiel de dispositifs portables ne collectant pas uniquement des données sur notre corps. Ils les stimulent également à travers nos différents sens pour améliorer notre corps et notre esprit. Les stimulations vibratoire, thermostatique, olfactive et électrique offrent toutes des possibilités considérables mais sont en grande partie inexplorées pour résoudre les problèmes de santé physique et mentale.

On ne parle pas de stimulation cérébrale directe (TMS et tDCS), qui suscite depuis quelque temps l’enthousiasme des professionnels et des amateurs intrépides. La promesse de ces approches reste principalement à prouver par des études rigoureuses et contrôlées. Au lieu de cela, une approche relativement nouvelle consiste à utiliser des dispositifs qui stimulent une partie du corps ou du système nerveux périphérique pour résoudre un problème spécifique. Ces appareils peuvent être plus précis, plus sûrs et plus faciles à utiliser que la stimulation cérébrale.

Un bon exemple est le périphérique Emma développé par le chercheur Haiyan Zhang de Microsoft. Ce simple bracelet utilise un signal de vibration bruyant pour stimuler la main d’un patient atteint de Parkinson qui a un tremblement. Il en résulte un changement de vie dans la mesure où le patient est à nouveau capable d’exécuter des tâches telles que dessiner ou écrire qui nécessitent des mouvements moteurs précis. Caitlyn Seim, doctorante à Georgia Tech, a connu un succès similaire en améliorant la fonction du bras après un accident vasculaire cérébral, à l’aide d’un gant informatisé qui fournit une stimulation vibro-tactile. Sa solution est non seulement moins chère que la thérapie physique, mais également mobile et nécessite moins d’effort.

Au MIT Media Lab, Nataliya Kosmyna, post-doctorante, a conçu un dispositif appelé AttentivU qui mesure en temps réel l’attention d’une personne sur les stimuli externes en utilisant l’EEG et fournit un retour haptique lorsque l’attention est faible pour inciter celle-ci à redoubler d’attention. Ses expériences montrent que les sujets sont plus attentifs et accomplissent mieux les tâches de compréhension.

Le système est actuellement intégré sous la forme de lunette afin de rendre le dispositif socialement acceptable et facile à mettre ou à enlever. Comparativement aux solutions à base de médicaments actuellement adoptées par un grand nombre des dix pour cent d’écoliers diagnostiqués avec un TDA/TDAH (attention-deficit disorder ADD/ADHD attention deficit hyperactivity disorder), cette forme de traitement portable a moins d’effets secondaires et peut être utilisée au moment opportun.

D’autres chercheurs, tels que Jean Costa chez Cornell, ont démontré comment une fausse rétroaction de la fréquence cardiaque peut être utilisée pour aider une personne à réguler ses émotions. BrightBeat, développé par Asma Ghandeharioun, doctorante du MIT Media Lab, peut ralentir la respiration en incorporant un motif rythmique à peine perceptible dans la musique qu’il écoute. Sur le plan commercial, un nouveau produit appelé Livia promet d’atténuer les crampes menstruelles avec un petit appareil simple qui se fixe à la peau du bas-ventre et fournit une stimulation nerveuse électrique pour soulager la douleur.

Alors que nous sommes déjà dépendants de nos technologies mobiles pour nos tâches et objectifs quotidiens, nous allons aussi bientôt faire appel aux technologies numériques pour un fonctionnement optimal de notre corps. Dans le vrai sens du concept de la cybernétique, la technologie devient une partie de nous, fait partie intégrante de notre vie quotidienne et réglemente certaines fonctions pour notre compte.

Cela a beaucoup de sens : comme nos appareils nous accompagnent 24h / 24, 7 jours sur 7, ils ont non seulement le potentiel de nous connaître mieux que même nos plus proches amis ou membres de la famille, mais sont également en mesure de nous soutenir dans le moment présent, en intervenant quand une situation l’exige.

En outre, ils peuvent être hautement personnalisés et peuvent potentiellement adapter et optimiser leurs fonctionnalités en fonction des données utilisateur observées et du machine learning. Bien que nous devions veiller à ce que ces conceptions protègent la vie privée, donnent un contrôle total à l’utilisateur et évitent toute dépendance, il existe d’innombrables possibilités pour le numérique et les technologies wearables de compléter et même de remplacer les médicaments et les traitements traditionnels.

Wired

1 Comment »

  1. « Les wearables remplacent déjà les médicaments et les traitements traditionnels – cette année, ils iront encore plus loin »

    Vraiment?

    Certains acupuncteurs ont prétendu pouvoir guérir des maladies infectieuses dont la lèpre.
    Certains charlatans prônent une médecine sans médicament, y compris en oncologie.
    Certains pays ont érigé le pilulage en panacée.

    Ne jouez pas votre vie au lotto par goût d’une mode. Si vous êtes malades, allez chez un vrai médecin.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.