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Le cyberpunk latino-américain, critique de la puérilité

Dans cet article, Juan Ignacio Munoz Zapata (Université de Montréal) confronte l’image de la jeunesse véhiculée dans le cyberpunk anglophone avec celles véhiculées dans deux romans du cyberpunk latino-américain. Plutôt qu’en mouvement cohérent, le cyberpunk latino-américain s’est constitué en une série de vagues dissociées apparaissant vers la fin des années 1980 avec le démantèlement des dictatures militaires et l’accélération des projets économiques néolibéraux. Après avoir discuté de l’idée de la jeunesse prévalant dans le cyberpunk anglophone, il analyse un roman mexicain de 1993, La Primera Calle de la Soledad (La première rue de la solitude) de Gerardo Horacio Porcayo, et un roman argentin de 2008, El Pugil (Le pugiliste) de Mike Wilson Reginato. Le premier roman fait une critique, à travers l’utilisation de l’image du cyborg et de la vidéo, de l’infantilisation ou de la puérilité que produisent les médias. Quant au deuxième roman, il aborde les thèmes du post-humanisme à travers la proposition d’un savoir culturel propre à une jeunesse alternative, proposition par laquelle on peut considérer le roman comme méta-cyberpunk. La critique de la puérilité et le méta-cyberpunk servent à distinguer les deux romans du cyberpunk anglo-américain.

« Le cyberpunk latino-américain, critique de la puérilité », Écritures jeunesses, Tome 1. Représenter la jeunesse pour elle-même. Christian Chelebourg (ed.), París: Lettres modernes Minard, 2010.

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source Academia.edu

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