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Le transhumanisme c’est quoi ?

ISBN : 9782204127479

• Comment est née l’idéologie transhumaniste ?
• Comment est-on passé de la volonté d’améliorer les conditions de la vie humaine au fantasme d’une nature humaine profondément modifiée ?
• Le transhumanisme est-il une utopie réalisable ?
• Quels en sont les fondements intellectuels ?
• Quels sont les dangers d’une telle entreprise ?
• Comment réhabiliter l’humanisme aujourd’hui ?

Trois spécialistes, un médecin, un philosophe et un théologien, répondent ici aux questions que pose aujourd’hui ce sujet de société aussi crucial que fascinant. Un ouvrage accessible pour connaître et comprendre le transhumanisme.

2 Comments »

  1. Ce livre est l’oeuvre de trois opposants pondérés du transhumanisme. Il n’est donc pas aussi virulent, alarmiste ou sensationnaliste qu’un certains nombres de productions alimentaires mais il exprime malgré tout une certaine forme de rejet de cette mouvance.

    Je le diviserai en deux parties.
    – De la page 15 à 26, le transhumanisme est présenté de manière concise, simple et épuré, fatalement, de toute fioriture propagandiste. Les auteurs ne réduisent pas la mouvance à des quêteurs d’immortalité.
    – Le reste est un critique sombre mais peu flatteuse du transhumanisme qui est plus ou moins assimilé à un utopisme sot et immoral. Aucun intérêt surtout pour les discours sur l’humanisme catholique.

    Un extrait de la page 28 qui illustre bien le ton général du livre: « Celine Lafontaine, sociologue canadienne, nous met en garde: à s’intéresser à l’utopie transhumaniste comme à quelque chose d’exotique exclusivement en vogue outre Atlantique, nous en oublions la lame de fond de la bioéconomie dans laquelle nous sommes déjà emportés. Le transhumanisme est l’aboutissement logique d’un certain rapport à la science et la nature. Si les discours extropiens nous paraissent délirants, il y a dans notre pratique médicale actuelle plus que les traces de ce discours des effets réels. »

    Encore une remarque sur les pages 20 et 21. Les auteurs reprochent à Nick Bostrom de vouloir faire passer le transhumanisme pour un humanisme et, à cette fin, de dénier à Max More le statut de fondateur de la mouvance transhumaniste. Je leur renverrais leur argument: ils veulent à tout prix grossir l’importance de Max More parce que l’extropianisme est manifestement le courant le plus critiquable du point de vue de leur éthique.

    Remettons les choses à leur place:
    1° Max More n’a pas inventé le concept d’augmentation de l’homme par la technologie. C’est plutôt John Haldane, l’inventeur du concept d’ectogenèse, en 1923.
    2° Max More n’a pas inventé le mot « transhumanisme ». C’est Julian Huxley en 1957, lequel suscite une mouvance « sophotranshumaniste », celle qui veut augmenter la résilience et les capacités des populations par l’éducation, les disciplines de maîtrise du corps et de l’esprit ainsi que l’eugénisme volontaire.
    3° Max More n’a pas inventé le concept de technotranshumanisme. C’est plutôt Marvin Minsky (1960) et Eric Drexler (1986), le second pour ses idées singularistes, le second pour avoir prédit l’augmentation de l’homme par la nanotechnologie.
    4° Max More n’a pas créé le plus ancien courant du technotranshumaniste. C’est plutôt Robert Ettinger, fondateur du mouvement immortaliste, qui écrit « The prospect of the Immortality » en 1962, fonde l’Immortalist Society en 1967 (cryogénie), écrit « Man into Superman » en 1972, fonde encore le Crionics Institute en 1976.
    5° Max More n’a pas créé la premier think tank sur le technotranshumanisme. C’est plutôt Eric Drexler qui écrit « Engines of creation » et fonde le Foresight Institute en 1986.

    La véritable contribution de Max More est d’avoir créé la première organisation d’activistes dédiée à la promotion du technotranshumanisme libertarien et produit la littérature nécessaire à cette fin. Quand Nick Bostrom crée la World Tranhumanist Association en 1998, rebaptisée Humanity +, il apparaît rapidement que les libertariens, à fortiori les anarchocapitalistes, sont minoritaires. Il est normal que Nick Bostrom ait fait l’apologie du courant humaniste du transhumanisme dit « hyperhumanisme » ou « technoprogressisme »: c’était plus consensuel et plus attractif.

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