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Des scientifiques éditent des embryons via CRISPR afin de mieux comprendre les premières étapes du développement d’un être humain

Afin de mieux comprendre les premières étapes du développement d’un être humain des scientifiques éditent des embryons via CRISPR

Pour la première fois, les scientifiques ont utilisé la méthode d’édition génétique pour enquêter sur la fonction d’un gène spécifique présent chez les embryons humains. Une nouvelle étude menée au Francis Crick Institute a mis en évidence le rôle crucial qu’un gène produisant la protéine OCT4 dans les premiers stades du développement embryonnaire humain.

En éditant ce génome, les chercheurs ont empêché le gène de produire OCT4. Lorsqu’un ovule est fertilisé, la division cellulaire qui s’en suit dure environ une semaine, jusqu’à la formation d’une boule d’à peu près 200 cellules appelées blastocystes. Sans OCT4, les embryons humains ne parviennent pas à former de blastocyste.

L’équipe a débuté ses travaux sur des embryons de souris, et a passé plus d’un an à perfectionner ses techniques avant de pouvoir l’appliquer aux embryons humains.

Les embryons qui ont été utilisés sont issus de dons de couples qui avaient déjà fait l’objet de traitements pour des FIV et disposaient d’embryons surnuméraires en stock, et dont ils ont décidé qu’ils ne feraient pas usage puisque ne désirant pas d’autres enfants.

Cette étude a utilisé CRISPR pour éditer l’ADN de 41 embryons humains. Face à ce succès, le Dr Kathy Niakan, à la tête de cette étude, espère que les scientifiques utiliseront cette technologie pour découvrir le rôle que d’autres gènes jouent dans les premiers stades du développement d’un embryon humain.

« Nous étions surpris d’observer le rôle crucial que joue ce gène dans le développement embryonnaire humain, et nous avons besoin de poursuivre nos travaux pour confirmer ce rôle » a ajouté le Dr. Norah Fogarty, auteur principal de cette étude, dans un communiqué de presse. « D’autres méthodes de travail, y compris des études sur les souris, ont suggéré un rôle plus tardif et plus précis d’OCT4, donc nos résultats confirment l’importance de poursuivre les recherches sur des embryons humains ».

Comprendre le rôle d’OCT4 pourrait aider les scientifiques à développer des traitements plus efficaces fondés sur des cellules souches, puisque les cellules embryonnaires humaines qui sont utilisées pour ces traitements présentent des taux élevés de cette protéine. La recherche dans ce domaine pourrait également améliorer les techniques de FIV, et expliquer pourquoi certaines grossesses échouent.

traduction Virginie Bouetel

Eurekalert

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