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L’argent derrière le premier test humain CRISPR vient du milliardaire Sean Parker

Une nouvelle vague de traitements contre le cancer pourrait combiner l’immunothérapie et l’édition génétique.

Le premier test proposé de la technologie d’édition génétique CRISPR pour les êtres humains est financé par le milliardaire Sean Parker, a appris MIT Technology Review.

Le nouveau traitement contre le cancer, initialement divulgué la semaine dernière, est en cours d’examen par un comité consultatif fédéral à Washington, D.C., et pourrait devenir le premier essai clinique impliquant CRISPR, la sulfureuse technologie de modification génétique.

Nous pouvons maintenant rapporter que Parker, un homme de 36 ans dont les ressources nettes sont estimées à $2,4 milliards, finance l’étude.

Parker, plus connu pour son rôle en tant que premier président de Facebook et co-créateur du site de partage de musique Napster, s’est projeté dans la recherche sur le cancer en avril, disant qu’il donnerait $250 millions en financements à six centres, dont un à l’University of Pennsylvania, dans ce qu’il appelle un « projet Manhattan pour guérir le cancer avec le système immunitaire. »

Penn a confirmé que la fondation de charité de Parker financerait l’essai, qui utilisera l’édition génétique pour modifier le système immunitaire des lymphocytes T pour attaquer trois types de cancers : le myélome, le mélanome, et le sarcome.

Le soutien de Parker souligne comment les riches entrepreneurs d’internet pensent pouvoir accélérer la recherche sur le cancer. Parker, un ancien hacker dont le résumé comprend une altercation avec le FBI, dit qu’il pense que les lymphocytes T sont « comme de petits ordinateurs » pouvant être reprogrammés (voir  « 10 découvertes technologiques de 2016 : ingénierie immunitaire »).

Il n’y a pas de pénurie de financement pour la thérapie immunitaire. De nouveaux médicaments sont capables de guérir certains cas de mélanome avancé ; les traitements de lymphocytes T, dont certains lancés par Penn, ont connu un succès spectaculaire contre la leucémie.

Mais la fondation de Parker est peu commune, car elle dit vouloir contrôler les brevets sur la recherche qu’elle finance et amener des traitements sur le marché.

« Et si nous avions un système dans lequel toute la [propriété intellectuelle] pourrait être partagée entre les scientifiques ? » a-t-il dit à Dateline NBC dans un programme diffusé en mai.

Traduction Thomas Jousse

Lire la suite sur MIT Technology Review

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