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Ce n’est pas un mythe : les robots et l’IA vont supprimer les emplois dans presque toutes les industries

Singularity-University-Singularity-Hub-C1Avec un taux de chômage tombé à 5,3 %, le plus bas en 7 ans, les décideurs poussent un soupir de soulagement. En effet avec le boom technologique en cours, il y a beaucoup d’être optimistes. La fabrication est de retour sur les côtes américaines avec des robots faisant le travail des ouvriers chinois ; Les constructeurs américains produisent en masse des véhicules électriques autonomes ; les entreprises technologiques vont développer des dispositifs médicaux qui vont améliorer la santé et la longévité ; nous aurons une énergie propre et illimitée et les imprimantes 3D répondront à nos besoins quotidiens. Le coût de toutes ces choses va chuter et va permettre de subvenir aux besoins fondamentaux de chaque être humain.

Je parle des avancées technologiques qui se produisent aujourd’hui, et qui porteront leurs fruits dans les années 2020.

Mais les décideurs auront un nouveau grand problème à régler : la disparition des emplois humains.

Non seulement il y aura de moins en moins d’emplois pour les gens qui font un travail manuel, mais les emplois intellectuels seront également remplacés par des ordinateurs. Presque toutes les industries et les professions seront touchées et cela va créer un ensemble de problèmes sociaux parce que la plupart des gens ne pourront pas s’adapter à un tel changement dramatique.

Si nous pouvons développer des structures économiques nécessaires pour redistribuer la prospérité créée, la plupart des gens ne seront plus obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins. Ils seront libres de poursuivre d’autres activités créatives. Le problème, cependant, est que sans emploi, ils n’auront pas la dignité, l’engagement social, le sentiment d’accomplissement qui vient du travail. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur ne seront pas construites par le travail, elle devra se construire par d’autres moyens.

Il est impératif que nous comprenions les changements qui se produisent et trouver des moyens pour amortir les impacts.

L’élite de la technologie qui mène cette révolution va vous rassurer qu’il n’y a rien à craindre parce que nous allons créer de nouveaux emplois tout comme nous l’avons fait dans les siècles précédents, lorsque l’économie est passée de l’agriculture industrielle fondée sur la connaissance. « Tech magnat » de Marc Andreessen a appelé la notion d’un futur emploi un « sophisme luddite », en référence aux craintes passées que les machines prendraient les emplois humains. Ces craintes se sont révélées sans fondement parce que nous avons créé des emplois nouveaux et meilleurs et nous étions beaucoup mieux lotis.

Certes, nous vivons une vie meilleure. Mais ce qui manque à ces arguments est le temps pendant lequel se fait la transition. La révolution industrielle s’est produite sur plus d’un siècle. Les révolutions technologiques d’aujourd’hui se mettent en place en quelques années. Nous allons sûrement créer quelques emplois intellectuellement difficiles, mais nous ne serons pas en mesure de recycler les travailleurs qui perdent les emplois d’aujourd’hui. Ils connaîtront le même taux de chômage et de désespoir que leurs ancêtres ont vécu. Ce sont ceux, sur qui nous devons nous inquiéter.

La première grande vague de chômage sera causée par les voitures autonomes… Elles vont éliminer des millions d’emplois de chauffeurs de taxi, camion et de livreurs.

[…]

Avec les progrès de l’intelligence artificielle, tout travail qui exige une analyse de l’information sera mieux fait par des machines. Cela comprend les emplois de médecins, avocats, juristes, comptables, traders. Nous aurons toujours besoin de certains emplois humains afin d’interagir avec ceux qui préfèrent le contact humain, mais le gros du travail (emplois) va disparaître. Les machines auront besoin de peu d’hommes pour les aider.

Cet avenir sans emploi va sûrement créer des problèmes sociaux mais c’est peut être une opportunité pour l’humanité de s’élever. Pourquoi avons-nous besoin de travailler 40, 50 ou 60 heures par semaine, après tout ?
[…]

Il y aura le tourisme en plein essor, l’industrie des loisirs, de nouveaux emplois seront créés dans ces domaines – pour certaines personnes.

Il y a autant de raisons d’être excité comme d’avoir peur. Si nous sommes assez intelligents pour développer des technologies qui permettent de résoudre les problèmes de la maladie, la faim, l’énergie et l’éducation, nous pourrons sûrement développer des solutions à nos problèmes sociaux.

Mais nous devons commencer par comprendre où nous nous dirigeons et se préparer pour les changements à venir. Nous devons aller au-delà des revendications d’un « sophisme luddite » – pour discuter du nouveau futur.

Vivek Wadhwa

Singularity HUB publié par Singularity University, Juillet 2015

4 Comments »

  1. Oui, en effet, le progrès avec la robotique et le numérique va supprimer des emplois. On oublie souvent une chose qui va supprimer beaucoup d’emplois, c’est le travail accompli qui n’est plus à faire. Il restera certes les travaux d’entretien et de rénovation mais c’est sur ceux-ci que l’on peut faire de la robotisation.

  2. En ce moment, le développement de l’intelligence artificielle ainsi que la construction du robot humanoïde se limite dans la recherche de nouvelles alternatives afin de faciliter l’application des tâches qui demande trop d’énergie ou qui sont presque impossibles à exécuter par un humain. L’aide au suivi médical, l’amélioration du trafic routier, la facilité de traitement des données… les engagements de l’intelligence artificielle sont beaux mais il faut qu’ils soient remplis dans le respect de la vie privée et de la sécurité des hommes. Dans l’industrie, je pense que l’utilisation des robots aide à libérer les ingénieurs des tâches difficiles, donc un gain de temps énorme en matière de productivité. Et puisque c’est l’homme qui crée la machine, il n’y a rien à craindre car il détient le contrôle absolu sur eux, reste à mieux gérer le problème d’éthique au cours du développement des programmes avec lesquels fonctionnent ces machines. Les robots nous permettent de se débarrasser des actions répétées ou dangereuses dans la maison, au bureau comme à l’usine. http://www.usine-digitale.fr/editorial/non-les-robots-ne-piquent-pas-nos-jobs.N337360

    • Merci pour votre contribution, mais l’intervention d’un membre de la Singularity University, ne fait que confirmer ce que nous avons déjà publiés sur le sujet.

      Nous nous basons sur des sources sérieuses et officielles. Nous nous basons également sur le contenu de ces rapports (chiffres et études précises) comme de l’Institut McKinsey (cabinet international de conseil en gestion mondiale qui sert de grandes entreprises, gouvernements, organisations non gouvernementales) qui prévoit à l’horizon 2025, la disparition de 140 millions d’emplois qualifiés à au niveau mondial.

      Du rapport du Groupe ING (banque), où ils citent l’étude de « Carl Benedikt Frey (Oxford Martin School) et de Michael A. Osborne (Department of Engineering Science, University of Oxford) »

      Par conséquent, ce qui est valable pour les États-Unis, l’est aussi pour la Belgique, comme pour la France et le monde entier.
      Mais nous comprenons que l’article sur l’usine digitale veuille vous rassurez.

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