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Les premières chimères de porc-singe nés dans un laboratoire chinois

L’objectif est de faire croître des organes humains à l’intérieur des animaux

Selon une exclusivité New Scientist, les tout premiers porcelets avec des cellules de singes sont nés dans un laboratoire chinois.

« Il s’agit du premier rapport sur des chimères porc-singe à terme », a déclaré au magazine Tang Hai, chercheur de Key State Laboratory of Stem Cell and Reproductive Biology, co-auteur d’un nouveau document sur la naissance.

L’objectif final des chercheurs est de faire croître des organes humains à l’intérieur des animaux – mais cet avenir est encore lointain. Ces porcelets sont malheureusement morts dans la semaine qui a suivi leur naissance, et la cause exacte du décès demeure inconnue.

Pour créer les chimères de porc-singe, Hai et son équipe ont développé une culture de cellules de singe, en ont dérivé des cellules souches embryonnaires et les ont injectées dans des embryons de porc quatre jours après la fécondation.

Les résultats laissent à désirer. Seulement deux porcelets sur dix se sont avérés être des chimères. L’équipe a dû implanter plus de 4 000 embryons pour obtenir ces résultats.

« Compte tenu de l’efficacité chimérique extrêmement faible et de la mort de tous les animaux, je considère cela comme assez décourageant », a déclaré à New Scientist le biologiste des cellules souches Paul Knoepfler de l’Université de Californie à Davis.

Les cellules de singe des deux chimères étaient réparties sur un certain nombre d’organes vitaux, mais ne représentaient qu’une très faible proportion de cellules – entre une sur 1000 et une sur 10 000, selon New Scientist.

New Scientist, Protein & Cell, DOI: 10.1007/s13238-019-00676-8

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1 Comment »

  1. La culture d’organe, même dans des corps animaux plutôt que des supports artificiels, c’est l’avenir de la médecine réparatrice.

    Les prothèses robotiques ne sont pas inutiles mais elles présentent de nombreux défauts:
    – Vu leurs performances limitées, ce sont en réalité des orthèses car elles ne remplacent que partiellement les organes perdus, ne serait-ce que parce qu’on ne sait pas les arrimer au corps aussi solidement que l’organe perdu.
    – Leur autonomie est limitée.
    – Leur usage est tributaire du réseau électrique.
    – Leur utilisation nécessite un entraînement.
    – Leur emploi peut-être pénible au point de limiter la durée d’usage.
    – Leur prix est tellement prohibitif que les masses populaires ne pourraient en bénéficier sans un important effort public.

    Il faut en outre tenir compte du fait que les animaux donneurs peuvent eux-mêmes être engendrés par fécondation in vitro et placés dans un sac d’ectogenèse.

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