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Communiquer par télépathie avec un essaim de drones

Mind Control. Contrôle de la pensée

Les militaires facilitent plus que jamais l’éloignement des soldats des conséquences de la guerre. Lorsque la guerre des drones a éclaté, les pilotes pouvaient, pour la première fois, s’asseoir dans un bureau aux États-Unis et larguer des bombes au Moyen-Orient. Maintenant, un pilote peut tout faire, simplement en se servant de son esprit – pas besoin de mains.

Au début du mois, la division de recherche militaire de DARPA, a dévoilé un projet sur lequel elle travaillait depuis 2015 : une technologie qui permet à une personne de piloter plusieurs avions et drones avec son esprit.

« À ce jour, les signaux provenant du cerveau peuvent être utilisés pour commander et contrôler… pas seulement un avion, mais trois types d’aéronefs simultanés », a déclaré Justin Sanchez, directeur du Bureau des technologies biologiques de la DARPA.

DARPA et l’initiative cérébrale

Le porte-parole de la DARPA a déclaré que cette interface cerveau-ordinateur (BCI brain-computer interface) utilise des électrodes implantées dans et sur les cortex sensoriels et moteurs du cerveau, l’expérimentation a été limitée aux volontaires présentant divers degrés de paralysie. C’est-à-dire que les personnes qui dirigeaient ces avions simulés avaient déjà des électrodes cérébrales, ou du moins, avaient déjà des raisons de subir une intervention chirurgicale.

Pour essayer de trouver comment rendre cette technologie plus accessible et ne pas nécessiter la pose chirurgicale d’une sonde métallique dans le cerveau des personnes, la DARPA a récemment lancé le programme de neurotechnologie non chirurgicale N3 (NExt-Generation Nonsurgical Neurotechnology). Le but est de créer un appareil avec des fonctionnalités similaires, mais il ressemblera plus à un casque EEG que le pilote peut retirer une fois la mission terminée.

« Le système N3 envisagé serait un outil que l’utilisateur pourrait utiliser pendant la durée d’une tâche ou d’une mission, puis mis de côté », a déclaré Al Emondi, responsable de N3, selon le porte-parole. « Je n’aime pas les comparaisons avec une manette de jeu ou un clavier, car elles ne reflètent pas tout le potentiel de la technologie N3, mais elles sont utiles pour transmettre la notion de base d’une interface avec des ordinateurs. »

Defense One, Engadget, DARPA

→ pour allez plus loin : Program Announcement for Artificial Intelligence Exploration (AIE) ; DARPA : Accelerating the Exploration of Promising Artificial Intelligence Concepts

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1 Comment »

  1. Quand on parle de « mind control », il faut bien comprendre qu’on parle de traduction de la pensée en émission radio. Les drones et dispositifs contrôlés par la pensée sont donc en réalité contrôlé par radio et pas (encore?) par les pensées de l’opérateur.

    Il y a donc quatre éléments fondamentaux dans un équipement de mind control:
    a. L’élément qui capte les pensées,
    b. celui qui traduit les pensées captées en ordre compréhensible par les équipements contrôlés,
    c. l’élément qui communique les ordres du précédent aux équipements contrôlés,
    d. celui qui permet les échanges de données entre les trois éléments précités.

    Les progrès des communications sans fil permettront de délocaliser les différents éléments par rapport à l’opérateur. Il deviendra possible délocaliser certains éléments sur un drone, servant au besoin de relais « mental » entre l’opérateur et d’autres drones.

    Il faut donc s’interroger sur les connections entre le programme N3 et le programme avatar. Ce dernier vise, entre autre, à développer des drones humanoïde de téléprésence .

    Les futurs réseaux de télécommunications 5G vont justement faciliter la pratique de la téléprésence, au moins dans le domaine civil. La téléprésence qui permettrait, selon certain, de visiter des lieux éloignés sans s’y rendre par des moyens de transport au bilan carbone désastreux.

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