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Une technologie de bio-impression révolutionnaire produit des battements cardiaques

The Heart Research Institute's 3D cell printer. Supplied: HRI

The Heart Research Institute’s 3D cell printer.
Supplied: HRI

Des chercheurs du Heart Research Institute (HRI) ont mis au point une bio-imprimante 3D, (3D bioprinter), le premier du genre en Australie, qui pourrait remplacer les cellules endommagées d’un patient après une crise cardiaque.

«Les patients nous fourniraient des cellules de leur peau lorsqu’ils viennent à la clinique», a expliqué le Dr Carmine Gentile, scientifique de l’HRI. «Ces cellules peuvent générer des cellules souches et des cellules cardiaques.» La pièce des cellules cardiaques battantes produite peut être collée directement à un organe endommagé suite à une attaque. Afin d’être sûr que ce patch (la pièce) est de la bonne taille et forme, le cœur de chaque patient est d’abord numérisé pour cartographier les dommages.

D’après Gentile, «les cellules se comport[ai]ent comme un cœur réel. C’est une constatation frappante que nous avons pu identifier dans notre laboratoire.»

Initialement, une méthode utilisée pour produire divers outils et équipements, l’impression 3D a été rapidement adaptée à la médecine. Cependant, tous les bioprinteurs sont encore expérimentaux, puisque leur production n’a pas encore été rigoureusement testé par des experts médicaux.

ezgif-com-video-to-gifLe bioprinting (bio-impression) est sans doute plus efficace que les méthodes actuelles à faire face aux crises cardiaques, qui obligent à ouvrir les vaisseaux cardiaques pour faciliter l’augmentation du débit sanguin. Théoriquement, cette méthode d’impression et de correction devrait fonctionner pour tous les patients sans crainte de rejet.

«Nous n’avons pas réussi à trouver une solution pour remplacer le muscle cicatriciel ou pour régénérer les cœurs. C’est le Saint Graal de la recherche cardiovasculaire en ce moment et ce n’est qu’une solution excitante potentielle », a déclaré Gemma Figree, cardiologue de la Kolling Institute.

Ceci est particulièrement pertinent puisque, selon la Heart Foundation, une personne souffre d’une crise cardiaque toutes les 34 secondes aux États-Unis, tandis que quelqu’un meurt d’une maladie cardiaque toutes les 60 secondes. Les coûts des maladies cardiaques s’élèvent à 320,1 milliards de dollars, en prenant en compte la perte de productivité et les dépenses de santé.

Les experts de l’HRI croient que les cellules cardiaques synthétiques pourraient même être utilisées pour tester les médicaments, en particulier les effets secondaires qui pourraient affecter le patient. Selon les chercheurs, ces méthodes bioprinting pourraient être disponibles d’ici environ cinq ans. Le processus sera cependant coûteux, car il est coûteux de collecter du matériel biologique pour la bio-impression 3D d’un patch.

traduction Thomas Jousse

ABC News, The Heart Foundation, Futurism

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