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La politique doit aborder les répercussions de la technologie

par John M. Hein, The Sacramento Bee, 13 août 2016

Les progrès spectaculaires de la science et de la technologie nous conduisent vers un avenir inconnu avec peu de conscience des citoyens et un cadre de politique publique qui se trouve derrière le virage.

Les progrès vont bien au-delà de l’expansion du monde en ligne.

Mais commençons par le fait que la confidentialité et les questions de sécurité accompagnant le monde en ligne sont susceptibles de grossir et de prendre de nouvelles formes, car nous utilisons le Cloud pour stoker des données et accéder aux logiciels sur Internet plutôt que sur nos appareils informatiques.

Le Big Data (données volumineuses) est en pleine expansion, et une certaine entité dont vous n’êtes pas au courant, capture, récupère, regroupe, rassemble, avec le traitement d’un volume toujours plus élevé, plus rapide, et une variété des données à caractère personnel pour un but dont vous êtes inconscient.

Nous nous engagerons dans une conversation de fond avec notre logiciel (pensez à Siri sur les stéroïdes), tandis que les vitesses de calcul vont bien au-delà de notre imagination présente. Nos appareils, quels qu’ils soient, seront profondément immergés dans le nouvel « internet des objets ». Les dispositifs se parleront mutuellement aidés par les capteurs omniprésents et les systèmes dans nos ordinateurs, téléphones, maisons, voitures et nos communautés.

Les efforts du FBI pour forcer Apple à accéder aux données de l’iPhone d’un terroriste – et le refus d’Apple – sont apprivoisés par rapport aux enjeux à venir. Le FBI a fondé sa demande sur une loi de 1789, un cadre à peine actualisé et mis à jour pour les questions actuelles de la vie privée et de la sécurité.

La connectivité numérique mondiale encadre une question de politique publique que nous vivons, mais qu’on ne peut pas saisir et appréhender. Dans « L’ère du numérique, » Eric Schmidt et Jared Cohen écrivent : « La grande majorité d’entre nous et de plus en plus, se retrouvera vivant, travaillant et en étant régie dans deux mondes à la fois ». L’un sera virtuel, l’autre physique. « La technologie va bientôt être inextricablement liée à tous les défis dans le monde », écrivent-ils.

Le monde numérique se confond déjà avec les progrès dans d’autres domaines de la science et de technologie. En voici quelques-uns :

▪ les techniques d’édition de gènes détiennent le potentiel pour refaire les espèces, y compris la nôtre. La question politique est, devrions-nous, nous ne pouvons pas ?

▪ les progrès en robotique et intelligence artificielle toucheront tous les secteurs. Il y aura des conséquences sur le plan humain.

▪ les nanotechnologies affecteront les éléments constitutifs de la matière à l’échelle moléculaire et soulèveront des questions éthiques, juridiques, environnementales, sur la santé, la sécurité et d’autres questions de politique sociale.

▪ les drones et véhicules autonomes occupent le ciel, les voies maritimes et les autoroutes, mendiant pour attirer l’attention des politiques.

Nous devrions reconnaître ces avancées et admettre que ces développements auront de vastes répercussions sur les individus et les entreprises, ce qui justifie le débat et nécessite des choix de politique publique, et non pas du « micro bricolage ». Il nous faut des moyens plus efficaces pour construire un cadre de politique publique qui permettra de mieux informer et mobiliser, engager la participation des citoyens à la prise de décision.

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