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Le Comité International de Bioéthique met en garde sur les tendances eugéniques du Dépistage Prénatal Non Invasif

Dernière mise à jour le 27/01/2019

Dans le rapport final sur le génome humain et les droits de l’homme, du 2 octobre, le comité déclare « l’utilisation généralisée du dépistage génétique et en particulier du DPNI peut favoriser une culture de « perfectionnisme » ou « zéro défaut » et même renouveler certaines tendances eugéniques ».

Ces nouveaux tests « représentent une avancée technique, mais ils ont également une importance éthique ».

  • La « conséquence la plus probable [d’un résultat positif] reste le recours à l’avortement », puisqu’aucune intervention thérapeutique n’est possible entraînant une « exclusion donnée par avance par la société aux personnes touchées par cette maladie ». La généralisation du DPNI comporte un « risque de banalisation et d’institutionnalisation du choix de ne pas faire naitre un enfant malade ou handicapé ». Plus largement, le DPNI a un impact négatif « sur la perception du handicap et la solidarité sociale avec les personnes handicapées et les femmes qui leur donnent naissances. »  Le CIB met l’accent sur les femmes qui peuvent se sentir « obligées » de recourir au dépistage et se sentir « stigmatisées dans le cas où elles refusent ».
  • De surcroit, le risque que les femmes enceintes avec un résultat positifs « n’attendent pas la validation du résultat par des diagnostics invasifs, mais choisissent immédiatement d’avorter » est grand, entrainant également la « destruction d’embryons sains ».
  • L’ « effet anxiogène » des tests est souligné, ainsi qu’une possible dérive vers la sélection « fondée sur le sexe » : le DPNI permettant la révélation du sexe aux parents à un stade très précoce de la grossesse.
  • « L’introduction d’un test qui peut offrir un choix éclairé à plus de femmes enceintes peut dans la pratique nuire à cet objectif ». En effet, le dépistage devenant systématique et un choix « évident », les couples ne sont pas « pleinement conscients que les résultats des tests peuvent les mettre face à une décision importante et peut être extrêmement difficile à prendre ».
  • Par ailleurs avec une utilisation généralisée du DPNI « le nombre de diagnostics invasifs augmenterait en raison de l’utilisation du DPNI qui doit précisément diminuer l’utilisation des diagnostics invasifs.
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Le dépistage a pour but « la décision de mener ou non la grossesse à terme » et non « l’amélioration de la santé ». Le Comité met en garde contre la dérive possible vers un « objectif social » de réduction du coût des soins : « Cela impliquerait une pratique discriminatoire portant le jugement que ces gens ne sont pas les bienvenus dans la société».

Le CIB recommande donc de tenir compte à la fois :

  • du « droit d’un individu à poser des choix autonomes »,
  • du « droit de ne pas être soumis à la discrimination ou à la stigmatisation fondée sur des caractéristiques génétiques »,
  • et du « devoir de respecter chaque être humain dans son unicité ».

En France le dépistage prénatal entraine l’avortement des embryons et fœtus porteurs de trisomie 21 dans 96% des cas.

 

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