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Colloque : New Cannibal Markets. Globalisation and Commodification of the Human Body

new-cannibal-marketsL’ouvrage regroupe les contributions faites au cours du colloque international de Genève des 6-7 février 2014 concernant la libéralisation du marché international de la santé, de la marchandisation du corps, marché basé sur l’augmentation permanente des inégalités sociales dans les sociétés et entre les pays. C’est le premier ouvrage à être publié sur un tel thème.

Les sept chapitres correspondent aux sept tables rondes du colloque. Le livre est publié en anglais. Une version française sera publiée ultérieurement.

Introduction :

La procréation médicalement assistée, les greffes d’organes et de tissus, l’utilisation de dérivés des produits sanguins ou encore de banques de cellules souches et de gamètes sont aujourd’hui des pratiques largement répandues dans le monde.

Elles améliorent la santé ou le bien être des uns grâce à des produits provenant du corps d’autres êtres humains. Cependant, l’explosion de la demande et l’absence d’un cadre juridique international accepté par tous sont à l’origine d’un commerce très lucratif et souvent illicite qui se fait généralement au détriment des exclus sociaux de la planète qui n’ont d’autres solutions pour survivre que de louer ou vendre une partie de leur corps. Un marché en pleine croissance dans lequel des parties du corps s’achètent et se vendent sans respect pour la personne humaine. Une déshumanisation qui n’est pas sans évoquer de nouvelles formes d’esclavage.

Il propose des pistes afin d’accompagner, dans notre monde désormais globalisé, des développements médicaux devenus indispensables et prometteurs.

Attirer l’attention du public sur l’essor de la marchandisation des corps et sur le rôle joué par les médecins dans ces nouvelles pratiques, dont le trafic d’organes est la plus emblématique : c’est l’objectif de Jean-Daniel Rainhorn. Il est professeur de santé internationale et d’action humanitaire à la Maison des sciences de l’homme à Paris. ­Médecin généraliste de formation, il s’est très tôt impliqué dans l’action humanitaire et fut le directeur du Credes (Centre de recherche et d’étude pour le développement de la santé) de 1983 à 1998 à Paris et du Cerah (Centre d’enseignement et de recherche en action humanitaire) à l’Université de Genève de 2004 à 2011.

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