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Sud radio : Aimeriez-vous choisir le sexe de vos enfants ? Un enfant à la carte ?

Une question qui est d’actualité en Australie, où le Conseil National sur la Santé et la Recherche Médicale a déposé un texte de recommandations éthiques sur la PMA, proposant entre autre aux couples de choisir le sexe de leur enfant. Une consultation publique des australiens est en cours jusqu’au 17 septembre.

Trois personnalités intervenaient dans le débat : Claude Hemau, spécialiste de la PMA et professeur émérite de la faculté de Montpellier,  Bernard Hedon, directeur du Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), et Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA.

Émission du 9 septembre 2015 –  30:47 minutes

Claude Humeau appelle à « faire très attention » : « le choix du sexe est la première étape vers l’enfant à la carte. Si on accepte cette première étape on accepte l’idée de la suivante ». Le principe éthique d’« indécidabilité » selon lequel « on ne peut pas décider des qualités d’un être humain » serait mis à mal.

Le « fantasme de l’enfant zéro défaut » conduit à « la catastrophe » et soumet l’enfant à la « toute puissance de ses parents ».

En France, l’usage du DPI pour choisir le sexe de son enfant est interdit. Le Comité Consultatif National d’Ethique s’était exprimé en 2009 sur cette question : « Le CCNE estime que le recours au DPI au motif que la qualité de la vie de la famille serait augmentée par la possibilité de choisir le sexe d’un futur enfant (« family balancing ») n’est pas recevable. Ces pratiques suscitent malaise et réticence parce qu’elles réduisent la gravité à une question de perception subjective, sans substrat biologique. Seul l’intérêt (supposé) des couples est pris en compte. L’enfant est traité comme un objet qui obéit à la commande et à la programmation. De même, le DPI ne saurait être accepté au motif que l’enfant gagnerait en qualité de vie s’il bénéficiait de la particularité sensorielle qui lui permettrait de s’intégrer dans une communauté (choix d’avoir des enfants porteurs d’une surdité d’origine génétique lorsque les deux parents sont eux-mêmes sourds par exemple). Ces usages du DPI constituent des formes de dévoiement de la médecine, sa réduction à une ingénierie biologique. »

voir aussi : Embryons génétiquement modifiés : vers une ère de l’enfant parfait ?

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