Les médecins de ville peuvent prescrire l’hydroxychloroquine

Maître Krikorian explique une décision du Conseil d’État du 22 avril 2020 (n° 439951) à l’origine d’une requête en référé suspension contre le décret du 23 mars 2020 sur la chloroquine. « Plus aucun doute n’est permis et aux fins que nul ne l’ignore : les médecins de ville peuvent prescrire l’hydroxychloroquine! ».

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Lex humanoïde, des robots et des juges

En 2030, la justice est rendue par Cujas, un système expert qui a remplacé la justice des hommes, trop subjective. Les avocats ne plaident plus depuis longtemps, leur rôle se limitant à entrer des données et à contrôler que les décisions soient rendues conformes au principe de « l’équité statistique ». Le jour où Ilian, un jeune avocat désabusé par le système judiciaire, est saisi par une femme poursuivie par Cujas pour avoir mutilé son bras artificiel, le vent du changement se lève. Redoutant une tentative du système expert d’assimiler les machines au vivant pour leur faire acquérir les mêmes droits au nom de l’égalitarisme, Ilian va essayer de trouver les failles de Cujas afin d’obtenir la relaxe de sa cliente.

Avec l’aide d’un informaticien chargé par le ministère des Statistiques et de la Médiation de programmer les algorithmes, il s’aperçoit que Cujas a éliminé de ses bases de données des références, notamment celles à Portalis, promoteur de la loi intelligible, et à Protagoras, défenseur de la subjectivité du jugement.

Mais ce n’est que la partie émergée d’un système judiciaire derrière lequel se cachent d’autres intérêts…

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Ross, le premier avocat Robot du monde

Pierre Janot est avocat. Il exerce au barreau de Grenoble depuis vingt-trois ans. Il a commencé en tant que généraliste et s’est spécialisé dans le droit du travail, notamment à l’occasion des procès Caterpillar de 2009. Comme beaucoup de ses confrères, il est le témoin de l’avènement d’une justice administrée, qu’on annonce bientôt prédictive. Tenant du débat judiciaire, il a entre autres dénoncé les barèmes d’indemnisation mis en place par les pouvoirs publics en 2015 en lançant une pétition qui a recueilli plusieurs milliers de signatures. Face aux velléités de déjudiciarisation et à la complexité des textes, il met en garde contre les dangers d’une justice déshumanisée dans laquelle le justiciable se perdrait, au risque d’en être exclu. Lex humanoïde, son premier roman, s’inscrit dans la continuité de ce combat.

Des robots pour remplacer les juges ?

Ross, le premier avocat Robot du monde

Le cabinet d’avocats Baker & Hostetler a annoncé qu’il emploie l’IA Ross d’IBM, un expert juridique numérique, pour gérer le droit des faillites, qui, pour le moment, se compose de près de 50 avocats. Selon le PDG et co-fondateur Andrew Arruda, d’autres entreprises ont également signé des licences avec Ross et ils feront également des annonces d’ici peu.

Ross est construit sur l’informatique cognitive d’IBM Watson, il sait lire et comprend réellement vos questions. Il vous fournit une réponse très pertinente et instantanée (à votre question posée en langage naturel), avec des citations et suggère des lectures d’une grande actualité à partir d’une variété de sources de contenus (législation, jurisprudence, des conclusions et des sources secondaires). Soit, plus d’un milliard de documents, textes…, en une seconde. Il surveille aussi les changements de lois qui peuvent avoir une incidence positive/négative sur votre cas.

« Chez Baker & Hostetler, nous croyons que les technologies émergentes comme l’informatique cognitive et autres formes d’apprentissage automatique (machine learning) peuvent aider à améliorer les services que nous fournissons à nos clients », explique Bob Craig, chef de service de l’information de Baker & Hostetler.

« Baker & Hostetler utilise Ross depuis les premiers jours de son déploiement et nous sommes fiers de collaborer avec un véritable chef de file, que nous continuerons à développer des assistants juridiques d’IA supplémentaires » a-t-il ajouté.

Fortune (en cache)

Ce n’est pas un mythe : les robots et l’IA vont supprimer les emplois dans presque toutes les industries

Avec un taux de chômage tombé à 5,3 %, le plus bas en 7 ans, les décideurs poussent un soupir de soulagement. En effet avec le boom technologique en cours, il y a beaucoup d’être optimistes. La fabrication est de retour sur les côtes américaines avec des robots faisant le travail des ouvriers chinois ; Les constructeurs américains produisent en masse des véhicules électriques autonomes ; les entreprises technologiques vont développer des dispositifs médicaux qui vont améliorer la santé et la longévité ; nous aurons une énergie propre et illimitée et les imprimantes 3D répondront à nos besoins quotidiens. Le coût de toutes ces choses va chuter et va permettre de subvenir aux besoins fondamentaux de chaque être humain.

Je parle des avancées technologiques qui se produisent aujourd’hui, et qui porteront leurs fruits dans les années 2020.

Mais les décideurs auront un nouveau grand problème à régler : la disparition des emplois humains.

Non seulement il y aura de moins en moins d’emplois pour les gens qui font un travail manuel, mais les emplois intellectuels seront également remplacés par des ordinateurs. Presque toutes les industries et les professions seront touchées et cela va créer un ensemble de problèmes sociaux parce que la plupart des gens ne pourront pas s’adapter à un tel changement dramatique.

Si nous pouvons développer des structures économiques nécessaires pour redistribuer la prospérité créée, la plupart des gens ne seront plus obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins. Ils seront libres de poursuivre d’autres activités créatives. Le problème, cependant, est que sans emploi, ils n’auront pas la dignité, l’engagement social, le sentiment d’accomplissement qui vient du travail. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur ne seront pas construites par le travail, elle devra se construire par d’autres moyens.

Il est impératif que nous comprenions les changements qui se produisent et trouver des moyens pour amortir les impacts.

L’élite de la technologie qui mène cette révolution va vous rassurer qu’il n’y a rien à craindre parce que nous allons créer de nouveaux emplois tout comme nous l’avons fait dans les siècles précédents, lorsque l’économie est passée de l’agriculture industrielle fondée sur la connaissance. “Tech magnat” de Marc Andreessen a appelé la notion d’un futur emploi un « sophisme luddite », en référence aux craintes passées que les machines prendraient les emplois humains. Ces craintes se sont révélées sans fondement parce que nous avons créé des emplois nouveaux et meilleurs et nous étions beaucoup mieux lotis.

Certes, nous vivons une vie meilleure. Mais ce qui manque à ces arguments est le temps pendant lequel se fait la transition. La révolution industrielle s’est produite sur plus d’un siècle. Les révolutions technologiques d’aujourd’hui se mettent en place en quelques années. Nous allons sûrement créer quelques emplois intellectuellement difficiles, mais nous ne serons pas en mesure de recycler les travailleurs qui perdent les emplois d’aujourd’hui. Ils connaîtront le même taux de chômage et de désespoir que leurs ancêtres ont vécu. Ce sont ceux, sur qui nous devons nous inquiéter.

La première grande vague de chômage sera causée par les voitures autonomes… Elles vont éliminer des millions d’emplois de chauffeurs de taxi, camion et de livreurs.

[…]

Avec les progrès de l’intelligence artificielle, tout travail qui exige une analyse de l’information sera mieux fait par des machines. Cela comprend les emplois de médecins, avocats, juristes, comptables, traders. Nous aurons toujours besoin de certains emplois humains afin d’interagir avec ceux qui préfèrent le contact humain, mais le gros du travail (emplois) va disparaître. Les machines auront besoin de peu d’hommes pour les aider.

Cet avenir sans emploi va sûrement créer des problèmes sociaux mais c’est peut être une opportunité pour l’humanité de s’élever. Pourquoi avons-nous besoin de travailler 40, 50 ou 60 heures par semaine, après tout ?
[…]

Il y aura le tourisme en plein essor, l’industrie des loisirs, de nouveaux emplois seront créés dans ces domaines – pour certaines personnes.

Il y a autant de raisons d’être excité comme d’avoir peur. Si nous sommes assez intelligents pour développer des technologies qui permettent de résoudre les problèmes de la maladie, la faim, l’énergie et l’éducation, nous pourrons sûrement développer des solutions à nos problèmes sociaux.

Mais nous devons commencer par comprendre où nous nous dirigeons et se préparer pour les changements à venir. Nous devons aller au-delà des revendications d’un “sophisme luddite” – pour discuter du nouveau futur.

Vivek Wadhwa

Singularity HUB publié par Singularity University, Juillet 2015

Conférence « L’homme augmenté : de la science-fiction à la réalité » 30 juin, Luxembourg

Pour célébrer la publication de l’ouvrage collectif de l’Union Internationale des Avocats (UIA) « Les enjeux européens et mondiaux de la protection des données personnelles », l’UIA en collaboration avec le Barreau de Luxembourg et l’étude Bonn Schmitt présente :

Le transhumanisme est-il un humanisme ? 
M. Gaspard Koenig, Philosophe, Président du think-tank GenerationLibre

L’intelligence des algorithmes au service de la prévention médicale
M. Fabrice Pakin, CEO et co-fondateur d’Ignilife

Mardi 30 juin 2015 – de 18h00 à 19h30
Centre Culturel « Schéiss »
142, Val-Sainte-Croix
L-1370 Luxembourg

DÉTAILS & PROGRAMME (PDF 470 KO)
INSCRIPTION