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Technologies et origines du Transhumanisme

Le transhumanisme est une approche interdisciplinaire qui nous amène à comprendre et à évaluer les avenues qui nous permettrons de surmonter nos limites biologiques par les progrès technologiques.

Les transhumanistes cherchent à développer les possibilités techniques afin que les gens vivent plus longtemps et en santé tout en augmentant leurs capacités intellectuelles, physiques et émotionnelles.

Les nouvelles technologies soulèvent des questions de fond importantes tant scientifiques, sociales qu’éthiques.

Les technologies du transhumanisme

Ces technologies permettraient d’augmenter ou d’accroître la réception sensorielle, les capacités émotionnelles ou cognitives de l’homme, d’améliorer radicalement sa santé et de prolonger sa durée de vie. Ces modifications résultant de l’ajout de technologies biologiques ou physiques seraient plus ou moins permanentes et intégrées au corps humain.

Les technologies modernes telles que :
– l’ingénierie génétique,
– la technologie de l’information,
– la médecine pharmaceutique.

Ainsi que l’anticipation des capacités futures dont :
– la nanotechnologie,
– l’intelligence artificielle,
– le téléchargement des données du cerveau dans un ordinateur ou uploading,
– la félicité perpétuelle par modification chimique (paradise engineering)
– et la colonisation de l’espace…

font partie de la sphère d’intérêt des transhumanistes.

Les risques autant que les avantages potentiels sont analysés dans le but ultime de développer des stratégies de travail et des politiques pouvant permettre aux sociétés et aux individus de faire face au futur qui arrive.

Origines du transhumanisme

Le terme transhumanisme a été inventé par le biologiste et philosophe anglais Julian Huxley dans son essai du même nom publié en 1957. Huxley faisait principalement référence à l’amélioration de la condition humaine par le biais de changements sociaux et culturels. Mais l’essai et le nom ont été adoptés comme fondateurs par le mouvement transhumaniste, qui met l’accent sur la technologie matérielle.

Selon Huxley, il est désormais possible pour les institutions sociales de supplanter l’évolution en affinant et en améliorant l’espèce. L’éthique de l’essai de Huxley peut être retrouvée dans l’engagement du transhumanisme à assumer le travail de l’évolution, mais par le biais de la technologie plutôt que par la société.

Caractéristiques du mouvement transhumaniste

Les adeptes du mouvement transhumaniste sont généralement libertaires et travaillent dans la haute technologie ou dans le milieu universitaire.

Ses principaux partisans sont d’éminents technologues, comme l’informaticien et futuriste américain Ray Kurzweil. Des scientifiques, comme l’informaticien et roboticien canadien Hans Moravec et le chercheur américain en nanotechnologie Eric Drexler. Auxquels s’ajoute un contingent restreint mais influent de penseurs, comme le philosophe américain James Hughes et le philosophe suédois Nick Bostrom.

Le mouvement a évolué depuis ses débuts en tant qu’association libre de groupes dédiés à l’extropianisme (une philosophie consacrée à la transcendance des limites humaines).

Le transhumanisme est principalement divisé entre les adeptes de deux visions de la post-humanité :

– l’une dans laquelle les améliorations technologiques et génétiques ont créé une espèce distincte d’humains radicalement améliorés
– et l’autre dans laquelle une intelligence machine supérieure à l’homme émerge.

Les membres du mouvement transhumaniste ont tendance à se diviser d’une autre manière.

Des divisions au sein du mouvement transhumaniste

L’un des courants les plus importants du transhumanisme soutient que les institutions sociales et culturelles – y compris les organisations gouvernementales nationales et internationales – ne seront pas du tout concernées par la trajectoire du développement technologique.

Les forces du marché et la nature du progrès technologique conduiront l’humanité à peu près au même point final, indépendamment des influences sociales et culturelles.

Ce point final est souvent appelé la singularité, une métaphore tirée de l’astrophysique et faisant référence au point de matière hyperdense au centre d’un trou noir qui génère son intense attraction gravitationnelle.

Chez les transhumanistes, la singularité est considérée comme le moment où l’intelligence artificielle dépasse celle de l’humanité. Ce qui permettra la convergence de la conscience humaine et de la conscience de la machine. Cette convergence annoncera l’augmentation de la conscience humaine et de la force physique. Mais aussi du bien-être émotionnel, de la santé générale, et prolongera considérablement la durée de la vie humaine.

La deuxième branche du transhumanisme défend un point de vue opposé. Les institutions sociales (telles que la religion, les notions traditionnelles du mariage, de l’éducation des enfants, et les perspectives occidentales de la liberté) peuvent non seulement influencer la trajectoire du développement technologique, mais aussi le retarder ou l’arrêter.

Bostrom et le philosophe britannique David Pearce ont fondé en 1998 la World Transhumanist Association, une organisation à but non lucratif. L’objectif est de collaborer avec les institutions sociales afin de promouvoir et de guider le développement des technologies d’amélioration de la vie humaine et de combattre les forces sociales qui semblent vouloir arrêter ce progrès technologique.