Qu’est-ce que le métavers ? 

Que signifie métavers ?

Le concept de métavers (metaverse en anglais) a été popularisé dans le roman de science-fiction Snow Crash de Neal Stephenson pour désigner un univers numérique auquel on peut accéder par la réalité virtuelle. Il s’agit d’un élément fréquemment utilisé dans de nombreuses œuvres récentes de science-fiction, comme les films Matrix et Ready Player One.

Le métavers est décrit comme un monde virtuel totalement immersif qui ressemble au monde réel mais qui est généré par ordinateur. Les gens peuvent aller et venir entre le monde physique et le monde virtuel grâce à des casques de réalité virtuelle ou, comme dans la série télévisée Star Trek : The Next Generation, grâce à des pièces personnalisées dans lesquelles des personnes réelles peuvent interagir avec des hologrammes réalistes.

Facebook, qui est sans doute la société technologique ayant le plus grand intérêt dans le métavers, le décrit plus simplement : “Le “métavers” est un ensemble d’espaces virtuels où vous pouvez créer et explorer avec d’autres personnes qui ne se trouvent pas dans le même espace physique que vous.”

La technologie actuelle n’est pas encore assez performante pour créer des mondes virtuels réalistes. Bien que les gens puissent s’immerger dans des environnements numériques grâce à des casques VR, comme la famille de dispositifs Meta (anciennement Oculus) de Facebook, ces environnements s’apparentent davantage à des jeux vidéo.

Certains jeux vidéo actuels, comme Fortnite, ont des attributs de type métavers : les utilisateurs peuvent diriger des personnages numériques personnalisables qui peuvent discuter avec d’autres joueurs. Mais ils doivent toujours jouer à Fortnite à l’aide de dispositifs informatiques conventionnels tels que des PC, des smartphones et des consoles de jeu.

Qu’est-ce que le métavers ? 
Credit: iStock

Quelle est la vision de Facebook du métavers ?

Selon Zuckerberg, le métavers est la prochaine évolution des réseaux sociaux. Il s’agit de dépasser les profils d’utilisateur statiques qui permettent aux gens de simplement publier des commentaires et des photos. Pour y accéder, les utilisateurs devront porter des casques de VR ou des lunettes de réalité augmentée qui superposeront le monde numérique au monde physique. Des hologrammes réalistes pourraient également être projetés dans le monde réel par des systèmes de projection de pointe.

“Lorsque vous jouerez à un jeu avec vos amis, vous aurez l’impression d’être ensemble dans un monde différent, et non pas d’être seul sur votre ordinateur”, a déclaré Zuckerberg. “Et lorsque vous êtes en réunion dans le métavers, vous aurez l’impression d’être dans la pièce, ensemble, en train de vous regarder dans les yeux, d’avoir un sentiment d’espace partagé, et pas seulement de regarder une grille de visages sur un écran.”

Les architectes seraient en mesure d’afficher les plans numériques des bâtiments dans leurs bureaux physiques. Des amis pourraient utiliser le métavers pour assister à des concerts sans avoir à se rendre sur place.

Les gens pourraient utiliser plusieurs avatars numériques pour se représenter : un avatar plus sérieux pour le travail, un avatar décontracté et caricatural pour passer du temps avec des amis, et un avatar fantaisiste comme un robot pour jouer à des jeux vidéo.

De nouveaux systèmes économiques, basés sur les crypto-monnaies et les objets de collection numériques connus sous le nom de NFT, permettraient aux gens d’acheter et de vendre des biens et des services.

Le métavers modifierait également la façon dont les gens interagissent avec les smartphones ou les lunettes de réalité augmentée, a déclaré Zuckerberg. Les gens seraient en mesure d’utiliser des gestes de la main pour “dire quelques mots ou même simplement faire se produire des choses en y pensant.”

Meta : La déconnexion finale de la réalité ?

Mark Zuckerberg n’a pas perdu la tête, mais il veut que vous perdiez la vôtre… dans le métavers. Il investit des milliards de dollars pour s’assurer que sa société rebaptisée Meta sera le leader du secteur, de la même manière qu’IBM a dominé l’industrie informatique pendant plusieurs décennies.

D’autres grandes entreprises technologiques se lancent dans l’aventure. Des sociétés de développement de logiciels de jeux, des fabricants de puces et des développeurs de matériel. Ensemble, ils vont créer une toute nouvelle industrie qui fonctionnera parallèlement à l’intelligence artificielle : la réalité artificielle.

Pour ceux qui l’adoptent, le métavers va complètement reconnecter le cerveau humain. Il va entrer dans votre cerveau. Il dominera votre cerveau. Il fournira une source inépuisable de dopamine en vous stimulant visuellement, mentalement et émotionnellement. Il dominera la main-d’œuvre, le monde social, la salle de classe, l’éducation et le divertissement.

Il réalisera le rêve du transhumanisme de vivre éternellement comme un programme d’IA incarné dans un avatar personnalisé et apatride. Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google et fondateur de la Singularity University, devrait danser dans la rue car la résurrection numérique tant recherchée de son père est en train de se produire.

Le métavers aspirera chaque octet de données de votre vie pour renforcer ce que le Dr Soshanna Zuboff appelle le “capitalisme de surveillance“. C’est-à-dire chaque clignement de vos yeux, chaque expression faciale, chaque facette de vos états émotionnels et physiques, etc. Le métavers en saura bien plus sur vous que vous-même.

Lorsque Mark Zuckerberg affirme que “le futur sera privé”, il ment. En fait, il n’y aura aucune vie privée. Et vous ne serez pas non plus rémunéré pour vous être volontairement livré à cette utopie artificielle.

Le métavers ne vous dira pas nécessairement quoi penser, mais il changera entièrement votre façon de penser. Il réorganisera vos circuits logiques de telle sorte que vous ne pourrez plus distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Votre métavers deviendra aussi réel pour vous que le nez sur votre visage.

De nombreuses personnes ont déjà comparé le métavers au film Ready Player One. Dans celui-ci, un monde dystopique de pauvreté et de misère se transforme en une utopie instantanée en mettant simplement votre casque de réalité virtuelle. Cela n’est pas sans rappeler la déclaration du Forum économique mondial selon laquelle “Vous ne posséderez rien et vous serez heureux.”

Comment le métavers va-t-il transformer le système économique du monde ? Zuckerberg voit un mélange d’économies réelles et virtuelles. Il y aura des monnaies interchangeables. Vous pourriez acheter une pizza dans le métavers et vous la faire livrer chez vous. Ou vice versa. Bien sûr, Zuckerberg veut aussi créer et contrôler la monnaie numérique.

L’idée de Facebook pour le métavers est loin d’être réalisée. Il faudra des années, voire des décennies, pour qu’elle soit pleinement réalisée – si elle l’est un jour.

Pour permettre le métavers, la communication est essentielle. Les vitesses sans fil de la 5G ne feront qu’effleurer la surface. C’est la 6G qui mettra le feu aux poudres.

Vous pouvez être absolument certain d’une chose : le débat sociétal sur le métavers ne fait que commencer.

The Verge, NPR, Tech@Facebook, Fortune, Washington Post

Le gouvernement canadien embrasse ouvertement le transhumanisme

Le texte et les diapositives qui suivent sont tirés directement de l’organisation du gouvernement fédéral du Canada, Horizons de politiques Canada. Il s’agit de transhumanisme et de technocratie purs qui visent à “l’intégration physique complète des entités biologiques et numériques” afin de “modifier l’être humain – notre corps, notre esprit et notre comportement“.

Qu’arrive-t-il lorsque la biologie et les technologies numériques fusionnent ?

Dans les années à venir, les technologies bionumériques pourraient être intégrées dans nos vies de la même manière que les technologies numériques le sont présentement. La convergence des systèmes biologiques et numériques pourraient changer notre manière de travailler, de vivre et même d’évoluer en tant qu’espèce. Plus qu’un changement technologique, cette convergence bionumérique pourrait transformer notre compréhension de nous-mêmes et nous amener à redéfinir ce que nous considérons comme humain ou naturel.

La convergence bionumérique pourrait avoir des répercussions profondes sur notre économie, nos écosystèmes et notre société. En nous tenant prêts à l’appuyer, tout en gérant les risques qui en découlent avec soin et en faisant preuve de sensibilité, nous serons en meilleure position pour gérer les considérations sociales et éthiques et pour orienter les conversations concernant les politiques et la gouvernance.

Guidé par son mandat, Horizons de politiques Canada (Horizons de politiques) souhaite amorcer un dialogue éclairé et utile sur les avenirs plausibles de la convergence bionumérique et sur les questions de politiques qui pourraient émerger. Dans ce premier document, nous définissons et explorons la convergence bionumérique – l’importance de l’explorer maintenant, ses caractéristiques, les nouvelles capacités qui pourraient en découler et quelques répercussions initiales sur les politiques. Nous voulons amorcer un dialogue avec un large éventail de partenaires et d’intervenants sur la forme que pourrait prendre notre avenir bionumérique, sur les répercussions que cette convergence pourrait avoir sur les secteurs et les industries, ainsi que sur l’évolution possible de notre relation avec la technologie, avec la nature et même avec la vie.

Qu’est-ce que la convergence bionumérique ?

La convergence bionumérique est l’association interactive, parfois au point de fusion, des technologies et des systèmes numériques, d’une part, et biologiques d’autre part. Horizons de politiques explore trois différentes voies de convergence.

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convergence bionumérique

Qu’est-ce que la convergence bionumérique?

Dans cette vidéo, ils parlent de la convergence envisageable du numérique et du vivant, et de ses effets potentiels sur notre vie quotidienne.

Transcription

NARRATEUR : Les technologies numériques et les systèmes biologiques ont commencé à s’imbriquer et à fusionner de manières qui pourraient bouleverser nos hypothèses au sujet de la société, de l’économie, et du corps humain. C’est ce que nous appelons la convergence bionumérique.

Au cours des quarante dernières années, l’économie s’est transformée avec l’évolution numérique des technologies de l’information comme l’lnternet, les téléphones intelligents, les applis, et l’analyse de mégadonnées. La convergence bionumérique pourrait changer la façon dont nous concevons et produisons des biens, révolutionner les soins de santé et l’agriculture, modifier notre environnement, et même changer la façon dont l’être humain évolue en tant qu’espèce.

Aujourd’hui, de nombreuses innovations accélèrent ces changements, mais quels sont les éléments clés à surveiller?

Quelles nouvelles capacités bionumériques pourraient complètement transformer le monde?

AVALYNE DIOTTE : Je suis Avalyne.

MARCUS BALLINGER : Je m’appelle Marcus Ballinger.

ERIC WARD : Je m’appelle Eric Ward.

KRISTEL VAN DER ELST : Je suis Kristel Van der Elst.

PIERRE-OLIVIER DESMARCHAIS : Je m’appelle Pierre-Olivier Desmarchais.

MARCUS : L’idée du bionumérique, c’est vraiment celle de la convergence de deux domaines qu’on considère souvent comme séparés. En gros, on prend quelque chose de biologique et quelque chose de numérique et combine les deux.

Comme la « DragonflEye » par exemple, ce qu’ils font, c’est qu’ils prennent une libellule, donc une entité biologique, et ils lui mettent une puce sur le dos et ils le relient à un capteur qui permet de stimuler les nerfs de l’entité biologique et de contrôler la libellule. C’est une intégration simple de deux choses, assez évidente pour tout le monde.

L’autre, c’est celle où il y a d’énormes avancées dans un domaine qui dépendent d’avancées dans d’autres disciplines. Par exemple, on sait maintenant que les gènes activent ou désactivent des choses, mais on ne sait cela que parce que nous avons des technologies numériques énormes qui permettent de séquencer le génome. On peut utiliser l’intelligence artificielle pour repérer les bons gènes, donc on n’aurait pas pu avoir ces avancées en biologie sans les avancées du numérique.

La troisième possibilité, c’est une convergence plus conceptuelle. On pensait que la vie était plutôt aléatoire et imprévisible, quelque chose de mystérieux. Par contre on considérait les technologies numériques comme hautement prévisibles et précises, on programme un ordinateur pour une tâche particulière, et il n’en dévie pas du tout.

Ce qu’on observe dans cette convergence, c’est qu’on comprend maintenant la biologie. En fait, elle est beaucoup plus prévisible, beaucoup plus proche du numérique, on peut programmer des séquences génétiques ou programmer l’ADN pour faire des tâches spécifiques, donc on peut programmer des organismes d’une façon comparable à ce qu’on faisait pour les machines.

À l’inverse, on constate que les technologies numériques deviennent plus complexes, comme l’intelligence artificielle par exemple, qui se comporte parfois de façon inattendue. À bien des points de vue, elle commence à ressembler à ce qu’on pensait de la biologie, imprévisible, aléatoire, donc quand on y regarde de plus près, on peut voir ça comme l’intégration ou la synthèse de ces deux concepts, plutôt que comme deux éléments séparés.

PIERRE-OLIVIER : Une des idées qui m’a surpris le plus, c’est sans doute l’année dernière, le chercheur chinois qui a donné naissance à ce qu’on appelle les « jumelles CRISPR », qui est une technologie, une biotechnologie qui permet de modifier l’ADN in vitro, et on peut commencer à s’imaginer, au cours des dix à quinze prochaines années, où est-ce que cette technologie-là pourrait nous mener, dans une optique où on pourrait peut-être éliminer certaines maladies et immuniser le corps humain au points d’une génération complète contre certaines maladies. Et aussi c’est la possibilité de personnaliser l’humain dans le futur.

AVALYNE : L’une des choses les plus étranges que j’ai mis du temps à vraiment comprendre, c’est la biologie synthétique, le café moléculaire, par exemple, quand j’ai fait des recherches sur une entreprise à Seattle qui fait du café sans grains. Ils abordent ça du point de vue environnemental, et il y a beaucoup de mouvement dans le bionumérique autour de la durabilité, et ça va de la viande imprimée en 3D, imprimer une poitrine de poulet dans votre cuisine au lieu de l’acheter à la ferme et faire du café synthétique, sans les grains.

MARCUS : Je crois qu’une des choses les plus bizarres était un robot dans lequel on avait implanté des cellules cérébrales. Il n’est pas conscient au même sens que nous, mais il semble prendre des décisions, le cerveau semble décider où envoyer le robot. Je trouve ça vraiment bizarre.

ERIC : Au cours de nos recherches prospectives, nous avons vu émerger l’intégration de nos technologies informatiques en réseau et des systèmes biologiques qui ont évolué sur Terre, et l’apparition d’une troisième entité, quelque chose de nouveau. C’est ça que nous voulons explorer par la prospective.

AVALYNE : Ça pourrait chambouler beaucoup de choses, avec les levures et les bactéries, on peut tout faire à partir de levures. On commence à voir que les gens peuvent fabriquer des choses à la maison qui auraient pris tout un laboratoire de recherche, et c’est ce qui est si intéressant dans le bionumérique, c’est qu’il est accessible.

KRISTEL : Nous pensons que la convergence entre les systèmes biologiques et les systèmes numériques en est au même point où étaient les technologies numériques dans les années 80. Donc, cette convergence bionumérique ouvre la voie à des façons entièrement nouvelles de nous changer, nos corps, notre esprit, nos comportements. Cela nous permet aussi de changer nos écosystèmes, de créer de nouveaux organismes. Nous pourrons aussi d’une façon différente, percevoir, stocker, traiter et transmettre des informations. Nous pourrons aussi restructurer différemment les chaînes d’approvisionnement et la production.

Nous pensons que dans les années qui viennent, nous pourrons avoir une intégration de cette technologie bionumérique, tout comme le sont maintenant les technologies numériques. Nous pouvons aussi être amenés à nous poser des questions sur ce que ça veut dire d’être humain, ce qui est naturel. Par conséquent, vu l’ampleur des implications de la convergence bionumérique, nous devons commencer à réfléchir à ce qui est possible, à ce qu’on veut voir dans le futur pour que nous puissions construire un futur bionumérique que nous voulons.

ERIC : Ce que j’espère pouvoir attendre de cette étude, c’est de faire ressortir une image assez précise d’avenirs plausibles de la convergence bionumérique pour le Canada. J’ai beaucoup d’espoir pour la prochaine génération et ce qu’elle pourra accomplir à mesure que la convergence bionumérique évoluera.

Pendant les décennies des technologies de l’information, nous nous sommes surtout concentrés sur l’économie du savoir. Si on veut éviter de se tromper à l’époque du bionumérique, dans les choix que nous ferons, les connaissances ne suffiront pas. Il faudra aussi de la sagesse.

KRISTEL : La convergence bionumérique aura des impacts sur différentes industries et sur plein de domaines politiques. Pour un analyste, il serait intéressant de commencer à regarder ce qui pourrait arriver. En quoi est-ce que ça impacte en fait mon domaine de responsabilité ? Est ce qu’il y a des changements dans le futur pour lesquels il faut que je me prépare ? Est ce qu’il y a besoin de nouvelles lois qui doivent être créées ? Est ce qu’il y a besoin de changements dans les stratégies politiques afin d’arriver à nos buts ? Est ce qu’il y a des investissements à considérer pour pouvoir saisir les opportunités qui viennent de cette convergence ?

Ou est ce qu’il y a des conversations avec la société qu’on doit mener pour savoir ce que la société veut et comment on peut se préparer justement pour saisir les opportunités sans tomber dans les conséquences inattendues d’une convergence pareille.

Covid-19 : Un rapport préconise la collecte de données personnelles

Dans un rapport présenté par la délégation sénatoriale à la prospective, les membres de la Haute assemblée défendent la mise en place d’une plateforme numérique de collecte de données pour prévenir de nouvelles épidémies.

Véronique Guillotin membre du Mouvement Radical
Christine Lavarde membre du parti Les Républicains
René-Paul Savary membre du parti Les Républicains

Le rapport « CRISES SANITAIRES ET OUTILS NUMÉRIQUES : RÉPONDRE AVEC EFFICACITÉ POUR RETROUVER NOS LIBERTÉS » est disponible ici (ou copie ici).

Les recommandations n’ont pas de valeur législative à ce jour et le rapport n’est donc pas un projet de loi adopté à ce jour. Mais, le contenu de ce rapport interroge.

Pour retrouver nos libertés il faut accepter une société de contrôle maximal, un contrôle numérique de l’intrusivité dans votre vie privée. Les seules réponses à une épidémie sont les restrictions de libertés.

https://www.publicsenat.fr/article/societe/covid-19-un-rapport-du-senat-preconise-la-collecte-de-donnees-personnelles-pour

p.10 http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/delegation/prospective/PRO_Rapport_numerique_pandemies.pdf
p.13-14
p.13-14
p.15
p.23
p.23-24
p.24
p.24-25
p.25
p.43-44
p.54
p.54
p.59
p.60
p.62
p.87
p.106
Source : Institut Montaigne, avril 2020
p.133
p.133 cdh
p.137
p.139
p.144
http://www.senat.fr/notice-rapport/2020/r20-673-notice.html

Le Grand réveil de Philippe de Villiers : Grand Reset Schwab Transhumanisme

Philippe de Villiers sur Le jour d’après

Philippe de Villiers répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de son nouvel essai intitulé “Le jour d’après. Ce que je ne savais pas et vous non plus“. Pour lui, la Covid est une occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société.

Il lance la charge contre les GAFA, coupables de se saisir du Covid comme d’une fenêtre d’opportunité pour réinitialiser le monde : Davos, le Grand Reset, Klaus Schwab, l’event 201, le transhumanisme, le posthumanisme, Big Data, Big Pharma, Big Finance, 1984 de George Orwell, l’État profond, la cancel culture, tout y passe.

Sur la digitalisation du monde et le changement climatique

« On veut nous imposer une société disciplinaire du contrôle total ». Philippe de Villiers

Philippe de Villiers était également au micro d’André Bercoff

Le jour d’après nous fait entré dans un monde où au nom du tout sanitaire, on sacrifie la jeunesse ; où au nom du tout numérique, on abolit la société de voisinage, et au nom du transhumanisme, on dénature l’espèce humaine (chimère, transgénique, marchandisation du vivant, PMA, GPA etc.) le déshumanistant en marche.

 

Le temps du Grand Reset

Le Grand Reset post COVID-19 et la Quatrième révolution industrielle

Les confinements de COVID-19 peuvent se réduire progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 30. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable.

Pour parvenir à un meilleur résultat, le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Tous les pays, des États-Unis à la Chine, doivent y participer, et toutes les industries, du pétrole et du gaz à la technologie, doivent être transformées. En bref, nous avons besoin d’un “grand reset” du capitalisme.

Il existe de nombreuses raisons de poursuivre un Grand Reset, mais la plus urgente est la COVID-19. Ayant déjà entraîné des centaines de milliers de décès, cette pandémie représente l’une des pires crises de santé publique de l’histoire récente. Et comme le nombre de victimes continue d’augmenter dans de nombreuses régions du monde, elle est loin d’être terminée.

Cela aura de graves conséquences à long terme sur la croissance économique, la dette publique, l’emploi et le bien-être humain. Selon le Financial Times, la dette publique mondiale a déjà atteint son niveau le plus élevé en temps de paix.

Le programme du Grand Reset a trois composantes principales. Le premier volet consiste à orienter le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements doivent améliorer la coordination (par exemple, en matière de politique fiscale, réglementaire et budgétaire), moderniser les accords commerciaux et créer les conditions d’une “économie participative”. À une époque où les assiettes fiscales diminuent et où la dette publique explose, les gouvernements sont fortement incités à prendre de telles mesures.

En outre, les gouvernements doivent mettre en œuvre des réformes attendues depuis longtemps qui favorisent des résultats plus équitables. Selon les pays, il peut s’agir de modifications de l’impôt sur la fortune, du retrait des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence.

La deuxième composante de l’agenda du Grand Reset permet de s’assurer que les investissements font progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité. À cet égard, les programmes de dépenses à grande échelle que de nombreux gouvernements mettent en œuvre représentent une opportunité majeure de progrès. La Commission européenne, par exemple, a dévoilé des plans pour un fonds de relance de 750 milliards d’euros. Les États-Unis, la Chine et le Japon ont également des plans de relance économique ambitieux.

Plutôt que d’utiliser ces fonds, ainsi que les investissements des entités privées et des fonds de pension, pour combler les fissures de l’ancien système, il convient de les utiliser pour en créer un nouveau qui soit plus résilient, plus équitable et plus durable à long terme. Cela implique, par exemple, de construire des infrastructures urbaines “vertes” et d’inciter les entreprises à améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

La troisième et dernière priorité du programme du Grand Reset est d’exploiter les innovations de la Quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise du COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres acteurs ont uni leurs forces pour mettre au point des diagnostics, des traitements et des vaccins, établir des centres de dépistage, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui serait possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs.

La crise du COVID-19 affecte tous les aspects de la vie des gens dans tous les coins du monde. Mais la tragédie ne doit pas être son seul héritage. Au contraire, la pandémie représente une occasion rare mais étroite de réfléchir, de réimaginer et de réinitialiser notre monde pour créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.

The Great Reset: Resetting the World by The World Economic Forum

WEF

Les études du CJG – Vers un transhumanisme libéral ?

Actuellement, une révolution médicale est en cours en raison de l’accélération des progrès conjugués dans le domaine des nanotechnologies, des biotechnologies et des sciences cognitives. Il devient désormais possible non plus de simplement soigner ou guérir les êtres humains mais d’améliorer les aptitudes de ceux-ci tant au niveau physique que psychique.

Nous défendons la thèse que ces progrès peuvent être autorisés sous certaines conditions et dans certaines limites. Il n’est pas souhaitable – au nom d’une prétendue nature intangible de l’humanité – de s’opposer au principe même de cette évolution, qui ne s’est jamais interrompue depuis l’apparition des pré-hominidés, et qui permet de vivre plus vieux, en meilleure santé et avec davantage de bien-être.

Nous pensons que l’homme qui en fait librement le choix doit – au nom de le liberté morphologique – se voir reconnaître le droit d’améliorer son organisme et que, au nom du principe d’égalité des chances, ce droit doit devenir accessible à chacun et soit même, progressivement et dans les limites budgétaires disponibles financé par la sécurité sociale. Car les améliorations – impensables aujourd’hui – deviendront indispensables demain.

Il est impératif que le législateur veille à ce que le progrès des technologies s’opère de manière salutaire en traçant des lignes rouges partout où ces technologies risquent de porter atteinte à ces composantes du sujet que sont l’intimité, l’identité, le libre-arbitre, la volonté, l’autonomie, le désir, etc. Notre spécificité ne réside pas dans notre organisme qui évolue depuis toujours mais, dans des principes et valeurs fondamentaux. C’est ceux-là qu’il importe de défendre. C’est sur base de ces derniers que nous proposons d’encadrer le progrès transhumanistes par dix principes régulateurs libéraux.

Une étude réalisée par Corentin De Salle, directeur du Centre Jean Gol

Les 10 principales tendances technologiques pour 2020

Les 10 principales tendances du rapport Gartner mettent en évidence les tendances que les entreprises doivent prendre en compte dans le cadre de leur processus de planification technologique stratégique quinquennal. Ces tendances ont un impact profond sur les gens et les espaces qu’ils habitent.

Les tendances technologiques stratégiques peuvent à la fois créer des opportunités et provoquer des perturbations importantes. Les leaders de l’architecture d’entreprise et de l’innovation technologique doivent évaluer ces grandes tendances afin de déterminer comment les combinaisons de tendances peuvent renforcer leur stratégie d’innovation.

Les 10 principales tendances stratégiques en matière de technologies pour 2020 sont organisées en deux catégories : les espaces axés sur les personnes et les espaces intelligents. Il s’agit d’une organisation non structurée dont le but est de faire connaître l’impact principal et la manifestation de la tendance. Cependant, presque toutes les tendances auront un impact sur les concepts de personnes et les espaces intelligents.

Centré sur les gens :

* L’hyper-automation porte sur l’application de technologies de pointe, y compris l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, afin d’automatiser de plus en plus les processus et d’augmenter les ressources humaines.
* La multiexpérience traite de la façon dont les gens perçoivent, interagissent et contrôlent le monde numérique à travers une large gamme d’appareils et de points de contact sensoriels.
* La démocratisation explore comment créer un modèle simplifié permettant aux gens de consommer des systèmes numériques et de puiser dans une expertise automatisée au-delà de leur formation ou de leur expérience.
* L’augmentation humaine explore comment les humains sont physiquement et cognitivement augmentés par ces systèmes.
* La transparence et la traçabilité se concentrent sur les défis de la confidentialité des données et de l’éthique numérique et sur l’application de la conception, des principes opérationnels et des technologies pour accroître la transparence et la traçabilité afin de renforcer la confiance.

Espaces intelligents :

* Empowered Edge, l’Edge Computing ou “traitement des données à la périphérie” souligne la façon dont les espaces autour de nous sont de plus en plus peuplés par des capteurs et des dispositifs qui connectent les personnes les unes aux autres et aux services numériques.
* Le cloud distribué examine une évolution majeure du Cloud Computing où les applications, plates-formes, outils, sécurité, gestion et autres services sont en train de passer physiquement d’un modèle de centre de données centralisé à un modèle dans lequel les services sont distribués et fournis quand le besoin se fait sentir. Le point de besoin peut s’étendre aux centres de données clients ou jusqu’aux dispositifs de bord.
* Les objets autonomes explorent comment les choses physiques dans les espaces autour des personnes sont améliorées avec de plus grandes capacités pour percevoir, interagir, déplacer et manipuler ces espaces avec différents niveaux de guidage humain, d’autonomie et de collaboration.
* La Blockchain dans la pratique se concentre sur la manière dont la blockchain peut être exploitée dans des cas d’utilisation concrets d’entreprises, en expansion au cours des trois à cinq prochaines années.
* La sécurité de l’IA traite de la réalité de la sécurisation des systèmes alimentés par l’IA qui sont à l’origine des tendances centrées sur les personnes.

Tendance n° 4 : Augmentation humaine

L’augmentation humaine fait référence à l’amélioration des capacités humaines grâce à l’utilisation de la technologie et de la science. Les humains ont toujours utilisé la technologie et la science de cette manière.

Même avant l’introduction de l’ordinateur, des technologies telles que la machine à écrire, la photocopieuse et la presse à imprimer augmentaient la capacité humaine à créer, copier et publier du texte. Les lunettes, les appareils auditifs et les fausses dents sont tous des exemples historiques d’augmentation humaine.

L’ère de l’informatique a ajouté de nouvelles dimensions à l’augmentation humaine. Le traitement de texte, la publication assistée par ordinateur, les pages Web, les blogs et les médias sociaux élargissent considérablement notre capacité à créer et à publier du texte.

Avec l’émergence de nouvelles technologies telles que l’IoT, l’IA, les haut-parleurs intelligents et la réalité virtuelle issus de l’informatique, et les technologies telles que CRISPR provenant de la science biologique, de nouvelles possibilités en matière d’augmentation humaine apparaissent.

L’augmentation humaine explore comment la technologie peut être utilisée pour apporter des améliorations cognitives et physiques en tant que partie intégrante de l’expérience humaine. Au lieu que les ordinateurs et les applications soient en dehors de l’expérience humaine normale, ils deviennent un élément naturel – et parfois nécessaire – de l’expérience humaine quotidienne.

En outre, l’augmentation humaine inclut également des facteurs de la bio-ingénierie qui vont au-delà de l’exploitation des ordinateurs et des applications. Nous sommes déjà sur ce chemin dans une certaine mesure. Pour beaucoup de gens, les smartphones sont un outil essentiel et un compagnon constant. Les réseaux sociaux et les connexions électroniques tels que le courrier électronique sont devenus un lien primordial entre les personnes. Les produits pharmaceutiques ont augmenté l’homme bien avant l’avènement des ordinateurs.

L’augmentation humaine est un excellent exemple d’innovation combinatoire qui regroupe de nombreuses tendances, notamment :

* L’hyper-automation et le développement de systèmes experts pour démocratiser l’accès aux compétences au-delà de l’expérience et de la formation actuelles.
* L’Edge Computing et les objets autonomes, qui existent dans les espaces autour des humains et augmentent leurs capacités.

Augmentation cognitive et physique

L’augmentation humaine influe sur la façon dont nous nous déplaçons, percevons et interagissons dans les espaces physiques et numériques, ainsi que sur la façon dont nous traitons, analysons et stockons les informations. L’augmentation peut être globalement catégorisée en catégories physique et cognitive, bien que les limites entre elles se brouillent avec le temps.

L’augmentation physique améliore les capacités humaines en modifiant leurs capacités physiques inhérentes en implantant ou en hébergeant un élément technologique dans leur corps. Les secteurs de l’automobile, des mines, du pétrole et du gaz et d’autres industries utilisent des dispositifs portables pour améliorer la sécurité des travailleurs. Les appareils vestimentaires stimulent également la productivité sur le lieu de travail dans des secteurs tels que la vente au détail, les voyages et les soins de santé. L’augmentation physique comprend également l’utilisation de la biologie ou d’autres moyens pour modifier le corps humain.

Dans certains cas, l’augmentation physique remplace une capacité humaine perdue par un individu (par exemple une jambe prothétique); mais, dans certains cas, ces capacités de remplacement peuvent dépasser les capacités humaines naturelles.

L’augmentation physique peut être envisagée selon plusieurs dimensions :

Augmentation sensorielle – Audition, vision et autres dispositifs d’augmentation ou implants pour améliorer la perception. La réalité virtuelle, augmentée et mixte est un exemple actuel d’augmentation sensorielle. Dans le secteur des technologies émergentes, diverses entreprises expérimentent des lentilles de contact intelligentes pour détecter les niveaux de glucose dans les larmes et la pression intra-oculaire. Les chercheurs expérimentent également la mise au point d’un “nez électronique” imitant un nez humain.

Augmentation des organes et des fonctions biologiques – L’utilisation d’exosquelettes et de prothèses pour remplacer ou améliorer ces capacités est un domaine élargi de l’augmentation humaine. L’augmentation chirurgicale des yeux a été populaire auprès des golfeurs professionnels. Les implants cochléaires peuvent remplacer les nerfs auditifs non fonctionnels, et une technologie similaire a été utilisée pour reproduire les yeux. L’industrie cosmétique est leader dans l’amélioration des ongles, des cheveux, des yeux et de la forme des parties du corps en utilisant des implants passifs. On peut soutenir que l’industrie pharmaceutique augmente les fonctions biologiques humaines depuis des années. Les nootropiques font référence à l’utilisation de substances naturelles ou synthétiques qui peuvent améliorer les capacités mentales, bien que l’utilisation de ces substances en dehors d’un traitement pour une condition médicale spécifique soit très controversée.

Augmentation du cerveau – Il existe actuellement des implants tels qu’un stimulateur du nerf vague pour traiter les convulsions. Les implants cérébraux sont explorés pour diverses utilisations, notamment le stockage de la mémoire et les implants cérébraux pour décoder les schémas neuronaux et synthétiser la parole. Neuralink tente de développer un implant cérébral permettant de connecter le cerveau humain à des réseaux informatiques.

Augmentation génétique – Les thérapies géniques et cellulaires somatiques sont utilisées de nos jours et considérées comme moralement acceptables. Par exemple, la thérapie génique pour traiter les enfants présentant un déficit immunitaire combiné sévère est un traitement accepté. À l’avenir, la facilité d’accès aux technologies CRISPR et leur faible coût peuvent permettre un vaste génie génétique, bien que les questions éthiques soient importantes.

La cognition est le processus par lequel les humains acquièrent des connaissances grâce à des informations sensorielles, les expériences de vie, l’apprentissage et la réflexion sur ces informations, cette expérience et cette éducation. Les compétences cognitives sont utilisées pour comprendre, traiter, mémoriser et appliquer l’information afin de prendre des décisions et de prendre des mesures. L’augmentation cognitive améliore la capacité de l’être humain à penser et à prendre de meilleures décisions.

L’augmentation cognitive peut se produire par l’accès à l’information et l’exploitation d’applications sur des systèmes informatiques traditionnels et l’émergence d’une interface multiexpérience dans des espaces intelligents. Cela comprend des scénarios d’intelligence augmentée, où les humains et l’intelligence artificielle travaillent ensemble pour améliorer la performance cognitive, y compris la prise de décision et l’apprentissage. En outre, l’augmentation physique qui améliore les sens ou la capacité ou les capacités du cerveau humain alimente de nouveaux modèles d’augmentation cognitive. Cela comprend l’utilisation de médicaments intelligents et d’implants cérébraux pour stocker les souvenirs.

L’augmentation humaine offre la possibilité de réaliser la transformation numérique par la transformation humaine.

Les appareils portables (wearables) sont un exemple d’augmentation physique d’aujourd’hui. Au fur et à mesure que la maturité et l’adoption des technologies portables augmentent, les consommateurs et les employés commenceront à envisager d’autres augmentations physiques pour améliorer leur vie personnelle (c.-à-d. leur santé et leur condition physique) ou pour faire leur travail plus efficacement (c.-à-d. exosquelettes et implants).

Au cours des 10 prochaines années, les niveaux d’augmentation physique et cognitive humaine vont devenir prédominants à mesure que les individus recherchent des améliorations personnelles. Cela créera à son tour un nouvel effet de “consumérisation” dans lequel les employés chercheront à exploiter leurs améliorations personnelles – et même à les étendre – pour améliorer leur environnement de travail. D’ici 2023, 30% des organisations informatiques étendront leurs politiques de BYOD avec “apportez votre propre amélioration” pour prendre en compte les humains augmentés sur le marché du travail.

Aspects culturels et éthiques de l’augmentation humaine

L’augmentation humaine sera l’un des principaux moyens par lesquels les individus interagissent les uns avec les autres et avec les espaces intelligents qui les entourent. Les chefs d’entreprise et les responsables informatiques doivent planifier la manière dont leurs entreprises adopteront, exploiteront et s’adapteront aux changements à venir. Au fur et à mesure que les consommateurs et les employés intègrent une plus grande partie de leur vie dans une augmentation humaine amplifiant l’intelligence, les organisations devront faire face aux problèmes de transparence, de confidentialité et d’autonomie des données.

Lorsqu’elles choisissent des technologies et des méthodologies d’augmentation humaine, les entreprises doivent examiner cinq domaines principaux :

Sécurité. Les technologies d’augmentation humaine doivent atteindre et maintenir un état de risque lié à la sécurité acceptable. Ce risque concerne une surface d’attaque qui n’est plus liée à un dispositif ou à un emplacement physique spécifique, mais qui peut voyager avec le sujet humain.

Vie privée. L’augmentation humaine offre la possibilité d’accéder à des connaissances intimes et à des données relatives à l’humain qu’elle améliore. Ces données doivent être protégées.

Conformité. Les gouvernements et les organismes de réglementation publient fréquemment des réglementations et imposent des exigences de conformité, ce qui rend la conformité extrêmement complexe pour les entreprises mondiales, en particulier parce que les organismes tentent toujours de saisir les implications des technologies d’augmentation humaine.

Impact sur la santé. L’augmentation humaine peut entraîner des conséquences mentales et physiques à long terme qui pourraient ne pas être immédiatement comprises.

Éthique. La mise en œuvre de technologies et de processus d’augmentation humaine pose de graves problèmes d’éthique. Celles-ci incluent des considérations et des évaluations éthiques pour déterminer les vulnérabilités, les risques et les problèmes moraux spécifiques. Par exemple, la fracture numérique se creuse-t-elle au fur et à mesure que les individus nantis peuvent s’augmenter eux-mêmes et leurs enfants, alors que les moins nantis ne le peuvent pas ? Les réponses à ces questions sociétales deviendront de plus en plus importantes.

Les entreprises de tous types et de toutes tailles envisagent l’augmentation humaine pour obtenir divers résultats commerciaux grâce à de nombreux scénarios d’utilisation commerciale avec des horizons temporels différents. Par conséquent, ils doivent prendre en compte les leçons, les recommandations et les principes de l’expérimentation humaine lorsqu’ils commencent intentionnellement à exploiter les capacités d’augmentation humaine pour la transformation humaine.

Les entreprises doivent trouver un équilibre entre deux principes éthiques classiques – préventif et proactif – et adopter ce que Gartner appelle le “principe de précaution” :

Le principe de précaution stipule que “si une mesure ou une politique risque de causer un préjudice grave ou irréversible au public ou à l’environnement, en l’absence d’un consensus scientifique selon lequel il n’y aurait pas de préjudice, la charge de la preuve incombe à ceux qui prennent cette mesure”.

Le principe pro-actionnaire a été formulé par Max More et constitue un principe fondamental du mouvement transhumaniste. Lorsqu’il s’agit d’imposer des mesures restrictives, il présente plusieurs impératifs : “Évaluer les risques et les opportunités en fonction des données scientifiques disponible et non de la perception populaire. Tenir compte à la fois du coûts des restrictions elles-mêmes et des opportunités manquées. Privilégier les mesures proportionnelles à la probabilité et à l’ampleur des impacts et qui ont une valeur d’attente élevée. Protéger la liberté des gens de faire des expériences, d’innover et de progresser.”

Le principe de précaution établit un équilibre entre le principe de précaution et le principe proactif. Il recommande que les organisations aillent de l’avant avec l’innovation, mais uniquement d’une manière qui ne met pas en danger l’individu, l’entreprise ou l’environnement dans son ensemble.

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/intelligence-artificielle-dimensions-socio-economiques-politiques-et-ethiques/

Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs

L’Institut de gouvernance numérique dépose un livre blanc

Après plusieurs mois de travail, l’Institut de gouvernance numérique (IGN) dévoile aujourd’hui son livre blanc, Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs entourés d’acteurs impliqués et concernés par cette innovation de rupture, dont le Scientifique en chef du Québec, M. Rémi Quirion. Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics.

Le livre blanc Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs vise à éclairer les décideurs publics et la communauté d’affaires sur cette technologie transformatrice. Les registres distribués bouleversent le domaine de l’archivage et de l’échange sécuritaire des informations, des transactions électroniques, des identités numériques, des dossiers patients, etc. Ils amènent des innovations comme les “contrats intelligents” qui permettent d’automatiser des transactions générant des gains de productivité importants pour les organisations et facilitant la vie des consommateurs, membres, clients, citoyens; la technologie est aussi utilisée de plus en plus par des gouvernements et institutions pour la mise en place de mécanismes de votation électronique ou de consultation populaire.

“À l’heure où les vols de données sont un fléau à travers le monde, à la veille de l’arrivée de la connectivité 5G qui décuplera les données en circulation, au moment où s’amorce la révolution de l’intelligence artificielle, la technologie des registres distribués apparaît comme un élément incontournable. Elle devient un nouveau symbole de cette ère numérique qui fait des données une ressource, et de la sécurité des renseignements personnels, une condition de succès”, explique M. Rémi Quirion, Scientifique en chef du Québec et l’un des parrains du projet.

Les registres distribués permettent la décentralisation de la gestion de l’information d’une manière transparente, traçable et inviolable offrant aux États, aux entreprises et aux organisations les plus diverses un moyen d’assurer la sécurité des données et des échanges. “À brève échéance, les registres distribués pourraient devenir l’ossature technologique des transactions numériques à l’échelle mondiale avec un champ d’application illimité”, estime le professeur Kaiwen Zhang du département de génie logiciel de l’École de technologie supérieure.

Le potentiel est tel que l’une des études citées dans le livre blanc, émanant du Forum économique mondial, indique que 10 % du PIB mondial pourrait être stocké dans des registres distribués d’ici 2027.

Ce livre blanc se veut donc un premier pas afin d’aider le Québec à se positionner. Il a ainsi pour objectifs :

• De présenter cette technologie de manière simple;
• D’aider à la compréhension du potentiel transformateur et parfois perturbateur des applications qui en découlent;
• De cerner certains enjeux plus spécifiques au Québec en regard du développement et de l’utilisation des registres distribués;
• De décrire les forces et les faiblesses de l’écosystème québécois en la matière;
• De définir des pistes d’action adaptées à la réalité québécoise pour le développement de cet écosystème.

Le livre blanc recommande notamment au gouvernement du Québec de reconnaître le phénomène des registres distribués comme un enjeu économique et stratégique incontournable et d’agir en conséquence. Le comité directeur recommande ainsi au gouvernement de s’inspirer du modèle mis sur pied avec le Comité d’implantation de la grappe en intelligence artificielle, et de soutenir un groupe réunissant des experts, des entrepreneurs, des universitaires, des investisseurs pour l’aider à déterminer les meilleurs gestes à poser pour soutenir le développement de l’écosystème, développer les connaissances, stimuler l’innovation et lancer des projets pilotes.

Dans cette foulée, l’IGN propose une démarche d’appropriation des registres distribués crédible et concrète, soutenue par des experts, pour faciliter au moyen de cette technologie, la transformation numérique de l’État, de ses institutions et de l’économie. “Pour le Québec, qui est un leader de premier plan dans plusieurs technologies de pointe, qui compte une communauté d’entrepreneurs très dynamique dans les technologies numériques, la maîtrise des registres distribués devient un atout stratégique essentiel pour affirmer notre leadership dans les créneaux de la prochaine vague d’innovations”, soutient M. Jean-François Gauthier, président-directeur général de l’IGN.

Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics. L’Autorité des marchés financiers, Québec Blockchain, Catallaxy (une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton), Bitfarms, l’Université Laval, l’École de technologie supérieure ainsi que La Capitale ont aussi contribué à l’exercice. Le Scientifique en chef du Québec, Hydro-Québec, le gouvernement du Québec, Finance Montréal et le Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean ont rendu possible l’élaboration de ce livre blanc par leurs contributions financières respectives.

L’avenir de la médecine

Comment la technologie façonnera les soins aux patients et améliorera les résultats

L’adoption généralisée de la technologie modifie le fonctionnement de la médecine, des techniques de soins de santé à l’expérience du patient.

Au fur et à mesure que la technologie médicale devient plus centrée sur le patient, les résultats sont susceptibles de s’améliorer. Les experts nous expliquent ce à quoi nous pouvons nous attendre à l’avenir.

Parfois, il semble que les soins de santé ne se sont guère améliorés depuis l’époque de nos parents : Nous rencontrons encore de longues attentes pour voir un médecin, de brefs rendez-vous, des tests incessants et un ennui qui conduit les patients à ne pas se sentir concernés par leurs propres soins. Mais la dernière génération de technologie médicale promet une expérience plus saine.

Les médecins, les infirmières et les patients verront une implication accrue dans les soins médicaux, auront moins de frais généraux non médicaux et obtiendront de meilleurs résultats en matière de santé et, espérons-le, une réduction des coûts pour les patients. On s’attend à ce que les améliorations apportées aux technologies de soins médicaux apportent des avantages significatifs aux patients, leur permettant de mieux contrôler leur capacité à diriger eux-mêmes leurs soins.

Les progrès aideront également les professionnels de la santé qui sont sous pression à obtenir des résultats qui sauveront des vies tout en s’occupant de toute la paperasserie de conformité exigée aujourd’hui. De plus, les professionnels de la santé seront en mesure de mieux adapter les procédures médicales aux besoins des patients et d’établir des diagnostics plus précis et personnalisés pour orienter les traitements.

En tout cas, c’est l’intention d’un grand nombre de personnes intelligentes qui travaillent à améliorer l’expérience.

Ce que vous devez savoir

Beaucoup de choses changent, rapidement. Ce rapport de 57 pages vous donne un aperçu des technologies qui auront un impact sur les soins médicaux, dans un avenir proche et un peu plus lointain. Vous trouverez des informations sur :

– Une technologie qui améliore tous les aspects des soins aux patients
– Une réduction des coûts pour les patients
– L’amélioration de la sécurité des informations et des dispositifs
– Des espaces médicaux intelligents
– Des prescriptions qui comprennent des aliments
– L’intégration d’appareils personnels dans les soins de santé

Les soins médicaux connaissent des changements rapides à mesure que la technologie s’intègre aux processus, aux dossiers des patients, aux diagnostics et même à l’alimentation des gens. L’utilisation de l’avantage technologique et de la quantité rapidement croissante de données qui peuvent être découvertes, analysées et appliquées change le fonctionnement quotidien de la médecine.

Le présent rapport couvre les domaines suivants :

La médecine dépend de la technologie pour améliorer l’avenir : La technologie améliore tous les aspects des soins aux patients, grâce à des outils spécialisés et à des analyses plus efficaces et plus rapides, ce qui réduit la charge de travail et améliore les résultats.

L’analytique ouvre la voie à la réduction des coûts : Des améliorations allant d’une meilleure gestion des installations à des opérations plus efficaces de la chaîne d’approvisionnement entraînent une réduction des coûts pour les patients.

Les nouvelles technologies exigent une nouvelle sécurité : alors que l’IoT médical est devenu monnaie courante, le modèle de la sécurité avant tout devient primordial. Un modèle de sécurité entièrement intégré doit être déployé. Un lit d’hôpital moyen héberge aujourd’hui plus d’une douzaine de dispositifs IoT.

Les installations médicales deviennent plus intelligentes : l’intégration numérique en temps réel, les intelligences artificielles à l’échelle de l’hôpital et les installations médicales intelligentes travaillent ensemble pour améliorer les résultats des patients.

Vous êtes ce que vous mangez : Les médicaments sur ordonnance combinés à des appareils personnels intégrés auront un impact important sur les soins de santé des patients.

L’avenir des soins de santé est numérique : Les nouvelles technologies intégreront les dispositifs portables (wearable) dans les soins de santé des patients, rationaliseront et amélioreront les processus et réduiront le gaspillage – réduction des coûts, amélioration des soins rendront les patients plus heureux et en meilleure santé.