Archives par mot-clé : transformation numérique

Covid-19 : Un rapport préconise la collecte de données personnelles

Dans un rapport présenté par la délégation sénatoriale à la prospective, les membres de la Haute assemblée défendent la mise en place d’une plateforme numérique de collecte de données pour prévenir de nouvelles épidémies.

Véronique Guillotin membre du Mouvement Radical
Christine Lavarde membre du parti Les Républicains
René-Paul Savary membre du parti Les Républicains

Le rapport « CRISES SANITAIRES ET OUTILS NUMÉRIQUES : RÉPONDRE AVEC EFFICACITÉ POUR RETROUVER NOS LIBERTÉS » est disponible ici (ou copie ici).

Les recommandations n’ont pas de valeur législative à ce jour et le rapport n’est donc pas un projet de loi adopté à ce jour. Mais, le contenu de ce rapport interroge.

Pour retrouver nos libertés il faut accepter une société de contrôle maximal, un contrôle numérique de l’intrusivité dans votre vie privée. Les seules réponses à une épidémie sont les restrictions de libertés.

https://www.publicsenat.fr/article/societe/covid-19-un-rapport-du-senat-preconise-la-collecte-de-donnees-personnelles-pour

p.10 http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/delegation/prospective/PRO_Rapport_numerique_pandemies.pdf
p.13-14
p.13-14
p.15
p.23
p.23-24
p.24
p.24-25
p.25
p.43-44
p.54
p.54
p.59
p.60
p.62
p.87
p.106
Source : Institut Montaigne, avril 2020
p.133
p.133 cdh
p.137
p.139
p.144
http://www.senat.fr/notice-rapport/2020/r20-673-notice.html

Le Grand réveil de Philippe de Villiers : Grand Reset Schwab Transhumanisme

Philippe de Villiers sur Le jour d’après

Philippe de Villiers répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de son nouvel essai intitulé “Le jour d’après. Ce que je ne savais pas et vous non plus“. Pour lui, la Covid est une occasion rêvée pour tout changer, changer la société, changer de société.

Il lance la charge contre les GAFA, coupables de se saisir du Covid comme d’une fenêtre d’opportunité pour réinitialiser le monde : Davos, le Grand Reset, Klaus Schwab, l’event 201, le transhumanisme, le posthumanisme, Big Data, Big Pharma, Big Finance, 1984 de George Orwell, l’État profond, la cancel culture, tout y passe.

Sur la digitalisation du monde et le changement climatique

« On veut nous imposer une société disciplinaire du contrôle total ». Philippe de Villiers

Philippe de Villiers était également au micro d’André Bercoff

Le jour d’après nous fait entré dans un monde où au nom du tout sanitaire, on sacrifie la jeunesse ; où au nom du tout numérique, on abolit la société de voisinage, et au nom du transhumanisme, on dénature l’espèce humaine (chimère, transgénique, marchandisation du vivant, PMA, GPA etc.) le déshumanistant en marche.

 

Le temps du Grand Reset

Le Grand Reset post COVID-19 et la Quatrième révolution industrielle

Les confinements de COVID-19 peuvent se réduire progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 30. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable.

Pour parvenir à un meilleur résultat, le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Tous les pays, des États-Unis à la Chine, doivent y participer, et toutes les industries, du pétrole et du gaz à la technologie, doivent être transformées. En bref, nous avons besoin d’un “grand reset” du capitalisme.

Il existe de nombreuses raisons de poursuivre un Grand Reset, mais la plus urgente est la COVID-19. Ayant déjà entraîné des centaines de milliers de décès, cette pandémie représente l’une des pires crises de santé publique de l’histoire récente. Et comme le nombre de victimes continue d’augmenter dans de nombreuses régions du monde, elle est loin d’être terminée.

Cela aura de graves conséquences à long terme sur la croissance économique, la dette publique, l’emploi et le bien-être humain. Selon le Financial Times, la dette publique mondiale a déjà atteint son niveau le plus élevé en temps de paix.

Le programme du Grand Reset a trois composantes principales. Le premier volet consiste à orienter le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements doivent améliorer la coordination (par exemple, en matière de politique fiscale, réglementaire et budgétaire), moderniser les accords commerciaux et créer les conditions d’une “économie participative”. À une époque où les assiettes fiscales diminuent et où la dette publique explose, les gouvernements sont fortement incités à prendre de telles mesures.

En outre, les gouvernements doivent mettre en œuvre des réformes attendues depuis longtemps qui favorisent des résultats plus équitables. Selon les pays, il peut s’agir de modifications de l’impôt sur la fortune, du retrait des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence.

La deuxième composante de l’agenda du Grand Reset permet de s’assurer que les investissements font progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité. À cet égard, les programmes de dépenses à grande échelle que de nombreux gouvernements mettent en œuvre représentent une opportunité majeure de progrès. La Commission européenne, par exemple, a dévoilé des plans pour un fonds de relance de 750 milliards d’euros. Les États-Unis, la Chine et le Japon ont également des plans de relance économique ambitieux.

Plutôt que d’utiliser ces fonds, ainsi que les investissements des entités privées et des fonds de pension, pour combler les fissures de l’ancien système, il convient de les utiliser pour en créer un nouveau qui soit plus résilient, plus équitable et plus durable à long terme. Cela implique, par exemple, de construire des infrastructures urbaines “vertes” et d’inciter les entreprises à améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

La troisième et dernière priorité du programme du Grand Reset est d’exploiter les innovations de la Quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise du COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres acteurs ont uni leurs forces pour mettre au point des diagnostics, des traitements et des vaccins, établir des centres de dépistage, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui serait possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs.

La crise du COVID-19 affecte tous les aspects de la vie des gens dans tous les coins du monde. Mais la tragédie ne doit pas être son seul héritage. Au contraire, la pandémie représente une occasion rare mais étroite de réfléchir, de réimaginer et de réinitialiser notre monde pour créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.

The Great Reset: Resetting the World by The World Economic Forum

WEF

Les études du CJG – Vers un transhumanisme libéral ?

Actuellement, une révolution médicale est en cours en raison de l’accélération des progrès conjugués dans le domaine des nanotechnologies, des biotechnologies et des sciences cognitives. Il devient désormais possible non plus de simplement soigner ou guérir les êtres humains mais d’améliorer les aptitudes de ceux-ci tant au niveau physique que psychique.

Nous défendons la thèse que ces progrès peuvent être autorisés sous certaines conditions et dans certaines limites. Il n’est pas souhaitable – au nom d’une prétendue nature intangible de l’humanité – de s’opposer au principe même de cette évolution, qui ne s’est jamais interrompue depuis l’apparition des pré-hominidés, et qui permet de vivre plus vieux, en meilleure santé et avec davantage de bien-être.

Nous pensons que l’homme qui en fait librement le choix doit – au nom de le liberté morphologique – se voir reconnaître le droit d’améliorer son organisme et que, au nom du principe d’égalité des chances, ce droit doit devenir accessible à chacun et soit même, progressivement et dans les limites budgétaires disponibles financé par la sécurité sociale. Car les améliorations – impensables aujourd’hui – deviendront indispensables demain.

Il est impératif que le législateur veille à ce que le progrès des technologies s’opère de manière salutaire en traçant des lignes rouges partout où ces technologies risquent de porter atteinte à ces composantes du sujet que sont l’intimité, l’identité, le libre-arbitre, la volonté, l’autonomie, le désir, etc. Notre spécificité ne réside pas dans notre organisme qui évolue depuis toujours mais, dans des principes et valeurs fondamentaux. C’est ceux-là qu’il importe de défendre. C’est sur base de ces derniers que nous proposons d’encadrer le progrès transhumanistes par dix principes régulateurs libéraux.

Une étude réalisée par Corentin De Salle, directeur du Centre Jean Gol

Les 10 principales tendances technologiques pour 2020

Les 10 principales tendances du rapport Gartner mettent en évidence les tendances que les entreprises doivent prendre en compte dans le cadre de leur processus de planification technologique stratégique quinquennal. Ces tendances ont un impact profond sur les gens et les espaces qu’ils habitent.

Les tendances technologiques stratégiques peuvent à la fois créer des opportunités et provoquer des perturbations importantes. Les leaders de l’architecture d’entreprise et de l’innovation technologique doivent évaluer ces grandes tendances afin de déterminer comment les combinaisons de tendances peuvent renforcer leur stratégie d’innovation.

Les 10 principales tendances stratégiques en matière de technologies pour 2020 sont organisées en deux catégories : les espaces axés sur les personnes et les espaces intelligents. Il s’agit d’une organisation non structurée dont le but est de faire connaître l’impact principal et la manifestation de la tendance. Cependant, presque toutes les tendances auront un impact sur les concepts de personnes et les espaces intelligents.

Centré sur les gens :

* L’hyper-automation porte sur l’application de technologies de pointe, y compris l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, afin d’automatiser de plus en plus les processus et d’augmenter les ressources humaines.
* La multiexpérience traite de la façon dont les gens perçoivent, interagissent et contrôlent le monde numérique à travers une large gamme d’appareils et de points de contact sensoriels.
* La démocratisation explore comment créer un modèle simplifié permettant aux gens de consommer des systèmes numériques et de puiser dans une expertise automatisée au-delà de leur formation ou de leur expérience.
* L’augmentation humaine explore comment les humains sont physiquement et cognitivement augmentés par ces systèmes.
* La transparence et la traçabilité se concentrent sur les défis de la confidentialité des données et de l’éthique numérique et sur l’application de la conception, des principes opérationnels et des technologies pour accroître la transparence et la traçabilité afin de renforcer la confiance.

Espaces intelligents :

* Empowered Edge, l’Edge Computing ou “traitement des données à la périphérie” souligne la façon dont les espaces autour de nous sont de plus en plus peuplés par des capteurs et des dispositifs qui connectent les personnes les unes aux autres et aux services numériques.
* Le cloud distribué examine une évolution majeure du Cloud Computing où les applications, plates-formes, outils, sécurité, gestion et autres services sont en train de passer physiquement d’un modèle de centre de données centralisé à un modèle dans lequel les services sont distribués et fournis quand le besoin se fait sentir. Le point de besoin peut s’étendre aux centres de données clients ou jusqu’aux dispositifs de bord.
* Les objets autonomes explorent comment les choses physiques dans les espaces autour des personnes sont améliorées avec de plus grandes capacités pour percevoir, interagir, déplacer et manipuler ces espaces avec différents niveaux de guidage humain, d’autonomie et de collaboration.
* La Blockchain dans la pratique se concentre sur la manière dont la blockchain peut être exploitée dans des cas d’utilisation concrets d’entreprises, en expansion au cours des trois à cinq prochaines années.
* La sécurité de l’IA traite de la réalité de la sécurisation des systèmes alimentés par l’IA qui sont à l’origine des tendances centrées sur les personnes.

Tendance n° 4 : Augmentation humaine

L’augmentation humaine fait référence à l’amélioration des capacités humaines grâce à l’utilisation de la technologie et de la science. Les humains ont toujours utilisé la technologie et la science de cette manière.

Même avant l’introduction de l’ordinateur, des technologies telles que la machine à écrire, la photocopieuse et la presse à imprimer augmentaient la capacité humaine à créer, copier et publier du texte. Les lunettes, les appareils auditifs et les fausses dents sont tous des exemples historiques d’augmentation humaine.

L’ère de l’informatique a ajouté de nouvelles dimensions à l’augmentation humaine. Le traitement de texte, la publication assistée par ordinateur, les pages Web, les blogs et les médias sociaux élargissent considérablement notre capacité à créer et à publier du texte.

Avec l’émergence de nouvelles technologies telles que l’IoT, l’IA, les haut-parleurs intelligents et la réalité virtuelle issus de l’informatique, et les technologies telles que CRISPR provenant de la science biologique, de nouvelles possibilités en matière d’augmentation humaine apparaissent.

L’augmentation humaine explore comment la technologie peut être utilisée pour apporter des améliorations cognitives et physiques en tant que partie intégrante de l’expérience humaine. Au lieu que les ordinateurs et les applications soient en dehors de l’expérience humaine normale, ils deviennent un élément naturel – et parfois nécessaire – de l’expérience humaine quotidienne.

En outre, l’augmentation humaine inclut également des facteurs de la bio-ingénierie qui vont au-delà de l’exploitation des ordinateurs et des applications. Nous sommes déjà sur ce chemin dans une certaine mesure. Pour beaucoup de gens, les smartphones sont un outil essentiel et un compagnon constant. Les réseaux sociaux et les connexions électroniques tels que le courrier électronique sont devenus un lien primordial entre les personnes. Les produits pharmaceutiques ont augmenté l’homme bien avant l’avènement des ordinateurs.

L’augmentation humaine est un excellent exemple d’innovation combinatoire qui regroupe de nombreuses tendances, notamment :

* L’hyper-automation et le développement de systèmes experts pour démocratiser l’accès aux compétences au-delà de l’expérience et de la formation actuelles.
* L’Edge Computing et les objets autonomes, qui existent dans les espaces autour des humains et augmentent leurs capacités.

Augmentation cognitive et physique

L’augmentation humaine influe sur la façon dont nous nous déplaçons, percevons et interagissons dans les espaces physiques et numériques, ainsi que sur la façon dont nous traitons, analysons et stockons les informations. L’augmentation peut être globalement catégorisée en catégories physique et cognitive, bien que les limites entre elles se brouillent avec le temps.

L’augmentation physique améliore les capacités humaines en modifiant leurs capacités physiques inhérentes en implantant ou en hébergeant un élément technologique dans leur corps. Les secteurs de l’automobile, des mines, du pétrole et du gaz et d’autres industries utilisent des dispositifs portables pour améliorer la sécurité des travailleurs. Les appareils vestimentaires stimulent également la productivité sur le lieu de travail dans des secteurs tels que la vente au détail, les voyages et les soins de santé. L’augmentation physique comprend également l’utilisation de la biologie ou d’autres moyens pour modifier le corps humain.

Dans certains cas, l’augmentation physique remplace une capacité humaine perdue par un individu (par exemple une jambe prothétique); mais, dans certains cas, ces capacités de remplacement peuvent dépasser les capacités humaines naturelles.

L’augmentation physique peut être envisagée selon plusieurs dimensions :

Augmentation sensorielle – Audition, vision et autres dispositifs d’augmentation ou implants pour améliorer la perception. La réalité virtuelle, augmentée et mixte est un exemple actuel d’augmentation sensorielle. Dans le secteur des technologies émergentes, diverses entreprises expérimentent des lentilles de contact intelligentes pour détecter les niveaux de glucose dans les larmes et la pression intra-oculaire. Les chercheurs expérimentent également la mise au point d’un “nez électronique” imitant un nez humain.

Augmentation des organes et des fonctions biologiques – L’utilisation d’exosquelettes et de prothèses pour remplacer ou améliorer ces capacités est un domaine élargi de l’augmentation humaine. L’augmentation chirurgicale des yeux a été populaire auprès des golfeurs professionnels. Les implants cochléaires peuvent remplacer les nerfs auditifs non fonctionnels, et une technologie similaire a été utilisée pour reproduire les yeux. L’industrie cosmétique est leader dans l’amélioration des ongles, des cheveux, des yeux et de la forme des parties du corps en utilisant des implants passifs. On peut soutenir que l’industrie pharmaceutique augmente les fonctions biologiques humaines depuis des années. Les nootropiques font référence à l’utilisation de substances naturelles ou synthétiques qui peuvent améliorer les capacités mentales, bien que l’utilisation de ces substances en dehors d’un traitement pour une condition médicale spécifique soit très controversée.

Augmentation du cerveau – Il existe actuellement des implants tels qu’un stimulateur du nerf vague pour traiter les convulsions. Les implants cérébraux sont explorés pour diverses utilisations, notamment le stockage de la mémoire et les implants cérébraux pour décoder les schémas neuronaux et synthétiser la parole. Neuralink tente de développer un implant cérébral permettant de connecter le cerveau humain à des réseaux informatiques.

Augmentation génétique – Les thérapies géniques et cellulaires somatiques sont utilisées de nos jours et considérées comme moralement acceptables. Par exemple, la thérapie génique pour traiter les enfants présentant un déficit immunitaire combiné sévère est un traitement accepté. À l’avenir, la facilité d’accès aux technologies CRISPR et leur faible coût peuvent permettre un vaste génie génétique, bien que les questions éthiques soient importantes.

La cognition est le processus par lequel les humains acquièrent des connaissances grâce à des informations sensorielles, les expériences de vie, l’apprentissage et la réflexion sur ces informations, cette expérience et cette éducation. Les compétences cognitives sont utilisées pour comprendre, traiter, mémoriser et appliquer l’information afin de prendre des décisions et de prendre des mesures. L’augmentation cognitive améliore la capacité de l’être humain à penser et à prendre de meilleures décisions.

L’augmentation cognitive peut se produire par l’accès à l’information et l’exploitation d’applications sur des systèmes informatiques traditionnels et l’émergence d’une interface multiexpérience dans des espaces intelligents. Cela comprend des scénarios d’intelligence augmentée, où les humains et l’intelligence artificielle travaillent ensemble pour améliorer la performance cognitive, y compris la prise de décision et l’apprentissage. En outre, l’augmentation physique qui améliore les sens ou la capacité ou les capacités du cerveau humain alimente de nouveaux modèles d’augmentation cognitive. Cela comprend l’utilisation de médicaments intelligents et d’implants cérébraux pour stocker les souvenirs.

L’augmentation humaine offre la possibilité de réaliser la transformation numérique par la transformation humaine.

Les appareils portables (wearables) sont un exemple d’augmentation physique d’aujourd’hui. Au fur et à mesure que la maturité et l’adoption des technologies portables augmentent, les consommateurs et les employés commenceront à envisager d’autres augmentations physiques pour améliorer leur vie personnelle (c.-à-d. leur santé et leur condition physique) ou pour faire leur travail plus efficacement (c.-à-d. exosquelettes et implants).

Au cours des 10 prochaines années, les niveaux d’augmentation physique et cognitive humaine vont devenir prédominants à mesure que les individus recherchent des améliorations personnelles. Cela créera à son tour un nouvel effet de “consumérisation” dans lequel les employés chercheront à exploiter leurs améliorations personnelles – et même à les étendre – pour améliorer leur environnement de travail. D’ici 2023, 30% des organisations informatiques étendront leurs politiques de BYOD avec “apportez votre propre amélioration” pour prendre en compte les humains augmentés sur le marché du travail.

Aspects culturels et éthiques de l’augmentation humaine

L’augmentation humaine sera l’un des principaux moyens par lesquels les individus interagissent les uns avec les autres et avec les espaces intelligents qui les entourent. Les chefs d’entreprise et les responsables informatiques doivent planifier la manière dont leurs entreprises adopteront, exploiteront et s’adapteront aux changements à venir. Au fur et à mesure que les consommateurs et les employés intègrent une plus grande partie de leur vie dans une augmentation humaine amplifiant l’intelligence, les organisations devront faire face aux problèmes de transparence, de confidentialité et d’autonomie des données.

Lorsqu’elles choisissent des technologies et des méthodologies d’augmentation humaine, les entreprises doivent examiner cinq domaines principaux :

Sécurité. Les technologies d’augmentation humaine doivent atteindre et maintenir un état de risque lié à la sécurité acceptable. Ce risque concerne une surface d’attaque qui n’est plus liée à un dispositif ou à un emplacement physique spécifique, mais qui peut voyager avec le sujet humain.

Vie privée. L’augmentation humaine offre la possibilité d’accéder à des connaissances intimes et à des données relatives à l’humain qu’elle améliore. Ces données doivent être protégées.

Conformité. Les gouvernements et les organismes de réglementation publient fréquemment des réglementations et imposent des exigences de conformité, ce qui rend la conformité extrêmement complexe pour les entreprises mondiales, en particulier parce que les organismes tentent toujours de saisir les implications des technologies d’augmentation humaine.

Impact sur la santé. L’augmentation humaine peut entraîner des conséquences mentales et physiques à long terme qui pourraient ne pas être immédiatement comprises.

Éthique. La mise en œuvre de technologies et de processus d’augmentation humaine pose de graves problèmes d’éthique. Celles-ci incluent des considérations et des évaluations éthiques pour déterminer les vulnérabilités, les risques et les problèmes moraux spécifiques. Par exemple, la fracture numérique se creuse-t-elle au fur et à mesure que les individus nantis peuvent s’augmenter eux-mêmes et leurs enfants, alors que les moins nantis ne le peuvent pas ? Les réponses à ces questions sociétales deviendront de plus en plus importantes.

Les entreprises de tous types et de toutes tailles envisagent l’augmentation humaine pour obtenir divers résultats commerciaux grâce à de nombreux scénarios d’utilisation commerciale avec des horizons temporels différents. Par conséquent, ils doivent prendre en compte les leçons, les recommandations et les principes de l’expérimentation humaine lorsqu’ils commencent intentionnellement à exploiter les capacités d’augmentation humaine pour la transformation humaine.

Les entreprises doivent trouver un équilibre entre deux principes éthiques classiques – préventif et proactif – et adopter ce que Gartner appelle le “principe de précaution” :

Le principe de précaution stipule que “si une mesure ou une politique risque de causer un préjudice grave ou irréversible au public ou à l’environnement, en l’absence d’un consensus scientifique selon lequel il n’y aurait pas de préjudice, la charge de la preuve incombe à ceux qui prennent cette mesure”.

Le principe pro-actionnaire a été formulé par Max More et constitue un principe fondamental du mouvement transhumaniste. Lorsqu’il s’agit d’imposer des mesures restrictives, il présente plusieurs impératifs : “Évaluer les risques et les opportunités en fonction des données scientifiques disponible et non de la perception populaire. Tenir compte à la fois du coûts des restrictions elles-mêmes et des opportunités manquées. Privilégier les mesures proportionnelles à la probabilité et à l’ampleur des impacts et qui ont une valeur d’attente élevée. Protéger la liberté des gens de faire des expériences, d’innover et de progresser.”

Le principe de précaution établit un équilibre entre le principe de précaution et le principe proactif. Il recommande que les organisations aillent de l’avant avec l’innovation, mais uniquement d’une manière qui ne met pas en danger l’individu, l’entreprise ou l’environnement dans son ensemble.

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/intelligence-artificielle-dimensions-socio-economiques-politiques-et-ethiques/

Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs

L’Institut de gouvernance numérique dépose un livre blanc

Après plusieurs mois de travail, l’Institut de gouvernance numérique (IGN) dévoile aujourd’hui son livre blanc, Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs entourés d’acteurs impliqués et concernés par cette innovation de rupture, dont le Scientifique en chef du Québec, M. Rémi Quirion. Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics.

Le livre blanc Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs vise à éclairer les décideurs publics et la communauté d’affaires sur cette technologie transformatrice. Les registres distribués bouleversent le domaine de l’archivage et de l’échange sécuritaire des informations, des transactions électroniques, des identités numériques, des dossiers patients, etc. Ils amènent des innovations comme les “contrats intelligents” qui permettent d’automatiser des transactions générant des gains de productivité importants pour les organisations et facilitant la vie des consommateurs, membres, clients, citoyens; la technologie est aussi utilisée de plus en plus par des gouvernements et institutions pour la mise en place de mécanismes de votation électronique ou de consultation populaire.

“À l’heure où les vols de données sont un fléau à travers le monde, à la veille de l’arrivée de la connectivité 5G qui décuplera les données en circulation, au moment où s’amorce la révolution de l’intelligence artificielle, la technologie des registres distribués apparaît comme un élément incontournable. Elle devient un nouveau symbole de cette ère numérique qui fait des données une ressource, et de la sécurité des renseignements personnels, une condition de succès”, explique M. Rémi Quirion, Scientifique en chef du Québec et l’un des parrains du projet.

Les registres distribués permettent la décentralisation de la gestion de l’information d’une manière transparente, traçable et inviolable offrant aux États, aux entreprises et aux organisations les plus diverses un moyen d’assurer la sécurité des données et des échanges. “À brève échéance, les registres distribués pourraient devenir l’ossature technologique des transactions numériques à l’échelle mondiale avec un champ d’application illimité”, estime le professeur Kaiwen Zhang du département de génie logiciel de l’École de technologie supérieure.

Le potentiel est tel que l’une des études citées dans le livre blanc, émanant du Forum économique mondial, indique que 10 % du PIB mondial pourrait être stocké dans des registres distribués d’ici 2027.

Ce livre blanc se veut donc un premier pas afin d’aider le Québec à se positionner. Il a ainsi pour objectifs :

• De présenter cette technologie de manière simple;
• D’aider à la compréhension du potentiel transformateur et parfois perturbateur des applications qui en découlent;
• De cerner certains enjeux plus spécifiques au Québec en regard du développement et de l’utilisation des registres distribués;
• De décrire les forces et les faiblesses de l’écosystème québécois en la matière;
• De définir des pistes d’action adaptées à la réalité québécoise pour le développement de cet écosystème.

Le livre blanc recommande notamment au gouvernement du Québec de reconnaître le phénomène des registres distribués comme un enjeu économique et stratégique incontournable et d’agir en conséquence. Le comité directeur recommande ainsi au gouvernement de s’inspirer du modèle mis sur pied avec le Comité d’implantation de la grappe en intelligence artificielle, et de soutenir un groupe réunissant des experts, des entrepreneurs, des universitaires, des investisseurs pour l’aider à déterminer les meilleurs gestes à poser pour soutenir le développement de l’écosystème, développer les connaissances, stimuler l’innovation et lancer des projets pilotes.

Dans cette foulée, l’IGN propose une démarche d’appropriation des registres distribués crédible et concrète, soutenue par des experts, pour faciliter au moyen de cette technologie, la transformation numérique de l’État, de ses institutions et de l’économie. “Pour le Québec, qui est un leader de premier plan dans plusieurs technologies de pointe, qui compte une communauté d’entrepreneurs très dynamique dans les technologies numériques, la maîtrise des registres distribués devient un atout stratégique essentiel pour affirmer notre leadership dans les créneaux de la prochaine vague d’innovations”, soutient M. Jean-François Gauthier, président-directeur général de l’IGN.

Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics. L’Autorité des marchés financiers, Québec Blockchain, Catallaxy (une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton), Bitfarms, l’Université Laval, l’École de technologie supérieure ainsi que La Capitale ont aussi contribué à l’exercice. Le Scientifique en chef du Québec, Hydro-Québec, le gouvernement du Québec, Finance Montréal et le Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean ont rendu possible l’élaboration de ce livre blanc par leurs contributions financières respectives.

L’avenir de la médecine

Comment la technologie façonnera les soins aux patients et améliorera les résultats

L’adoption généralisée de la technologie modifie le fonctionnement de la médecine, des techniques de soins de santé à l’expérience du patient.

Au fur et à mesure que la technologie médicale devient plus centrée sur le patient, les résultats sont susceptibles de s’améliorer. Les experts nous expliquent ce à quoi nous pouvons nous attendre à l’avenir.

Parfois, il semble que les soins de santé ne se sont guère améliorés depuis l’époque de nos parents : Nous rencontrons encore de longues attentes pour voir un médecin, de brefs rendez-vous, des tests incessants et un ennui qui conduit les patients à ne pas se sentir concernés par leurs propres soins. Mais la dernière génération de technologie médicale promet une expérience plus saine.

Les médecins, les infirmières et les patients verront une implication accrue dans les soins médicaux, auront moins de frais généraux non médicaux et obtiendront de meilleurs résultats en matière de santé et, espérons-le, une réduction des coûts pour les patients. On s’attend à ce que les améliorations apportées aux technologies de soins médicaux apportent des avantages significatifs aux patients, leur permettant de mieux contrôler leur capacité à diriger eux-mêmes leurs soins.

Les progrès aideront également les professionnels de la santé qui sont sous pression à obtenir des résultats qui sauveront des vies tout en s’occupant de toute la paperasserie de conformité exigée aujourd’hui. De plus, les professionnels de la santé seront en mesure de mieux adapter les procédures médicales aux besoins des patients et d’établir des diagnostics plus précis et personnalisés pour orienter les traitements.

En tout cas, c’est l’intention d’un grand nombre de personnes intelligentes qui travaillent à améliorer l’expérience.

Ce que vous devez savoir

Beaucoup de choses changent, rapidement. Ce rapport de 57 pages vous donne un aperçu des technologies qui auront un impact sur les soins médicaux, dans un avenir proche et un peu plus lointain. Vous trouverez des informations sur :

– Une technologie qui améliore tous les aspects des soins aux patients
– Une réduction des coûts pour les patients
– L’amélioration de la sécurité des informations et des dispositifs
– Des espaces médicaux intelligents
– Des prescriptions qui comprennent des aliments
– L’intégration d’appareils personnels dans les soins de santé

Les soins médicaux connaissent des changements rapides à mesure que la technologie s’intègre aux processus, aux dossiers des patients, aux diagnostics et même à l’alimentation des gens. L’utilisation de l’avantage technologique et de la quantité rapidement croissante de données qui peuvent être découvertes, analysées et appliquées change le fonctionnement quotidien de la médecine.

Le présent rapport couvre les domaines suivants :

La médecine dépend de la technologie pour améliorer l’avenir : La technologie améliore tous les aspects des soins aux patients, grâce à des outils spécialisés et à des analyses plus efficaces et plus rapides, ce qui réduit la charge de travail et améliore les résultats.

L’analytique ouvre la voie à la réduction des coûts : Des améliorations allant d’une meilleure gestion des installations à des opérations plus efficaces de la chaîne d’approvisionnement entraînent une réduction des coûts pour les patients.

Les nouvelles technologies exigent une nouvelle sécurité : alors que l’IoT médical est devenu monnaie courante, le modèle de la sécurité avant tout devient primordial. Un modèle de sécurité entièrement intégré doit être déployé. Un lit d’hôpital moyen héberge aujourd’hui plus d’une douzaine de dispositifs IoT.

Les installations médicales deviennent plus intelligentes : l’intégration numérique en temps réel, les intelligences artificielles à l’échelle de l’hôpital et les installations médicales intelligentes travaillent ensemble pour améliorer les résultats des patients.

Vous êtes ce que vous mangez : Les médicaments sur ordonnance combinés à des appareils personnels intégrés auront un impact important sur les soins de santé des patients.

L’avenir des soins de santé est numérique : Les nouvelles technologies intégreront les dispositifs portables (wearable) dans les soins de santé des patients, rationaliseront et amélioreront les processus et réduiront le gaspillage – réduction des coûts, amélioration des soins rendront les patients plus heureux et en meilleure santé.

L’ère post-numérique approche : êtes-vous prêts ?

Le rythme de l’évolution technologique qui balaie hardiment les entreprises et la société est époustouflant – et il nous fait passer de l’ère numérique à une nouvelle réalité, une nouvelle ère qui sera celle de l’ère post-numérique.

Pourquoi le post-numérique ? Pensez à où nous en sommes aujourd’hui. Selon l’International Data Corporation (IDC), 1,25 trillion de dollars seront consacrés à la transformation numérique à l’échelle mondiale en 2019, et ce chiffre montera en flèche pour atteindre 1,97 trillion de dollars en 2022. Et plus de 60 % du PIB mondial sera numérisé, et la croissance de chaque secteur sera stimulée par des offres, des opérations et des relations améliorées par le numérique.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Les entreprises se trouvent à un tournant décisif. Dans un environnement où tout le monde dit qu’il passe au numérique, nous aurons besoin d’un nouvel ensemble de règles pour réussir. Le numérique est certes encore important, mais c’est maintenant simplement le prix d’entrée pour faire des affaires – ce n’est plus un avantage de différenciation. Quel est le secret pour créer un avantage concurrentiel dans ce monde post-numérique ? C’est ce qui est au cœur de la nouvelle vision technologique 2019 d’Accenture, le nouveau rapport des principales tendances technologiques mondiales au cours des trois prochaines années et au-delà. Le rapport explore cette ère post-numérique et les implications et impératifs stratégiques pour les entreprises.

Dans le monde post-numérique, la différenciation vient de l’application numérique de nouvelles méthodes puissantes. Les technologies nécessaires pour innover et se différencier vont au-delà de l’adoption fondamentale des outils et concepts numériques. C’est une époque où l’établissement d’une relation de confiance avec les clients, les employés, les partenaires d’affaires et les communautés grâce à une approche responsable de la technologie est la priorité absolue pour tous les dirigeants de C-suite qui veulent croître et réussir.

À quoi ressemblera cette ère post-numérique ?

Un monde où l’individualisation et les capacités instantanées à la demande permettront aux entreprises de saisir et de livrer sur des marchés ponctuels.

La prochaine vague de technologie permettra de personnaliser en profondeur les produits, les services et même l’environnement des gens – ce qu’Accenture appelle l’”individualisation” – et de les diffuser instantanément à la demande. Les entreprises pourront mieux que jamais comprendre les consommateurs, les employés, les partenaires d’affaires et leurs objectifs, et elles auront l’agilité nécessaire pour se rapprocher encore plus et agir “dans l’immédiat” pour répondre aux besoins des personnes.

En combinant l’individualisation avec des capacités instantanées à la demande, les entreprises seront en mesure de répondre aux besoins et attentes des individus dans tous les aspects de leur vie, de leur carrière ou de leurs relations d’affaires, façonnant ainsi leur réalité. Pour ce faire, les organisations devront à la fois comprendre les gens à un niveau holistique et répondre à l’évolution des besoins en un clin d’œil.

Le rythme de l’innovation ne sera jamais plus lent qu’aujourd’hui. Parce qu’il faut l’admettre, le monde est complexe et rapide comme l’éclair : 94 % des dirigeants d’entreprises et des responsables informatiques interrogés ont déclaré que le rythme de l’innovation dans leurs organisations s’était accéléré au cours des trois dernières années en raison des technologies émergentes. La loi de Moore approche de ses limites et de nouveaux types de calcul apparaissent, la technologie s’intéresse de plus en plus à tous les aspects de la vie et des expériences de travail des gens.

Bon nombre de ces progrès technologiques sont positifs. Nous avons vu des écrans éblouissants dans le diagnostic des soins de santé utilisant l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et la technologie numérique double. Plus de la moitié (3,9 billion) de la population mondiale est maintenant en ligne et utilise Internet, ce qui représente une société mondiale de l’information plus inclusive. Et les gens appliquent la technologie à bon escient, de l’adoption de la blockchain pour les efforts humanitaires à l’amélioration des pratiques agricoles et à la réduction des déchets dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire mondiale.

Mais certains impacts de la technologie ont un inconvénient qui motive le “techlash”. Il suffit d’observer le positionnement géopolitique des superpuissances de l’intelligence artificielle, ainsi que la montée de l’opinion publique exigeant des entreprises qu’elles rendent compte de ce qu’elles construisent et lancent sur le marché. La technologie s’étend même à des domaines complexes, comme l’édition génétique et le capitalisme de surveillance, qui soulèvent de nouvelles questions éthiques pour la société.

Alors que vous tracez la voie à suivre pour exploiter les innombrables possibilités qui s’offrent à votre entreprise pour prendre de nouvelles directions dans l’ère post-numérique, il est impératif que le principe directeur soit l’innovation ciblée dont le but est de créer des retombées et impacts commerciaux précieux, tout en gérant les opportunités avec responsabilité.

Tech Vision 2019, “The Post-Digital Era Is Upon Us: Are You Ready for What’s Next?” donne un aperçu du nouveau monde avec des idées novatrices, des tendances bien documentées, des résultats d’enquêtes mondiales et des points de décision sur ce qu’il faudra faire pour naviguer dans l’avenir.

Les cinq tendances sont les suivantes :

1. DARQ Power : Comprendre l’ADN du DARQ

Les nouvelles technologies sont des catalyseurs du changement, offrant aux entreprises de nouvelles capacités extraordinaires. La technologie du grand livre distribué, l’intelligence artificielle, la réalité étendue et l’informatique quantique seront le prochain ensemble de nouvelles technologies pour déclencher un changement radical, permettant aux entreprises de réimaginer des industries entières.

2. Apprenez à me connaître : Déverrouiller des consommateurs uniques et des opportunités uniques

Les interactions axées sur la technologie créent une identité technologique en expansion pour chaque consommateur. Cette base vivante de connaissances sera essentielle non seulement pour comprendre la prochaine génération de consommateurs, mais aussi pour établir des relations riches, individualisées et fondées sur l’expérience à l’ère post-numérique.

3. Humain+ Travailleur : Changer le lieu de travail ou entraver la main-d’œuvre.

Les effectifs deviennent humains+ : chaque individu est responsabilisé par ses compétences et ses connaissances ainsi que par un nouvel ensemble de capacités, en constante augmentation, rendu possible par la technologie. Désormais, les entreprises doivent adapter les stratégies technologiques qui ont permis de créer avec succès cette main-d’œuvre de la prochaine génération pour soutenir une nouvelle façon de travailler à l’ère post-numérique.

4. Sécurisez-nous pour me sécuriser : Les entreprises ne sont pas des victimes, elles sont des vecteurs.

Bien que les entreprises axées sur les écosystèmes dépendent de l’interconnectivité, ces connexions augmentent l’exposition des entreprises aux risques. Les grandes entreprises reconnaissent que, tout comme elles collaborent déjà avec des écosystèmes entiers pour offrir les meilleurs produits, services et expériences de leur catégorie, il est temps que la sécurité se joigne également à cet effort.

5. MyMarkets : Répondre aux besoins des consommateurs à la vitesse de l’éclair

La technologie crée un monde d’expériences intensément personnalisées et à la demande, et les entreprises doivent réinventer leurs organisations pour trouver et saisir ces opportunités au fur et à mesure qu’elles se présentent. Cela signifie qu’il faut considérer chaque occasion comme s’il s’agissait d’un marché individuel – un marché momentané.

Là où opportunités et responsabilités se rencontrent.

L’ère post-numérique perturbera et remodèlera les entreprises et les industries, apportant de nouvelles capacités et possibilités puissantes. Mais cela ne veut pas dire que le numérique n’est pas terminé, bien au contraire, car la plus grande partie du chemin est encore à parcourir, mais le post-numérique exige de nouvelles règles.

Comme chaque entreprise devient effectivement une entreprise numérique, le leadership dépendra de la vitesse à laquelle votre entreprise pourra continuer à maîtriser l’intelligence artificielle, la réalité étendue, la technologie des grands livres distribués, l’informatique quantique et plus encore.

L’ère post-numérique offre aux entreprises une formidable opportunité d’innover et de faire croître leurs activités, ainsi qu’un mandat sans précédent et urgent de se concentrer sur l’instauration d’un climat de confiance et d’une innovation responsable. Il est primordial de tenir compte de la protection de la vie privée, de la sécurité, de l’éthique et de la gouvernance associées à ce niveau d’accès fondé sur la technologie.

Le chemin vers l’ère post-numérique nous attend. Le rapport invite à franchir une nouvelle étape dans la transformation numérique de votre entreprise en appliquant les nouvelles technologies, en investissant dans vos talents et votre organisation pour développer des compétences post-numériques et en renforçant les relations fondées sur la confiance afin d’accroître votre succès.

Rapport Accenture Technology Vision 2019
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Accenture

Géoéconomie de l’industrie 4.0 et de l’IA

Alors que les Européens sont passés à côté des deux premières révolutions Internet, celle des produits (Apple, Microsoft…) et celle des services (Uber, Netflix, Airbnb…), la 3e révolution de l’intelligence artificielle s’annoncerait une fois de plus sous un leadership non européen. Un rapport publié par le cabinet Roland Berger a recensé le nombre de start-ups intervenant dans l’intelligence artificielle dans le monde. Dans l’ordre, nous les trouvons aux USA (1 393), en Chine (383) et en Israël (362). Le premier pays européen apparaissant dans ce classement est le Royaume-Uni (245), qui, manque de chance pour l’Union, est en plein Brexit. La France se place à la 7e place (109) et l’Allemagne en 8e (106). Vingt-quatre pays de l’UE se sont engagés à mutualiser leurs moyens pour concevoir une approche européenne de l’intelligence artificielle, mais ce sont bien le Royaume-Uni et la France qui espèrent devenir des leaders mondiaux pour guider et réguler la technologie de l’intelligence artificielle. Si la France s’est récemment saisie de cette question, c’est particulièrement la Chine qui a officiellement fait part de ses ambitions de prendre le leadership de l’intelligence artificielle d’ici 2030, en la liant aux enjeux de défense et de sécurité. Le gouvernement américain compte quant à lui conserver son avantage militaire technologique avec son plan national « Third Offset » intégrant pleinement l’intelligence artificielle.

La création d’un laboratoire européen appelé European Lab for Learning and Intelligent Systems (ELLIS) a été promue dans une lettre ouverte signée par des scientifiques du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne, de Suisse, d’Israël (un pays européen ?) et des Pays-Bas. Le projet se focaliserait sur l’apprentissage et les systèmes intelligents et serait localisé à différents endroits en employant des centaines de chercheurs, d’ingénieurs en informatique et de mathématiciens pour concurrencer les géants technologiques américains et asiatiques.

L’arrivée de l’intelligence artificielle dans l’entreprise et l’administration de l’État va profondément transformer l’industrie. L’industrie de demain communément appelée « Industrie 4.0 » ne consiste pas à automatiser davantage, mais plus intelligemment en faisant communiquer des systèmes en temps réel pour augmenter la valeur pour le client. Remplacer les hommes par les robots ne fait pas partie des objectifs de cette industrie, qui combine plutôt trois innovations technologiques clefs : l’autonomisation, l’Internet des objets et l’intelligence artificielle. Le phénomène est assez global : en Allemagne, en France, en Belgique, en Chine, aux USA, au Japon ou encore en Corée du Sud, des programmes émergent pour mettre en application ce modèle et être compétitifs (Géoéconomie, n° 82, Juin-Juillet 2017, p.37 et 38). Pour lutter face aux géants du numérique par exemple, le responsable allemand de l’économie digitale du Land Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW) compte s’appuyer sur le numérique tout en conservant l’industrie traditionnelle du pays.

Le futur de l’industrie rime avec robotisation et pertes d’emplois dans l’esprit français. En effet, en l’état actuel des choses, la robotisation amènerait une désindustrialisation encore plus poussée et une perte de marchés extérieurs sans montée en gamme ; or la France est un pays de production manufacturière de milieu de gamme avec un coût du travail plutôt élevé. Selon le think tank GenerationLibre, ces polémiques à propos de l’effet négatif des robots sur l’emploi empêchent l’émergence d’une politique de robotisation assumée. Il y a, selon son étude, une absence de corrélation significative entre robotisation et taux de chômage sur tous les niveaux de qualification. De même que dans les pays de l’OCDE : la robotisation ne conduit pas à des destructions d’emplois, mais plutôt à une modification de leur structure vers des emplois de services peu qualifiés. La fin du travail salarié n’est pas pour maintenant, car pour l’instant, la robotisation accentuerait plutôt les mécanismes historiques du capitalisme industriel, soit une intensification du travail et une perte des savoir-faire. De plus, l’accroissement de la puissance informatique est au bénéfice de la puissance publique et des intérêts entrepreneuriaux, au prix d’une recrudescence du contrôle et de la surveillance de l’État sur la vie privée des individus.

L’arrivée de l’intelligence artificielle est finalement synonyme de concurrence à l’État dans ses prérogatives traditionnelles de connaissance, de contrôle et d’administration de son corps social. Dans un premier temps, l’État prendra en main cette problématique en tant qu’outil de contrôle parmi d’autres, dans une course internationale à l’intelligence artificielle. Un second axe serait envisageable, où la juridiction humaine serait supplantée par un code plus rationnel et performant (savoir, régulation, application de décision…). Si les spéculations de l’intelligence artificielle accédant à une relative autonomie se concrétisent un jour, la puissance publique perdra le contrôle et devra remettre en question son modèle de gouvernement.