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Pass sanitaire, vers un traçage généralisé de la population

Arthur Delaborde reçoit François-Bernard Huygue, Directeur de recherche à l’institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), spécialisé sur la communication, la cyberstratégie et l’intelligence économique et Cyrille Dalmont, chercheur associé numérique à l’institut Thomas More.

@CyrilleDalmont “Aujourd’hui on se rend compte que les Etats aussi veulent collecter nos données, plus seulement les #gafam. Mais les géants du numérique n’ont pas d’armée, ni de police ou d’opposants politiques. On est sur une tendance lourde de sens…!” #PassSanitaire

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire : toutes les personnes qui croient naïvement que cet outil va disparaitre après la #CriseSanitaire se leurrent ! Le QR code va s’inscrire dans le passeport biométrique européen !”

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire permet de savoir où sont exactement les citoyens, quand et avec qui. Demain personne n’est capable de nous dire qui aura accès à ces données !” #CriseSanitaire

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire : La logique de protection des données avancée par l’Etat est factuellement fausse ! Il y a forcément un échange de données lorsque vous scannez le QR code” #COVID19

Pass sanitaire – Il faut s’inquiéter du monde qui vient. “Le 12 juillet, Emmanuel Macron a annoncé l’extension du pass sanitaire aux espaces de loisir, où il faudra bientôt présenter un QR code. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de traçage numérique et de privation de libertés”, déplorent Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont.

Le pass sanitaire est 100% compatible avec le Grand Reset

Vers une surveillance de masse ?

Ancien élève de l’ENA, Éric Verhaeghe a quitté l’administration en 2007. Entrepreneur et essayiste, il est notamment le fondateur du site Le Courrier des Stratèges, qui propose chaque jour une série d’articles en lien avec l’actualité politique et économique.

Dans son dernier ouvrage, Le Great Reset : mythes et réalités publié aux éditions Culture et Racines, Éric Verhaeghe décortique le contenu du livre Covid-19 : The Great Reset écrit par Klaus Schwab, fondateur du Forum de Davos, et Thierry Malleret, ancien collaborateur de Michel Rocard devenu consultant.

Si le livre de K. Schwab et T. Malleret, paru en juillet 2020, a fait couler beaucoup d’encre, Éric Verhaeghe s’est efforcé de faire la part des choses et de décrypter le projet porté par les auteurs à travers une lecture et une interprétation littérales.

Près d’un an après la parution du livre de K. Schwab et T. Malleret, Epoch Times a recueilli le point de vue d’Éric Verhaeghe sur les mesures politiques prises ces derniers mois en France, en Europe ou aux États-Unis afin de comprendre si elles s’inscrivaient dans le cadre idéologique du Grand Reset et si les recommandations formulées par le Forum économique mondial trouvaient un écho auprès des dirigeants occidentaux.

voir aussi : Covid-19 : Un rapport préconise la collecte de données personnelles

Résultats de la consultation sur le passeport vaccinal

Cette synthèse a été remise aux pouvoirs publics.

Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a pour rôle d’organiser les remontées des citoyens auprès du Gouvernement.

Le CESE a lancé du 17 février au 7 mars 2021 un nouveau module participatif, sur la question du passeport vaccinal. Questionnement qui émerge en effet fortement dans le débat public. La question posée était la suivante : « Que pensez-vous du passeport vaccinal, dans le cadre d’une utilisation pour accéder aux lieux aujourd’hui fermés (restaurants, cinémas, stades, musées…) ? ».

Les enseignements généraux de la consultation

Parmi les 110 507 participants à la consultation :

72,7% des participants se sont déclarés défavorables à la mise en place d’un passeport vaccinal sur le territoire national.
20,2% d’entre eux se sont au contraire déclarés très favorables.

Les personnes défavorables citent majoritairement l’atteinte aux libertés privées que constituerait un tel dispositif, tandis que les personnes favorables évoquent quant à elles la possibilité de rouvrir les lieux fermés au public.

Les participants qui se déclarent favorables au passeport vaccinal mettent majoritairement en avant la possibilité de rouvrir les lieux fermés, de voyager à nouveau ou encore de retrouver ses libertés.

A l’inverse, les participants qui se déclarent défavorables au passeport vaccinal pointent principalement l’atteinte aux libertés privées, l’incertitude concernant l’efficacité et la sûreté des vaccins, ou encore la discrimination entre les citoyens que créerait ce dispositif.

Une nécessité pour un retour à la vie normale vs. une proposition liberticide

Chez les Pour, le principal bénéfice avancé pour justifier la mise en place du passeport vaccinal est sa nécessité pour un retour à la vie normale : réouverture des lieux collectifs fermés (restaurants, musées, salles de sport…), possibilité de voyager à l’étranger et de voir ses proches sans crainte.

Les répondants acceptent cette attestation qui est jugée assez similaire aux carnets de vaccination internationaux obligatoires pour voyager dans certains pays, ou au carnet de vaccination traditionnel suivant la vaccination des enfants.

=> Condition de mise en œuvre : le passeport vaccinal ne serait toutefois accepté (et acceptable) que quand toutes les personnes volontaires auront pu être vaccinées. Les répondants insistent ainsi sur la nécessaire accélération de la campagne de vaccination

Chez les Contre, ce retour à la vie normale est beaucoup plus nuancé. Deux arguments principaux y sont opposés, un de principe, l’autre d’efficacité :

* Le passeport vaccinal créerait une discrimination entre les citoyens vaccinés et non vaccinés (notamment les personnes ne pouvant pas être vaccinées), et de fait restreindrait les libertés des derniers. Le caractère potentiellement inconstitutionnel du dispositif est ainsi mis en avant

* Le passeport vaccinal serait trop difficile à mettre en place pour qu’il soit effectif. La difficulté de réaliser les contrôles par les restaurateurs est ainsi un argument fréquent dans les réponses. Dans une moindre mesure, les participants revendiquent leur hostilité à l’idée de présenter un document à l’entrée des lieux collectifs

=> Conditions de mise en œuvre : Face à ces arguments, trois propositions sont récurrentes :

– Ne mettre en place le passeport vaccinal que pour les déplacements à l’étranger (sur le même format que le carnet de vaccination international), mais pas pour la vie quotidienne sur le territoire national
– Pour les personnes non vaccinées, pouvoir remplacer le passeport vaccinal par un test PCR négatif réalisé 72h avant
– Faire réaliser les contrôles à l’entrée des lieux collectifs par des policiers et/ou autres agents officiels

Les contre mettent également en avant les risques du vaccin encore non éprouvé (pas de retours sur son efficacité, sa dangerosité et sa compatibilité avec les nouveaux variants). Les répondants soulignent la “fausse défense” apportée par le vaccin : une personne vaccinée peut, en effet, toujours être porteuse et contagieuse.

Pour aller plus loin, nous vous invitons à télécharger la synthèse des contributions.

Résultats de la consultation sur le passeport vaccinal du Conseil économique social et environnemental (CESE)

Le Great Reset : mythes et réalités

Le Great Reset est l’idée à la mode des élites mondialisées qui gravitent autour du Forum de Davos. Mais que signifie-t-il au juste ? S’agit-il, comme on le lit parfois, du dernier projet néo-libéral destiné à balayer nos services publics ? Ou bien est-il le complot pour une domination du monde dont parlent certains ? Ce projet mérite d’être analysé et compris, car il risque d’avoir un vrai impact sur notre vie quotidienne dans les années à venir.

Le Great Reset, c’est l’appel officiel à utiliser la pandémie et les confinements pour changer les comportements sociaux et sociétaux, une occasion historique d’accélérer la quatrième révolution industrielle, celle de la digitalisation. C’est aussi un éloge de l’intervention de l’État pour imposer la transition écologique et l’économie circulaire. C’est encore une justification à la surveillance de tous les individus grâce à Internet et à la reconnaissance faciale.

Loin des fantasmes, cet opuscule propose une lecture littérale du livre de Klaus Schwab, fondateur du Forum de Davos, co-écrit avec Thierry Malleret (ancien conseiller de Michel Rocard), « COVID-19 : La grande réinitialisation » publié en juillet 2020 et en donne une interprétation conforme à sa lettre : ni complot, ni parole en l’air, le Great Reset formalise une aspiration profonde, à la fois étatiste et écologiste, qui structure la pensée dominante d’aujourd’hui.

Éric Verhaeghe, 52 ans, est ancien élève de l’ENA. Il a quitté l’administration en 2007 pour exercer diverses fonctions patronales. Il a créé plusieurs entreprises, dont Tripalio, spécialisée dans le droit des conventions collectives. Il assume ses prises de position libertariennes et anime « Le Courrier des Stratèges ».

Les tests COVID-19 basés sur CRISPR arrivent

Les tests COVID-19 basés sur la technologie d’édition du génome CRISPR pourraient bientôt être disponibles, selon le rapport de l’IEEE Spectrum.

Alors que d’autres tests rapides de détection d’antigènes peuvent être effectués en moins d’une heure, ils présentent des problèmes de sensibilité. Les tests basés sur CRISPR peuvent ne prendre que cinq minutes, tout en fournissant des résultats très fiables.

Les tests peuvent être effectués simplement à l’aide d’une application pour smartphone. Deux de ces tests, tels que décrits dans les articles publiés dans les revues Science Advances et Cell, ont permis de diagnostiquer la COVID-19 en une fraction d’heure.

A test spearheaded by researchers at the Gladstone Institutes detects coronavirus from a nasal swab by using three small CRISPR “guides” to bind viral RNA; it then produces a fluorescent glow that can be read by a smartphone. Illustration: Parinaz Fozouni et al.
A smartphone-based COVID-19 test developed at Tulane University’s School of Medicine uses CRISPR to detect coronavirus RNA in a saliva sample within 15 minutes. Illustration: Bo Ning et al.

Un test d’ARN développé par l’équipe à l’origine des recherches publiées dans Cell utilise un échantillon de prélèvement nasal. Il pourrait détecter la COVID-19 chez les personnes très contagieuses en moins de cinq minutes.

Selon l’IEEE Spectrum, les scientifiques qui ont construit des kits de diagnostic attendent maintenant l’approbation de la Food and Drug Administration.

“CRISPR est encore une méthode relativement nouvelle sur le marché, et il est intéressant de faire potentiellement partie de cette première vague de diagnostics CRISPR”, a déclaré Melanie Ott, directrice du Gladstone Institute of Virology et l’une des responsables de l’étude Cell.

Selon des recherches antérieures, la détection de traces de COVID-19 dans la salive s’est avérée beaucoup plus difficile que celle des écouvillons nasaux inconfortables. Les concentrations du virus étaient simplement beaucoup plus faibles dans la salive que dans les échantillons prélevés au fond de la gorge.

Mais grâce aux recherches publiées dans Science Advances, les scientifiques ont découvert que CRISPR est capable d’isoler le virus d’une manière beaucoup plus efficace, permettant de repérer l’ARN viral dans les échantillons de salive – et ce, avec une grande précision. Lors des tests, l’équipe a découvert que son test basé sur CRISPR ne produisait pas de faux positifs lorsqu’il était associé à d’autres agents pathogènes.

Ott et son équipe testent actuellement un prototype qui pourrait être utilisé à domicile et dont le coût est inférieur à 10 dollars.

Des passeports sanitaires biométriques sont discutés à l’approche du vaccin COVID-19

Malgré les problèmes de confidentialité et de logistique qui subsistent, des passeports d’immunité sont actuellement envisagés au Chili, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, selon Zac Cohen, directeur général de Trulioo.

L’idée sous-jacente est qu’une personne ayant obtenu un résultat négatif au test de dépistage du virus ou ayant été vaccinée contre celui-ci devrait pouvoir voyager sans craindre de propager l’infection. La preuve que la personne qui présente le certificat est la même que celle qui a reçu le vaccin se fait à l’aide de la biométrie, dans la plupart des versions.

Les experts et les législateurs ont été divisés sur la question, les opinions opposées étant la cause de frictions au sein des organisations et des gouvernements. Par exemple, en mai, Elizabeth Renieris, membre du comité consultatif technique, a démissionné de l’Alliance ID2020, en raison des risques que les passeports d’immunité font peser sur les libertés civiles.

D’autres préoccupations sont de nature logistique et sont soulignées par le Dr Edgar Whitely, expert en systèmes d’information à la London School of Economics. S’adressant à Business Insider, Whitely a déclaré que les passeports pourraient potentiellement intégrer trois types de statut différents : vacciné, récemment testé pour le virus, et récemment testé pour les anticorps.

Selon l’expert, les efforts de coordination entre les startups, les entreprises de test et les gouvernements nationaux pour créer un système fonctionnel prendraient beaucoup de temps.

“Chaque startup veut être un Amazon de son secteur, mais les choses doivent être faites correctement”, a-t-il déclaré à Business Insider. “Par définition, il n’y a pas encore de moyen de savoir exactement combien de temps ces vaccins vont faire effet, ni pour quels segments de la population ils sont les plus efficaces”.

Toutefois, malgré ces préoccupations, diverses entreprises travaillent déjà sur la création de passeports d’immunité.

En mai, par exemple, Onfido s’est associé à l’application mobile de réservation d’hôtels Sidehide pour développer l’intégration d’un passeport d’immunité biométrique à la plate-forme de réservation de voyages.

Et en août, ID2020 a certifié que le passeport d’immunité numérique développé par BLOK Bioscience était conforme à ses normes de “good ID”.

Enfin, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a déclaré en début de semaine qu’elle commencerait le mois prochain les essais d’une carte de transport biométrique numérique (IATA Travel Pass), conçue pour garantir la réouverture des frontières en toute sécurité dans le monde entier.

Une position intermédiaire entre les partisans et les opposants aux passeports d’immunité a été envisagée par la société Nomidio, qui a présenté des arguments à la UK House of Commons Science and Technology Committee en juillet. Dans ce document, Nomidio soutient qu’un service d’identité basé sur le cloud avec un cryptage fort pourrait aider à sécuriser la vie privée, et à préserver les droits de l’homme et les libertés civiles dans un système d’identité centralisé.

Alors que le monde se rapproche d’un vaccin COVID-19, l’idée d’un passeport d’immunité fait son chemin et continuera d’être étudiée par les gouvernements et les entreprises technologiques.

The Guardian, Financial Times, Centre for Data Ethics and Innovation Blog

La biométrie dans le top 5 des technologies émergentes

La biométrie a gagné deux places sur la liste du “Top 10 des technologies émergentes pour 2020” de la communauté des technologies émergentes de CompTIA, devançant la robotique et la blockchain pour prendre la cinquième place.

L’intelligence artificielle et la 5G seront les moteurs de la révolution technologique, selon le communiqué, et sont suivies par l’Internet des objets (IoT) et l’informatique sans serveur (ou serverless computing). La troisième édition présente les technologies émergentes qui offrent les possibilités les plus immédiates de nouvelles opportunités d’affaires et de revenus pour les entreprises technologiques.

“Des deux, l’IA va probablement avoir l’impact le plus important à court terme car elle est intégrée dans presque tous les systèmes logiciels et est utilisée dans l’automatisation des processus pour fabriquer des systèmes de plus en plus intelligents”, déclare John Rice, président de Think Channel et membre du Conseil exécutif de CompTIA. “L’effet de la 5G prendra un peu plus de temps à se manifester, mais son impact ne sera pas moindre, car elle offre la vitesse accrue et la latence réduite nécessaires pour donner aux autres technologies les bases dont elles ont besoin pour atteindre leur potentiel”.

La reconnaissance faciale devrait atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2025

Le marché global de la reconnaissance faciale devrait croître encore plus rapidement, avec un taux de croissance annuel moyen de 18,84 %, passant de 3,54 milliards de dollars en 2019 à 9,99 milliards de dollars en 2025, grâce aux systèmes de vidéosurveillance et de détection des crimes, selon l’étude de marché Valuates.

Le rapport “Global Facial Recognition Software Market Report…” couvre l’impact de l’adoption de la biométrie faciale pour différentes applications, notamment les contrôles aux frontières, les implémentations de smartphones et les cas d’utilisation en entreprise. Il explore la répartition entre les systèmes 3D et 2D, ainsi que les marchés régionaux, dans lesquels l’Asie-Pacifique devrait connaître la plus forte croissance.

Selon un nouveau rapport de MarketsandMarkets, le taux de croissance du marché mondial de la reconnaissance faciale est de 17,1 % cette année. Les revenus passeront de 3,8 milliards de dollars en 2020 à 4,5 milliards l’année prochaine, selon le rapport “COVID-19 Impact on Facial Recognition Market…“.

La reconnaissance faciale basée sur le cloud devrait connaître les gains les plus importants, tandis que pour les projets gouvernementaux et de la défense, souvent liés au suivi COVID-19, la croissance sera la plus forte par rapport aux autres secteurs. Le rapport suggère que l’Asie-Pacifique connaîtra la plus forte croissance parmi les régions.

La reconnaissance des gestes est promise à une croissance énorme

Le rapport “Gesture Recognition in Consumer Electronics Market – Forecast (2020 – 2025)” d’IndustryARC prévoit un taux de croissance annuel moyen de 34,9 % entre 2018 et 2023, ce qui portera le marché à 4,85 milliards de dollars, les fabricants cherchant à améliorer l’ergonomie et la facilité d’utilisation de leurs produits.

Environ la moitié de cette croissance se situera dans la région Asie-Pacifique, et elle sera répartie entre les smartphones, les tablettes, les ordinateurs portables, les PC, les télévisions, les boîtiers décodeurs (settop box) et autres appareils. L’évolution des maisons intelligentes alimentées par des appareils connectés est considérée comme une opportunité de marché potentielle. Le rapport examine également les tendances du marché, les types de gestes, les types de capteurs et les leaders du marché.

Les capteurs d’empreintes digitales capacitifs et tactiles en tête du marché jusqu’en 2030

Un nouveau rapport de Prescient & Strategic Intelligence “Fingerprint Sensors Market Research Report…“, prévoit que le marché mondial des capteurs d’empreintes digitales connaîtra une forte croissance de 13,6 % entre 2020 et 2030, stimulée par la demande de projets du secteur public et de l’électronique grand public.

Comme pour la reconnaissance faciale, l’Asie-Pacifique devrait être la région avec le plus fort taux de croissance, bien que le marché américain devrait dépasser tous les marchés avec 2,4 milliards de dollars en 2030, sur la base d’un TCAC de 9,8 % sur la période de prévision.

Le secteur BFSI devrait connaître la croissance verticale la plus rapide du marché, en grande partie grâce à l’émergence des cartes de paiement biométriques et les capteurs de contact devraient continuer à générer des revenus plus élevés jusqu’en 2030, selon le rapport. Les capteurs capacitifs devraient également continuer à être le type de capteur le plus répandu.

La biométrie électronique grand public va doubler d’ici 2025

Selon un autre rapport, le marché de la biométrie grand public devrait approximativement doubler entre 2019 et 2025, passant de 4,17 à 8,27 milliards de dollars pour un TCAC de 12,08 %. Le rapport intitulé “Consumer Electronic Biometrics Market Research Report…” ventile le marché par capteur, application, utilisateur final et zone géographique, et détaille les principaux fournisseurs.

Un rapport de Mercator Advisory Group sur la biométrie : “Biometrics: Driven by Standardized Authentication, Adopted by Consumer” suggère entre-temps que la popularité croissante de l’authentification biométrique sur les appareils mobiles sera encouragée à se poursuivre par des réglementations telles que la directive PSD2 (Payment Services Directive 2 ou Directive sur les services de paiement DSP 2).

“L’authentification par la biométrie est rapidement adoptée par les consommateurs, parce que les fabricants ont permis son utilisation, et parce que la norme d’authentification créée par FIDO Alliance a augmenté la facilité avec laquelle les authentificateurs peuvent utiliser la biométrie mobile sur le web et diminuer les problèmes d’authentification pour les consommateurs”, commente David Nelyubin, analyste de recherche et co-auteur du rapport.

Authentification biométrique via un smartphone

Le marché de l’authentification biométrique avec les smartphones est examiné dans un rapport d’AE Research, incluant l’effet du COVID-19. Le rapport “Biometric Authentication for Smartphone Market Report” prévoit une croissance du secteur jusqu’en 2025, décrit les moteurs du marché et les principaux défis, et examine le marché par région, par type de produit et d’application, ainsi que les principaux acteurs.

La COVID-19 va-t-elle favoriser l’essor des technologies biométriques ?

Des scanners de reconnaissance faciale qui ouvrent nos smartphones aux appareils médicaux qui surveillent nos pulsations cardiaques, les technologies biométriques sont devenues un élément presque incontournable de notre vie quotidienne. Mais alors que ces technologies continuent à se développer dans le monde entier, peu de pays les ont encore largement intégrées dans leurs infrastructures publiques.

Le coronavirus a été un avertissement. Après le succès rencontré dans des pays comme Taïwan et la Corée du Sud qui ont utilisé la biométrie pour prévenir la propagation du virus, les pays du monde entier pourraient chercher à reproduire des stratégies similaires dans leur propre déploiement de la technologie. À mesure que la biométrie fait son chemin dans l’infrastructure publique, cela ouvre la porte à de nouveaux cas d’utilisation pour rendre les communautés plus sûres et les conditions de vie plus pratiques. Mais quelle est la probabilité de cette révolution biométrique, et à quoi ressemblerait-elle réellement ?

Préparer le terrain

Taïwan a été l’un des pays qui a réagi le plus rapidement à la COVID-19, et l’utilisation de capteurs de température dans les aéroports et les lieux publics a été un facteur clé de son succès pour contenir le nombre d’infections. Pour reproduire ce succès, les gouvernements et les entreprises des pays peuvent explorer de nouveaux partenariats pour déployer ces technologies dans leurs propres espaces publics.

Les gouvernements locaux et fédéraux contrôlent l’accès aux aéroports, aux centres de transit et aux bâtiments municipaux où l’infrastructure biométrique sera la plus importante. Dans de nombreux cas, les agences gouvernementales travaillent déjà avec des entreprises privées pour mettre en place des garanties biométriques dans leurs propres installations. Mais en travaillant ensemble pour développer cette relation, les deux parties peuvent jeter les bases pour faire des systèmes biométriques un élément essentiel de l’infrastructure publique.

La prochaine étape de l’expérience client

L’inspiration pour un plus grand déploiement des systèmes biométriques peut venir de la pandémie mais, comme nous le savons par notre propre utilisation de la biométrie dans notre vie quotidienne, les technologies ne sont pas limitées à la santé publique. Une fois les bases jetées, les solutions d’identification biométriques offrent également un outil précieux aux entreprises pour améliorer leur expérience client.

Par exemple, la file d’attente pour entrer dans votre centre sportif ou votre salle de musique préférée. La sécurité vous fait faire la queue, tandis qu’un par un ils vérifient votre visage, votre carte d’identité et votre billet. C’est un processus manuel qui prend beaucoup de temps, mais si ces lieux sont en mesure d’utiliser la reconnaissance faciale dans le cadre d’un investissement plus large dans l’utilisation publique de la biométrie, les personnes peuvent confirmer sans problème leur identité et la validation de leur billet simplement en passant devant un scanner. Ce n’est là qu’un exemple, mais le principe reste le même pour d’innombrables autres : il s’agit d’une expérience nettement améliorée pour le client, qui ajoute une couche de sécurité supplémentaire aux lieux publics et permet aux entreprises de gagner du temps et d’économiser sur les méthodes de vérification plus traditionnelles.

La sécurité biométrique, c’est aussi la sécurité numérique

Avec l’intégration croissante de la biométrie dans notre infrastructure publique de base, le citoyen moyen devrait bénéficier non seulement de la sécurité publique et de l’expérience client, mais aussi d’une sécurité accrue de ses informations personnelles. Historiquement, les États-Unis et les pays d’Europe de l’Ouest ont évité des déploiements aussi larges en raison de préoccupations liées à la surveillance gouvernementale de type “big brother”. Mais tant que l’utilisation de la biométrie en public est gérée de manière responsable, la technologie peut être une ressource précieuse pour la sécurité, et non pour l’intrusion.

Pensez à votre téléphone – à quelle fréquence y accédez-vous par reconnaissance faciale plutôt que par un mot de passe ? Ce n’est pas seulement parce que c’est plus facile, mais parce que les motifs uniques de votre visage sont infiniment plus complexes qu’un code à quatre chiffres. La majorité des consommateurs préfèrent déjà la biométrie aux mesures de sécurité traditionnelles et, à mesure que cette technologie se répand dans les espaces publics, les entreprises ont l’occasion de mettre davantage en évidence la manière dont elles protègent les données de leurs clients lorsqu’ils prennent le bus, font des achats, etc.

Alors, à quoi ressemble l’avenir de la biométrie ? Il est impossible de savoir exactement comment le déploiement à grande échelle se déroulera dans les années à venir, mais le coronavirus est susceptible de devenir un catalyseur pour un investissement public beaucoup plus large dans cette technologie dans le monde entier. Nous avons déjà pu constater que quelques pays ont réussi à utiliser la biométrie pour endiguer la propagation de la pandémie. Le développement des technologies biométriques dans l’espace public contribuera à rendre les communautés plus sécurisées, nos vies plus faciles et nos identités plus sûres.

Biometric Update

Apple et Google lancent une app pour traquer le coronavirus

L’application vous avertira si vous avez côtoyé quelqu’un qui a été testé positif.

Apple et Google s’associent officiellement pour développer une application de suivi du coronavirus conçue pour vous dire si vous avez récemment été exposé à une personne dont le test COVID-19 s’est révélé positif.

L’idée est de tirer parti de la vaste portée commerciale des deux méga-entreprises pour suivre la propagation du coronavirus. L’application est centrée sur l’idée de “traçage de contacts”, qui consiste essentiellement à garder un œil sur qui est porteur du virus et à qui le virus aurait pu être transmis.

La technologie Bluetooth permet aux appareils de mesurer la proximité d’autres appareils. Comme le coronavirus peut être transmis en étant proche de ceux qui en sont atteints, les applications utilisant cette technologie pourraient indiquer si une personne a été en contact étroit avec quelqu’un qui s’est précédemment auto-enregistré comme ayant été testé positif au COVID-19.

Selon le communiqué de presse, les deux entreprises prévoient de lancer des interfaces de programmation d’applications (API) en mai qui permettront à l’application de fonctionner sur les plateformes et appareils mobiles Apple iOS et Google Android.

Les applications des autorités de santé publique utiliseront le logiciel pour commencer à collecter des données – et potentiellement informer les utilisateurs s’ils sont en danger.

Selon un communiqué, une véritable plateforme de recherche de contacts basée sur le Bluetooth sera mise en service dans les prochains mois.

Afin de préserver l’anonymat de ceux qui utilisent l’application, Google et Apple affirment que les informations envoyées seront traitées de manière à protéger la vie privée.

“La liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact ne quitte jamais votre téléphone”, selon la documentation officielle. L’application nécessitera également un “consentement explicite de l’utilisateur”.

The Verge