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La NASA a prévu de faire un “bouclier magnétique” pour terraformer Mars

De nombreux scientifiques et amateurs de science-fiction ont, au fil des ans, spéculé sur la possibilité de terraformer Mars. Trouvant des moyens novateurs pour rendre la surface de la planète rouge progressivement plus propice à la vie humaine. Beaucoup d’idées et de modèles ont été trouvés et créés dans l’espoir d’un terraformage réussi. Des ingénieurs ont conçu une enveloppe qui pourrait être placée autour d’une petite planète, permettant de la protéger du rayonnement et de faciliter la création d’une atmosphère au fil du temps. D’autres pensaient qu’en décomposant la croûte martienne ils pouvaient libérer suffisamment de CO2 pour construire une atmosphère. Il y a eu de nombreuses tentatives, mais le rayonnement cosmique et solaire couplés avec l’atmosphère insurvivable et le terrain sec finissent toujours par en faire trop.

Et bien que le concept de terraformation de Mars ne soit pas totalement impossible, pour le faire avec succès, il faudrait la protéger contre le rayonnement cosmique, le rayonnement solaire et les vents solaires, augmenter la température de la planète, ajouter de l’oxygène et de l’azote à l’atmosphère et faire tout cela d’une manière qui pourrait être autosuffisante. Ce n’est pas impossible, mais cela pose aujourd’hui de sérieux obstacles.

En dépit de toutes ces difficultés, les scientifiques n’ont pas cessé d’essayer de trouver des moyens inventifs pour terraformer Mars. La NASA a récemment proposé une stratégie unique qui montre une solution prometteuse et qui pourrait résoudre certains de ces problèmes : un bouclier magnétique. Le consensus scientifique actuel est que l’atmosphère de Mars a été perdue à cause des vents solaires et de la disparition du champ magnétique de la planète, cette solution s’avère donc prometteuse. Le champ magnétique de Mars protégeait autrefois la planète rouge tout en soutenant une atmosphère (et de l’humidité), et les scientifiques de la NASA pensent qu’il peut être artificiellement restauré.

Selon le Dr Jim Green, directeur de la Division des Sciences Planétaires de la NASA, « À l’avenir, il est tout à fait possible qu’une structure gonflable puisse générer un dipôle magnétique à un niveau de 1 à 2 Tesla (ou 10 000 à 20 000 Gauss) comme bouclier actif contre le vent solaire. »

L’équipe de recherche travaillant sur cette idée a récemment effectué une simulation avec leur magnétosphère artificielle, grâce au Community Coordinated Modeling Center (CCMC). Ils ont découvert que leur bouclier dipolaire pourrait protéger contre le vent solaire et aider à équilibrer l’atmosphère martienne. Parce que le bouclier fonctionnerait comme un champ magnétique artificiel, l’atmosphère continuerait effectivement à s’épaissir au fil du temps.

Cela pourrait être une autre étape dans la longue lignée des concepts de terraformation, mais cette solution se montre comme particulièrement concrète. Parce que cela pourrait aider à créer réellement une meilleure atmosphère au fil du temps et que cela peut effectivement être simulé dans un laboratoire, il est possible que l’avenir de la terraformation commence par des aimants.

Traduction Thomas Jousse

Universe Today, NASA, Discover, Futurism

La NASA va créer le point le plus froid de l’univers connu

Artist’s concept of an atom chip for use by NASA’s Cold Atom Laboratory (CAL) aboard the International Space Station. CAL will use lasers to cool atoms to ultracold temperatures. Credit: NASA

Cet été, une boîte de la taille d’une glacière se rendra sur la Station Spatiale Internationale (ISS). Une fois ici, elle deviendra le point le plus froid de l’univers – plus de 100 millions de fois plus froid que l’espace profond lui-même. Les instruments à l’intérieur de la boîte – un « couteau » électromagnétique, des lasers et une chambre à vide – ralentiront les particules de gaz jusqu’à ce qu’elles soient presque immobiles, les amenant à juste un milliardième de degré au-dessus du zéro absolu.

Cette boîte et ses instruments sont appelés le Cold Atom Laboratory (CAL). CAL a été développé par Jet Propulsion Laboratory (JPL), financé par la NASA. En ce moment au JPL, CAL est en phase d’assemblage final et se prépare pour son voyage dans l’espace, prévu pour août 2017. CAL sera transporté sur le CRS-12 de SpaceX.

Une fois dans l’espace sur l’ISS, cinq équipes scientifiques utiliseront CAL pour mener des expériences. Parmi eux se trouve l’équipe dirigée par Eric Cornell, l’un des scientifiques qui a remporté le prix Nobel pour la création de condensats de Bose-Einstein en laboratoire en 1995.

Les atomes qui sont refroidis à des températures extrêmes peuvent former un état unique de la matière : un condensat de Bose-Einstein. Cet état est important scientifiquement parce qu’en lui, les lois de la physique quantique prennent le dessus et nous pouvons observer la matière se comporter plus comme des ondes et moins comme des particules. Cependant, ces rangées d’atomes, qui se déplacent ensemble comme des ondes, ne peuvent être observées que pendant des fractions d’une seconde sur Terre parce que la gravité amène les atomes à se déplacer vers le sol. CAL parvient à achever de nouvelles basses températures pour une observation plus longue de ces formes d’ondes mystérieuses.

Bien que la NASA n’ait jamais observé ou créé des condensats de Bose-Einstein dans l’espace, les atomes ultra-froids peuvent maintenir leurs formes ondulées plus longtemps pendant leur chute libre sur la Station Spatiale Internationale. Le scientifique du projet JPL, Robert Thompson, estime que le CAL rendra les condensats de Bose-Einstein observables pendant cinq à dix secondes. Il croit également que les améliorations apportées aux technologies CAL pourraient permettre des centaines de secondes de temps d’observation.

« L’étude de ces atomes hyper-froids pourrait remodeler notre compréhension de la matière et la nature fondamentale de la gravité », a déclaré Thompson. « Les expériences que nous ferons avec le Cold Atom Lab nous donneront un aperçu de la gravité et de l’énergie noire – certaines des forces les plus omniprésentes de l’univers. »

Ces expériences pourraient potentiellement conduire à des technologies améliorées, y compris les ordinateurs quantiques, les capteurs et les horloges atomiques pour la navigation sur les engins spatiaux. Selon Kamal Oudrhiri, directeur adjoint du projet de CAL, les applications de détection d’énergie sombre sont « particulièrement excitantes ». Les modèles physiques actuels indiquent que l’univers est composé d’environ 68 % d’énergie sombre, 27 % de matière noire et 5 % de matière ordinaire.

« Cela signifie que même avec toutes nos technologies actuelles, nous sommes toujours aveugles sur 95 % de l’univers », a déclaré Oudrhiri. « Comme une nouvelle lentille dans le premier télescope de Galileo, les atomes froids ultra-sensibles dans le Cold Atom Lab ont le potentiel pour débloquer de nombreux mystères au-delà des frontières de la physique connue. »

traduction Thomas Jousse

Phys.org, Nobel Prize, Futurism

Infléchir le futur ? Le transhumanisme comme auto-transcendance

Vincent Guérin, International Psychology, Practice and Research, 6, 2015


Résumé : Comment le transhumanisme oriente-t-il notre futur ? Entre l’eschatologie de la singularité technologique et la société de l’abondance promise par les nouvelles technologies (NBIC), il s’agit de saisir l’émergence et la diffusion d’une transcendance opératoire, son « inquiétante étrangeté ».


« The best way to predict the future is to create it yourself. » (17e loi de Peter H. Diamandis)

Introduction

Dans cet article, nous allons nous intéresser à la « communauté » des « singularitariens » de la Silicon Valley (Grossman, 2011). Deux de ses figures, Ray Kurzweil et Peter H. Diamandis ont créé, en 2008, l’université de la singularité. Son ambition : préparer l’humanité au changement induit par une accélération technologique à venir annoncée comme foudroyante. Cette entreprise qui prépare l’avenir tout en favorisant leurs ambitions. Au final, il s’agit d’explorer le tissage des forces en présence, mais aussi la réthorique utilisée par les « ingénieurs » singularitariens pour stimuler, orienter des recherches « stratégiques » devant favoriser leurs desseins. Sont-ils en mesure d’infléchir le futur, le faire advenir ?

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Sommaire :

La singularité technologique : enfer ou âge messianique ?

L’Université de la singularité

La possibilité de l’abondance

Conclusion

Bibliographie

Le prix Nobel de Physique hongrois Dennis Garbor affirme que « tout ce qui est techniquement faisable doit être réalisé, que cette réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable » (Gabor, 1973) ⇒ Le transhumanisme : Ce qui est possible est-il toujours souhaitable ?

 

La perspective d’une gravité artificielle

Travailler pour rendre la vie des astronautes plus simple et moins néfaste pour la santé est un grand objectif pour la NASA. Le vrai problème est en fait de limiter les effets de l’apesanteur sur le corps humain. La Science-Fiction a émis la solution de la gravité artificielle. Cependant, comme le montre cette vidéo, ce n’est pas une prouesse facile.

La gravité artificielle pourrait certainement être une possibilité avec la technologie actuelle. Malheureusement, nous sommes limités par les coûts et la disponibilité des matériaux. Grâce à l’utilisation de la force centrifuge, une station spatiale tournante serait capable de générer une gravité artificielle. Cependant, elle devrait tourner à une vitesse très rapide. Alternativement, elle devrait être assez grande pour ne pas avoir besoin de vitesse. Le compromis se trouve entre être trop grand pour construire ou tourner trop rapidement pour être pratique.

Fabriquer quelque chose d’aussi énorme que les modèles de science-fiction auraient un certain coût. Construire les stations spatiales éponymes du film de 2013 Elysium exigerait 500 000 personnes contribuant chacun à hauteur de $10 millions. D’autant plus, de l’aluminium devrait être extrait des astéroïdes étant donné que le ravitaillement terrestre ne serait pas suffisant.

Traduction Thomas Jousse 

ScienceAlert

Une nouvelle technologie installée sur l’ISS pour former un ‘Internet’ à l’échelle du système solaire

Alors que plus d’investissement et d’innovation est donné à l’exploration spatiale, l’ISS devient un lieu très occupé. Et avec les colonies lunaires et les missions habitées vers Mars devenant de plus en plus réelle, la station âgée de presque vingt ans est dans le besoin d’une mise à niveau.

Et elle en reçoit une. Une nouvelle technologie a été installée sur l’ISS, et est conçue pour former la base d’un réseau similaire à internet couvrant la totalité (ou presque) de notre voisinage cosmique. Cela s’appelle DTN, ou Delay/Disruption Tolerant Network (Réseaux tolérants aux délais).

DTN solar system, credit NASA

C’est tout simplement Internet. Pour l’ensemble de notre système solaire.

Les protocoles traditionnels d’Internet requièrent que tous les nœuds du chemin de transmission soient disponibles au même instant. Mais pour le DTN, ce n’est pas le cas. Le DTN marche en fournissant un réseau de données fiable et automatique, « déposer et expédier », qui stocke des faisceaux partiels de données dans des nœuds le long d’un chemin de communication, jusqu’à ce que les parties puissent être expédiées ou retransmissent, puis réassemblée à la destination finale.

Ces destinations pourraient inclure des stations à la surface de la Terre, des vaisseaux robotiques dans l’espace profond, ou même des colonies humaines.

Cela fait que le réseau est très résilient, même si les planètes bloquent le chemin de communication, le message serait toujours reçu.

Bénéfices

L’ISS a récemment ajouté le DTN à son Telescience Resource Kit (TReK), faisant du satellite la première pièce dans ce que la NASA décrit comme un éventuel internet à l’échelle du système solaire.

Etant donné que la conception a été faite pour résister aux environs incertains de l’espace, il est logique de penser que ce sera applicable aux zones sujettes aux catastrophes, où de telles conditions existent aussi.

« Notre expérience avec le DTN sur la station spatiale conduit à des applications terrestres supplémentaires, spécialement pour les communications mobiles dans lesquelles les connections peuvent être erratiques et discontinues », a déclaré le Dr. Vinton G. Cerf de Google, un chercheur invité au Jet Propulsion Laboratory de la NASA travaillant sur le DTN.

Pour rendre les protocoles plus acceptés et utilisés, plusieurs implémentations de DTN sont accessibles au public en code Open-source.

Traduction Benjamin Prissé

Science Alert

Singularity University ouvre une antenne à Genève

Avec le soutien de Google et de la NASA, la Singularity University a pour vocation d’offrir aux décideurs un avant-goût des ruptures économiques, politiques et sociales à venir, induites par les nouvelles technologies. Objectif : les préparer à agir dans l’intérêt de l’espèce humaine.

La Faculté insolite s’est installée dans les locaux de la Fongit, la pouponnière locale pour jeunes pousses. «Nous visons à importer la formule californienne pour la croiser avec le terrain d’élevage romand en matière d’innovation et d’excellence», précise Nicoletta Iacobacci.

lire l’article sur Le Temps.ch

Stephen Petranek : Vos enfants pourraient vivre sur Mars. Voici comment ils vont survivre

Le journaliste Stephen Petranek estime que d’ici 20 ans, les humains vivront sur Mars. Dans ce discours, Petranek annonce que l’homme deviendra une espèce spatiale et décrit en détail d’une manière fascinante, comment nous allons faire de Mars notre prochaine maison. “Les humains survivront quoi qu’il arrive sur terre”, dit Petranek. “Nous ne serons jamais la dernière de notre espèce.”


Comment notre droit à explorer l’espace repose sur nous en devenant des cyborgs ?


transcription

00:12 Strap yourselves in, we’re going to Mars.

00:16 Not just a few astronauts — thousands of people are going to colonize Mars. And I am telling you that they’re going to do this soon. Some of you will end up working on projects on Mars, and I guarantee that some of your children will end up living there.

00:32 That probably sounds preposterous, so I’m going to share with you how and when that will happen. But first I want to discuss the obvious question: Why the heck should we do this?

00:44 12 years ago, I gave a TED talk on 10 ways the world could end suddenly. We are incredibly vulnerable to the whims of our own galaxy. A single, large asteroid could take us out forever. To survive we have to reach beyond the home planet. Think what a tragedy it would be if all that humans have accomplished were suddenly obliterated.

01:07 And there’s another reason we should go: exploration is in our DNA. Two million years ago humans evolved in Africa and then slowly but surely spread out across the entire planet by reaching into the wilderness that was beyond their horizons. This stuff is inside us. And they prospered doing that. Some of the greatest advances in civilization and technology came because we explored.

01:36 Yes, we could do a lot of good with the money it will take to establish a thriving colony on Mars. And yes we should all be taking far better care of our own home planet. And yes, I worry we could screw up Mars the way we’ve screwed up Earth.

01:53 But think for a moment, what we had when John F. Kennedy told us we would put a human on the moon. He excited an entire generation to dream. Think how inspired we will be to see a landing on Mars. Perhaps then we will look back at Earth and see that that is one people instead of many and perhaps then we will look back at Earth, as we struggle to survive on Mars, and realize how precious the home planet is.

02:22 So let me tell you about the extraordinary adventure we’re about to undertake. But first, a few fascinating facts about where we’re going. This picture actually represents the true size of Mars compared to Earth. Mars is not our sister planet. It’s far less than half the size of the Earth, and yet despite the fact that it’s smaller, the surface area of Mars that you can stand on is equivalent to the surface area of the Earth that you can stand on, because the Earth is mostly covered by water.

02:54 The atmosphere on Mars is really thin — 100 times thinner than on Earth — and it’s not breathable, it’s 96 percent carbon dioxide.

03:03 It’s really cold there. The average temperature is minus 81 degrees, although there is quite a range of temperature.

03:12 A day on Mars is about as long as a day on Earth, plus about 39 minutes. Seasons and years on Mars are twice as long as they are on Earth.

03:23 And for anybody who wants to strap on some wings and go flying one day, Mars has a lot less gravity than on Earth, and it’s the kind of place where you can jump over your car instead of walk around it.

03:35 Now, as you can see, Mars isn’t exactly Earth-like, but it’s by far the most livable other place in our entire solar system.

03:44 Here’s the problem. Mars is a long way away, a thousand times farther away from us than our own moon. The Moon is 250,000 miles away and it took Apollo astronauts three days to get there. Mars is 250 million miles away and it will take us eight months to get there — 240 days. And that’s only if we launch on a very specific day, at a very specific time, once every two years, when Mars and the Earth are aligned just so, so the distance that the rocket would have to travel will be the shortest. 240 days is a long time to spend trapped with your colleagues in a tin can.

04:29 And meanwhile, our track record of getting to Mars is lousy. We and the Russians, the Europeans, the Japanese, the Chinese and the Indians, have actually sent 44 rockets there, and the vast majority of them have either missed or crashed. Only about a third of the missions to Mars have been successful.

04:48 And we don’t at the moment have a rocket big enough to get there anyway. We once had that rocket, the Saturn V. A couple of Saturn Vs would have gotten us there. It was the most magnificent machine ever built by humans, and it was the rocket that took us to the Moon. But the last Saturn V was used in 1973 to launch the Skylab space station, and we decided to do something called the shuttle instead of continuing on to Mars after we landed on the Moon. The biggest rocket we have now is only half big enough to get us anything to Mars.

05:23 So getting to Mars is not going to be easy and that brings up a really interesting question … how soon will the first humans actually land here?

05:36 Now, some pundits think if we got there by 2050, that’d be a pretty good achievement.

05:42 These days, NASA seems to be saying that it can get humans to Mars by 2040. Maybe they can. I believe that they can get human beings into Mars orbit by 2035. But frankly, I don’t think they’re going to bother in 2035 to send a rocket to Mars, because we will already be there.

06:04 We’re going to land on Mars in 2027. And the reason is this man is determined to make that happen. His name is Elon Musk, he’s the CEO of Tesla Motors and SpaceX. Now, he actually told me that we would land on Mars by 2025, but Elon Musk is more optimistic than I am — and that’s going a ways — so I’m giving him a couple of years of slack. Still … you’ve got to ask yourself, can this guy really do this by 2025 or 2027?

06:39 Well, let’s put a decade with Elon Musk into a little perspective. Where was this 10 years ago? That’s the Tesla electric automobile. In 2005, a lot of people in the automobile industry were saying, we would not have a decent electric car for 50 years.

06:59 And where was that? That is SpaceX’s Falcon 9 rocket, lifting six tons of supplies to the International Space Station. 10 years ago, SpaceX had not launched anything, or fired a rocket to anywhere. So I think it’s a pretty good bet that the person who is revolutionizing the automobile industry in less than 10 years and the person who created an entire rocket company in less than 10 years will get us to Mars by 2027.

07:31 Now, you need to know this: governments and robots no longer control this game. Private companies are leaping into space and they will be happy to take you to Mars.

07:44 And that raises a really big question. Can we actually live there? Now, NASA may not be able to get us there until 2040, or we may get there a long time before NASA, but NASA has taken a huge responsibility in figuring out how we can live on Mars.

08:03 Let’s look at the problem this way. Here’s what you need to live on Earth: food, water, shelter and clothing. And here’s what you need to live on Mars: all of the above, plus oxygen.

08:17 So let’s look at the most important thing on this list first. Water is the basis of all life as we know it, and it’s far too heavy for us to carry water from the Earth to Mars to live, so we have to find water if our life is going to succeed on Mars. And if you look at Mars, it looks really dry, it looks like the entire planet is a desert. But it turns out that it’s not. The soil alone on Mars contains up to 60 percent water. And a number of orbiters that we still have flying around Mars have shown us — and by the way, that’s a real photograph — that lots of craters on Mars have a sheet of water ice in them. It’s not a bad place to start a colony.

09:02 Now, here’s a view of a little dig the Phoenix Lander did in 2008, showing that just below the surface of the soil is ice — that white stuff is ice. In the second picture, which is four days later than the first picture, you can see that some of it is evaporating.

09:19 Orbiters also tell us that there are huge amounts of underground water on Mars as well as glaciers. In fact, if only the water ice at the poles on Mars melted, most of the planet would be under 30 feet of water. So there’s plenty of water there, but most of it’s ice, most of it’s underground, it takes a lot of energy to get it and a lot of human labor.

09:43 This is a device cooked up at the University of Washington back in 1998. It’s basically a low-tech dehumidifier. And it turns out the Mars atmosphere is often 100 percent humid. So this device can extract all the water that humans will need simply from the atmosphere on Mars.

10:03 Next we have to worry about what we will breathe. Frankly, I was really shocked to find out that NASA has this problem worked out. This is a scientist at MIT named Michael Hecht. And he’s developed this machine, Moxie. I love this thing. It’s a reverse fuel cell, essentially, that sucks in the Martian atmosphere and pumps out oxygen. And you have to remember that CO2 — carbon dioxide, which is 96 percent of Mars’ atmosphere — CO2 is basically 78 percent oxygen.

10:34 Now, the next big rover that NASA sends to Mars in 2020 is going to have one of these devices aboard, and it will be able to produce enough oxygen to keep one person alive indefinitely. But the secret to this — and that’s just for testing — the secret to this is that this thing was designed from the get-go to be scalable by a factor of 100.

10:57 Next, what will we eat? Well, we’ll use hydroponics to grow food, but we’re not going to be able to grow more than 15 to 20 percent of our food there, at least not until water is running on the surface of Mars and we actually have the probability and the capability of planting crops. In the meantime, most of our food will arrive from Earth, and it will be dried.

11:21 And then we need some shelter. At first we can use inflatable, pressurized buildings as well as the landers themselves. But this really only works during the daytime. There is too much solar radiation and too much radiation from cosmic rays. So we really have to go underground.

11:40 Now, it turns out that the soil on Mars, by and large, is perfect for making bricks. And NASA has figured this one out, too. They’re going to throw some polymer plastic into the bricks, shove them in a microwave oven, and then you will be able to build buildings with really thick walls. Or we may choose to live underground in caves or in lava tubes, of which there are plenty.

12:05 And finally there’s clothing. On Earth we have miles of atmosphere piled up on us, which creates 15 pounds of pressure on our bodies at all times, and we’re constantly pushing out against that. On Mars there’s hardly any atmospheric pressure. So Dava Newman, a scientist at MIT, has created this sleek space suit. It will keep us together, block radiation and keep us warm.

12:31 So let’s think about this for a minute. Food, shelter, clothing, water, oxygen … we can do this. We really can. But it’s still a little complicated and a little difficult.

12:44 So that leads to the next big — really big step — in living the good life on Mars. And that’s terraforming the planet: making it more like Earth, reengineering an entire planet.

12:59 That sounds like a lot of hubris, but the truth is that the technology to do everything I’m about to tell you already exists.

13:07 First we’ve got to warm it up. Mars is incredibly cold because it has a very thin atmosphere. The answer lies here, at the south pole and at the north pole of Mars, both of which are covered with an incredible amount of frozen carbon dioxide — dry ice. If we heat it up, it sublimes directly into the atmosphere and thickens the atmosphere the same way it does on Earth.

13:31 And as we know, CO2 is an incredibly potent greenhouse gas. Now, my favorite way of doing this is to erect a very, very large solar sail and focus it — it essentially serves as a mirror — and focus it on the south pole of Mars at first. As the planet spins, it will heat up all that dry ice, sublime it, and it will go into the atmosphere. It actually won’t take long for the temperature on Mars to start rising, probably less than 20 years.

14:01 Right now, on a perfect day at the equator, in the middle of summer on Mars, temperatures can actually reach 70 degrees, but then they go down to minus 100 at night.

14:11 (Laughter)

14:13 What we’re shooting for is a runaway greenhouse effect: enough temperature rise to see a lot of that ice on Mars — especially the ice in the ground — melt. Then we get some real magic.

14:27 As the atmosphere gets thicker, everything gets better. We get more protection from radiation, more atmosphere makes us warmer, makes the planet warmer, so we get running water and that makes crops possible. Then more water vapor goes into the air, forming yet another potent greenhouse gas. It will rain and it will snow on Mars. And a thicker atmosphere will create enough pressure so that we can throw away those space suits. We only need about five pounds of pressure to survive. Eventually, Mars will be made to feel a lot like British Columbia.

15:05 We’ll still be left with the complicated problem of making the atmosphere breathable, and frankly that could take 1,000 years to accomplish. But humans are amazingly smart and incredibly adaptable.

15:16 There is no telling what our future technology will be able to accomplish and no telling what we can do with our own bodies. In biology right now, we are on the very verge of being able to control our own genetics, what the genes in our own bodies are doing, and certainly, eventually, our own evolution. We could end up with a species of human being on Earth that is slightly different from the species of human beings on Mars.

15:49 But what would you do there? How would you live? It’s going to be the same as it is on Earth. Somebody’s going to start a restaurant, somebody’s going to build an iron foundry. Someone will make documentary movies of Mars and sell them on Earth. Some idiot will start a reality TV show.

16:08 (Laughter)

16:10 There will be software companies, there will be hotels, there will be bars.

16:16 This much is certain: it will be the most disruptive event in our lifetimes, and I think it will be the most inspiring.

16:25 Ask any 10-year-old girl if she wants to go to Mars. Children who are now in elementary school are going to choose to live there.

16:35 Remember when we landed humans on the Moon? When that happened, people looked at each other and said, “If we can do this, we can do anything.” What are they going to think when we actually form a colony on Mars?

16:49 Most importantly, it will make us a spacefaring species. And that means humans will survive no matter what happens on Earth. We will never be the last of our kind.

17:03 Thank you.

Humanisme, transhumanisme, posthumanisme

Gilbert Hottois montre dans cet article à quel point les idées transhumanistes sont contestées et débattues.

Résumé

Je ne reviens pas ici sur les objections de ceux qui s’opposent absolument à l’enhancement, pour des raisons théologiques, métaphysiques, irrationnelles ou fausses. Je m’intéresse aux difficultés soulevées par ceux qui adhèrent foncièrement à l’esprit transhumaniste. Il s’agit des problèmes et objections de nature éthique, sociale et politique. Le paradigme évolutionniste du transhumanisme est matérialiste. Ce matérialisme est technoscientifique, il évolue avec les technosciences, leurs instruments et leurs concepts opératoires. Le paradigme évolutionniste est un paradigme “dangereux”: il peut être interprété et appliqué de façon simpliste, brutale, aveugle, insensible et conduire dans un monde posthumain de fait inhumain, barbare. Cependant, par contre, des Rapports américains tels que Converging technologies for improving human performance (2002) et Beyond therapy (2003) sont figés dans leur unilatéralisme respectif et antagoniste, le transhumanisme bien compris c’est l’humanisme progressiste capable d’intégrer les révolutions technoscientifiques théoriquement et pratiquement.

Universidad El Bosque • Revista Colombiana de Bioética. Vol. 8 No 2 • Julio-Diciembre de 2013 – Gilbert Hottois

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