Loi Bioéthique Clonage Humain et Chimère

Sont-ils devenus fous ? Avec Alexandra Caude-Henrion

 

Produire ou se reproduire ?

Vivons-nous les dernières générations d’une reproduction à l’ancienne, dite naturelle ? D’ailleurs, peut-on seulement se « reproduire » ? Existe-t-il un lien entre notre civilisation du marché et de la performance et l’évolution rapide de la médicalisation de la procréation dans toutes les sociétés développées de la planète ? La sacralité, attribuée autrefois de manière inconsciente à la succession des générations, pourrait bien succomber sous les impératifs de la rentabilité à tous crins.

Les biotechnologies sont là et elles se fécondent les unes les autres. Homo sapiens est « addict » de la maîtrise et celle de sa reproduction n’échappera pas à son ingéniosité. Au début pour de bonnes raisons, bien médicales et bien justifiées : éviter par exemple la transmission d’une maladie héréditaire, puis pour de moins bonnes raisons : améliorer les performances intellectuelles et sportives des humains.

Sommes-nous à vingt années des bébés personnalisés ?

À l’heure où des laboratoires de biologie de la reproduction sont en train de fabriquer des ovules à partir des cellules de peau d’un homme et vice versa, à l’heure du copier-coller efficace et précis sur le génome et au moment où les États rivalisent d’ingéniosité pour disposer des meilleurs cerveaux et augmenter le nombre de leurs brevets pour mieux dominer le monde, tout concorde pour qu’on puisse prédire que les découvertes n’auront pas le temps de refroidir avant d’être essayées voire mises en œuvre.

La reproduction pourrait donc se voir assignée à efficience par les règles de la production et du marché. Bien se reproduire pour fabriquer de bons producteurs et reproducteurs.

Les humains génétiquement modifiés arriveront plus tôt que vous ne le pensez. Et nous ne sommes pas prêts.

Ces thèmes sont dérangeants et c’est bien pourquoi le Forum Européen de Bioéthique décide cette année de s’en emparer en invitant les meilleurs spécialistes français et européens pour nous expliquer simplement où nous en sommes de ces découvertes et ce qu’il y a dans les cartons des chercheurs. Prendre le temps de comprendre pour appliquer notre jugement individuel à ces perspectives qui concernent nos enfants et nos petits-enfants ne nous donnera pas forcément le pouvoir de modifier l’avenir. Mais que peut-on espérer de mieux d’une société que la lucidité devant ce qui se profile pour son propre avenir ?

Prev 1 of 2 Next
Prev 1 of 2 Next

La société de l’amélioration

La perfectibilité humaine des Lumières au transhumanisme

Du dopage sportif à l’usage de psychotropes pour accroître les capacités intellectuelles ou mieux contrôler les émotions, du recours aux nouvelles technologies reproductives permettant une maîtrise croissante des naissances, au développement d’une médecine anti-âge qui œuvre à l’effacement de toute trace du vieillissement, jamais il n’a été autant question d’améliorer l’être humain et ses performances par le biais des avancées technoscientifiques et biomédicales.

L’ambition de ce livre est de montrer que cette aspiration contemporaine à un homme amélioré marque le renversement complet de l’idéal humaniste et politique de la perfectibilité humaine formulé au dix-huitième siècle. Il ne s’agit en effet désormais plus tant d’améliorer l’être humain dans et par la société que de l’adapter en le modifiant techniquement, avec tout ce que cela implique de désinvestissement politique.

Comment un tel renversement et une telle dépolitisation de la perfectibilité ont-ils pu avoir lieu ? C’est ce que tente d’éclairer cette étude à travers un vaste parcours socio-historique, des Lumières au transhumanisme.

Mais pourquoi souhaitons-nous tant augmenter nos capacités, au point de vouloir entièrement dépasser ce que nous sommes ?

Nicolas Le Dévédec est docteur en sociologie et science politique et enseigne au département de sociologie de l’Université de Montréal.

Table des matières

Chapitre 1 : Les Lumières et la quête de la perfectibilité
● Aux origines d’une conception
● Jean-Jacques Rousseau et la quête politique de la perfectibilité
● Perfectibilité et progrès
Chapitre 2 : De la quête de la perfectibilité au culte du progrès
● Réorganiser scientifiquement la société : Auguste Comte
● Karl Marx et la nécessité de fer du progrès
Chapitre 3 : Sous le signe de l’évolution : du darwinisme à l’eugénisme
● Charles Darwin et la perfectibilité des espèces
● Herbert Spencer et le darwinisme social
● L’eugénisme ou l’amélioration par la sélection : Francis Galton
Chapitre 4 : L’avènement de l’homme machine
● La matrice cybernétique : Norbert Wiener
● Pierre Teilhard de Chardin, prophète du posthumain
● De l’anthropologie à l’anthropotechnie : André Leroi-Gourhan
Chapitre 5 : L’horizon (dé)constructiviste postmoderne
● Le Manifeste cyborg : Donna Haraway
● « Nous n’avons jamais été humains » : Bruno Latour
● Règles cyniques pour le parc humain : Peter Sloterdijk
● De la lutte des classes à l’humain déclassé : Michael Hardt et Toni Negri
Chapitre 6 : Devenir plus qu’humain ?
● Devenir plus qu’humain : le transhumanisme
● Rester humain : le bioconservatisme
● Réguler l’amélioration : la bioéthique minimale

La perfectibilité humaine, des Lumières au transhumanisme

La silicolonisation du monde : l’irrésistible expansion du libéralisme numérique

https://www.mollat.com/Content/Upload/Audio/8c515daf-babd-4427-8e88-37904b855b47.mp3?_=1


Ecrivain et philosophe, Eric Sadin explique comment, grâce aux technologies numériques, à une certaine partie de la classe politique et par l’algorithmisation de la société, la mise en place d’un technolibéralisme prétend instaurer une marchandisation intégrale du vivant provoquant le dessaisissement du pouvoir de décision de l’individu.

Berceau des technologies numériques (Google, Apple, Facebook, Uber, Netflix, etc.), la Silicon Valley incarne l’insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d’or, devenue après-guerre le coeur du développement de l’appareil militaire et de l’informatique, est aujourd’hui le lieu d’une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l’humanité. Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c’est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d’un nouveau genre, portée par de nombreux missionnaires (industriels, universités, think tanks…), et par une classe politique qui encourage l’édification de valleys sur les cinq continents, sous la forme d’écosystèmes numériques et d’incubateurs de start-up. Au-delà d’un modèle économique, c’est un modèle civilisationnel qui s’instaure, fondé sur l’organisation algorithmique de la société, entraînant le dessaisissement de notre pouvoir de décision. C’est pour cela qu’il est urgent d’opposer à ce mouvement prétendument inexorable d’autres modalités d’existence, pleinement soucieuses du respect de l’intégrité et de la dignité humaines.

Fin des Lumières : bienvenue dans le meilleur des mondes transhumanistes

Par Nicolas Le Dévédec, sept. 2016 FigaroVox (PDF)

Extrait :

«Changer l’être humain plutôt que changer le monde», telle pourrait être résumée la rupture introduite par le transhumanisme quant à la conception de la perfectibilité humaine. Il ne s’agit désormais plus tant d’améliorer la société et nos conditions de vie sociales par des moyens politiques, mais d’améliorer l’humain par des moyens technoscientifiques dans une optique adaptative. Ce renversement marque une rupture importante avec la culture humaniste des Lumières, qui encourageait au contraire les êtres humains à conquérir leur autonomie sociale et politique.

Il ne se passe pas un jour ou presque sans qu’on parle du mouvement transhumaniste et de son ambition d’«améliorer» techniquement l’être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles. Militant en faveur d’un humain revu et corrigé par les technosciences et bénéficiant du soutien de géants économiques comme Google ou PayPal, le transhumanisme ne cesse en effet de gagner en notoriété. Les idéaux d’un «humain augmenté» trouvent un écho certain dans nos sociétés obnubilées par le culte de la performance. Chirurgie esthétique, dopage sportif, recours aux psychostimulants pour optimiser les capacités cognitives ou développement d’une médecine régénératrice qui œuvre à repousser la mort en sont quelques-unes des manifestations saillantes.

Suscitant depuis plusieurs années d’importants débats, force est de constater que le transhumanisme demeure toutefois essentiellement interrogé dans une perspective bioéthique gestionnaire et utilitariste centrée sur la minimisation des risques et la maximisation des avantages de l’humain augmenté. lire la suite

 

Est-on libre de disposer de son corps ?

Normatisation, hyper-moralisation, hygiénisme : ce que devient la société au nom de la santé publique et de la marchandisation redimensionne la liberté individuelle. Pour le meilleur et pour le pire.
Animé par Claude Costechareyre.

Pour en débattre :
– Philippe Kourilsky, biologiste
– Laurent Alexandre, chirurgien-urologue
– Serge Guérin, sociologue

Les humains génétiquement modifiés arriveront plus tôt que vous ne le pensez. Et nous ne sommes pas prêts.

La bio-ingénierie a déjà permis aux êtres humains de prendre le contrôle de leur propre évolution. Que ce soit par le biais de technologies émergentes de clonage ou de la thérapie génique de pointe, nous sommes à l’aube d’un monde où les êtres humains peuvent – et pourront – changer leur façon de vivre et de mourir.

Michael Bess est historien des sciences à la Vanderbilt University et l’auteur d’un nouvel ouvrage : Our Grandchildren Redesigned: Life in a Bioengineered Society (Nos petits enfants remodelés : la vie dans une société issu du génie biologique). Le livre de Bess propose un regard général sur notre avenir génétiquement modifié, un avenir aussi terrifiant que prometteur.

« Nous allons nous doter d’un pouvoir sans pour autant avoir la sagesse de le contrôler correctement ». L’ouvrage de Bess est une tentative de lutter avec les conséquences de cela.

L’historien de Vanderbilt offre une vision déconcertante d’un avenir proche de la bioingénierie :

Pensez-y comme des « humains version XP », « humains version 7 », « humains version 10 ». Tout comme le logiciel Microsoft, il y aura une hausse continue dans ce qui est considéré comme standard ou la norme ».

Our Grandchildren Redesigned: Life in a Bioengineered Society

publié chez Beacon Press

Ceci est un livre sur un futur plus ou moins proche – d’aujourd’hui à la moitié du 21e siècle. Il évalue l’impact que les biotechnologies auront sur nos vies, du fait de son omniprésence croissante dans la modification du corps humain et de l’esprit. Grâce à l’utilisation de produits pharmaceutiques, nous apprenons comment contrôler nos humeurs, stimuler nos performances physiques et mentales, augmenter notre longévité et notre vitalité. Grâce aux prothèses, implants cérébraux, et d’autres dispositifs bioélectroniques, nous ne faisons pas que soulager les malvoyants et les personnes souffrant de paralysies, mais nous commençons aussi à reconfigurer nos corps, à augmenter nos capacités de mémorisation, nos souvenirs, et de générer de nouveaux moyens d’interagir avec les machines. A travers des interventions génétiques, nous ne nous limitons pas simplement à neutraliser certaines maladies, dites longues voire incurables, mais nous ouvrons de nouvelles possibilités pour prendre en main notre évolution – la refonte de la « plate-forme » humaine du corps et de l’esprit d’une manière approfondie.

Parmi toutes les avancées de ces bio-améliorations technologiques, certaines seront spectaculaires par nature, offrant de formidables nouvelles capacités et aptitudes. Simultanément, ces progrès vont s’accompagner de désagréments et les dangers seront si profonds qu’ils justifieront des interdictions de certaines catégories d’interventions ou de dispositifs d’amélioration. Toutes ces technologies – même celles qui semblent les plus sensées et anodines – vont déstabiliser les éléments clés de notre système sociétal, ainsi que notre compréhension de ce que signifie être humain. Je soutiens que la société contemporaine est dangereusement mal préparée pour les changements spectaculaires qu’elle est sur le point d’éprouver – un changement drastique de ses repères. Elle n’est absolument pas prête à faire face aux bouleversements qui l’attendent d’ici peu.

Parmi les sujets abordés dans cet ouvrage :

  • Les stratégies pour envisager l’avenir à moyen terme. En prenant en considération les modifications qui ont eu lieu dans notre histoire passée, nous pouvons mieux envisager et nous préparer aux futurs possibles.
  • Science et technologie de la bio-amélioration humaine : huit domaines clés d’innovation : produits pharmaceutiques, bioélectronique, génétique, nanotechnologies, robotique, intelligence artificielle (IA), biologie synthétique, et la réalité virtuelle.
  • Les débats acharnés entre partisans et opposants au transhumanisme et l’ « avenir du posthumain » : comment trouver une solution objective et constructive pour aller de l’avant.
  • L’épanouissement de l’humain : un cadre moral pour évaluer les bio-améliorations spécifiques au cas par cas.
  • Le potentiel révolutionnaire des modifications épigénétiques d’amélioration.
  • Si les bio-améliorations sont adoptées par des millions de consommateurs, quelles en seront les conséquences économiques, sociales et culturelles ?
  • La bio-amélioration des animaux : devrions-nous créer de nouveaux hybrides et des créatures augmentées ?
  • Les modifications directes du cerveau et de l’esprit : comment le nouveau domaine de la neuroéthique peut nous aider à clarifier et évaluer les implications ?
  • La possibilité attrayante (et problématique) de la « bio-amélioration morale » (Paradise engineering).
  • La marchandisation des êtres humains, et les manières spécifiques dont les technologies de bio-amélioration pourraient mettre en péril la dignité humaine.
  • Les technologies de rajeunissement et l’allongement de la durée de vie en bonne santé – quelles en seraient les conséquences écologiques, économiques, et psychologiques ?
  • La Singularité, la bio-amélioration « définitive » et la possibilité de créer des formes d’intelligence artificielle de niveau humain.
  • Les valeurs qui méritent d’être préservées face à l’arrivée de l’entreprise d’amélioration au cours des décennies à venir.
  • De l’espace pour une agence humaine dans le pilotage du développement de l’innovation scientifique et technologique.

Aperçu du Livre

voir aussi :
Les cyborgs plus proches de la réalité dans les prochaines étapes de l’évolution humaine
Le transhumanisme est inévitable : Beyond human: How cutting-edge science is extending our lives
Sommes-nous à vingt années des bébés personnalisés ? : « The end of sex and the future of human reproduction » (Harvard University Press, 2016)


A propos de l’auteur

Michael Bess is the Chancellor’s Professor of History at Vanderbilt University. He has received major fellowships from the J. S. Guggenheim Foundation, the American Council of Learned Societies, the National Human Genome Research Institute, the John D. and Catherine T. MacArthur Foundation, and the Fulbright Program. His previous books include Choices Under Fire and The Light-Green Society.

Traduction Virginie Bouetel

Transplantation d’un utérus à partir d’un donneur vivant

Des médecins au Texas ont réussi avec succès la transplantation d’un utérus à partir d’un donneur vivant : une première !

Un hôpital au Texas a réussi la transplantation de quatre utérus issus de donneurs vivants. Cette procédure utilisant des donneurs vivants est une première aux États-Unis si l’on en croit le Times. En février, la première transplantation utérine aux États-Unis avait été réalisée à partir d’un donneur décédé, et s’était soldée par un échec du fait d’une mycose.

Jusque-là, trois utérus ont été retirés en raison d’un manque d’irrigation sanguine. Le 4e semble jusqu’ici bien se porter. L’hôpital a déclaré que l’équipe chirurgicale était « prudemment optimiste » concernant le potentiel fonctionnel du 4e utérus transplanté. « C’est en apprenant de nos erreurs que nous faisons des progrès » a déclaré Giuliano Testa, chirurgien en chef du Baylor University Medical Centre à Dallas, lors d’un entretien avec le Times. « Je ne rougis pas d’être celui dont on se rappellera comme étant l’homme qui a réalisé quatre transplantations, dont trois ont échoué. Malgré les échecs, je vais mener ce travail à bien ».

Dans le cas des quatre femmes qui ont bénéficié de ces transplantations en septembre, toutes étaient atteintes du syndrome Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser, qui engendre l’absence d’utérus à la naissance.

Pour les femmes nées sans utérus, en avoir un qui est endommagé, ou ayant subi l’ablation de cet organe, l’implantation d’un utérus sain leur donne une chance de tomber enceinte et d’avoir un enfant.

Quoi qu’il en soit, la procédure reste très expérimentale, avec un taux d’échec très élevé. De plus amples recherches doivent être menées pour tester la sécurité et le succès de cette démarche. (Selon CNN, au moins un autre hôpital aux USA, le Brigham and Women’s à Boston, a reçu l’autorisation de tester la procédure).

Il est à noter que même si les progrès en chirurgie permettent cette opération, le coût financier sera probablement très élevé pour les patients potentiels.

Les docteurs au Royaume-Uni prévoient également de réaliser cette opération en utilisant des donneurs décédés, mais jusqu’ici, la Suède est le seul pays où des transplantations utérines ont été réussies. Les neuf opérations en question ont fait appel à des donneurs vivants, tout comme au Texas, et quelques unes des femmes transplantées ont donné naissance à des enfants.

L’équipe chirurgicale suédoise était aux côtés des médecins du Baylor lorsqu’ils ont procédé aux transplantations aux USA.

Voici comment cela se passe :

  • Tout d’abord, les chirurgiens prélèvent l’utérus et une portion du vagin du donneur, et dans le cas présent, un donneur vivant.
  • Puis, l’utérus est transplanté dans le ventre du receveur. Les chirurgiens reconnectent l’utérus au réseau sanguin du receveur. L’organe greffé est fixé le long du vagin et du bassin (pelvis), mais cela ne nécessite pas de liaison nerveuse.
  • Dans le cas d’une femme qui jusqu’à présent a eu une greffe réussie aux États-Unis, si tout continue de bien se passer, (malheureusement rien n’est encore sûr), d’ici 6 à 12 mois, elle devrait être prête à assumer une grossesse.
  • Du fait que l’utérus n’est pas connecté aux ovaires, elle devra bénéficier d’une fécondation in vitro (une procédure qui consiste à féconder un ovule hors du corps, puis implanté l’œuf dans l’utérus).
  • Compte tenu de la fragilité de l’utérus, la femme devra accoucher par césarienne.

traduction Virginie Bouetel

Sciencealert, Business Insider

Le transhumanisme en question – Radio Courtoisie

12:00 Libre Journal de la liberté politique du 24 février 2016 : “Le transhumanisme en question”.

François Billot de Lochner, assisté d’Anne-Sophie Hongre-Boyeldieu, recevait Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, et Guy Pagès, prêtre.

La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie
Les nouveaux marchés cannibales, mondialisation et marchandisation du corps humain
Le marché de la stérilité et l’industrie de la procréation artificielle
L’utérus artificiel
De l’incapacité du principe de précaution à appréhender la question du devenir même de notre humanité sous la pression de technologies nouvelles (NBIC) et de la nécessaire extension du principe de précaution
Les organismes auxquels prennent part les transhumanistes et les principales personnalités transhumanistes
Les technologies émergentes