Google, Apple, Facebook : les nouveaux maitres du monde

Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page : ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leurs points communs ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : Internet et les réseaux sociaux. Anciens ados visionnaires devenus les dirigeants des plus grandes entreprises du secteur – Google, Facebook, Apple, Microsoft –, ils possèdent aujourd’hui un pouvoir d’un genre nouveau. Celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.

Ce documentaire raconte l’épopée de ces hommes souvent en marge de leurs contemporains mais qui ont réussi à changer le monde à grands coups de projets dignes de la science-fiction et qui, aujourd’hui, sont devenus plus forts que les États. Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ?


Transhumanisme : quel avenir pour l’humanité ?

De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d’articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d’« idée la plus dangereuse du monde » à ceux qui décrivent ses opposants en « chimpanzés du futur ». Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l’être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n’est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine.

Étant donnée la place croissante qu’il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s’impose. De l’apparition de l’idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d’aujourd’hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.

Franck Damour est agrégé d’histoire, chercheur associé à ETHICS EA-7446 et membre de la chaire Éthique et Transhumanisme à l’Université Catholique de Lille. Il codirige la revue Nunc.

David Doat est docteur en philosophie, maître de conférences à ETHICS EA-7446 et titulaire de la chaire éthique et Transhumanisme à l’Université Catholique de Lille.

Introduction

Depuis une dizaine d’années, le transhumanisme alimente des espoirs, des craintes et de très nombreux débats des deux côtés de l’Atlantique. Ce courant d’idées entend promouvoir l’usage des sciences et des techniques en vue d’améliorer et augmenter les capacités physiques et mentales des êtres humains, de prolonger considérablement la durée de vie, bref de libérer l’homme des limites de sa condition. Le transhumanisme défend des projets parfois sidérant d’audace, comme prolonger la vie de plusieurs siècles, coloniser l’espace, doter l’homme de capacités sensorielles et cognitives bien au-delà de sa condition actuelle ou encore contrôler son état psychologique par un dopage permanent.

Ces promesses ne constituent pas une simple confiance dans le progrès technologique. Souvent, le transhumanisme est perçu comme une spéculation sur le développement technologique, ce qu’il est, mais en partie seulement. En effet, ces spéculations sur le futur des nanotechnologies, des interfaces homme/machine, du génie génétique, de l’essor des Big data et du numérique sont portées par une utopie : le dépassement de la condition humaine. Le transhumanisme nous appelle à prendre en main notre évolution pour nous libérer de « la loterie génétique », de la mortalité, des limites de nos capacités. Il s’agit ni plus ni moins que de changer l’homme, de révolutionner ses conditions biologiques pour le transformer, bref faire passer l’humanité à une étape nouvelle (et supérieure) de son évolution grâce à un effort technologique concerté et intense. Le transhumanisme se pense comme un mouvement de libération biopolitique, dans la lignée de ceux qui ont marqué l’histoire depuis les années 1960, avec la particularité de ne pas proposer une révolution sociale ou politique mais une révolution technologique qui changerait le corps et, par ricochet, la société et la politique.

Né à la fin des années 1980, le mouvement transhumaniste a réussi à faire du transhumanisme un courant de pensée, discuté, débattu, scruté dans la plupart des pays occidentaux, au sein d’universités, d’hémicycles politiques, de débats médiatiques. Il est entré dans les dictionnaires et les manuels universitaires, a suscité l’écriture de dizaines de thèses, une abondante littérature, des colloques, des séminaires. Si seulement quelques partis politiques embryonnaires se sont revendiqués du transhumanisme, ses thématiques ont attiré l’attention des dirigeants politiques depuis plus de 15 ans, d’abord aux États-Unis puis en Europe. C’est que le transhumanisme a réussi à inscrire à l’agenda mondial certaines de ses problématiques, son vocabulaire, sa vision du monde : l’homme augmenté, l’eugénisme libéral, le prolongévisme, la colonisation spatiale comme réponse à la crise climatique, autant de thématiques qui ne sont peut-être pas propres au transhumanisme mais que celui-ci porte et, surtout, unifie dans un projet global. Des deux côtés de l’Atlantique, le transhumanisme inspire le travail de think tanks qui entendent orienter la réflexion politique et éthique sur les technologies. Ce travail d’influence passe par des réseaux, des publications, des institutions, des porte-paroles médiatiques. Les transhumanistes annoncent une « révolution technologique » en cours, révolution pour laquelle ils proposent une pensée, une éthique, une psychologie. Aussi n’est-il pas surprenant que le transhumanisme inspire l’action de dirigeants de multinationales qui investissent des sommes considérables dans le développement de technologies correspondant aux utopies transhumanistes, de la conquête spatiale aux transformations du génome. Larry Page et Sergey Brin, Elon Musk, Peter Thiel, Mark Zuckerberg sont les plus médiatisés, les plus puissants sans doute. On peut considérer que l’influence du transhumanisme est devenue majeure au sein de la Silicon Valley et ailleurs, dans les bioindustries comme dans les industries du numérique, notamment au nom de la convergence des technologies.

Mais le singulier utilisé jusqu’à présent ne doit pas leurrer : le transhumanisme n’est pas un mouvement unifié de militants porteurs d’une idéologie entièrement structurée. Ce courant de pensée est un mouvement protéiforme, avec des tendances multiples, pratiquant la controverse et cultivant un libéralisme foncier. Cette diversité des sensibilités se retrouve dans la diversité de ses formes : le mouvement transhumaniste est constitué de réseaux de militants mais aussi de pôles académiques et de fondations, mobilise des entrepreneurs, des ingénieurs, des sociologues ou des biologistes.

Les prises de position radicales – elles ne font pas dans la demi-mesure et elles touchent aux fondements – des transhumanistes ne peuvent que susciter de fortes polémiques. En remettant en question l’idée que l’homme ait une nature définie, qu’il doive respecter les limites physiques de sa condition, que la mort soit un horizon indépassable pour toute construction sociale, le transhumanisme interroge des éléments structurants de l’expérience humaine. Par certaines de ses propositions les plus radicales, le transhumanisme pousse les positions éthiques classiques dans leurs retranchements, les amenant à se positionner en face de pratiques déjà effectives que l’on pourrait rapporter au transhumanisme (comme un certain eugénisme libéral, l’usage de médicaments pour des bien-portants à finalité d’augmenter leurs capacités, etc.). Certains parlent même d’un « transhumanisme ordinaire », d’un transhumanisme qui se pratique sans que le nom soit utilisé, dans les laboratoires et les éprouvettes, mais aussi dans le secret des consciences. La controverse provoquée par le transhumanisme est donc aussi une formidable machine pour penser notre rapport aux technologies, formuler l’implicite, interroger les non-dits et les a priori, sonder les angles morts.

De tels débats donnent lieu à des prises de position fortes, de part et d’autres, qui souvent peuvent glisser vers la caricature. La rapidité avec laquelle ces débats se sont développés et leur écho médiatique ont favorisé le développement de nombreux lieux communs. C’est à la discussion de ces idées reçues que ce livre veut répondre : quelles sont les origines de ce courant d’idée ? Quelles sont l’ampleur et la nature du mouvement qui le véhicule ? Que veulent les transhumanistes ? Quelles sont leurs valeurs ? Quels sont les arguments de ses adversaires ? Comment, s’il est possible, dépasser les arguments maintes fois répétés et formuler ce qui est en jeu dans ce débat ?

Quel que soit l’avenir du transhumanisme, qu’un mouvement se perpétue ou non, qu’une pensée se structure ou non, que ses relais industriels s’épuisent ou non dans leur quête de l’immortalité ou de l’espace, que se développent des transhumanist studies ou non, le transhumanisme a permis de formuler toute une série de questions sur l’impact des technologies dans nos sociétés. Chemin faisant, en débattant du transhumanisme, c’est de la place que prennent les technologies dans notre vie que nous discutons. Le détour en vaut donc la peine !

Parution le 27 septembre 2018

Sommaire

Petite histoire du transhumanisme
Le transhumanisme est une idée neuve.
Il faut être américain pour croire au transhumanisme.
Le transhumanisme, une histoire de milliardaires.
Le transhumanisme est une nébuleuse.
Nous sommes déjà tous des cyborgs !
La pensée transhumaniste
Les transhumanistes veulent devenir immortels.
Le transhumanisme est un eugénisme.
C’est encore la vieille histoire de l’homme qui se prend pour Dieu.
L’homme augmenté, c’est du transhumanisme.
Le transhumanisme, c’est du libertarisme.
Le transhumanisme, c’est la fin de la morale.
Le transhumanisme, c’est de la science-fiction.
Le transhumanisme dans tous ses états
Le transhumanisme, une stratégie des GAFA pour nous manipuler.
Le transhumanisme est l’idée la plus dangereuse du monde.
Les personnes appareillées en raison d’un handicap préfigurent l’homme du futur.
L’homme d’aujourd’hui sera le chimpanzé du futur.
Une société où l’on ne meurt plus, c’est une société où on ne vit plus.
Le transhumanisme, c’est une religion qui sacralise la technique.

De quoi discutent Larry Page, Elon Musk et Yann Le Cun ? (Beneficial AI 2017)

« Technology is giving life the potential to flourish like never before… or to self-destruct. Let’s make a difference ! » Future of Life Institute

En janvier dernier s’est tenu à Asilomar (Californie) le second colloque organisé par Future of life Institute (FLI) dont l’objectif était d’anticiper l’évolution de l’intelligence artificielle afin qu’elle soit bénéfique pour l’humanité.

Cette association a été créée en 2014 par Jaan Tallinn, informaticien et cofondateur de Skype et Kazaa, Meia Chita-Tegmark (Université de Boston), Vicktorya Krakovna (DeepMind) et les cosmologistes Anthony Aguirre (Université de Californie) et Max Tegmark (MIT).

On trouve au sein du comité scientifique Stephen Hawking (Cambridge), Erik Brynjolfsson (MIT), Martin Rees (Cambridge), Nick Boström (Oxford), Elon Musk (Tesla, Space X), etc1. En 2015, ce dernier a fait don au FLI de 10 millions de dollars.

L’objectif de cette institution est d’anticiper les risques existentiels (qui menacent l’humanité toute entière) anthropiques (du fait de l’homme) comme le réchauffement climatique global, l’arsenal nucléaire2, les biotechnologies mais aussi et surtout ceux liées à l’IA3.

En janvier 2015, le FLI avait publié une lettre ouverte sur les risques/bénéfices liés à l’IA qui a reçu à ce jour plus de 8000 signatures.

L’idée : impulser une réflexion pluridisciplinaire afin de stimuler des recherches dans le sens d’une intelligence artificielle puissante (robust AI) tout en prenant soin qu’elle soit bénéfique pour la société. L’esprit : « Our AI systems must do what we want them to do ».

Ce colloque interdisciplinaire constitué de conférences et d’ateliers (workshops) fait suite à celui qui s’était déroulé à Puerto Rico en 2015 et qui avait réuni des chercheurs du champ de l’IA mais aussi des spécialistes de l’économie, du droit, de l’éthique et de la philosophie.

Au programme, cette année, se trouvait un panel de « célébrités » comme Erik Brynjolfsson (MIT), Yann Le Cun (Facebook/NYU), Ray Kurzweil (Google), Andrew McAfee (MIT), Nick Boström (Oxford), Elon Musk (Tesla/Space X), David Chalmers (NYU), Stuart Russel (Berkeley), Peter Norvig (Google), Larry Page (Google), Yoshua Bengio (Montreal Institute for learning algorithms), Oren Etzioni (Allen Institute), Martin Rees (Cambridge/CSER), Wendell Wallach (Yale), Eric Drexler (MIT), Eliezer Yudkowsky (MIRI), etc4. Les thématiques des conférences et workshops, très riches, portaient sur l’impact à venir de l’automatisation, le concept de superintelligence, les chemins possibles vers l’IA « réelle », la gestion des risques liés à l’IA, etc. On trouvera ici les PowerPoints et vidéos des intervenants.

Des discussions sont nées 23 principes dits « Asilomar » signés d’ores et déjà par plus de 3500 personnalités dont 1171 du champ de l’IA. Non figés, ces principes ont pour objectif de générer des discussions et réflexions sur le site du FLI et ailleurs.

Notes :

2 Une lettre ouverte signée par 3400 scientifiques a récemment été communiquée à l’ONU afin de soutenir son initiative de bannir les armes nucléaires.
3 Depuis quelques années, de nombreuses institutions se sont développées pour anticiper les risques existentiels naturels et anthropogènes. Parmi ces dernières, l’intelligence artificielle est souvent mise en avant. Ainsi, outre le FLI, on citera Machine intelligence research institute (MIRI/Berkeley), Future of humanity institute (FHI/Oxford), Centre for the study of existential risk (CSER/Cambridge), Open AI (Elon Musk), One hundred years study on artificial intelligence (AI100/Stanford), Global catastrophic risk institute (GCRI) et dernièrement Leverhulme centre for the future of intelligence (Cambridge). Sur le Leverhulme centre for the future of intelligence et Center for the study of existential risk on peut lire « Meet Earth’s guardians, the real-world X-men and women saving us from existential threats », Wired, 12 février 2017 ; sur Future of humanity institute Ross Andersen, « Omens », Aeon, 25 février 2013.

De la fin de la vie privée au transhumanisme, le monde selon Google

Fin de la vie privée, transhumanisme, eugénisme, totalitarisme économique, voitures connectées autonomes, intelligence artificielle… Christine Kerdellant décrit le monde selon Google.

Aujourd’hui, quand vous faites une recherche sur Google, en 1/120.000è de seconde, votre profil est mis aux enchères: on vend à des annonceurs qui vous êtes, votre adresse, votre âge, votre catégorie socio-professionnelle… tout ce que Google sait sur vous.

Et l’annonceur prêt à débourser le plus d’argent remporte ces données vous concernant. Le livre de Christine Kerdellant fait froid dans le dos. Avec “Dans la Google du loup” (éd. Plon) la journaliste tente de “rendre concret” le monde que nous prépare Google. Après avoir écrit ce livre, elle a changé certaines de ses habitudes… → RCF radio

https://rcf.fr/sites/default/static.rcf.fr/diffusions/2017/02/07/RCFNational_TEMDIRE_20170207.mp3?_=1

“Google sera inclut dans le cerveau des gens. Vous aurez un implant et quand vous penserez à quelque chose, il vous donnera automatiquement la réponse.” Larry Page, confondateur de Google (2004)

Si vous faites des choses que vous ne voulez pas que les autres sachent, peut-être devriez-vous simplement ne pas les faire.Eric Schmidt, PDG de Google (2009)

Google se prend pour Dieu : il veut « augmenter » l’homme et tuer la mort… pour les plus riches. Les autres deviendront les « chimpanzés du futur ».

Google considère la vie privée comme une anomalie et la surveillance comme un désagrément inévitable. Google milite pour la viande sans viande et la voiture sans conducteur.

Google, champion des paradis fiscaux, exerce un pouvoir totalitaire : celui de faire vivre ou mourir les sites internet qui le concurrencent. Google est le leader de l’intelligence artificielle, qui pourra décréter un jour que l’homme est inutile.

De l’implant rétinien à la puce dans le cerveau, des médicaments bioélectroniques aux manipulations de l’ADN, de l’exploitation des données personnelles à la fin de la vie privée puis la disparition de l’homo sapiens…

Google-Alphabet prépare sa mutation de l’univers. Qui l’arrêtera ?

Nous voulons que Google soit la troisième moitié de votre cerveau.” Sergueï Brin, confondateur de Google (2010)


Christine Kerdellant est journaliste, directrice de la rédaction de L’Usine Nouvelle et de L’Usine digitale. Elle a déjà publié sept romans, dont Alexis, ou la vie aventureuse du comte de Tocqueville, La porte dérobée, ou J’ai bien aimé le soir aussi, ainsi que sept essais, parmi lesquels Les Ressuscités, Les Nouveaux Condottiere ou Ils se croyaient les meilleurs, histoire des grandes erreurs de management. Elle participe régulièrement à des débats télévisés et notamment à ” C dans l’air “.

Qui a besoin de la démocratie quand on a des données ?

Infléchir le futur ? Le transhumanisme comme auto-transcendance

Vincent Guérin, International Psychology, Practice and Research, 6, 2015


Résumé : Comment le transhumanisme oriente-t-il notre futur ? Entre l’eschatologie de la singularité technologique et la société de l’abondance promise par les nouvelles technologies (NBIC), il s’agit de saisir l’émergence et la diffusion d’une transcendance opératoire, son « inquiétante étrangeté ».


« The best way to predict the future is to create it yourself. » (17e loi de Peter H. Diamandis)

Introduction

Dans cet article, nous allons nous intéresser à la « communauté » des « singularitariens » de la Silicon Valley (Grossman, 2011). Deux de ses figures, Ray Kurzweil et Peter H. Diamandis ont créé, en 2008, l’université de la singularité. Son ambition : préparer l’humanité au changement induit par une accélération technologique à venir annoncée comme foudroyante. Cette entreprise qui prépare l’avenir tout en favorisant leurs ambitions. Au final, il s’agit d’explorer le tissage des forces en présence, mais aussi la réthorique utilisée par les « ingénieurs » singularitariens pour stimuler, orienter des recherches « stratégiques » devant favoriser leurs desseins. Sont-ils en mesure d’infléchir le futur, le faire advenir ?

Pour lire la suite, télécharger le PDF

Sommaire :

La singularité technologique : enfer ou âge messianique ?

L’Université de la singularité

La possibilité de l’abondance

Conclusion

Bibliographie

Le prix Nobel de Physique hongrois Dennis Garbor affirme que « tout ce qui est techniquement faisable doit être réalisé, que cette réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable » (Gabor, 1973) ⇒ Le transhumanisme : Ce qui est possible est-il toujours souhaitable ?

 

Ces milliardaires du Web qui veulent devenir immortels

Les transhumanistes espèrent allonger leur espérance de vie grâce aux technologies émergentes. Mais certains souhaitent carrément transférer leur esprit dans un cerveau artificiel. La première étape pour accéder à la vie éternelle.

Défier le temps qui passe, vivre éternellement. C’est le privilège des Dieux, et aussi le plus vieux rêve des hommes. Comme les pharaons, Staline et Mao Zedong envisageaient de se faire embaumer après leur dernier souffle afin que leur corps soit préservé. Aujourd’hui, c’est au tour des milliardaires du Web de tout mettre en œuvre pour accéder à l’immortalité. Mégalos ? Sûrement, mais, cette-fois le rêve semble pouvoir prendre un jour une forme de réalité, par la grâce des nouvelles technologies.

Peter Thiel, le patron quadragénaire de Paypal, finance pour cette raison les recherches d’Aubrey de Grey, un biogérontologue qui tente d’allonger l’espérance de vie en régénérant les tissus cellulaires. De leur côté, les dirigeants de Google Larry Page et Sergueï Brin multiplient les projets de recherche sur la santé. L’un des derniers en date, Baseline Study, vise à exploiter les données médicales de centaines de volontaires pour déterminer les facteurs qui permettent de rester en bonne santé.

Le projet Avatar 2045 […]

Télécharger son esprit […]

lire la suite : source