« iBorderCtrl» ou la sécurité totale

On a l’habitude de parler de la Chine comme le champion des caméras à reconnaissance faciale. La Commission Européenne a mis au point depuis 2016 une technologie dîte de « contrôle intelligent » qui va être testée pendant neuf mois jusqu’à août 2019 sur trois frontières de l’Union Européenne (Grèce, Hongrie, Lettonie) sur la base du volontariat. Elle est financée par le programme européen de recherche et d’innovation Horizon 2020 à hauteur de 4,5 Millions d’euros. Aucune loi nationale ou européenne n’autorisant à l’heure actuelle un tel dispositif, les volontaires à cet essai doivent signer un consentement éclairé. Le projet, « conscient des dimensions éthiques et légales » travaille en « étroite proximité avec un conseiller en éthique »1.

Comme l’explique aussi le site de la Commission Européenne, la procédure se fait en deux étapes. Le voyageur – dûment informé de ses droits et découragé d’entreprendre des activités illégales – remplira d’abord un formulaire en ligne et téléchargera ses documents officiels (passeport, visa, preuves de fonds) avant de répondre devant une webcam à des questions personnalisées. Ses réponses seront analysées par un système « détecteur de mensonges » qui vérifiera si elles sont en adéquation avec les expressions du visage à l’aide de 38 micromouvements indétectables par un être humain. A partir de ces résultats, le voyageur sera dirigé soit vers une file à « bas risque », soit vers une file à « haut risque »2.

Ses opposants lui reprochent son taux d’erreur (le système ne détecterait que 76% des menteurs) ainsi que le risque de répandre des technologies de reconnaissance faciale à caractère racial3. Ces arguments supposent-ils qu’un détecteur de mensonges 100 % fiable et garanti non raciste serait légitime ? Ces objections seraient d’ailleurs en voie de résolution, puisque le système prétend devoir être encore amélioré afin d’atteindre une meilleure fiabilité, et qu’il n’est pas supposé être destiné à la prise de décision mais seulement à être un « indicateur de risque ».

Le risque de quoi ? Lisons plutôt les justifications du projet sur son propre site. Il s’agit, nous dit-on, de simplifier et accélérer les processus de contrôle aux frontières, de diminuer les coûts, d’améliorer la sécurité en combinant différentes technologies, de diminuer l’immigration illégale et les activité criminelles. En effet, explique le site sans la moindre fausse pudeur, « la croissance continue des flux combinée avec la menace croissante d’immigration illégale exercent aujourd’hui une pression considérable aux postes de frontière. Les passages de frontière ralentis entravent la satisfaction des voyageurs, les affaires et le commerce4

Le site précise qu’il s’agit d’un système interdisciplinaire unifié convergeant vers un système global [overall system] comprenant :

1) un détecteur de mensonge automatique ;
2) un module biométrique lisant les empreintes de doigts et de veines ;
3) un outil de reconnaissance faciale ;
4) un outil de vérification des documents officiels ;
5) un outil de détection des humains dissimulés ;
6) un outil d’évaluation du risque aidant à la la décision du garde-frontière ;
7) un outil intégré d’analyse du contrôle des frontières chargé d’analyser l’ensemble des données collectées et d’évaluer l’ensemble du système.

On appréciera l’équivoque de la fin : « En tant que projet de recherche iBorderCtrl vise à élaborer de nouvelles technologies et déterminer si elles ont la capacité d’améliorer la qualité des contrôles de frontière aussi bien pour les voyageurs que pour les garde-frontières, mais ne vise pas à implémenter de nouvelles politiques5. » Cela veut-il dire que les lois qui n’existent pas encore pour encadrer ce système pourraient encore être refusées par les citoyens européens malgré ces investissements considérables ? Ou bien cela veut-il dire au contraire que, en vérité, la politique est déjà faîte, et qu’il ne restera qu’à lui donner un vernis démocratique assorti de grands principes éthiques, pour que ce système devienne légal ?

Qu’on ne croit pas que ce système de contrôle soit seulement réservé aux frontières. Il est destiné à se généraliser au gré des « villes intelligentes » pour assurer une sécurité sans faille. Les caméras intelligentes sont discutées et expérimentées avec les mêmes arguments6. L’ex-ministre de l’intérieur Gérard Collomb justifiait récemment de telles orientations : « L’intelligence artificielle doit permettre, par exemple, de repérer dans la foule des individus au comportement bizarre7. » Peut-être ces systèmes rassureront-ils tous ceux qui sont de plus en plus obnubilés par le terrorisme, l’immigration et la criminalité et qui sont même prêts à devenir des acteurs du systèmes de surveillance « intelligent ». « La “smart city” faisant appel à l’intelligence citoyenne, adaptative et ubiquitaire, nous avons tout intérêt à nous inspirer des modes de gouvernance “bottom-up”, où l’information remonte directement du terrain, pour que la “safe city” s’inscrive enfin dans une logique de ville intelligente8. » Car les criminels deviendront évidemment toujours plus inventifs pour déjouer les pièges de la prédiction algorithmique : alors, pourquoi pas, il sera de nécessité publique d’implanter des puces à tout le monde pour assurer notre sécurité – toujours avec notre consentement éclairé.

Notes :

2 Un système intelligent de détection de mensonges resserrera les frontières de l’UE. Smart lie-detection system to tighten EU’s busy borders

3 Harold Grand, « Pourrez-vous passer les contrôles aux frontières ? C’est une intelligence artificielle qui décide », Le Figaro, 07/11/2018, en ligne

4 Le projet iBorderCtrl : « Continuous traffic growth, combined with the increased threat of illegal immigration, is putting nowadays border agencies under considerable pressure. Slow border crossings impact traveller satisfaction, business and trade. »

5 Cadre technique iBorderCtrl : « iBorderCtrl as a research project aims at elaborating new technologies and whether they have the capabilities to enhance the quality of border checks for both travellers and border guards, not at implementing new policies

6 Rapport d’information n° 788 (2015-2016) de MM. François Bonhomme et Jean-Yves Leconte, fait au nom de la commission des lois, déposé le 13 juillet 2016, en ligne

7 Flore Thomasset, « Le ministère fait le bilan d’un an de maintien de l’ordre », La croix, 08/06/2018 en ligne.

8 Flavien Bazenet, Gabriel Périès, « Des citoyens et des caméras “inelligentes” bientôt au service de la sécurité urbaine », La Tribune, 05/12/2017, en ligne.

Société Générale expérimente la carte bancaire biométrique

Identité Augmentée

La Société Générale expérimente la première carte de paiement biométrique, en collaboration avec IDEMIA, utilisant le module de capteur d’empreintes digitales T-Shape de Fingerprint Cards.

La banque envisage de supprimer le plafond des paiements sans contact, actuellement fixé à 30 € en France, sur la base de l’authentification client renforcée et fournie par un capteur d’empreinte digitale, selon le communiqué. Goode Intelligence a noté dans un rapport récent que la possibilité d’utiliser des cartes sans contact pour des transactions de plus grande valeur est l’un des facteurs potentiels qui, selon elle, entraînera l’utilisation de la biométrie pour les paiements de 2,6 milliards de personnes d’ici 2023.

Le module T-Shape, qui fait partie de la série FPC1300 (capteurs tactiles ultra-minces optimisés pour une intégration dans les cartes à puce), indique que sa consommation énergétique est extrêmement basse et que ses performances biométriques sont supérieures, grâce à des terminaux de paiement sans contact standard.

La Société Générale a également ouvert un compte biométrique en ligne (avec reconnaissance faciale biométrique et selfie dynamique). Cette nouvelle annonce est la première pour IDEMIA depuis que Yann Delabrière a été nommé en remplacement de Didier Lamouche en tant que PDG.

Les cartes à puce sans contact constituent l’un des trois segments du marché. Les cartes à empreinte digitale ont été identifiées comme zones cibles depuis son apparition au Mobile World Congress de 2018 à Shanghai. Les capteurs de la série FPC1300 et la solution F.CODE d’IDEMIA ont été utilisés lors du premier essai de carte de paiement biométrique au Japon, qui a été lancé plus tôt cette année.

Société Générale, Biometricupdate

Le premier smartphone Blockchain pour les États-Unis

Pras Michel lance le premier smartphone Blockchain aux États-Unis par l’entremise de la plateforme Blacture

Pras Michel débutait il y a peu son projet le plus récent – Blacture. La plateforme tech multifacette est conçue pour développer une renaissance et une nouvelle ère de la culture noire. Le site et sa structure d’activité aspirent à être l’épicentre de la culture noire et un hub d’innovation créé par la population noire à travers le monde. La plateforme inclura d’ici six mois à un an des éditoriaux sur l’éducation, les services de santé, les services financiers, la création d’emplois et le développement urbain.

Cela dit la plus grosse révélation du discours inaugural de Pras Michel était un nouveau smartphone – appelé Motif – qui utilise la technologie blockchain en tandem avec un programme d’incitation monétaire où les récompenses s’accumulent dans un portefeuille digital sous la forme de tokens (ou jetons). Ces derniers ont une valeur correspondante en dollar qui permet de les utiliser pour des transactions en ligne ou hors ligne.

Créé en partenariat avec des experts de l’industrie mobile, d’anciens experts de l’OS mobile de Nokia et notamment avec Alpesh H. Patel, vétéran de l’industrie mobile, le téléphone est lié à une carte de débit qui peut être utilisée pour des transactions quotidiennes, aussi simplement qu’avec n’importe quelle carte de débit. De plus, la carte rend plus facile le transfert d’argent à des amis et à la famille, qu’ils soient physiquement proches ou bien à l’étranger – sans frais supplémentaires. C’est en effet une des missions que s’est donnée Blacture; faire s’élever la communauté noire grâce à l’autonomisation économique.

Le smartphone est doté d’un système d’exploitation blockchain Zippie OS, développé par l’entreprise Zippie Ltd, spécialiste de la technologie mobile et blockchain. Il dispose d’un enregistrement utilisateur simple avec un cryptage numérique complet. Les utilisateurs acquièrent des récompenses pour des achats en ligne, pour leur participation au partage d’information et pour les produits et services qu’ils offrent à la communauté. Le smartphone blockchain Blacture sera le premier de son genre à toucher le marché américain et les utilisateurs de Blacture ont le privilège de pouvoir se l’offrir les premiers.

“Tout le monde a un téléphone, et je veux vraiment dire tout le monde. Ayant cela à l’esprit, nous avons cherché la meilleure technologie pour bonifier nos vies. C’est pourquoi nous lançons ce téléphone en tant que premier smartphone conçu avec la culture à l’esprit. C’est actuellement le premier téléphone qui paie l’utilisateur”, explique Pras Michel.

Le smartphone Android double-sim de 5.99 pouces sera disponible à l’achat cet automne pour une somme comprise entre 350$ et 395$. Il dispose d’un processeur Qualcomm SD450 Octa Core, d’un écran Full HD, d’un appareil photo de 16 mégapixels, d’un capteur d’empreintes digitales, d’un système de recharge sans fil et d’une compatibilité au système NFC. De plus, le périphérique Blacture sera préinstallé avec une plate-forme de discussion Black Emoji par défaut.

Vers une économie sans argent liquide

Néanmoins, il existe de nombreuses manières d’accorder les smartphones avec la technologie blockchain. En septembre dernier, le développeur Embedded Downloads commençait à livrer ses smartphones BitVault. L’appareil annoncé comme “le premier téléphone blockchain du monde” utilise la technologie blockchain pour augmenter la sécurité, il n’est donc pas surprenant que son marché cible soit le secteur de la défense. La technologie militaire avait déjà atteint le marché grand public, cependant, le BitVault pourrait emboîter le pas.

Pendant ce temps, Sirin Labs – qui développe dans l’électronique – a déjà un smartphone blockchain conçu spécifiquement pour le marché grand public : le Finney. Ce téléphone est spécialisé dans le fait qu’il est facile pour les utilisateurs de dépenser et de stocker des cryptocurrences. Il sera disponible à la vente dans quelques pays, y compris la Turquie et le Vietnam, d’ici octobre 2018.

Le PDG de Sirin : Moshe Hogeg, a déclaré à Bloomberg que la société pourrait expédier plus de 3 millions de Finneys en 2018. Si la demande est aussi forte que l’espère Sirin, d’autres smartphones basés sur la blockchain comme le Motif pourraient bientôt concurrencer avec les iPhones et les Galaxies sur le marché américain.

traduction Thibault Barnouw-Mandouit

PR Web, Blacture, Engadget, Finney Crowdsale, Digital Trends, Sirin Labs

Visa annonce un projet pilote pour les cartes de paiement biométriques

Visa a annoncé des projets pilotes pour la mise en place d’une nouvelle carte de paiement EMV biométrique à double interface pour des transactions avec et sans contact, en partenariat avec Mountain America Credit Union et Bank of Cyprus. Ces projets vont tester l’utilisation de la reconnaissance d’empreintes digitales comme alternatives au PIN ou à la signature pour authentifier le détenteur de la carte.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

Les cartes de paiement sont équipées de capteurs intégrés de la série FPC1300 de Fingerprint Cards. La technologie biométrique fournie par Gemalto est utilisée dans le cadre du projet pilote de Bank of Cyprus, tandis que le projet de Mountain America Credit Union utilise la solution de Precise Biometrics, une solution algorithmique de lecture d’empreintes digitales basé sur Precise BioMatch Embedded, ainsi que la technologie fournie par Kona-I.

« Je suis heureux que nous fassions partie des premiers essais sur le marché américain pour les cartes de paiement biométriques à double interface d’un fournisseur mondial de solutions de paiement. L’intérêt pour les cartes de paiement biométriques est élevé et Precise Biometrics est à l’avant-garde dans ce domaine », note Torgny Hellström, président du conseil d’administration de Precise Biometrics.

Zwipe a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il collaborerait avec Gemalto pour fournir sa capacité de récupération d’énergie et son moteur biométrique pour le projet pilote de Bank of Cyprus, tandis que Precise Biometrics et Kona-I ont déjà établi des partenariats avec Fingerprint Cards.

« La collaboration est essentielle dans l’écosystème des cartes à puce et des paiements. Nous sommes fiers de participer à ces essais de marché inédits avec Visa, le leader mondial des paiements numériques. Cela signifie que nous entrons dans la phase suivante de l’exécution de notre stratégie pour les cartes de paiement biométriques à double interface », déclare Thomas Rex, Vice-président principal chez Fingerprint Cards.

Le projet pilote a été annoncé à l’occasion du NRF Big Show 2018 de la National Retail Federation et sera géré par le programme Visa Ready for Biometrics, qui, selon la société, est un nouveau programme vertical destiné à répondre à la demande croissante d’authentification biométrique.

Un système de lecture labiale automatique pourrait mettre fin aux mots de passe tels que nous les connaissons

« Le monde se dirige rapidement vers un avenir sans mots de passe, car les consommateurs réalisent à quel point les technologies biométriques peuvent leur faciliter la vie », explique Jack Forestell, responsable des solutions commerciales mondiales chez Visa Inc..

Alors que les paiements électroniques augmentent considérablement dans le monde, Visa s’engage à développer et à investir dans des capacités émergentes offrant une expérience de paiement meilleure et plus sécurisée.

HSBC a publié un nouveau rapport de recherche intitulé « Faire confiance à la technologie »

La carte authentifie les utilisateurs en faisant correspondre une empreinte digitale prise au point de vente d’une agence bancaire, les données de référence des empreintes digitales sont stockées directement sur la puce sécurisée de la carte. Elle est équipée de voyants verts et rouges pour indiquer le succès ou l’échec de l’authentification, et est compatible avec les terminaux de paiement avec ou sans contact existants.

Les projets pilotes de Mountain America Credit Union et de Bank of Cyprus débuteront au début de 2018.

traduction Thomas Jousse

Visa Inc., Gemalto, Business Wire, Reuters, BiometricUpdate

L’EAB lance un forum suédois sur la biométrie

L’Université d’Halmstad, en coopération avec l’Association européenne pour la biométrie (EAB – European Association for Biometrics), organise la réunion de lancement du Swedish Biometrics Forum le vendredi 26 janvier 2018.

Le but du forum est de réunir des chercheurs, des entreprises, des agences et d’autres parties prenantes pour une réunion d’une journée à Halmstad pour discuter de nouvelles idées et de nouveaux défis et où les conférenciers invités parlent de leurs recherches ou activités dans la région.

L’ordre du jour comprend : Le professeur Christoph Busch sur la biométrie et la détection des attaques ; Diane Friberg sur l’inscription biométrique libre-service et l’authentification biométrique, expérience au Pays-Bas et au Royaume-Uni avec Idemia Secure Identity; Lena Klasén sur les activités du Swedish National Forensic Centre (NFC); Mattias Wecksten et Olga Torstensson sur l’éducation médico-légale à l’Université Halmstad; Patrick Bours sur la sécurité du chatroom, le comportement de la personne par la dynamique des frappes, la biométrie douce et la sémantique ; et, Eric Setterberg sur les activités des cartes d’empreintes digitales AB en biométrie.

L’EAB est un organisme à but non lucratif qui cherche à promouvoir l’utilisation correcte et bénéfique de la biométrie en Europe – dont le membre d’honneur n’est autre que Bernard Didier (anciennement Morpho (Groupe Safran)) reconnu internationalement comme l’un des chefs de file de la biométrie – en tenant compte des intérêts des citoyens européens, des industries, des universités et des gouvernements. L’Association européenne pour la biométrie est la principale plate-forme européenne multi parties prenantes pour la biométrie. Elle engage les parties prenantes de tous les pays européens, y compris la Commission européenne et le Parlement européen, en créant un réseau paneuropéen de points de contact nationaux et de plates-formes en fournissant un programme qui répond aux besoins communs.

Les rapports sur la biométrie

Une résolution appelle à la collecte de données biométriques

La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies appelle à la collecte de données biométriques pour empêcher les déplacements de terroristes

4 janvier 2018 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment adopté une résolution demandant aux pays de collecter des données biométriques auprès de terroristes présumés dans le cadre d’un effort visant à empêcher les terroristes de voyager. Les données biométriques seront compilées avec les données des dossiers passagers (PNR) et les informations passagers avancées (API) pour établir des listes de surveillance des terroristes connus et présumés.

La résolution 2396 (PDF) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les combattants terroristes étrangers évoque le risque que des ex-membres de l’Etat islamique commettent des attentats terroristes dans le monde après l’effondrement du pseudo-Etat, selon une déclaration du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

La résolution appelle également à des normes de sécurité aérienne plus strictes, qui pourraient inclure des contrôles biométriques, ainsi que le partage d’informations antiterroristes entre les États membres des Nations Unies.

La résolution a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité et coparrainée par 66 pays.

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Biometric Update

Le marché de la biométrie militaire augmentera de plus de 7 % du taux croissance annuel (CAGR*) jusqu’en 2020

Le procureur de NYC appelle à renforcer la sécurité des données biométriques et électroniques

Le procureur général de l’État de New York, Eric Schneiderman, demande à l’État de mettre en œuvre ses toutes premières mesures pour protéger les données biométriques collectées par les employeurs et les entreprises contre les cyberattaques, selon un rapport de Times Union.

Schneiderman a présenté un projet de loi qui ajouterait les données biométriques à une actualisation des protections procurées par l’État, suite à un nombre croissant de piratages informatiques de haut niveau des données personnelles confidentielles conservées par les entreprises sur leurs clients.

Intitulée à juste titre « Stop Hacks and Improve Electronic Data Security », la loi s’appliquerait à toutes les entreprises qui obtiennent des informations numériques et biométriques de leurs employés, comme les entreprises qui utilisent des systèmes de chronométrage à base d’empreintes digitales pour enregistrer les heures de travail des employés.

« Il est clair que les lois de New York sur la sécurité des données sont faibles et dépassées », a déclaré Schneiderman, qui avait proposé des lois plus strictes sur les données en 2015, mais qui n’ont pas été approuvées par l’Assemblée législative de l’État. « Il est temps pour Albany d’agir, afin que plus aucun New-yorkais ne soit inutilement victime de faibles mesures de sécurité des données et de pirates informatiques criminels qui sont constamment à l’affût. »

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Bien que la législation actuelle impose aux entreprises des exigences en matière de sécurité des données et de déclaration si des données personnelles piratées sont liées à des numéros de sécurité sociale, les entreprises ne sont pas tenues de signaler les infractions impliquant des combinaisons de nom d’utilisateur et de mot de passe ou des données biométriques.

En 2016, le bureau du procureur général a reçu un nombre record de 1 300 notifications d’atteintes à la protection des données, ce qui représente une augmentation de 60% par rapport à 2015.

La loi proposée obligerait les entreprises à mettre en œuvre des mesures de sécurité administratives, techniques et physiques « raisonnables » pour les données sensibles, ainsi qu’à signaler les violations sur d’autres types de données, telles que les données confidentielles sur la santé.

La loi pourrait également offrir une protection juridique aux entreprises qui prouvent à l’État qu’elles ont adopté des mesures de sécurité rigoureuses pour protéger les données sensibles contre les pirates informatiques, tout en exposant les entreprises à faible sécurité à des sanctions potentielles et à des poursuites judiciaires de la part du procureur général. Ces exigences seraient moins strictes pour les petites entreprises de moins de 50 employés.

Zack Hutchins, porte-parole de The Business Council, un groupe de lobbying d’Albany, a exprimé ses inquiétudes face au nombre croissant de cyberattaques perpétrées par des criminels cherchant à voler des données personnelles. Il a déclaré que l’imposition de normes moins rigides aux petites entreprises semble logique, mais il n’est pas sûr de savoir comment une partie de la loi proposée – qui obligerait les entreprises, où qu’elles soient situées, à déclarer toutes les données qu’elles collectent sur les New-yorkais – pourrait être mise en œuvre.

Le projet de loi est parrainé par le sénateur David Carlucci, un démocrate du comté de Rockland, et un membre de l’Assemblée, Brian Kavanagh, un démocrate de Manhattan.

« Le vol d’identité n’est plus une vague préoccupation qui pourrait toucher quelqu’un que nous connaissons ; le scandale d’Equifax en a fait une menace pour chacun d’entre nous », a déclaré Beth Finkel, directrice de l’AARP de l’État de New York.

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Plusieurs États à travers le pays envisagent d’adopter la loi de l’Illinois sur la protection de la vie privée en matière de biométrie, étant donné que de plus en plus d’organisations utilisent la technologie biométrique dans diverses applications et que les tribunaux continuent de déterminer les effets potentiellement coûteux des mandats de la loi sur les entreprises.

traduction Thomas Jousse

BiometricUpdate

EyeLock a déposé trois nouveaux brevets aux États-Unis

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a délivré trois nouveaux brevets américains à EyeLock LLC. Les brevets numéros 9 792 498, 9 792 499 et 9 792 497 portent sur des innovations technologiques concernant la facilité et la rapidité de l’appariement biométrique, la validation de l’iris et des images faciales ; et un guidage visuel pour l’alignement du regard.

« Nous ne pourrions pas être plus enthousiastes par ces derniers brevets qui démontrent l’expertise technique et le leadership d’EyeLock dans le développement de capacités uniques pour un déploiement efficace de la biométrie multimodale », a déclaré Jeff Carter, CTO d’EyeLock. « Nous continuons de réaliser des percées technologiques importantes qui ont constitué des obstacles importants à l’adoption de la technologie d’authentification de l’iris à l’échelle du marché. »

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Eyelock a obtenu un brevet pour sa plate-forme d’identité mobile, qui facilite et accroît la rapidité de l’appariement biométrique pour une meilleure expérience utilisateur. Le système acquiert une séquence d’images en temps réel et sélectionne un nombre limité d’images ayant la meilleure qualité d’iris pour une gestion efficace. Il ne nécessite pas de fonctions de mise au point automatique et prend en charge les applications mobiles ou autres dans lesquelles l’acquisition biométrique peut coïncider avec le clignement des yeux ou être sensible au flou dû au mouvement de l’utilisateur ou lorsque la mémoire de l’appareil disponible pour stocker des images est limitée.

Le second brevet couvre des méthodes pour valider que l’iris et les images faciales sont obtenues en temps réel à partir de la même personne, en tant que mécanisme de lutte contre la fraude – même si les images sont capturées par différentes caméras utilisant des paramètres différents – ainsi qu’un moyen efficace pour le recours de l’utilisateur dans une transaction autorisée via la biométrie. Les avancées de la plate-forme incluent une authentification plus forte, multifactorielle et continue d’un utilisateur, lorsque des images de l’iris et du visage sont utilisées, et la non-répudiation des données biométriques en capturant et en conservant une image faciale correspondante et reconnaissable pour une transaction qui peut être récupérée si nécessaire.

Le troisième brevet porte sur le nouveau mécanisme de reconnaissance de l’iris de la société pour orienter le regard d’un utilisateur. Cette capacité de guidage permet à l’utilisateur d’aligner facilement et de manière optimale son regard par rapport à un capteur d’acquisition biométrique. La combinaison d’un dispositif de limitation de la visibilité et d’un dispositif d’attention de l’utilisateur oriente le guidage visuel vers un alignement du regard. De plus, un guidage directionnel intuitif via le dispositif de limitation de la visibilité dirige rapidement et facilement le regard de l’utilisateur vers un emplacement favori. Ce système de reconnaissance unique permet de positionner automatiquement l’utilisateur à une distance prédéfinie du dispositif d’acquisition biométrique. Il convient également aux utilisateurs de différentes tailles, ainsi qu’aux utilisateurs qui s’approchent de différents angles vers le dispositif d’acquisition biométrique.

Biométrie : pour le meilleur ou pour le pire ?

Carter poursuit : « Le monde de la biométrie évolue rapidement, et ces nouveaux brevets permettent à EyeLock de capitaliser sur sa stratégie visant à fournir des plateformes d’authentification multiformes et prenant en compte toutes les industries. Nous demeurons déterminés à investir dans nos capacités de R&D et notre expertise technique afin d’offrir un support encore plus poussé sur le marché dans les années à venir. »

Eyelock a obtenu un total de 54 brevets à ce jour.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

traduction Thomas Jousse

Eyelock, Yahoo Finance

Le Parlement européen soutient la mesure d’enregistrement des empreintes digitales des demandeurs d’asile de 6 ans

La Commission des libertés civiles du Parlement européen a soutenu une nouvelle mesure qui propose de réduire l’âge des empreintes digitales des demandeurs d’asile de 14 à six ans. La nouvelle mesure, destinée à faciliter la réunification des enfants avec les parents, faisait partie d’un ensemble d’amendements visant à réorganiser la base de données d’empreinte digitale Eurodac. Au total, les amendements ont été approuvés avec 35 oui, 10 voix contre et 8 abstentions.

Les députés ont également approuvé plusieurs autres mesures, y compris l’enregistrement des mineurs non accompagnés qui disparaissent des installations d’accueil dans le Système d’information Schengen (SIS) et les signalant en tant que personnes disparues, fournissant à la force de police européenne Europol un accès direct à la base de données Eurodac pour prévenir les attaques terroristes et les crimes les plus courants, permettant la recherche et la comparaison d’images faciales et d’autres données personnelles dans la base de données, telles que le nom et le numéro du document d’identité lorsque les informations sont disponibles.

Le Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen a déclaré que la nouvelle loi de l’UE aborde des situations où les Etats membres en première ligne ne peuvent pas enregistrer les empreintes digitales en raison de la forte population d’immigrants arrivant.

“À partir de maintenant, l’imagerie faciale sera une caractéristique supplémentaire stockée dans Eurodac qui aidera à identifier les migrants en situation irrégulière. Grâce à la portée étendue, il sera également possible de surveiller les mouvements secondaires indésirables de ces personnes autour de l’UE “, a déclaré Jeroen Lenaers, porte-parole du PPE.

“L’une des principales priorités du PPE a été d’améliorer le processus d’identification des enfants non accompagnés dès leur plus jeune âge afin de mieux garantir leurs droits et d’accélérer leurs procédures de demande d’asile. Afin d’améliorer la sécurité des citoyens de l’UE, nous avons également insisté sur l’accès effectif à Europol et nous continuerons à lutter pour l’interopérabilité complète d’Eurodac avec Schengen et le système d’information sur les visas et le système Extry-Exit de l’UE, en cours de négociation. “

De même, le groupe européen des conservateurs et des réformistes (ECR) a également salué la mise en œuvre des nouvelles règles.

“L’extension de la portée des données biométriques recueillies pour inclure l’image du visage, ainsi que les empreintes digitales, aidera à empêcher les migrants d’utiliser divers moyens pour éviter l’identification et donc de rentrer dans l’UE”, a déclaré MEP Monica Macovei. “Cela aidera également à prévenir la situation par laquelle les migrants tentent de se procurer l’asile en exigeant l’asile politique dans plus d’un pays”.

Biometric Update, New Europe