Une rentrée mouvementée dans la nouvelle normalité #NewNormal

Les mesures contre la pandémie font partie d’un “nouvel ordre mondial”

A mesure que les efforts pour enrayer la pandémie s’intensifient sans qu’aucune date de fin ne soit en vue, un journaliste a demandé au Dr Kerry Chant, responsable de la santé publique en Nouvelle-Galles du Sud, au cours d’une conférence de presse jeudi, à quoi ressembleront les mesures lorsque le pays rouvrira ses portes en octobre, le Dr Chant a répondu : “Nous examinerons à quoi ressemble la recherche des contacts dans le “Nouvel ordre mondial“, a-t-elle déclaré.

“Et oui, cela inclu les pubs, les clubs et autres lieux si nous avons un cas positif. Notre réponse peut être différente si nous savons que les gens sont complètement vaccinés, donc nous travaillons sur un certain nombre de ces questions”, a poursuivi Chant.

“Dès que l’on s’engage sur la voie de la désignation de citoyens innocents comme boucs émissaires pour couvrir des erreurs politiques, les démocraties s’effondrent dans l’anarchie”, Alexandra Marshall pour The Spectator “Covid: the New World Order” 14 sept. 2021

Ce n’est pas la première fois qu’un responsable de la santé publique utilise cette expression pour décrire le monde post-pandémique. Le ministre de la santé Brad Hazzard a déjà qualifié la pandémie de “nouvel ordre mondial” en juillet 2020.

“Il s’agit d’une pandémie mondiale, c’est un événement qui ne se produit qu’une fois tous les 100 ans, donc vous pouvez vous attendre à ce que nous ayons une forme de contamination de temps en temps, et c’est comme ça. Nous devons accepter que c’est le nouvel ordre mondial“, a déclaré Hazzard à la suite d’une épidémie de cas.

Une correspondante de Newsmax à la Maison Blanche Emerald Robinson demande : “Qu’est-il arrivé à ‘mon corps mon choix’ en matière de vaccinations dans l’administration Biden ? Et en 2020, le président élu Biden a déclaré qu’il n’exigerait pas de mandat pour les vaccins.”

Une correspondante de CBSNews à la Maison Blanche Weijia demande si l’une de ces nouvelles mesures affectera la “vie quotidienne” des gens. La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki répond souriante : “Cela dépend si vous êtes vacciné ou non.”

New Normal

Londres : Un chirurgien à la retraite, déclare sur les pass : “Cela ne s’arrêtera pas là, cela concernera les pubs, les restaurants, les vols, le nombre de kilomètres parcourus. Il ne s’agit pas d’un passeport vaccinal, mais d’un système de crédit social.”

Communiqué, l’Académie nationale de médecine propose de remplacer au plus tôt le passe sanitaire par un passe vaccinal.

Pour Thales, les pass vaccinaux sont un précurseur des portefeuilles d’identification numérique, offrant aux citoyens une commodité et une sécurité inégalées.

Le “passeport vaccinal” et la fusion à venir avec les systèmes d’identification numérique : un projet de contrôle social massif est en préparation depuis des années avec #Gavi, #INFUSE et autres, qui préparent le terrain pour faire de nous tous des esclaves numériques.

L’équipementier automobile français Valeo a dévoilé une borne capable de détecter le Covid 19 sans contact, en moins de 2 minutes. Avec un taux de fiabilité de 94%, cette borne devrait être homologuée d’ici un an.

Il est clair que les restrictions ne seront pas “temporaires”, loin de là.

Singapour déploie des robots pour détecter les “comportements indésirables”, ainsi que les groupes de “plus de cinq personnes”.

https://twitter.com/Alpha_Mind7/status/1434849402061877248

Mark Zuckerberg a dévoilé des nouvelles lunettes intelligentes Facebook x Ray-Ban. Donc pas de réalité augmentée, mais des lunettes en réseau avec deux caméras pour recueillir encore plus de données sur le comportement de ses utilisateurs et de tout le monde et de tout ce que ses utilisateurs regardent.

“Lorsque vos lunettes sont éteintes, elles sont complètement éteintes. Le micro est éteint et vous ne pouvez pas prendre de photos ni enregistrer de vidéos.”

Les pépites de fin août/début septembre, à chacun de juger….

Des documents nouvellement divulgués montrent que le Dr Fauci a menti et que les États-Unis ont bien financé la recherche sur le « gain de fonction » à Wuhan. The Epoch Times 8 septembre 2021.

Selon Le Point, on peut injecter une puce électronique via une seringue dans un corps humain.

Finalement ce sont les vaccinés qui contaminent les non vaccinés.

Une infection antérieure au COVID protège davantage contre le variant Delta que le vaccin Pfizer, selon une étude.

Pour infos, les essais cliniques vaxx covid sur les femmes enceintes sont en cours…

Moderna vient juste de commencer les essais cliniques sur les femmes enceintes pour obtenir plus de données à ce sujet peu étudié pour l’instant, pour se terminer, selon des estimations préalables, vers fin 2023 ou début 2024.

Les essais cliniques des femmes enceintes pour Pfizer ont débuté en février 2021 entre les semaines 24 et 34 de leur grossesse âgées d’au minimum 18 ans et être en bonne santé! Elles seront suivies pendant au moins 7 à 10 mois.

L’UE met en garde la France et les états qui mettent en place un rappel vaccinal. La Commission européenne a rappelé aux pays membres qui se préparent à injecter des doses de rappel (3eme, 4eme) aux vaccinés qu’ils s’exposent à des risques juridiques accrus. L’Agence européenne des médicaments n’a, en effet, pas donné son feu vert. la Commission n’endossera pas de responsabilité en cas de problème.

Les personnes qui se sont remises d’un épisode de Covid-19 (immunité naturelle) au cours de l’une des premières vagues de la pandémie semblent présenter un risque plus faible de contracter le variant delta que celles qui ont reçu deux doses du vaccin de Pfizer. Bloomberg

Le corona n’est pas une cause probable de décès dans 80 % des décès officiels de covid signalés en allemagne depuis début juillet, selon le professeur Bertram Häussler, directeur de l’institut indépendant de recherche sur la santé IGES à Berlin (Welt).

Liberté

Nous vous suggérons un article d’Anne Applebaum pour The Atlantic : Les Nouveaux Puritains« Les codes sociaux changent, souvent pour le mieux. Mais pour ceux dont le comportement ne s’adapte pas assez vite aux nouvelles normes, le jugement peut être rapide et sans pitié. » « Une atmosphère croissante de justice populaire en Amérique produit le genre d’autocensure que l’on trouve dans un régime autoritaire ».

Une belle tribune exclusive publiée par Quartier Général sur la liberté d’expression, où plus de 2.500 chercheurs, universitaires, CNRS, INRAE, INSERM… médecins, infirmières, psy, soignants, juristes, enseignants, artistes et même quelques journalistes plus courageux que d’autres, dénoncent la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale.

Pass sanitaire, vers un traçage généralisé de la population

Arthur Delaborde reçoit François-Bernard Huygue, Directeur de recherche à l’institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), spécialisé sur la communication, la cyberstratégie et l’intelligence économique et Cyrille Dalmont, chercheur associé numérique à l’institut Thomas More.

@CyrilleDalmont “Aujourd’hui on se rend compte que les Etats aussi veulent collecter nos données, plus seulement les #gafam. Mais les géants du numérique n’ont pas d’armée, ni de police ou d’opposants politiques. On est sur une tendance lourde de sens…!” #PassSanitaire

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire : toutes les personnes qui croient naïvement que cet outil va disparaitre après la #CriseSanitaire se leurrent ! Le QR code va s’inscrire dans le passeport biométrique européen !”

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire permet de savoir où sont exactement les citoyens, quand et avec qui. Demain personne n’est capable de nous dire qui aura accès à ces données !” #CriseSanitaire

@CyrilleDalmont “#PassSanitaire : La logique de protection des données avancée par l’Etat est factuellement fausse ! Il y a forcément un échange de données lorsque vous scannez le QR code” #COVID19

Pass sanitaire – Il faut s’inquiéter du monde qui vient. “Le 12 juillet, Emmanuel Macron a annoncé l’extension du pass sanitaire aux espaces de loisir, où il faudra bientôt présenter un QR code. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de traçage numérique et de privation de libertés”, déplorent Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont.

iHuman – L’intelligence artificielle et nous

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’humanité ?

Credit : https://upnorthfilm.no/film/ihuman/

Ce documentaire prend la mesure de l’emprise des algorithmes sur nos vies.

“La création d’une intelligence artificielle serait le plus grand événement de l’histoire de l’humanité. Mais il pourrait être aussi le dernier”, disait Stephen Hawking. Le célèbre cosmologiste avait prévu la croissance infinie de l’informatique mais partageait avec certains pionniers la crainte qu’elle ne devienne incontrôlable. Aujourd’hui, l’IA promet d’aider à guérir des maladies, de faire face aux changements climatiques ou de combattre la pauvreté. Mais elle menace aussi d’influer insidieusement sur nos comportements, de mettre à mal l’idée même de sphère privée ou d’aider les dictatures à asseoir leur pouvoir. En proie à une surveillance algorithmique, notre identité peut dorénavant se réduire… à des données.

Toute-puissance

L’IA sera vite dépassée. On parle aujourd’hui d’une intelligence artificielle générale (IAG), capable de s’adapter et d’apprendre seule, qui égalerait, voire dépasserait les capacités humaines. De quoi allécher les firmes qui font commerce des données numériques (les célèbres GAFAM). Le documentaire dresse l’état des lieux de l’IA en donnant la parole à ceux qui en débattent (sociologues, avocats des droits de l’homme, scientifiques ou journalistes d’investigation) mais aussi à ceux qui l’inventent, comme Jürgen Schmidhuber et Ilya Sutskever, deux grands chercheurs et initiateurs, à la posture ambivalente : conscients de la toute-puissance de leur création mais déterminés à poursuivre leurs travaux.


Source

Vous possédez vos pensées. Mais peut-être pas pour longtemps

Imaginez que vous ayez une interface cérébrale capable de lire toutes vos pensées, conscientes et subconscientes. Qui posséderait ces données ? À qui donneriez-vous accès ? Qui pourrait faire de l’argent dessus ?

Étant donné que nous construisons la technologie d’interfaçage du cerveau chez Kernel, et que d’autres construisent aussi cette technologie, c’est un exercice de réflexion important qui a pesé lourdement sur mon esprit.

Nos vies sont capturées numériquement; historique de recherche, ce que nous lisons / écrivons, où nous allons, ce que nous faisons, à quelle vitesse nous marchons, ce que nous achetons, où nous vivons, les habitudes, les préférences, la religion, la politique, et des milliers de détails plus intimes. Facebook, Google et d’autres ont miné, monétisé et profité de cette information. Il est troublant de penser que nos données cérébrales brutes pourraient être traitées de la même manière.

Aujourd’hui, vos pensées sont votre domaine privé. Vous êtes la seule personne à avoir accès à votre cerveau. Ce sont les seules données que vous contrôlez toujours. Mais à moins de faire de gros changements, ce ne sera bientôt plus le cas.

Les implications sont plus sérieuses que d’entendre la conversation de quelqu’un.

Il y a quelques mois, #DeleteFacebook était à la pointe de la mauvaise gestion imprudente de nos informations et j’ai écrit Your Data is Your Property pour étoffer cet argument. Malgré le bouleversement public, la capitalisation boursière de FB est en hausse de 100 milliards de dollars et la conversation sur les données a progressé. Heureusement, The Economist et d’autres ont poursuivi leur examen de la propriété des données avec de nouveaux articles publiés cette semaine.

Il est essentiel que nous réglions correctement ce problème, non seulement pour mettre un terme à l’intrusion dans la vie privée ou l’exploitation des données personnelles par les entreprises, mais aussi parce que cela est essentiel pour l’avenir de la race humaine.

Voici pourquoi ce problème est sensible au temps MAINTENANT : nous avons accéléré le chemin pour rendre les humains hors de propos. Nos systèmes économiques actuels sont parfaitement conçus pour mettre l’homme à la faillite. C’est simple : l’argent coule vers les investissements les plus rentables et, par cette mesure, il est plus rentable d’investir dans la technologie que chez les humains (l’écart s’élargit rapidement). Bientôt, il ne sera rentable que d’investir dans la technologie.

En fin de compte, nos données alimentent la technologie qui permet à l’intelligence numérique (comme celle qui alimente Facebook) de devenir plus intelligente, plus rapide et d’atteindre des revenus records. Et peut-être le plus important, ils l’obtiennent, gratuitement, et à nos frais.

Pour inverser ce chemin vers l’inadéquation, nous devons commencer à nous améliorer radicalement. Cela commence avec nous pour posséder nos données. Si nous ne commençons pas la quête pour nous améliorer radicalement, au-delà de ce que nous sommes actuellement capables, nous ne serons pas en mesure de nous prouver nous-mêmes de manière adéquate. C’est la réponse à l’avenir du travail / robots prenant nos emplois.

Nos données personnelles, qui incluent nos compétences, notre prise de décision, nos connaissances, nos préjugés, nos penchants et nos angles morts, constituent l’outil d’auto-amélioration le plus puissant et le plus précieux que nous puissions posséder.

En bref, l’avenir évolue, posséder nos pensées est un point de départ nécessaire. De là, nous devons reconfigurer nos incitations économiques et nos ambitions personnelles vers une amélioration humaine radicale.

Ces idées sont expliquées plus en détail dans Un plan pour l’humanité – passez à l’étape 3.

Bryan Johnson

Bryan Johnson est le fondateur de Kernel, OS Fund et Braintree. En 2016, il a fondé Kernel, investissant 100 millions de dollars pour construire des interfaces neurales avancées pour traiter les maladies et les dysfonctionnements, éclairer les mécanismes de l’intelligence et étendre la cognition. Kernel a pour mission d’améliorer considérablement notre qualité de vie au fur et à mesure que la durée de vie augmente. Il croit que le futur de l’humanité sera défini par la combinaison de l’humain et de l’intelligence artificielle (HI + AI). En 2014, Bryan a investi 100 millions de dollars pour lancer le OS Fund qui investit dans des entreprises scientifiques et technologiques qui commercialisent des découvertes révolutionnaires en génomique, en biologie synthétique, en intelligence artificielle, en automatisation de précision et en développement de nouveaux matériaux. En 2007, Bryan a fondé Braintree (acquiert Venmo en 2012) qu’il a vendu à PayPal en 2013 pour 800 M $.

Adrien Basdevant : Nos données valent de l’or

Quel est le point commun entre notre ordinateur, notre téléphone portable, notre carte de transport ou encore les réseaux sociaux ? Ils fournissent tous des données sur nous et sur nos habitudes. Le traitement des données, personnelles mais aussi industrielles et financières, est l’un des enjeux du siècle. Il existe même un marché secondaire de données, licite ou illicite.

L’Empire des données

L’Empire des données

Credit Don Quichotte

Essai sur la société, les algorithmes et la loi

Le numérique bouleverse nos manières d’être et d’agir, mais demeure un fait social rarement compris, souvent réduit à un optimisme béat ou à un pessimisme figeant. Cet essai pluridisciplinaire propose au contraire des pistes de réflexion.

Plus de données ont été créées en 2011 que depuis le début de l’histoire de l’humanité. Cette production double tous les deux ans, si bien que notre monde est désormais organisé et déterminé par cette nouvelle matière première, qualifiée de pétrole du XXIe siècle.

Vous souffrez d’une maladie apparemment indiagnostiquable ? En comparant votre information génétique aux vingt millions d’études oncologiques, le logiciel IBM Watson pourrait bien être votre sauveur. Vous recevez des réductions personnalisées pour des couches ? Pas d’inquiétude, le supermarché Target sait si vous êtes enceinte avant que vous ne l’annonciez à vos parents. L’un de vos amis a perdu son emploi ou est en retard sur ses échéances de paiement ? Attention, vos interactions sur les réseaux sociaux peuvent être utilisées comme critère pour vous octroyer votre prochain crédit.

Nos données sont collectées, traitées, vendues, chaque seconde. Par qui ? Comment fonctionne ce monde opaque dans lequel nous vivons ? Et existe-t-il un projet politique du Big data ? Les algorithmes des géants du numérique calculent nos moindres faits et gestes, anticipent nos désirs, profilent nos comportements. Ces nouveaux acteurs bouleversent tous les secteurs de la société, de l’agriculture à l’industrie des transports, et menacent la souveraineté des États et les missions traditionnelles qui leur sont dévolues en matière de santé, d’éducation, d’emploi, de recherche, de culture…

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Ces mécanismes restent pourtant largement incompris des citoyens qui s’en remettent volontairement à eux pour suggérer qui inviter au restaurant, prédire les possibilités d’échec scolaire ou de récidive criminelle. Le droit cherche à se réapproprier ces enjeux, par une redéfinition de la propriété et de la concurrence, et par une réglementation européenne sur les données personnelles. Cela suffira-t-il ? Le rythme effréné de l’innovation nous pose une question plus que jamais cruciale : dans quelle société voulons-nous vivre demain ? L’urgence de notre choix n’est dès lors plus entre l’ancienne dichotomie du XXe siècle, l’État ou le marché, mais entre l’État de droit et la dictature des data.

Largement illustré, L’Empire des données retrace la grande histoire de cette collecte pour ouvrir à de nouvelles perspectives, et offre les clefs pour sortir de l’ornière catastrophiste aussi bien que d’une vision trop technophile.

Avocat spécialiste des enjeux numériques, Adrien Basdevant enseigne aussi à Sciences-Po et au sein du Master Data Science de l’ESSEC et de Centrale sur la gouvernance des données. Jean-Pierre Mignard, docteur en droit sur la cybercriminalité, est avocat, membre du Comité consultatif national d’éthique, et maître de conférences à l’École de journalisme et en Droit pénal des affaires à Sciences-Po Paris.

Extrait :

Le contentieux de données représente à n’en pas douter le contentieux du futur. Aujourd’hui peu maîtrisé, il deviendra notre quotidien de demain. La cybercriminalité va se démocratiser. Il est primordial de définir une politique pénale cohérente au sein de l’Union européenne dans la mesure où la cybercriminalité dépasse souvent et facilement les frontières, l’infraction étant commise à distance.

Juger les individus selon les statistiques collectives.

Que se passera-t-il, en effet, lorsque les données désigneront des criminels avant mêmes qu’ils n’aient commis leurs crimes ? Que restera-t-il de la présomption d’innocence pour celui qui présente les caractéristiques d’un multirécidiviste ? Il est certain qu’à l’heure où l’on écrit ces lignes, des laboratoires de recherche, des services de sécurité privés ou étatiques, réfléchissent aux vastes possibilités d’identification d’auteurs potentiels de crimes, grâce à l’exploitation de données massives. Il s’agirait alors de glisser insensiblement du commencement d’exécution à l’acte préparatoire, puis de l’acte préparatoire à la potentialité de commettre un crime. Indéniablement, cette piste ne peut être envisagée qu’avec intérêt par les organismes publics ou privés en charge de la sécurité, que ce soit pour des raisons de sécurité publique ou d’intérêt commercial. La plus neuve des technologies, par un extraordinaire raccourci, rejoindrait alors la plus vieille des criminologies. Les systèmes numériques prédictifs permettraient d’identifier le criminel en puissance. Tout comme, les caractéristiques morphologiques devaient permettre d’identifier le criminel-né, selon le père de la criminologie italienne, Cesare Lombroso.

Hitachi : une IA capable de prédire les crimes avant qu’ils se produisent
Des projets Chinois à la Minority Report utiliseront l’IA pour prédire des crimes

Conférence CNCPI – Quelle éthique pour les données ?

Maîtres Jean-Pierre Mignard et Adrien Basdevant, avocats du cabinet Lysias Partners, étaient invités par la CNCPI (Compagnie Nationale des Conseils en Propriété Industrielle) dans le cadre de la 2ème édition des Rendez-Vous de la Propriété Intellectuelle, pour une conférence autour du thème : “Quelle éthique pour les données ?” : Big data, algorithmes prédictifs : comment appréhender leurs enjeux ? L’accès et le partage des données prévalent-ils sur la propriété ? Une nouvelle gouvernance et un ordre juridique mondial pour réguler les données ? Cet événement s’est tenu le 14 juin 2016 au Théâtre de la Madeleine.

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Un Consortium européen pour développer une plate-forme d’identité en ligne pan-industrielle

Credit: Here.com

Un groupe de sociétés allemandes et d’autres sociétés européennes, y compris les banques, les fabricants de véhicules et les fournisseurs de technologie, ont signé une « déclaration d’intention correspondante » pour établir une plate-forme commune et pan-industrielle qui permettra à leurs clients d’utiliser une « clé principale » pour l’inscription et l’identification lors de l’accès aux services en ligne dans une gamme de secteurs, y compris le gouvernement, l’aviation et le commerce de détail.

Allianz, Axel Springer, Daimler, Deutsche Bank et Postbank, ainsi que le think-tank technologique Core et le fournisseur de services de localisation Here Technologies sont actuellement impliqués dans le développement du projet et sont également en discussion préliminaires avec Deutsche Telekom « entre autres » pour « gagner plus de partenaires d’un certain nombre de secteurs différents. »

Au cœur de cette nouvelle norme, la procédure d’accès aux activités en ligne est une clé dite principale. Les clients peuvent utiliser cette clé pour les besoins d’enregistrement et d’identification dans un certain nombre d’industries.

Ce n’est pas seulement plus pratique, mais aussi plus sécurisé et vise à garantir les normes les plus élevées en matière de sécurité et de protection des données. Non seulement la plate-forme est conforme aux réformes de la protection des données de l’UE, mais elle respecte également les dispositions du règlement eIDAS1, qui régit les services de fiducie pour l’identification électronique (eID).

De plus, la plate-forme est conçue pour être ouverte et compatible avec les projets en cours gérés par les autorités sous le gouvernement allemand et les États fédéraux allemands, même au niveau des gouvernements locaux, par exemple, pour les portails citoyens. Des fonctions supplémentaires peuvent suivre, par exemple, l’accès numérique aux autorités publiques (e-government). En outre, le développement de services de paiement numérique et de services financiers numériques est également possible sur la plate-forme.

Les initiateurs cherchent à obtenir plus de partenaires d’un certain nombre de secteurs différents à court terme, y compris des entreprises d’aviation, des agents de commerce électronique, des détaillants et des entreprises de télécommunications.

Des négociations préliminaires sont déjà en cours avec plusieurs entreprises qui ont manifesté un intérêt pour la plate-forme. Entre autres, des discussions avec Deutsche Telekom concernant l’adhésion au projet ont débuté récemment.

« Nous, les Européens, devons enfin diriger nos forces dans la numérisation », déclare Christian Sewing, PDG adjoint de Deutsche Bank. « Le moment est venu pour une initiative de plate-forme de ce genre. Cela augmentera la sécurité juridique pour les clients et stimulera la croissance de l’économie numérique européenne. »

« Les nouveaux produits, services et solutions numériques changent rapidement notre façon de vivre, de se déplacer et d’interagir les uns avec les autres et il est essentiel que nous puissions y accéder de manière conviviale et sécurisée », ajoute Edzard Overbeek, PDG de Here Technologies.

« Alors que nous entrons dans l’ère de l’autonomie, une clé principale numérique sera particulièrement utile pour les personnes qui cherchent un accès facile aux différents modes de transport. Nous attendons avec impatience pour permettre les avantages de cette initiative aux participants grâce à notre plate-forme Open Location Platform [Plate forme de Localisation Ouverte – OLP]. »

Les entreprises vont finaliser les détails de cette collaboration dans les prochaines semaines et fixeront une date de lancement pour la plate-forme avant de soumettre leur plan aux autorités de concurrence pour approbation réglementaire.

traduction Thomas Jousse

Allianz, Daimler, Here, Deutsche Bank, NFC World

1 ANSSI : « Le Règlement « eIDAS » n°910/2014 du 23 juillet 2014 a pour ambition d’accroître la confiance dans les transactions électroniques au sein du marché intérieur. Il établit un socle commun pour les interactions électroniques sécurisées entre les citoyens, les entreprises et les autorités publiques. »

La ruée vers les datas

Depuis les couloirs du Parlement Européen, chronique de la difficile élaboration d’une nouvelle loi pour la protection des données personnelles, enjeu central opposant les citoyens aux intérêts privés.

Chaque fois que nous faisons nos courses sur Internet, interrogeons un moteur de recherche, activons la géolocalisation sur notre smartphone ou même utilisons notre carte de transport ou de crédit, nous laissons des traces : des masses d’informations personnelles sont collectées sur nos habitudes de consommation, nos goûts, nos déplacements ou nos opinions. Des informations hautement exploitables – et monnayables. Nombreux sont les observateurs à l’affirmer : les données seront le pétrole du XXIe siècle. Utilisée de manière judicieuse, cette manne offre la promesse de transformer nos vies en profondeur. Mais à quel prix ? Ces données personnelles échappent de plus en plus aux citoyens, au profit des entreprises. Comment nous protéger contre l’utilisation incontrôlée de nos données, garantir notre droit à l’autodétermination et sanctionner les contrevenants ? Selon les lobbies privés, une loi trop draconienne risquerait de faire fuir les entreprises du territoire européen. Mais faut-il pour autant sacrifier la vie privée des citoyens ?

Depuis plusieurs années, l’Union européenne travaille à réformer la loi sur la protection des données personnelles. Le jeune député vert européen Jan Philipp Albrecht a notamment pris ce combat à bras-le-corps, en se faisant le rapporteur du Parlement européen sur la réglementation de la protection des données. Ce documentaire suit le parcours complexe de la législation européenne en la matière, en interrogeant des acteurs aux intérêts souvent divergents : politiques, juristes, membres de la société civile ou du monde des affaires.

Arté tv