L’ère post-numérique approche : êtes-vous prêts ?

Le rythme de l’évolution technologique qui balaie hardiment les entreprises et la société est époustouflant – et il nous fait passer de l’ère numérique à une nouvelle réalité, une nouvelle ère qui sera celle de l’ère post-numérique.

Pourquoi le post-numérique ? Pensez à où nous en sommes aujourd’hui. Selon l’International Data Corporation (IDC), 1,25 trillion de dollars seront consacrés à la transformation numérique à l’échelle mondiale en 2019, et ce chiffre montera en flèche pour atteindre 1,97 trillion de dollars en 2022. Et plus de 60 % du PIB mondial sera numérisé, et la croissance de chaque secteur sera stimulée par des offres, des opérations et des relations améliorées par le numérique.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Les entreprises se trouvent à un tournant décisif. Dans un environnement où tout le monde dit qu’il passe au numérique, nous aurons besoin d’un nouvel ensemble de règles pour réussir. Le numérique est certes encore important, mais c’est maintenant simplement le prix d’entrée pour faire des affaires – ce n’est plus un avantage de différenciation. Quel est le secret pour créer un avantage concurrentiel dans ce monde post-numérique ? C’est ce qui est au cœur de la nouvelle vision technologique 2019 d’Accenture, le nouveau rapport des principales tendances technologiques mondiales au cours des trois prochaines années et au-delà. Le rapport explore cette ère post-numérique et les implications et impératifs stratégiques pour les entreprises.

Dans le monde post-numérique, la différenciation vient de l’application numérique de nouvelles méthodes puissantes. Les technologies nécessaires pour innover et se différencier vont au-delà de l’adoption fondamentale des outils et concepts numériques. C’est une époque où l’établissement d’une relation de confiance avec les clients, les employés, les partenaires d’affaires et les communautés grâce à une approche responsable de la technologie est la priorité absolue pour tous les dirigeants de C-suite qui veulent croître et réussir.

À quoi ressemblera cette ère post-numérique ?

Un monde où l’individualisation et les capacités instantanées à la demande permettront aux entreprises de saisir et de livrer sur des marchés ponctuels.

La prochaine vague de technologie permettra de personnaliser en profondeur les produits, les services et même l’environnement des gens – ce qu’Accenture appelle l’”individualisation” – et de les diffuser instantanément à la demande. Les entreprises pourront mieux que jamais comprendre les consommateurs, les employés, les partenaires d’affaires et leurs objectifs, et elles auront l’agilité nécessaire pour se rapprocher encore plus et agir “dans l’immédiat” pour répondre aux besoins des personnes.

En combinant l’individualisation avec des capacités instantanées à la demande, les entreprises seront en mesure de répondre aux besoins et attentes des individus dans tous les aspects de leur vie, de leur carrière ou de leurs relations d’affaires, façonnant ainsi leur réalité. Pour ce faire, les organisations devront à la fois comprendre les gens à un niveau holistique et répondre à l’évolution des besoins en un clin d’œil.

Le rythme de l’innovation ne sera jamais plus lent qu’aujourd’hui. Parce qu’il faut l’admettre, le monde est complexe et rapide comme l’éclair : 94 % des dirigeants d’entreprises et des responsables informatiques interrogés ont déclaré que le rythme de l’innovation dans leurs organisations s’était accéléré au cours des trois dernières années en raison des technologies émergentes. La loi de Moore approche de ses limites et de nouveaux types de calcul apparaissent, la technologie s’intéresse de plus en plus à tous les aspects de la vie et des expériences de travail des gens.

Bon nombre de ces progrès technologiques sont positifs. Nous avons vu des écrans éblouissants dans le diagnostic des soins de santé utilisant l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et la technologie numérique double. Plus de la moitié (3,9 billion) de la population mondiale est maintenant en ligne et utilise Internet, ce qui représente une société mondiale de l’information plus inclusive. Et les gens appliquent la technologie à bon escient, de l’adoption de la blockchain pour les efforts humanitaires à l’amélioration des pratiques agricoles et à la réduction des déchets dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire mondiale.

Mais certains impacts de la technologie ont un inconvénient qui motive le “techlash”. Il suffit d’observer le positionnement géopolitique des superpuissances de l’intelligence artificielle, ainsi que la montée de l’opinion publique exigeant des entreprises qu’elles rendent compte de ce qu’elles construisent et lancent sur le marché. La technologie s’étend même à des domaines complexes, comme l’édition génétique et le capitalisme de surveillance, qui soulèvent de nouvelles questions éthiques pour la société.

Alors que vous tracez la voie à suivre pour exploiter les innombrables possibilités qui s’offrent à votre entreprise pour prendre de nouvelles directions dans l’ère post-numérique, il est impératif que le principe directeur soit l’innovation ciblée dont le but est de créer des retombées et impacts commerciaux précieux, tout en gérant les opportunités avec responsabilité.

Tech Vision 2019, “The Post-Digital Era Is Upon Us: Are You Ready for What’s Next?” donne un aperçu du nouveau monde avec des idées novatrices, des tendances bien documentées, des résultats d’enquêtes mondiales et des points de décision sur ce qu’il faudra faire pour naviguer dans l’avenir.

Les cinq tendances sont les suivantes :

1. DARQ Power : Comprendre l’ADN du DARQ

Les nouvelles technologies sont des catalyseurs du changement, offrant aux entreprises de nouvelles capacités extraordinaires. La technologie du grand livre distribué, l’intelligence artificielle, la réalité étendue et l’informatique quantique seront le prochain ensemble de nouvelles technologies pour déclencher un changement radical, permettant aux entreprises de réimaginer des industries entières.

2. Apprenez à me connaître : Déverrouiller des consommateurs uniques et des opportunités uniques

Les interactions axées sur la technologie créent une identité technologique en expansion pour chaque consommateur. Cette base vivante de connaissances sera essentielle non seulement pour comprendre la prochaine génération de consommateurs, mais aussi pour établir des relations riches, individualisées et fondées sur l’expérience à l’ère post-numérique.

3. Humain+ Travailleur : Changer le lieu de travail ou entraver la main-d’œuvre.

Les effectifs deviennent humains+ : chaque individu est responsabilisé par ses compétences et ses connaissances ainsi que par un nouvel ensemble de capacités, en constante augmentation, rendu possible par la technologie. Désormais, les entreprises doivent adapter les stratégies technologiques qui ont permis de créer avec succès cette main-d’œuvre de la prochaine génération pour soutenir une nouvelle façon de travailler à l’ère post-numérique.

4. Sécurisez-nous pour me sécuriser : Les entreprises ne sont pas des victimes, elles sont des vecteurs.

Bien que les entreprises axées sur les écosystèmes dépendent de l’interconnectivité, ces connexions augmentent l’exposition des entreprises aux risques. Les grandes entreprises reconnaissent que, tout comme elles collaborent déjà avec des écosystèmes entiers pour offrir les meilleurs produits, services et expériences de leur catégorie, il est temps que la sécurité se joigne également à cet effort.

5. MyMarkets : Répondre aux besoins des consommateurs à la vitesse de l’éclair

La technologie crée un monde d’expériences intensément personnalisées et à la demande, et les entreprises doivent réinventer leurs organisations pour trouver et saisir ces opportunités au fur et à mesure qu’elles se présentent. Cela signifie qu’il faut considérer chaque occasion comme s’il s’agissait d’un marché individuel – un marché momentané.

Là où opportunités et responsabilités se rencontrent.

L’ère post-numérique perturbera et remodèlera les entreprises et les industries, apportant de nouvelles capacités et possibilités puissantes. Mais cela ne veut pas dire que le numérique n’est pas terminé, bien au contraire, car la plus grande partie du chemin est encore à parcourir, mais le post-numérique exige de nouvelles règles.

Comme chaque entreprise devient effectivement une entreprise numérique, le leadership dépendra de la vitesse à laquelle votre entreprise pourra continuer à maîtriser l’intelligence artificielle, la réalité étendue, la technologie des grands livres distribués, l’informatique quantique et plus encore.

L’ère post-numérique offre aux entreprises une formidable opportunité d’innover et de faire croître leurs activités, ainsi qu’un mandat sans précédent et urgent de se concentrer sur l’instauration d’un climat de confiance et d’une innovation responsable. Il est primordial de tenir compte de la protection de la vie privée, de la sécurité, de l’éthique et de la gouvernance associées à ce niveau d’accès fondé sur la technologie.

Le chemin vers l’ère post-numérique nous attend. Le rapport invite à franchir une nouvelle étape dans la transformation numérique de votre entreprise en appliquant les nouvelles technologies, en investissant dans vos talents et votre organisation pour développer des compétences post-numériques et en renforçant les relations fondées sur la confiance afin d’accroître votre succès.

Rapport Accenture Technology Vision 2019
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Accenture

Economie de l’intention et Blockchain

Nous vivons actuellement et ce depuis quelques années un changement progressif de paradigme touchant toutes les économies et tous les marchés. Il s’agit de l’histoire d’un changement voire de rééquilibrage de rôles entre les acteurs du marché, l’offre et la demande. Des actions qui jusqu’à présent étaient de l’unique prérogative des acteurs de l’offre (entreprises, marques,…) deviennent des actions réappropriées par les acteurs de la demande (les clients). C’est ce que l’on qualifie véritablement de Transformation digitale.

Ainsi, chaque individu dispose graduellement d’un champ de possibilités plus vaste dans ses interactions avec les administrations qui les gouvernent, les entreprises qui leur proposent biens et services ainsi qu’avec les autres individus permettant des modes de collaboration plus poussés et mieux coordonnés.

L’apparition et le développement des technologies de communication, au premier rang desquelles figurent internet, ont constitué le premier émulateur de cette évolution. Les révolutions technologiques portées par les NBIC sont de formidables accélérateurs de cette transformation profonde de notre société. Et nous en constatons à peine les premiers effets.

Cette transformation digitale est synonyme de profonds changements pour les entreprises et les différents métiers qui les composent ainsi que pour chacun d’entre nous.

Dans ce contexte, de nouveaux concepts se développent, hérités d’une philosophie libertarienne ancrant davantage l’individu comme l’alpha et l’omega du système où la liberté est conçue comme une valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques et du système politique… Un système non pas fondé sur la coercition, mais sur une coopération libre et volontaire entre les individus, avec un État limité à des fonctions régaliennesRobert Nozick (1938-2002), Murray Rothbard et Charles Murray font partie des principaux auteurs nourrissant cette doctrine.

Le Vendor relationship management ou VRM est né de cette mouvance. Le VRM se veut comme un renversement de la logique du CRM (customer relationship management) dans laquelle l’entreprise contrôle la relation avec le client. Le VRM vise une prise de pouvoir croissante de chaque individu dans la relation commerciale.

Comme nous le verrons, ce concept pourrait avoir de larges implications, mais il peine à se concrétiser faute d’une infrastructure technologique adéquate et d’un dilemme majeur qui était jusqu’alors insoluble : la nécessaire présence d’un tiers voire d’un « quart » de confiance.

Quasiment de manière parallèle à l’émergence du VRM, la blockchain, ou les DLT de manière générale, se sont développées dans cette même ligne de pensée libertarienne avec la mise en place de logique distribuée, décentralisée.

Or, comme nous le verrons, ces deux concepts peuvent se compléter et former ainsi l’infrastructure et la superstructure permettant le développement de nouvelles logiques de marché. Le puzzle semblerait se compléter à merveille.

Après avoir partagé successivement les concepts de VRM et blockchain, nous identifierons les synergies et limites de cette potentielle évolution sur un cas majeur, l’identité numérique.

Le Vendor Relationship Management

Qu’est ce que le VRM et plus largement le concept d’économie de l’intention ?

Notion apparue en 2000 et développée par Doc Searls au Berkman Center for Internet & Society de l’Université de Harvard, le VRM repose sur le principe d’une prise de pouvoir croissante du client dans la relation commerciale.

Ce dernier est mieux informé. Il peut plus facilement comparer les offres, les commenter, faire part de son avis au sein de communautés plus ou moins larges. Ce pouvoir croissant étant synonyme d’une plus grande liberté retrouvée grâce au développement du monde digital et de la data.
Doc Searls parle d’un passage d’une économie de l’attention à l’économie de l’intention. Tout est dit.

Les « offreurs » ont moins besoin de capter l’Attention du prospect que de se tenir davantage prêts à réagir aux intentions exprimées par les demandeurs ou déduites par les « offreurs » grâce à des technologies de marketing prédictif.

Les « offreurs » auront de plus en plus intérêt à respecter des règles de permissive marketing édictées par les demandeurs et celles imposées par les régulateurs. Les « offreurs » devront remettre en question leur approche commerciale afin de passer très vite à un mode véritablement relationnel avec les « demandeurs ».

Le modèle annonceur/cibles – publicitaire – et les principes marketing qui vise à verrouiller la relation commerciale avec les clients doivent être également revus à l’aune de ce nouveau paradigme.

Les principes fondamentaux du VRM selon le VRM project à Harvard :

– les clients doivent entrer en relation avec les entreprises de façon libre
– chaque client centralise les données le concernant
– les clients doivent contrôler la façon dont les données sont transmises aux entreprises
– les clients doivent pouvoir imposer leurs conditions d’engagement
– les clients doivent pouvoir exprimer leurs demandes et intentions sans aucun contrôle des entreprises

Le principe du VRM (Vendor Relationship Management) est donc d’offrir aux consommateurs un ensemble d’outils pour gérer la relation entre vendeur et client. Les trois axes principaux de ce renversement de la relation commerciale sont :

– la réappropriation par les consommateurs de leurs données personnelles,
– la diminution drastique du pistage en ligne,
– et la déclaration des intentions d’achat.

Ces deux premiers points ont été appuyés par la nouvelle règlementation européenne renforçant la protection de la vie privée (GDPR), et le troisième est à la base de nouveaux outils conçus par des entreprises innovantes.

Ces outils visent prioritairement à offrir aux consommateurs, la possibilité de :

1. partager leurs données de manière sélective. Les informations personnelles divulguées aux entreprises sont à la discrétion et selon la volonté de l’individu.
2. contrôler la manière dont les données sont utilisées par les autres intervenants. L’individu déciderait alors, de la durée d’utilisation de ses données par d’autres utilisateurs. De plus, le client pourrait mettre fin à cette relation quand il le souhaiterait, cela signifierait que les données personnelles utilisées devraient alors être supprimées.
3. affirmer leurs propres conditions de services. Ceci afin de réduire la pénibilité liée à l’appréhension des conditions de services écrites par les entreprises, qui ne sont bien souvent pas lues avant d’être acceptées.
4. exprimer leurs demandes dans un contexte de marché libre. Le client ne doit pas être cantonné une organisation particulière et doit être en mesure de s’exprimer ouvertement sans avoir l’obligation de divulguer des informations personnelles.

Mais un concept difficilement opérable car confronté à des limites opérationnelles criantes dés le départ

Le principe était donc de proposer des plateformes individuelles qui favoriseraient le “business” en ouvrant le marché à de nombreux types de services de tiers qui serviraient aux acheteurs ainsi qu’aux vendeurs.

Ces plateformes se connecteraient aux systèmes d’information existants de gestion des relations sur des standards ouverts et des API ouvertes (interfaces de programme d’application). Cela permettrait à l’entreprise de soutenir une activité de plus en plus variée et complexe comportant un nombre grandissant de liens sociaux.

Si le défi technologique était déjà loin d’être trivial, le principe même de ces solutions se trouvait bancal dès la conception.

En effet, comment les fournisseurs de ces plateformes pouvaient-ils être légitimes? Finalement, cela ne revenait-il pas à proposer à un individu de passer d’une relation commerciale bilatérale à une relation multilatérale en acceptant un nouveau tiers voire quart de confiance ? Pourquoi dans ce cas l’individu ferait-il plus confiance à ce nouvel acteur qui serait également en lien avec les entreprises ? Ces fournisseurs de solutions géreraient la relation, les accès aux données voire leur monétisation.

Cette indépendance ou liberté nouvelle promise aux individus se trouvait remise en cause.

Par ailleurs, la création de ces plateformes nécessite un effet volume considérable afin qu’elles soient perçues comme crédibles par les marques et les entreprises qui logiquement seront toujours réticentes (euphémisme)à se voir désintermédier de façon croissante dans leurs relations avec les clients finaux.

Même si le concept de VRM est fondamentalement attrayant, ces facteurs expliquent que son exécution n’ait pas encore été couronnée de succès jusqu’à présent.

Pour que le VRM puisse réellement se développer, une infrastructure distribuée ou décentralisée sans le recours obligatoire d’un tiers de confiance, avec des services directement et simplement gérés par chacun semble être une des conditions sine qua none de son exécution réussie.

Or, c’est notamment sur ce principe que se sont développées les technologies de registre distribuées (ou DLT) comme la blockchain notamment.

Qu’est ce que la blockchain ?

Les DLT, la solution au déploiement réussi du VRM

Qu’est ce que la blockchain ou chaîne de blocs ?

Si on se réfère à la définition de Blockchain France « La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ».

Il s’agit d’une base de données distribuée qui contient l’historique de toutes les opérations d’un réseau pair-à-pair effectuées entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est dite distribuée dans la mesure où elle est partagée et donc visible par ses différents utilisateurs dans un même état à tout instant. Cette base de données est sécurisée et réputée immutable (i.e : ne pouvant être falsifiée).

Cette base de données est structurée en blocs d’information, d’où son appellation, avec un chaînage cryptographique d’un bloc à son suivant. Ce chaînage cryptographique est important car il permet de détecter facilement toute altération de la structure de données.

Le fonctionnement d’une blockchain implique les éléments suivants :

– un réseau pair-à-pair (peer to peer) soit public (permissionless), soit totalement ou partiellement privé (permissioned)

– une base de données distribuée servant de « grand livre » où sont inscrites toutes les transactions et autres informations utiles pour les membres du réseau sous forme de blocs d’informations avec un système d’horodatage

– un algorithme de consensus qui règle la mise à jour et l’évolution du registre et qui permet d’automatiser par un ensemble de règles le processus de validation des transactions entre membres du réseau. Sur Bitcoin, par exemple, la validation des transactions passe par la résolution d’un défi (le minage) qui nécessite une grande capacité de calcul et une consommation énergétique conséquente (Proof of work). D’autres processus de validation existent sur des principes différents (proof of stake, proof of ellapsed time,proof of burn, proof of existence …). Ils restent minoritaires dans les blockchains ouvertes

– un ensemble d’outils et de méthodes cryptographiques (système asymétrique de clés publique et privée, principe de factorisation, SHA256,…) assure la sécurité du réseau – en particulier contre toute attaque ou tentative de corruption du registre distribué – et l’intégrité des échanges entre ses membres

– un mécanisme d’incitations inscrit dans le protocole de fonctionnement du réseau, nécessaire pour rémunérer les membres actifs du réseau, à savoir ceux qui se chargent d’assurer la bonne marche et la sécurité du réseau, en particulier et surtout si ce dernier est complètement ouvert. (cf. articles précédents pour en savoir plus sur les blockchains).

Presque personne ne comprend vraiment la technologie blockchain

On constate dés la présentation de cette définition les liens évidents entre VRM et blockchain. Il n’y a ni administrateur central obligatoire,ni stockage de données centralisé.

On parle plus largement de DLT. Car si la blockchain est un système linéaire et donc une DLT particulière, les DLT peuvent également être non linéairement structurées comme par exemple Tangle.

Par ailleurs, la notion de smart contract prend tout son sens dans le contexte du VRM.

Un smart contract est «un programme qui contrôle sans intermédiaire, des actifs numériques» selon le créateur d’Ethereum, VitalikButerin.

Les smart contracts sont donc des programmes informatiques qui sont chargés d’exécuter les termes d’un contrat une fois que toutes les conditions sont réunies, de manière automatique et sans qu’aucune intervention humaine supplémentaire ne soit nécessaire. C’est l’un des points phares des smart contracts ; la désintermédiation.

C’est un contrôle des engagements qui s’opère : dès qu’un utilisateur réalise un engagement celui-ci est enregistré. Une fois tous les engagements nécessaires à réalisation du contrat effectués, le contrat s’applique automatiquement avec transfert des actifs et actes de paiement le cas échéant.

Ethereum est une des principales blockchain qui permet de concevoir des applications décentralisées appelées dAPPS. De même, RSK qui ambitionne de développer des smart contracts sur Bitcoin.

Grâce aux DLT, le VRM, loin de rester un concept aspirationnel, voit des applications concrètes en cours de déploiement.

Un cas concret de mise en œuvre : l’identité numérique

La question de l’identité numérique est cruciale pour la simplification de la vie dans le monde digital et également dans le monde réel. C’est aussi une question éminemment stratégique pour chaque nation.

Combien de fois, chacun d’entre nous doit saisir et donc divulguer ses informations personnelles lors d’opérations online ? Autant de fois que les entreprises ou les administrations diverses doivent les saisir, les gérer.

Cela génère des coûts conséquents pour les organisations et de la perte de temps voire de la frustration et un risque de pertes données non négligeablepour les individus.

Dans le secteur bancaire, le KYC (know your customer) revêt une importance toute particulière notamment du fait d’obligations réglementaires essentielles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme. Ce process KYC est particulièrement coûteux pour les banques.

Dans certains pays en développement, au-delà des aspects couteux et chronophages, c’est tout simplement la question de pouvoir justifier de son identité qui se pose. Au niveau des administrations, notamment dans des pays à forte composante rurale et déconnectée, pouvoir déclarer et justifier son identité peut être un véritable parcours du combattant.

De nombreuses startups travaillent sur la question de l’identité numérique en utilisant les DLT comme solution de base. En effet, le DLT permettent de concilier respect et protection des libertés individuelles et efficience des processus mis en œuvre.

Parmi ces startups, on peut citer par exemple :

– Trunomi : qui simplifie le processus de KYC en connectant les clients aux institutions financières tout en permettant aux clients de gérer le partage de leurs données personnelles et de les sécuriser
– PikcioChain apporte également des solutions facilitant le KYC et permet également aux clients d’être rémunérés lorsqu’ils partagent leurs données avec les entreprises de leur choix.

Des pays se sont également lancés dans ce type de solution au premier rang desquels nous pouvons citer l’Estonie.

L’Estonie, une nation digitale

Tel qu’indiqué sur le site e-estonia.com, chaque Estonien dispose d’une identité digitale émise par le gouvernement. Tout citoyen peut ainsi signer électroniquement un document ou accéder en ligne à un service administratif. 98 % des Estoniens disposent d’une carte d’identité dite ID-Card permettant d’accéder de manière sécurisée à l’ensemble des services administratifs numériques offerts par l’Estonie. Ainsi, cette carte peut être utilisée pour voter électroniquement, pour utiliser son compte bancaire, pour bénéficier des services de santé, etc. De fait, plus de 500 millions de signatures digitales ont déjà été enregistrées. Cette avancée technologique de l’Estonie est une réaction aux cyber-attaques dont le pays a été la cible en 2007. Le gouvernement estonien a décidé d’utiliser la blockchain pour gérer les échanges de données entre les administrations et les consigner de façon infalsifiable. La blockchain est utilisée dans des situations où plusieurs parties prenantes doivent partager des informations autorisées l’une avec l’autre sans un tiers central. En conséquence, le système estonien fournit à ses citoyens une expérience administrative unifiée, transparente, sécurisée et satisfaisante.

Rapport Terra Nova – І L’identité numérique : un usage de la blockchain au profit du citoyen – P 12

La logique libertarienne sous-jacente à ce type d’évolutions aussi bien technologiques (blockchain) que conceptuelle (le VRM) semble donc avoir le vent en poupe à l’heure actuelle.

De nouveaux modèles économiques et structures de marchés sont ainsi à repenser mettant au cœur chaque individu « responsabilisé davantage ».

Cette responsabilité accrue pour chaque individu peut être lourde de sens. En cas de dysfonctionnement, le recours en dernier ressort est l’individu et non une administration publique ou un acteur privé tiers de confiance.

Le recours aux DLT alliant à la fois sécurité et intelligence collective permettrait d’alléger cette lourde charge pour chacun d’entre nous. Mais le recours aux DLT seul peut sembler insuffisant pour que chacun d’entre nous puisse utiliser à plein ces nouvelles solutions.

Un cadre réglementaire et juridique, national et international, doit également évoluer en ce sens afin de permettre l’essor de l’identité numérique transnationale et plus largement une logique économique centrée sur des individus « libres ».

Il est fort à parier que, comme pour le mobile money, cette évolution sera plus rapidement développée dans les pays émergents et en développement.Cette évolution étant motivée avant tout par la nécessité ainsi que par des contraintes économiques et sociales ressenties par chaque individu.

La promesse de solutions permettant de libérer chaque individu des marques et des administrations en rééquilibrant les rapports de force entre Offre et Demande semble très attrayante…

Mais finalement, ne s’agirait-il pas dans ce cas de passer d’une « soumission » individuelle à des organisations politiques déterminées et contrôlées par des systèmes issus de la démocratie (voire aussi par des autocraties dans certains pays) à des organisations déterminées par la technologie et le capital … ? Avec le développement des solutions IA, la tentation ne serait-elle pas encore plus forte de déléguer ce type de responsabilités ? Et si oui, quels en seraient les garde-fous?


Notes :
Qu’est-ce-qu’un « smart contract » ?
– L’identité numérique : un usage de la blockchain au profit du citoyen (PDF)
– Terra Nova | L’identité numérique : un usage de la blockchain au profit du citoyen
– International Journal of Pure and Applied Mathematics, Volume 119 No. 10 2108, 259-265. BlockChain Technology (DLT Technique) for KYC in FinTech Domain: A Survey
– iatranshumanisme.com : L’informatique quantique et la blockchain, une équation à plusieurs inconnues

Les marchés de crypto-actifs

Canaux potentiels pour les implications futures sur la stabilité financière

Ce rapport présente l’analyse qui sous-tend l’évaluation proactive du Conseil de stabilité financière (CSF – Financial Stability Board (FSB)) des conséquences potentielles des actifs cryptographiques sur la stabilité financière. Le rapport fait suite à l’évaluation initiale énoncée dans la lettre du président du CSF de mars 2018 aux ministres des Finances et aux gouverneurs des banques centrales du G20, et au résumé des travaux du CSF et des organismes de normalisation sur les actifs cryptographiques que le CSF a publiés en juillet.

Le rapport du CSF comprend une évaluation des principaux risques liés aux actifs cryptographiques et à leurs marchés, tels que la faible liquidité, l’utilisation d’un effet de levier, les risques de marché liés à la volatilité et les risques opérationnels. Sur la base de ces caractéristiques, les actifs cryptographiques ne possèdent pas les attributs essentiels des devises souveraines et ne servent pas de moyen de paiement commun, de réserve de valeur stable ou d’unité de compte traditionnelle.

Sur la base des informations disponibles, les actifs cryptographiques ne posent pas de risque important pour la stabilité financière mondiale à l’heure actuelle. Cependant, une surveillance vigilante est nécessaire compte tenu de la rapidité des développements du marché. Si l’utilisation des actifs cryptographiques continuait d’évoluer, cela pourrait avoir des conséquences sur la stabilité financière à l’avenir.

Ces implications peuvent inclure :

– des effets de confiance et des risques de réputation pour les institutions financières et leurs régulateurs;
– les risques découlant des expositions directes ou indirectes d’institutions financières;
– les risques liés à l’utilisation généralisée des actifs cryptographiques dans les paiements et les règlements;
– et les risques liés à la capitalisation boursière et aux effets de richesse.

Les crypto-actifs soulèvent également plusieurs problèmes de politique plus vastes :

– tels que le besoin de protection des consommateurs et des investisseurs;
– protocoles d’intégrité du marché forts;
– la réglementation et la surveillance en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, y compris la mise en œuvre de sanctions internationales;
– mesures réglementaires pour prévenir l’évasion fiscale;
– la nécessité d’éviter le contournement des contrôles de capitaux;
– et les préoccupations relatives à la facilitation des offres de valeurs mobilières illégales.

Ces risques font l’objet de travaux aux niveaux national et international et ne sont pas au centre des préoccupations du présent rapport.

Presque personne ne comprend vraiment la technologie blockchain

À ce jour, les membres du CSF ont pris toute une série de mesures de surveillance, de réglementation et d’application nationales liées aux actifs cryptographiques. Les autorités nationales et les organismes de normalisation ont mis en garde les investisseurs contre les risques liés aux actifs cryptographiques, ainsi que des déclarations soutenant le potentiel de la technologie de grand livre distribuée (DLT) sous-jacente sur laquelle elles s’appuient pour améliorer l’efficacité du système financier. Ces actions s’équilibrent entre la préservation des avantages de l’innovation et la maîtrise de divers risques, notamment ceux de la protection des consommateurs et des investisseurs et de l’intégrité du marché.

Source : Financial Stability Board

Les cryptomonnaies, une rupture géoéconomique mondiale ?

A l’heure où les cryptomonnaies défrayent la chronique, en particulier le bitcoin, il est important d’en saisir les enjeux technologiques, de même que l’environnement global touchant le domaine. Ce dossier de Géopolitique Profonde est destiné aux investisseurs, à ceux qui veulent diversifier leur épargne ou simplement aux personnes voulant améliorer leur vision du sujet. Il propose un panorama des enjeux des cryptoactifs, des réactions et des oppositions des gouvernements et entreprises sur le sujet, des théories économiques sous-jacentes ou encore des problèmes de hacking liés à ces technologies.

Quelques bases
Blockchain vs hashgraph
Les théories économiques autour des cryptoactifs
Le bitcoin est-il biaisé de base ?
Les réactions du Système : critiques et récupérations
L’intégration des crypto dans les compagnies privées
Les crypto comme alternative au système financier mondial
Les activités malveillantes autour des cryptomonnaies
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La blockchain appliquée aux véhicules

Six façons dont les constructeurs automobiles pourraient utiliser la blockchain

De Porsche à Toyota, les constructeurs automobiles du monde entier explorent des façons d’utiliser la blockchain pour améliorer le transport personnel.

En février, Porsche a obtenu la distinction d’être le premier constructeur automobile à tester avec succès la blockchain, la technologie du grand livre distribué (Distributed Ledger Technology ou DLT) la plus connue pour la prise en charge des cryptomonnaies dans leurs voitures. Cependant, ils sont loin d’être les seuls constructeurs à explorer les moyens d’intégrer cette technologie prometteuse dans leurs véhicules. Tous les fabricants ne souhaitent pas non plus le faire de la même manière.

Voici six façons pour Porsche et les autres constructeurs d’utiliser la blockchain pour alimenter l’avenir du transport personnel.

Porsche a exploré plusieurs utilisations potentielles de la blockchain à travers leur étude de cas avec la startup berlinoise XAIN. L’une des plus utiles pourrait aussi être la plus simple : utiliser la blockchain pour aider les conducteurs à déverrouiller leurs véhicules.

Après que des chercheurs aient ajouté le véhicule d’essai, une Porsche Panamera, à la blockchain, le conducteur pouvait communiquer directement avec elle par le biais d’une application – leurs instructions n’étaient plus nécessaires pour passer par un serveur tiers. Cela a grandement accéléré le temps de réponse du véhicule. Lorsque le conducteur a utilisé l’application pour demander au véhicule de se déverrouiller, le véhicule s’est conformé en seulement 1,6 secondes, ce qui est six fois plus rapide qu’auparavant.

Un véhicule électrique qui se charge en 9 minutes

Les systèmes de blockchain pour véhicules pourraient également permettre aux propriétaires de voitures d’accorder à d’autres personnes un accès temporaire à leurs véhicules. Vous pouvez simplement utiliser l’application pour déverrouiller votre véhicule à distance, donnant ainsi à un ami la chance de récupérer un pull oublié sur la banquette arrière. Vous pourriez même accorder à une entreprise de livraison tierce, comme UPS, la possibilité de déverrouiller le véhicule pour laisser un colis dans le coffre.

De telles autorisations seraient risquées aujourd’hui, étant donné que la directive devrait passer par un serveur Porsche. Si quelqu’un piratait ce serveur, il pourrait déverrouiller un véhicule sans autorisation. Ce ne serait pas un problème avec une blockchain sécurisée et décentralisée.

La blockchain est d’abord apparue au public comme une technologie supportant les cryptomonnaies comme le bitcoin, et Porsche n’a pas oublié les racines financières de la technologie.

L’entreprise voit le potentiel pour les propriétaires de voitures d’utiliser la blockchain pour payer l’électricité nécessaire pour recharger les voitures électriques. Imaginez que chaque fois que vous chargez votre véhicule, l’action déclenche un contrat intelligent sur la blockchain qui prend le montant approprié de votre compte et l’envoie à la borne de recharge.

Les applications financières pourraient également s’étendre au paiement de la voiture elle-même. Vous pourriez créer un contrat intelligent qui envoie votre paiement de voiture le premier du mois. La blockchain de la voiture enregistrerait le solde dû et cesserait d’effectuer des paiements dès qu’il atteindrait 0 $.

Il en va de même pour vos frais de stationnement mensuels, votre assurance ou toute autre transaction financière impliquant votre véhicule.

Comme Porsche l’a noté dans son communiqué de presse, les constructeurs automobiles pourraient utiliser la blockchain pour améliorer les systèmes de conduite autonome.

En tant que véhicule autonome parcourant le monde, la blockchain enregistrerait les données relatives au voyage. Ces données pourraient inclure toutes sortes de renseignements, allant d’informations sur les conditions météorologiques régionales à la structure générale du trafic. D’autres véhicules du réseau pourraient alors accéder à cette information.

« Si tout le monde avait les données de tout le monde, ce serait une voie plus rapide vers les voitures autonomes » a déclaré James Johnson, co-fondateur et directeur du marketing chez Oaken, à Coindesk. « Si ces fabricants d’équipement et d’autres veulent accélérer le chemin de la conduite autonome de niveau cinq, la meilleure façon de le faire est de faire appel à la blockchain pour partager toutes ces données ».

Toyota est d’accord avec ce sentiment. En mai 2017, la société s’est associée au MIT Media Lab pour trouver des moyens d’utiliser la la chaîne de blocs pour accélérer la technologie des véhicules autonomes.

« Des centaines de milliards de kilomètres de données de conduite humaine pourraient être nécessaires pour développer des véhicules autonomes sûrs et fiables » a déclaré Chris Ballinger, directeur des services de mobilité et directeur financier de l’Institut de recherche Toyota, à Reuters. « Les chaînes de blocs et les registres distribués peuvent permettre aux propriétaires de véhicules, aux gestionnaires de parcs de véhicules et aux fabricants de regrouper les données afin de raccourcir le temps nécessaire pour atteindre cet objectif. »

traduction Thomas Jousse

Porsche, Toyota, Crypto Daily

Google travaille sur sa propre technologie liée à la blockchain

Google, le hipster du monde de la technologie, est dans la blockchain depuis un moment. Entre 2012 et 2017, alors que certaines personnes apprenaient seulement la blockchain et ce qu’elles pouvaient en faire, Google faisait l’acquisition de startups blockchain et injectait des millions de dollars dans d’autres entreprises. En 2016, Google a ouvert son serveur cloud aux développeurs blockchain. Maintenant, Google peut être proche de récolter les bénéfices de ces années de recherche et de financement. Les initiés de l’industrie ont déclaré à Bloomberg que Google envisage d’adopter un système de grand livre de type blockchain pour soutenir ses activités dans le Cloud.

Utiliser le cloud, c’est comme louer une unité de stockage. Vous payez une certaine somme d’argent en échange d’une certaine quantité d’espace, seulement l’espace est sur les serveurs d’une entreprise et non dans une installation fermée. Au lieu de meubles inutilisés, vous stockez des données, et au lieu d’un cadenas, vous utilisez un mot de passe pour protéger vos objets de valeur.

Cependant, un voleur déterminé pourrait casser le cadenas sur l’unité de stockage, de même qu’un pirate astucieux pourrait pénétrer dans les serveurs de votre compagnie de stockage en nuage pour accéder à vos données. La Blockchain rendrait ce genre de cambriolage impossible. Les entreprises ont pris un certain nombre de solutions différentes pour le stockage cloud basé sur les blockchains, mais l’idée est que vos données soient “décentralisées“. Au lieu de stocker votre collection de fichiers dans votre espace de stockage, vous pouvez stocker chaque fichier dans un casier différent. Vous pouvez même dupliquer les fichiers juste pour être sûr, puis les stocker dans des casiers différents.

Presque personne ne comprend vraiment la technologie blockchain

Dans un système cloud pris en charge par blockchain, les données sont divisées en morceaux, stockées sur un tas de serveurs, et vous êtes la seule personne avec la clé nécessaire pour remettre les pièces en place.

Avec les dommages causés par les principaux hacks de données encore dans la conscience publique (Equifax), Google pourrait utiliser la promesse de la sécurité quasi-impénétrable de la blockchain pour attirer les clients des entreprises offrant un stockage cloud moins sécurisé et traditionnel.

Google a même trouvé un moyen de gagner de l’argent sur d’autres concurrents potentiels. Un initié anonyme a déclaré à Bloomberg que Google prévoit également de publier une version en marque blanche de son système. Cela signifie que des tiers pourraient offrir aux clients le même système que Google, mais sur leurs propres serveurs et avec leur propre image de marque, et qu’ils devraient payer Google pour le faire. Après tout, pourquoi développer votre propre système de stockage en nuage basé sur blockchain quand vous pouvez simplement acheter celui de Google ?

Google n’est pas la seule entreprise à explorer la chaîne de blocs pour le stockage en nuage et la société n’a pas communiqué de date de sortie pour son système, de sorte qu’un concurrent pourrait mettre son produit sur le marché en premier. Mais il est difficile d’imaginer que Google ne devienne pas immédiatement l’acteur dominant dans ce domaine lors du lancement de son service.

Le marché des produits et services blockchain pourrait passer de 706 millions de dollars à plus de 60 milliards de dollars en 2024, selon WinterGreen Research.

Bloomberg

L’informatique quantique et la blockchain, une équation à plusieurs inconnues

Presque personne ne comprend vraiment la technologie blockchain

Vous avez probablement entendu parler des innombrables choses que la technologie blockchain va révolutionner. Eh bien, il se trouve que la révolution pourrait dépendre des gens qui seraient beaucoup moins confus au sujet des blockchains. Selon une nouvelle analyse complète de Rand Europe, l’un des plus grands défis de la technologie est le manque de clarté parmi les utilisateurs potentiels sur son fonctionnement et ses avantages par rapport aux technologies de base de données conventionnelles. Il y a aussi une tonne d’incertitude sur la façon dont les gouvernements vont réglementer les blockchains, ce qui n’arrange pas les choses.

Comprendre le paysage des technologies du Grand livre distribué (Distributed Ledger Technology ou DLT) / Blockchain

Défis, opportunités et perspectives pour les standards

Quels sont les défis et les opportunités liés aux technologies des grands livres distribués (DLT) / Blockchain ? Quels sont les domaines prioritaires qui pourraient nécessiter une normalisation future pour soutenir la croissance de la technologie?

Dans ce rapport, nous présentons un aperçu du paysage actuel des développements DLT / Blockchain et examinons de près les problèmes qui sont au cœur du développement de DLT / Blockchain. Nous formulons un ensemble de domaines pour un examen plus approfondi par la communauté DLT / Blockchain concernant le rôle potentiel de la normalisation. Plutôt que de fournir une liste définitive de sujets, le but de l’étude est de provoquer d’autres discussions au sein de la communauté DLT / Blockchain sur le rôle potentiel des normes dans le soutien au développement et à l’adoption de la technologie. La recherche a été réalisée en utilisant une approche de méthodes mixtes impliquant une revue ciblée de la littérature, des entretiens approfondis avec des experts d’organisations publiques et privées, et un atelier interne.

Deshpande, Advait, Katherine Stewart, Louise Lepetit and Salil Gunashekar, Understanding the landscape of Distributed Ledger Technologies/Blockchain: Challenges, opportunities, and the prospects for standards, British Standards Institution (BSI), RR-2223-BSI, 2017. As of November 03, 2017: https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR2223.html

Principales conclusions

Défis face à la DLT / Blockchain

Manque de clarté sur la terminologie et l’immaturité perçue de la technologie.
Les risques perçus lors de l’adoption anticipée et la perturbation probable des pratiques industrielles existantes.
Données insuffisantes sur les gains des entreprises et impact économique plus large.
Manque de clarté sur la façon dont la technologie est / serait gérée.
Incertitude autour de la réglementation.
Implémentations multiples non interopérables et la fragmentation qui en résulte.
Maintenir la sécurité et la confidentialité des données.
Assurer l’intégrité des données et un cryptage fort.
Nature énergivore de la technologie.
Manque de clarté concernant les contrats intelligents et comment les mettre en œuvre via DLT / Blockchain.

Opportunités pour la DLT / Blockchain

Fournir des gains d’efficacité (y compris des économies de coûts) pour les entreprises et les utilisateurs finaux.
Permettre de nouveaux modèles économiques et commerciaux.
Améliorer la résilience et la sécurité dans les systèmes transactionnels.
Autonomiser les utilisateurs finaux et améliorer la confiance dans les transactions.
Offrir des avantages pour l’enregistrement et la communication de données et d’activités grâce à des capacités d’immutabilité.
Permettre la gestion de l’identité numérique par la cryptographie à clé publique.
Fournir le mécanisme sous-jacent pour les contrats intelligents et permettre des capacités d’audit intelligentes.

Rôle potentiel des normes par rapport à DLT / Blockchain

Bien qu’il soit trop tôt pour considérer les normes liées aux aspects techniques, les normes peuvent potentiellement jouer un rôle dans les domaines suivants:

Établir un consensus sur une terminologie cohérente.
Assurer l’interopérabilité entre plusieurs implémentations.
Répondre aux préoccupations en matière de sécurité, de confidentialité et de gouvernance des données.
Favoriser la confiance, y compris la gestion de l’identité de l’utilisateur final.
Faciliter la mise en œuvre du suivi de la provenance.