Conférence de Laurent Alexandre sur le transhumanisme et l’intelligence artificielle

Laurent Alexandre donnait, le 14 septembre, une conférence sur le transhumanisme et l’intelligence artificielle aux universités d’été du Rassemblement national.

Reportage : RN rentrée politique de Fréjus

Peut-on augmenter l’homme à l’infini ?

Laurent Alexandre vs. Jacques Testart

La promesse d’une humanité 2.0, dopée à la technologie exponentielle, est-elle scientifiquement crédible ? Le transhumanisme est-il notre destin collectif, celui de quelques-uns ou un dangereux mirage ? Un débat organisé en janvier 2016 entre Jacques Testart, biologiste à l’origine du premier bébé éprouvette en 1982, et Laurent Alexandre, chirurgien urologue, président d’une société spécialisée dans le séquençage génétique, en collaboration avec We Demain.

Intelligence artificielle : enjeux juridiques et fiscaux

L’association AM2FA du Master 2 Droit Fiscal – Fiscalité Appliquée vous invite à son prestigieux colloque annuel sur le thème “Intelligence artificielle : enjeux juridiques et fiscaux“.

Intelligence artificielle, robotique, réseaux de neurones et algorithmes sont autant de termes de plus en plus présents dans le discours médiatique et technologique. Vecteurs d’innovations et de transformations, ces nouvelles techniques vont, sans aucun doute, révolutionner les notions et méthodes, que ce soit dans un contexte sociétal, entrepreneurial ou philosophique.

En tant que nouveau phénomène, le droit a vocation à s’en saisir par réaction. S’il est désormais admis que le droit et l’intelligence artificielle ont vocation à entretenir des relations mutuelles d’influences réciproques, la donnée fiscale reste peu envisagée. Sujette à des divergences d’interprétations, la notion d’intelligence artificielle pose question. S’en suivent des hésitations sur la portée fiscale à donner à l’intelligence artificielle et ses déclinaisons : faut-il les considérer comme des extensions du numérique, phénomène commençant à être appréhendé au plan fiscal, ou faut-il les considérer comme un phénomène autonome et spécifique ?

La dimension théorique du sujet, ainsi que ses enjeux pratiques et techniques, conduisent nécessairement à retenir une approche plus large que les simples acceptions fiscales françaises. Le droit commun et le droit fiscal étant potentiellement soumis à un élément d’extranéité lorsque confrontés à une intelligence artificielle, il faut se livrer à une approche comparatiste et internationaliste de la problématique des aspects juridiques et fiscaux de l’intelligence artificielle. Ainsi, seront notamment étudiées les questions du droit à appliquer aux intelligences artificielles elles-mêmes, ou encore la question d’une imposition des revenus générés par une intelligence artificielle.

Ces points seront l’objet du colloque annuel du Master 2 Droit Fiscal de l’UPEC, faisant intervenir des universitaires, avocats, membres de juridictions, politiques, français et étrangers, afin d’éclairer ces nouvelles perspectives.

Colloque validé au titre de la formation professionnelle des avocats.

Pour des raisons de sécurité, une pièce d’identité pourra vous être demandée à l’entrée.

Inscriptions

Philippe Boulanger : l’implant cérébral en 2061

Dans son talk Philippe Boulanger est en 2061 et a 100 ans. Pourtant il est en pleine forme. Comment cela est-il possible ? Il nous parle des nouvelles technologies et notamment de l’implant cérébral. Quelles ont été les étapes technologiques clés entre 2016 et 2061 pour atteindre ce niveau de performance, y compris quelques impacts sociaux pour finir par nous dévoiler quel sera son prochain implant.

Philippe Boulanger, PhD, est un conférencier international qui s’est passionné pour l’entrepreneuriat très tôt. Après avoir créé sa start-up à 15 ans, son parcours professionnel s’est poursuivi dans de grandes entreprises technologiques à travers le monde (IBM, Sagem, Apple, Sony, Neopost). Son parcours lui a apporté une telle richesse en pratique d’innovation qu’il à décidé d’en partager les fruits à travers des conférences impactantes toujours remplies d’optimisme et d’inspiration.

Big data et anticipation : vers une gouvernementalité algorithmique ?

Session du séminaire : Big data et anticipation : vers une gouvernementalité algorithmique ?, organisée le 16 avril 2015 à l’Espace éthique/IDF.

Intervenants : Emmanuel Didier, Sociologue au CNRS, Groupe de Sociologie Politique et Morale (GSPM), Antoinette Rouvroy, Docteur en sciences juridiques, chercheuse qualifiée du FNRS. Coordination scientifique du séminaire : Léo Coutellec, Paul-Loup Weil-Dubuc & Emmanuel Hirsch [Pôle recherche – Espace éthique Île-de-France / Laboratoire d’excellence DISTALZ / EA 1610 « Études sur les sciences et les techniques », université Paris Sud]

D’un désir mortifère d’immortalité. À propos du transhumanisme

Les mouvements transhumanistes affichent l’obsession de “réaliser” un idéal d’humanité grâce aux technosciences. Ils mettent notamment l’accent sur les prouesses en matière de longévité et s’aventurent parfois à annoncer l’immortalité comme possible. Du mythe à la réalité, le passage serait-il donc aujourd’hui permis ? Peut-être la fusion avec les machines qui fait le fond des utopies posthumaines ne promet-elle, en matière d’immortalité, qu’une pure volonté de néant. Peut-être n’a-t-elle en vue rien d’autre que la disparition de l’altérité – et par suite, de l’humanité elle-même ?

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Intervention donnée dans le cadre de l’Université d’été Sciences, éthique et société 2013, organisée par l’Espace éthique/Ile-de-France les 11 et 12 juin 2013, sous le Haut patronage du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Jean-Michel Besnier est Professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Le transhumanisme comme régression, Olivier Rey

Deuxième rencontre Philanthropos, du 13 décembre 2014 au Collège des Bernardins. Échange autour du thème : Le transhumanisme, une idée chrétienne devenue folle ? Avec Olivier Rey entre autres.

Olivier Rey est diplômé de l’École polytechnique, docteur en mathématiques, chargé de recherche au CNRS (Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, Paris) et il enseigne à l’Université Paris I Panthéon-­Sorbonne. Essayiste et romancier, il est notamment l’auteur d’Une folle solitude : le fantasme de l’homme auto-­ construit (éd. Seuil, 2006), ainsi que du Testament de Melville : Penser le bien et le mal avec Billy Budd (éd. Gallimard, 2011). Il est membre du comité de rédaction de la revue Conférence.

Olivier Rey, « Le transhumanisme comme régression »

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Présentation de la conférence :

Réfléchir sur un tel sujet pourrait paraître anecdotique : il ne s’agit, semble-t-il, que d’une idéologie revendiquée par une minorité qui rêve de faire un homme génétiquement modifié, un cyborg truffé de nanotechnologies.

Mais si l’on se souvient que le terme, dans son acception moderne, fut forgé, et son idée, défendue, par le premier directeur de l’UNESCO, Julian Huxley (frère d’Aldous, l’auteur du Meilleur des mondes), lequel avait désormais honte de promouvoir la chose en employant le mot « eugénisme » ; si l’on constate simplement que nous vivons à l’ère de la technoscience, que nous sommes déjà partout connectés, accouplés à des machines, ou que l’on a libéralisé un peu partout les OGM et le séquençage du génome humain, on peut soupçonner qu’il y va là d’une vague plus vaste et même d’une vague de fond.

Peut-être même qu’après l’humanisme athée, puis l’antihumanisme structural, le transhumanisme est le marqueur exact d’une époque où se sont effondrées les utopies progressistes, qu’elles soient libérales ou totalitaires. Comme le remarque Rémi Brague, la question aujourd’hui n’est plus : Comment promouvoir l’humain ? mais : Pourquoi promouvoir l’humain encore ? Pourquoi ne pas passer à autre chose, au nom de la double célébration du surhomme et du bonobo ?

Mais l’échec de l’humanisme et la bêtise du transhumanisme nous laissent entendre une autre vérité, rappelée par Pascal et chantée par Dante. Le premier disait que « l’homme passe infiniment l’homme », et le second inventait, dans son Paradis, le verbe « transumanar ». C’est la reprise du thème paulinien de « l’homme nouveau ». Et si le transhumanisme n’était qu’une idée chrétienne devenue folle ?

Le transhumanisme, c’est quoi ? L’idée défendue par la philosophie transhumaniste est d’utiliser les sciences et les techniques pour améliorer l’être humain. Les fragilités de l’être humain, comme le handicap, le vieillissement et finalement la mort, seraient progressivement gommées grâce aux progrès des biotechnologies et de la médecine. Or, si cette idéologie marginale n’est ouvertement revendiquée que par une poignée d’intellectuels, elle imprègne notre société, selon l’Institut Philanthropos : « Nous vivons à l’ère de la technoscience, nous sommes déjà partout connectés, accouplés à des machines, où l’on a libéralisé un peu partout les OGM et le séquençage du génome humain ».

Philantropos : « aimer l’homme ». Il y a toute sortes de tentations anti-humaines, selon l’Institut Philantropos : « Celle du transhumanisme, qui cherche le salut dans des humains technologiquement modifiés ; celle de l’écologisme, qui estime que l’homme doit céder la place au bonobo ; celle du fondamentalisme religieux, qui voudrait sacrifier l’humain à une divinité écrasante ». Contre toutes ces tentations qui ont en commun la haine de l’humain tel qu’il est, il faudrait redécouvrir la joie d’être un homme ou une femme.

Programme
16h30 – 18h00 Échange autour du thème avec Jean-Claude Guillebaud, Olivier Rey et Fabrice Hadjadj
18h30 – 19h30 Rencontre avec Jean Vioulac sur le thème « technique et apocalypse »
20h30 – 22h15 Soirée théâtre « Jeanne et les post-humains », la dernière pièce de F. Hadjadj

La bioéthique à l’épreuve des ruptures technoscientifiques

Détails de l’évènement organisé le 6 mars 2018

Toutes les préoccupations bioéthiques impliquent, directement ou indirectement, l’évolution des sciences et des techniques, à tel point que la bioéthique est parfois confondue avec une éthique des sciences et des techniques du vivant. A cela s’ajoute le constat que les mutations techno-scientifiques interrogent jusqu’à la possibilité même d’une bioéthique, là où le rythme de celles-ci s’accélère en même temps qu’elles deviennent omniprésentes dans toutes les dimensions de nos existences. A fortiori, de nouveaux territoires de la bioéthique se dessinent. Mais dans quelle mesure les fortes évolutions du champ techno-scientifique mettent à l’épreuve les principes et les méthodes classiques de la bioéthique ? La bioéthique doit-elle et peut-elle s’imposer comme cadre réflexif et normatif pour repenser l’éthique des sciences et des techniques ? Finalement, pouvons-nous dire qu’à la résignation politique qui consiste à suivre aveuglement un progrès techno-scientifique qui s’auto-justifie correspond une résignation éthique qui nous interdit de penser celle-ci comme pratique émancipatrice de questionnement dont l’exigence principale est de montrer que tout choix techno-scientifique est un choix de société ?

Intervenants :

Bernard Stiegler, philosophe, fondateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis, et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou

Muriel Mambrini‐Doudet, Directrice de l’Institut des Hautes Etudes pour la Science et les Technologie (IHEST)

Modération :

Léo Coutellec, chercheur en épistémologie et éthique des sciences, Espace éthique IDF, Université Paris-Sud/Paris Saclay

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Entre sciences et politique, que peut la bioéthique ?

Organisée le 20 avril 2018 à l’Assemblée nationale dans le cadre des États généraux de la bioéthique.

Détails de l’évènement

Les évolutions technoscientifiques sont au cœur de forts enjeux de divers ordres – sociétaux, éthiques, politiques, économiques, géopolitiques, thérapeutiques, culturels, etc. La bioéthique en est souvent réduite à la passivité d’un consentement, d’une acceptation conditionnée ou d’un refus à l’égard des évolutions, voire des mutations scientifiques. A l’épreuve d’innovations intervenant dans le champ d’une compétition internationale, quelles valeurs produire, autre qu’incantatoires, et qu’en est-il d’une législation soumise à révisions régulières ? Est-il possible d’anticiper et de réguler alors que s’accroit la complexité et la multiplicité des défis ? Convient-il de repenser nos principes démocratiques, de développer une intelligence collective à hauteur d’enjeux inédits ? Il n’est rien d’évident en ces domaines. En témoigne le processus de révision de la loi relative du 7 juillet 2011 dans le cadre d’États généraux, ouverts cette année aux thématiques comme l’intelligence artificielle ou les données de masse. Hier, la bioéthique concernait essentiellement la biomédecine. Aujourd’hui il ne s’agit pas moins que de se demander « Quel monde voulons-nous pour demain ? », selon l’accroche retenue par le CCNE pour ces États généraux.

Ce colloque intervient dans le parcours fait de rencontres et de débats que propose l’Espace éthique Ile-de-France à cette occasion. Organisé à l’Assemblée nationale avec Jean-Louis Touraine (Député du Rhône, vice-président de la commission des affaires sociales) il se fixe comme objectif de réfléchir à un rôle pour la bioéthique qui soit ni seulement celui d’un compagnon vigilant, ni seulement celui d’un censeur, mais bien un rôle actif de propositions. Il s’agira de se demander en somme comment donner à la bioéthique davantage de prise sur le présent et sur le futur de nos sociétés.

Programme

En quoi la bioéthique relève-t-elle du politique ?
Édicter des règles, se fixer des limites a-t-il encore un sens ?
Conclusion

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