L’apartheid climatique va faire basculer 120 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030

L’apartheid climatique est imminent. Seuls les riches survivront.

Un rapport de l’ONU prévoit que les populations pauvres de la planète ne pourront pas échapper au pire de la crise climatique.

Si la catastrophe du changement climatique mondial se poursuit sans être maîtrisée, de vastes régions du monde deviendront probablement plus hostiles et beaucoup moins hospitalières pour l’humanité.

Lorsque cela se produira, un fossé encore plus profond se creusera entre les nantis et les démunis de la planète, car de nombreuses personnes se retrouveront sans les moyens d’échapper aux pires effets de la crise climatique, selon un nouveau rapport publié par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui décrit un “apartheid climatique” imminent.

Alors que les riches déménagent dans des zones habitables plus chères, le rapport prévoit que 120 millions de personnes seront plongées dans la pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique. Beaucoup d’autres mourront.

Le rapport décrit comment les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde sont responsables de dix pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les dix pour cent les plus riches de la population mondiale sont responsables de la moitié.

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

« Perversement, les plus riches, qui ont la plus grande capacité d’adaptation, qui sont responsables de la vaste majorité des émissions de gaz à effet de serre et qui en ont tiré profit, seront les mieux placés pour faire face au changement climatique », a écrit Philip Alston, responsable des droits humains et de la pauvreté aux Nations Unies dans son rapport, “tandis que les plus pauvres, qui ont le moins contribué aux émissions et ont le moins de capacité à se protéger, seront les plus touchés”.

Dans le rapport, Alston écrit comment l’accès des riches aux ressources vitales a amené l’humanité à s’adapter à la crise climatique dans la mauvaise direction – au lieu d’agir pour prévenir ou inverser le pire du changement climatique, les riches peuvent se permettre d’éviter personnellement ce problème.

“Une dépendance excessive à l’égard du secteur privé pourrait conduire à un scénario d’apartheid climatique dans lequel les riches paieraient pour échapper au réchauffement, à la faim et aux conflits, tandis que le reste du monde en souffrirait”, écrit Alston.

CNN, ONU

D’ici cent ans, la terre sera le premier bidonville de l’univers

Paradoxal. Voici l’unique adjectif qui me vient à l’esprit pour qualifier les mouvements incohérents de notre civilisation. Il ne passe nul jour sans être informé d’une nouvelle avancée scientifique et technologique majeure. L’intelligence artificielle change radicalement notre mode de vie, les avancées scientifiques transhumanistes re-dessinent l’évolution de l’espèce et l’aube de la conquête de l’univers pointe à l’horizon. Conjointement à ces perspectives merveilleuses, l’Observatoire des inégalités présente un rapport peu reluisant sur l’état de notre société s’y ajoutant une analyse australienne qui prévoit l’effondrement de la civilisation humaine d’ici 2050.

Le XXIème siècle s’annonce à mon sens comme celui de tous les paradoxes et de la négligence aveugle envers notre habitat et nos semblables. Chaque marque de progrès révèle à long terme des effets néfastes et irréversibles sur l’environnement et la condition humaine des plus démunis. Nous nous efforçons d’investir dans des technologies de classe, aujourd’hui accessible à ceux qui peuvent se les offrir, demain à une micro-élite intellectuelle qui pourra cohabiter avec des machines nettement supérieure à l’être humain. Comment notre civilisation est-elle capable de faire preuve de tant de génie, de tant de créativité, tout en démolissant l’essence de notre existence ?

Comme je l’ai présenté dans un précédent article « Le Transhumanisme n’est pas une option », l’évolution de l’espèce telle que Darwin l’avait définie n’est plus suffisante aujourd’hui. Notre environnement n’est pas celui qu’il devrait normalement être, modifié et dégradé par l’intervention de l’être humain. Si nous n’avançons pas dans la direction du transhumanisme pour « hacker » notre évolution, alors oui, notre civilisation s’écroulera prochainement. Cependant, pensez-vous sincèrement que dans les prochaines décennies ces innovations seront accessibles à chacun d’entre nous ? Nous vivons dans des sociétés inégalitaires, alors que le transhumanisme devra être accessible à tous, il ne sera qu’un business de plus réservé aux plus fortunés. Le « Hack » de notre évolution donnera lieu à une nouvelle sélection naturelle, c’est le bouleversement de la théorie de Darwin selon laquelle l’élimination naturelle des individus les moins aptes dans la « lutte pour la vie » permet à l’espèce de se perfectionner. La nouvelle sélection ne sera pas naturelle mais économique.

Hacking Darwin : génie génétique et avenir de l’humanité

La conquête de l’univers. Après tout, ne serait-il pas plus simple pour l’humanité de déménager sur une nouvelle planète habitable ? Nous découvrons jour après jour de nouvelles exoplanètes, améliorons notre compréhension de l’univers et avançons à pas de géant dans le voyage spatial. En effet, nous sommes au balbutiement du tourisme spatial avec Virgin Galactic pour se rendre à la frontière de l’espace, Space Adventures pour voyager en orbite autour de la terre ou encore SpaceX et Blue Origin pour un aller-retour terre-lune. Une première étape a été franchie en 2018 avec Yusaku Maezawa, choisi par Elon Musk, pour acheter le premier billet en direction de la lune et être le premier touriste de l’espace d’ici 2023. Cependant, au-delà de l’enthousiasme que peut provoquer de telles perspectives, nous devons évoquer un point essentiel : le prix du billet varie entre 250 000 et 1,8 milliards de dollars. Il n’est guère illusoire de penser que les premiers colons de l’univers seront, une fois encore, le 1% de la population.

L’image du premier bidonville de l’univers présente la place à venir de notre planète si nous persistons dans l’ignorance de l’inclusion et la dégradation de notre environnement. La notion de bidonville distingue l’opulence de la misère, l’ordre du désordre, l’existence de la subsistance, la vie de la survie. La terre sera laissée aux modestes et aux pauvres dans un état d’épuisement général, essorée de toutes ressources sans possibilité d’y échapper. Néanmoins, n’étant pas collapsologue, je crois encore en notre capacité à rectifier le tir. Nous devons multiplier les initiatives autour de l’inclusion, l’accessibilité accélérée des technologies favorisant la protection de l’environnement et l’autosuffisance de chacun.

A l’instar des populations des bidonvilles qui subsistent incarcérées dans un environnement dévasté en contemplant la ville dans d’espoir d’une vie meilleure, demain, beaucoup contempleront les étoiles avec la même espérance si rien ne change.

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

Une analyse australienne bouleversante sur le changement climatique a de mauvaises nouvelles : la civilisation humaine est sur le point de s’effondrer d’ici 2050 si l’on ne s’attaque pas à la menace imminente du changement climatique.

L’analyse conclut que le changement climatique est un risque de sécurité nationale actuel et existentiel qui menace l’extinction prématurée de la vie intelligente provenant de la Terre ou la destruction permanente et radicale de son potentiel de développement futur souhaitable.

En d’autres termes, le monde est sur la voie de la fin de la civilisation humaine et de la société moderne telle que nous l’avons connue.

D’ici 2050, les systèmes humains pourraient atteindre un point de non-retour dans lequel la perspective d’une Terre largement inhabitable conduirait à l’effondrement des nations et de l’ordre international.

Comment tout peut s’effondrer

Par conséquent, le document appelle à une mobilisation d’urgence de la main-d’œuvre et des ressources à l’échelle de la société, d’une ampleur comparable à celle de la mobilisation d’urgence de la Seconde Guerre mondiale, affirme le document.

Une partie de cette solution consisterait en une construction de type approvisionnement en énergie sans dioxyde de carbone et en un plan semblable à celui du Plan Marshall, ainsi qu’une électrification majeure visant à mettre en place une stratégie industrielle sans émission de carbone.

L’objectif : limiter le réchauffement climatique à seulement 1,5 degré Celsius, et non aux trois degrés Celsius dont les rapports précédents font état.

Même pour un réchauffement de 2 ° C, il faudra peut-être reloger plus d’un milliard de personnes. Dans les scénarios les plus extrêmes, l’ampleur des destructions dépasse notre capacité de modéliser la probabilité de la fin de la civilisation humaine, indique le rapport.

Vice, National Centre for Climate Restoration Australia

Le transhumanisme n’est pas une option

Sapiens doit rapidement devenir Deus pour éviter l’extinction de l’Homo.

Pour beaucoup le transhumanisme est un mouvement sous la tutelle du Dr Frankeinstein qui regroupe savants fous et hérétiques souhaitant prendre la place de Dieu : géniteur de l’Homo Deus. Grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, des biotechnologies, des nanotechnologies et de la génétique, nous serons en mesure de pouvoir vivre mieux et plus longtemps d’ici quelques décennies. Sur le plan cognitif, davantage d’intelligence, de créativité et d’empathie. Prothèses, implants, contrôle et communication par la pensée font déjà leur apparition : une équipe de neuro-ingénieurs américains vient de mettre au point une intelligence artificielle capable de convertir le signal électrique du cerveau en paroles,  leurs résultats viennent d’être publiés dans la revue Scientific Reports.

Afin de comprendre les enjeux fondamentaux du mouvement transhumanisme, il faut l’analyser sous le prisme de la théorie du Transformisme de Jean-Baptiste de Lamarck qui a précédée le Darwinisme et le Néodarwinisme. Le transformisme, ou la transmutation des espèces, repose sur l’hérédité des caractères acquis en réaction aux influences de l’environnement. Théorie surplombée par le Darwinisme qui évoque la notion de sélection naturelle, qui grâce à la génétique, va permettre à Gregor Johan Mendel d’expliquer la transmission des caractères innés sur la base de trois principes :

1. l’évolution est graduelle et se produit par variations continues,
2. la sélection naturelle est le moteur principal de l’évolution en privilégiant les espèces les mieux adaptées à leur environnement
3. le changement évolutif par mutation peut se faire de deux façons : l’anagenèse et la cladogenèse.

Les résultats de 200 000 ans d’évolution de l’Homo Sapiens sont vraiment formidables et fascinants. Alors, pourquoi voulons nous faire mieux et plus vite que la nature ?

Il suffit tout simplement de voir ce qu’il se passe dans le monde au moment où vous lisez cet article : plusieurs records de température ont été frôlés aux États-Unis, un froid renforcé par le vent glacial qui donne des températures ressenties jusqu’à -53 °C : coupures d’eau et d’électricité, perturbations dans les transports, la mort d’une dizaine de personnes. En même temps, de l’autre côté du globe en Australie, le mois de janvier a été le plus chaud jamais enregistré avec des températures ressenties jusqu’à 50°C : vagues d’incendies, pollution, des milliers de poissons et d’animaux morts, sécheresse …

Si nous prenons en compte ces conditions climatiques extrêmes, les différentes formes de pollution, la surconsommation favorisée par la chimie synthétique et la surexploitation des ressources naturelles, l’évolution naturelle ne suffit plus : notre environnement évolue plus vite que notre capacité d’adaptation. L’évolution de notre espèce est en « stand by », voire dans une forme de « rétro-évolution » suite la surexploitation de la chimie synthétique et des hormones de synthèses favorisant l’action de perturbateurs endocriniens sur l’humain. Ces-derniers peuvent interférer avec le fonctionnement normal du système hormonal et créer ainsi des effets nocifs sur la santé humaine et la biodiversité. Plusieurs affections sont suspectes d’être en lien avec une exposition : certains troubles de la fonction de reproduction féminine et masculine, certaines malformations et troubles de la maturation et du développement, certains cancers, certaines pathologies intra utérines, altération du système immunitaire … Alors que le transhumanisme nous promet l’avènement de l’homme augmenté, nous n’avons jusqu’à présent agit que pour l’homme diminué au profit d’une économie déshumanisée.

Dans ces conditions, le transhumanisme n’est pas une option mais une nécessité ! La théorie Mendélienne Néodawinisme est améliorée aujourd’hui par le plus grand Hack de l’histoire. L’anagenèse et la cladogenèse sont rejoints par une nouvelle mutation biotechnologique pour permettre à l’Homme de vivre dans un environnement qui lui est à présent défavorable. Selon une étude de la Commission européenne publiée dans The Lancet Planetary Health, le nombre de décès causés par les événements climatiques extrêmes en Europe pourrait être multiplié par 50 à cause du réchauffement climatique d’ici 2100. Les vagues de chaleur, inondations, tempêtes et autres phénomènes climatiques extrêmes pourraient faire 152 000 morts par an en Europe d’ici à la fin du siècle, contre environ 3 000 actuellement, essentiellement à cause du réchauffement climatique. Si nous refusons le transhumanisme aujourd’hui alors notre civilisation sera vouée à disparaître.

Par conséquent, nous devons réfléchir dès aujourd’hui à la manière de déjouer les pronostics qui annoncent en partie l’aggravation des inégalités sociales et la notion d’« inégalité humaine ». J’entends par « inégalité humaine » la remise en question de l’article Premier des Droits de L’Homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». En effet, si nous n’agissons pas maintenant, seule une partie de la population aura la capacité d’être plus intelligente, plus forte et résistante aux maladies. Elle sera en capacité de créer des nouvelles générations d’humains augmentés favorisant une inégalité forte et structurante.

La France doit devenir une pionnière de la démocratisation du transhumanisme. Le système de santé français a été caractérisé selon le « Rapport sur la Santé dans le Monde 2000 – Pour un système de santé plus performant » de l’Organisation mondiale de la santé en 2000 comme le plus performant en termes de dispense et d’organisation des soins de santé. Nous avons tous les atouts en main pour démocratiser l’accès à la technologie permettant à chacun d’entre nous de vivre mieux face aux bouleversements de l’environnement.

A l’ère du transhumanisme, l’inégalité ne signifie pas seulement le déséquilibre social, c’est l’extinction massive des populations les plus pauvres et un règne absolu d’une minorité élitiste favorisée.

Transhumanisme : l’homme dans la tourmente

Le Transhumanisme

Les plus illustres scientifiques croyaient en une entité supérieure, une intelligence qui dictait les phénomènes découverts. Plus ils entraient dans cet univers que seul un esprit pourvu de questionnements pouvait sonder, plus ils se confortaient dans une foi. Ils étaient fascinés par ce qu’ils observaient et il n’y avait rien de plus fort que la croyance en un Dieu créateur pour soulager la fièvre que provoquaient ces découvertes. Éclairés par cette cause première de toutes choses, ils ne cessaient de s’émerveiller de ce que la nature soit intelligible à l’homme. Nicolas Copernic, Johannes Kepler, Galilée, William Harvey, Robert Boyle, John Ray, Isaac Newton, Louis Pasteur, William Thomson Kelvin et Albert Einstein nous ont apporté la vision actuelle de notre environnement et pourtant, tous croyaient en Dieu.

Au début du XXème siècle, la sécularisation (1) apparaît sous la pression d’une forte expansion scientifique – la religion s’efface en emportant avec elle l’humilité qu’elle conférait à ceux qui découvraient. Des scientifiques comme Haldane amorcent des idées où l’homme pourra contrôler son évolution en réalisant des mutations génétiques grâce à la fécondation in vitro – nous goûtons à l’ère industrielle qui nous propulsera jusqu’à aujourd’hui. En 1932, Aldous Huxley entr’ouvre une porte au grand public sur des idées dystopiques d’une société anesthésiée par le progrès scientifique avec l’apparition de son célèbre ouvrage : Le meilleur des mondes. Fin des années 60, de nouveaux mouvements religieux (NMR) comme l’astrologie, voyance, réincarnation, télépathie, expérience de mort imminente, pratiques spirites, groupes syncrétiques d’origine orientale (néo-bouddhisme, néo-hindouisme), New Age, etc. voient le jour.

Est-ce un hasard si c’est à cette même époque que Julian Huxley (biologiste et frère d’Aldous Huxley) nous a fait découvrir le mot transhumanisme ? Cette philosophie avait son autoroute toute tracée pour venir s’implanter dans notre quotidien. Nous pouvons penser qu’avec la perte d’humilité, scellée par la religion dans le cœur des plus curieux de l’époque, l’homme s’est découvert créateur. Il est convaincu de sa singularité et se crée une foi – celle de lui-même. Les outils qu’il façonne à l’aide des sciences vont tordre l’espace-temps, bouleverser son habitat et propulser sa propre condition vers un éclatement qu’il ne contrôlera plus.

Cet emballement est à l’image du monde qu’il a fait naître – un monde des finances qui étouffe la condition humaine où l’essentiel est oublié : être libre. Cette folle envie inconsidérée de tout maîtriser nous emprisonne dans un individualisme – charriant notre égo nous abîmons notre condition humaine.

Cependant, le transhumanisme des années 70, individualiste et libertarien, a évolué pour devenir aujourd’hui sensible aux aspects sociaux, sanitaires et environnementaux (2) – technoprogressisme ou transhumanisme démocratique. Ce mouvement transhumaniste même sous une forme modérée qu’une partie du milieu médical favorise, va nous conduire sur le chemin du libre échange du corps et de l’esprit : le posthumain.

Aujourd’hui

Nous sommes familiers aux idées d’une augmentation des performances et ces derniers temps le mot transhumanisme ne nous est plus étranger. Une société qui reconnaît le premier – le meilleur – mais jamais le deuxième, une société qui nous rend angoissés par les frustrations du perdant, génère une fuite du réel vers un monde artificiel que nous pouvons maîtriser en étant le meilleur.

Cette frénésie, qui soulage la souffrance de ne pas pouvoir exister suffisamment dans le monde réel, nous ôte le lien social – nous nous enfonçons dans un artefact de la vie à coup de réseaux sociaux, jeux vidéos, écrans simulant la réalité, achats en ligne, télétravail, etc. Nos politiques nous tournant le dos, ce sont les GAFA qui se présentent à nous – devenus hétéronomes (3) à leurs technologies, nous fabriquons avec ces outils notre bonheur artificiel.

Aujourd’hui, penser co-évoluer avec ces techniques ne nous paraît pas extraordinaire et pour nous en convaincre, considérons la liste ci-dessous :

Prolongation de la vie,
Amélioration physique,
Amélioration cognitive,
Biométrie,
Amélioration émotionnelle,
Téléchargement de l’esprit,
Ingénierie génétique, biologie de synthèse,
Création de tissus,
Nanotechnologies, augmentations, implants, puces,
Intelligence artificielle,
Robotique,
Exploration de l’espace,
Réalité virtuelle, augmentée, mixte,
Informatique Quantique,
Nourriture synthétique – légumes modifiés,
Blockchain,
Clonage.

Êtes-vous catastrophés ?

Prenons de la hauteur et évaluons le temps qu’il nous a fallu pour passer de ces idées folles à leurs concrétisations sur l’échelle de l’humanité. Je vous invite pour cela à faire un focus sur une période de la vie d’un homme ; nous y sommes presque !

Continuons à zoomer et vous voilà en 2008, au moment de souffler vos 51 ans (si vous êtes né (e) en 1957) – c’est ce temps-là qu’il a fallu pour arriver à cloner des embryons humains à partir de cellules de peau (4). Cet exemple, représentatif de la rapide évolution de ces idées transhumanistes, nous semblait incontestablement faire partie d’une fiction cauchemardesque : nous sommes face au clonage reproductif où l’égoïsme est sublimé.

Maintenant, imaginez la même évolution sans les « lock-in » (5) de l’époque : bienvenue chez les GAFA (6). Car, au moment même où nous philosophons, Facebook et son PDG Mark Zuckerberg viennent d’annoncer lors de leur conférence annuelle les différents projets en développement et notamment : une interface cerveau-machine (7). Comprenez que nous sommes en plein cœur de cette course technologique qui permettra d’augmenter l’homme et de diffuser encore un peu plus les idées transhumanistes dans notre vie quotidienne – Ray Kurzweil et la Singularity University (8), Facebook et le B8 (9) en sont les plus représentatifs.

Hier, le transhumanisme comme pensée idéologique sur l’amélioration de l’homme devient aujourd’hui un courant politique, économique et financier. Et il n’est pas seulement à craindre pour l’humanité mais aussi pour notre environnement : l’ensemble commence déjà à vaciller. Car même si les plus climato-sceptiques ont l’argument lourd pour déresponsabiliser l’activité humaine sur les bouleversements environnementaux, on observe une accélération des catastrophes (tsunamis, ouragans, canicules, séismes, Ebola, etc.) (10).

Dans tous les cas, il y aura un besoin phénoménal en énergie que nous ne parviendrons pas à obtenir sans aggraver la situation.

Nous sommes dans une mauvaise dynamique ; tout du moins nos élites : « l’hyperglobalisation a donc transformé l’économie mondiale en un système géant hautement complexe qui connecte et décuple les risques propres à chacun des secteurs critiques […]».(11)

L’environnement, l’énergie et l’humain sont au bord d’un predicament (12).

Demain

Interconnecté, élaboré sur le même modèle et charriant notre anthropodicée (13), l’homme se dirige vers une bouffissure artificielle – un monde structuré par des algorythmes.

Le monde dans lequel nous vivons s’est construit depuis le début du XXème siècle (ère industrielle) sous une nouvelle forme : la mondialisation. Loin des tentatives d’unification de Charles Quint et décriée par les altermondialistes, elle a su s’imposer comme modèle économique. Ce phénomène a eu un impact multiple : culturel, politique, géographique et sociologique.

« La mondialisation est inéluctable et irréversible. Nous vivons déjà dans un monde d’interconnexion et d’interdépendance à l’échelle de la planète. Tout ce qui peut se passer quelque part affecte la vie et l’avenir des gens partout ailleurs. Lorsque les mesures à adopter ont évolué dans un endroit donné, il faut prendre en compte les réactions dans le reste du monde. Aucun territoire souverain, si vaste, si peuplé, si riche soit-il, ne peut protéger à lui seul ses conditions de vie, sa sécurité, sa prospérité à long terme, son modèle social ou l’existence de ses habitants. Notre dépendance mutuelle s’exerce à l’échelle mondiale […] » (14).

Comprenons que nous sommes de plus en plus cantonnés au périmètre délimité par de puissantes holdings. La finance vient d’actionner le levier idéologique du transhumanisme pour investir la révolution industrielle (15) qui a déjà commencé. Seulement, si la spéculation est trop forte, le sort de l’humain risque de voler en éclat.

Demain, notre pensée sera déposée dans une clé USB (16), uploadable, nous pourrons ainsi changer d’enveloppe ou encore diffuser notre pensée dans la toile interconnectée qu’on nous aura tissée.

Ne vous méprenez pas, les GAFA mettent énormément d’argent et d’énergie pour y parvenir : neurone formel, perceptron, etc. sont des sujets exploités. (17)

Cependant, il nous faudra dépasser ce qui fait de nous des humains pour accepter ce monde artificiel : la critique et le désir d’être libre.

L’homme dans la tourmente

Qu’est-ce que l’homme, au sens intergenre ? Pour répondre à cette question, il faut avoir le cœur sensible au mouvement humaniste. Nous nous définissons « homme » par notre humanité et c’est cela même qui nous fait nous interroger sur les risques de cette transhumance. Pierre angulaire des mouvements traitant d’éthique, la question de savoir si nous allons perdre notre humanité est au centre de la tourmente.

L’humanité désigne une vie qui conscientise sa condition d’être ; libre et critique – l’homme en représente toutes les caractéristiques. Ce modèle ne sépare pas le corps de l’esprit comme l’envisage le transhumanisme. « L’”Homme” n’est pas une “nature” ou une “essence”. Il est la cristallisation généalogique provisoire et instable d’une forme de vie en évolution (…) » (18).

Le gnosticisme (19) considère le corps et la vie terrestre comme une prison dont l’homme doit se libérer pour être sauvé. C’est de ce postulat ésotérique que le mouvement transhumaniste base ses idées les plus dangereuses.

Si nous reprenons l’exemple de la reproduction de la conscience, actuellement, avec la duplication des neurones formels sous des modèles mathématiques complexes, il n’est pas possible de créer une conscience sans considérer dans son ensemble le cerveau (la matière) et la pensée – des interactions entre les deux sont observées. Pour les chercheurs les plus vigilants, il est possible de créer une structure qualitative du vécu mais sans obtenir une conscience (20).

Malheureusement, c’est avec des artefacts comme décrits précédemment que le transhumanisme veut construire un futur artificiel.

Ne sous-estimons pas ce mouvement transhumaniste qui par une idéologie scientiste et futurologiste opère une dissociation de la pensée et du cerveau : il est en passe de brouiller la frontière entre le réel et l’artificiel.

Cependant, il ne tient qu’à nous de nous informer, nous instruire et d’échanger sur le phénomène posthumain car en définitive nous sommes déjà dans la transhumance.

Nous ne devons pas non plus avoir une vision chaotique de notre futur – nous observons une recrudescence de mobilisations sur l’éthique liée à l’impact des nouvelles technologies sur l’humain.

Le fait que des espaces de dialogue – comme celui que vous êtes en train de lire – existent, est un exemple d’espoir. Alors, si notre cœur nous insuffle, encore, le sens critique et le goût de la liberté – interrogeons-nous et agissons.

Nicolas Bernard
Diplômé de l’École des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA). Après une longue carrière dans les forces sous-marines de la Marine Nationale en tant qu’atomicien, Nicolas travaille comme chargé d’affaires en industrialisation militaire pour le groupe DCNS. Il nous propose des articles d’opinions sur des questions importantes en matière de transhumanisme, post humanisme et d’intelligence artificielle.

Notes :

1) Sciences Humaines : Les métamorphoses des croyances religieuses
2) IEET
3) Revue La Recherche n° 417, mars 2008
4) Hétéronomie
5) lock-in
6 ) GAFA
7 ) Facebook travaille sur une interface cérébrale qui vous permettra de « communiquer uniquement avec votre esprit »
8) Singularity university
9 ) Facebook – B8
10) Catastrophes naturelles : Bilan statistique des catastrophes naturelles survenues dans le Monde entre 2001-2015
11) Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer, coll. anthropocène ed. Seuil,
12) Predicament Revue Acropolis: L’effondrement de notre civilisation industrielle
13) Anthropodicée
14) Zygmunt Bauman
15) Rapport Mady Delvaux – La révolution industrielle
16) Téléchargement de l’esprit
17) Réseaux de neurones artificiels
18) Jean-Marie Schaeffer, La Fin de l’exception humaine, Paris, Gallimard, 2007. Cité in Pour une histoire naturelle de l’homme [archive], compte-rendu de lecture sur La Vie des idées.
19) Gnosticisme : Les thèses gnostiques.
20) Christophe Habas, conférence publique – Nantes : Le Transhumanisme avec Le Grand orient de France.

L’intelligence artificielle peut-elle dépasser les humains ?

Robots, intelligence artificielle, blockchain… la technologie est devenue partie intégrante de nos vies, elle se développe à une vitesse exponentielle et révolutionne le monde des entreprises. A côté de cela, l’instauration de nouvelles façons de travailler, combinant l’humain et le digital, apparaissent comme primordiales. Automatisation, décentralisation, désintermédiation, le digital est-il en train de prendre le pas sur l’humain ? Start-ups, sociologues, chercheurs ou encore philosophes se sont succédés sur scène le 9 mars 2017 pour décrypter les nouvelles « Humanité(s) Digitale(s) ». Cet évènement était organisé par Orange Business Services, Bain & Company et HEC.

Les IA peuvent-elles prendre le contrôle sur l’Homme ? Auteur de plusieurs ouvrages sur l’évolution du monde de la santé, le docteur Laurent Alexandre s’intéresse aux bouleversements que les technologies du vivant vont entraîner.

Téléchargez le livre blanc : Humanité(s) Digitale(s). Robots, intelligence artificielle, blockchain… la technologie est devenue partie intégrante de nos vies https://oran.ge/2mQnkkF

Replay de la soirée

Comment tout peut s’effondrer

Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d’auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ?

Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d’un possible effondrement et proposent un tour d’horizon interdisciplinaire de ce sujet – fort inconfortable – qu’ils nomment la “collapsologie“. En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d’entre nous, ce livre redonne de l’intelligibilité aux phénomènes de “crises” que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c’est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre…

Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide, il est l’auteur de Nourrir l’Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).

Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.

Postface d’Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et président de l’Institut Momentum.

Conférence de Pablo Servigne – Effondrements : comment encaisser les chocs ?

Thématique “Rêves et cauchemars” Cycle la modernité en crise – Mardi 10 mai 2016 à 19h. Et si notre civilisation s’effondrait ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée « collapsologie », annoncent la fin de la civilisation industrielle. Vers quelle nouvelle ère allons-nous ? L’utopie n’est plus ce qu’elle était…

 

The Health Future Show 2016 : La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le 6 décembre 2016 à la Villa Méditerranée – 9H / 18H

Édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et transhumanisme »

Et 10ème Carrefour du Pôle Eurobiomed

Sous le parrainage et avec la participation de James Hughes, sociologue et bioéthicien américain (Boston)

→ inscription à l’événement : www.thehealthfutureshow.com


THE HEALTH FUTURE SHOW
La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le monde de la santé par sa dimension économique et scientifique est l’un des acteurs d’activités qui va engendrer le plus de changements de paradigmes sociétaux.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

On sait que la plupart des affections qui atteignent l’Homme seront en grande partie traitées au cours de ce siècle. La médecine prédictive va succéder peu à peu à la médecine thérapeutique. Mieux, l’Homme augmenté n’est plus une fiction mais une réalité qui se construit. Cet avènement de nouvelles technologies dans le domaine de la santé soulève toutefois de nombreuses questions éthiques.

Outre cet espoir formidable, la santé est aujourd’hui un secteur économique majeur qui se structure notamment dans notre région avec l’Interpro Santé et Eurobiomed qui fédèrent l’ensemble des acteurs de la filière.

La « Silver économie », pour ne prendre que cette branche en exemple, va générer d’ici à 2020, 0,5 % de croissance et créer plus de 350 000 emplois en France. Les objets connectés liés à la santé ou à la pratique sportive, à la lutte contre le vieillissement, font déjà une entrée dans le quotidien des Français.

Les techniques de prévention boostées par les technologies digitales vont modifier en profondeur notre relation à la santé. Les méthodes de monitoring et de suivi des patients vont s’en trouver considérablement améliorées. La gestion à distance des constantes de santé des patients par les médecins est, on le sait, une des avancées principales à venir dans la maîtrise des dépenses de santé.

Dans notre région, l’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire.

L’innovation santé, fer de lance du développement économique de notre région

L’Interpro Santé investit la Villa Méditerranée le 6 décembre 2016 avec « THE HEALTH FUTURE SHOW », édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et Transhumanisme » et accueille en partenariat avec Eurobiomed, le 10ème Carrefour du Pôle.

Cet événement, qui s’affirme comme le rendez-vous incontournable de l’innovation santé, sera placé sous le parrainage de James HUGHES, sociologue et bioéthicien américain, grande figure internationale du transhumanisme que nous aurons l’honneur d’accueillir à Marseille.

Plus de 30 start-up pépites de notre territoire et une quarantaine d’exposants viendront témoigner de leurs activités et de leur rôle dans le développement économique et l’attractivité de notre territoire.

L’édition 2016 sera marquée par une ouverture à l’international avec l’accueil de start-up et d’experts internationaux (Royaume Uni et USA).

3 sessions de conférences, réunissant des experts internationaux, seront proposées :

– « L’humain averti » et « l’humain réparé » Dans le cadre de la 10e édition du Carrefour Eurobiomed

– « Des biotechs au transhumanisme, jusqu’où peut aller la médecine ? » en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste (AFT : Technoprog !)

THE HEALTH FUTURE SHOW accueillera les participants dans un environnement propice aux échanges, permettant de développer des synergies et d’impulser la création d’un écosystème interconnecté associant l’ensemble des acteurs de l’innovation (start-up, PME, grands groupes, investisseurs, business angels, universitaires, journalistes, professionnels de santé…).

THE HEALTH FUTURE SHOW a l’ambition de montrer concrètement comment économie, santé, innovation vont de pair et inventent ici et aujourd’hui la santé de demain.

LE PARRAIN DE L’EVENEMENT

James HUGHES : « Le Transhumanisme Démocratique 2.0 » Bioéthicien et sociologue américain (Boston)

Il y a plus de dix ans, en 2002, James Hughes commençait à définir la notion de « technoprogressisme ». A l’origine, il avait proposé de dénommer cette interprétation du transhumanisme « transhumanisme démocratique », mais attention, dans cette traduction de « democratic transhumanism », il faut comprendre « democratic » dans le sens nord-américain, où « démocrat » ne désigne pas seulement quelqu’un d’attaché à la démocratie mais un défenseur de la justice sociale.

Le professeur James Hugues est Directeur Adjoint de l’Université du Massachusetts à Boston (États-Unis) pour la recherche institutionnelle, l’évaluation et la planification. Il détient un doctorat de sociologie de l’Université de Chicago où il a aussi enseigné la bioéthique au Centre d’éthique médicale clinique MacLean.

Il est également Directeur Exécutif de l’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (IEET), un think tank techno progressiste qu’il a cofondé avec le philosophe d’Oxford Nick Bostrom.

Le Professeur James Hughes est membre de plusieurs institutions : Académie Mondiale des Arts et des Sciences organisation transhumaniste mondiale Humanity+ (ex-WTA – World Transhumanist Association dont il a été président de 2004 à 2006), Neuroethics Society, American Society of Bioethics and Humanities, Working Group on Ethics and Technology de l’Université de Yale, Comité consultatif pour la recherche en médecine régénérative de l’État du Connecticut (précédemment connu comme Comité consultatif pour la recherche sur les cellules souches).

Le Professeur James Hughes est l’auteur de Citizen Cyborg: Why Democratic Societies Must Respond to the Redesigned Human of the Future. Il travaille actuellement sur un second ouvrage qui pourrait être intitulé « Cyborg Buddha ». De 1999 à 2011, il a produit le programme de radio hebdomadaire Changesurfer Radio.

Une sélection de start-up de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, avec l’accueil de start-up anglaises et américaines

L’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire !

Vect-Horus est une société de biotechnologie qui conçoit et développe des vecteurs à base de peptides qui facilitent l’administration de médicaments ou d’agents d’imagerie dans les organes, notamment dans le cerveau, et de tumeurs cancéreuses. Les vecteurs ciblent les récepteurs impliqués dans le RMT (“Receptor Mediated Transport”), un système physiologique pour le transport dans les cellules de substances endogènes. En combinant des médicaments ou des agents d’imagerie à ses vecteurs, Vect-Horus leur permet de traverser les barrières biologiques qui limitent l’accès à leur cible, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE). La société a déjà établi la preuve de concept de sa technologie dans des modèles animaux en vectorisant un neuropeptide endogène, qui a conduit à un nouveau candidat-médicament propriétaires qui favorise la neuroprotection. Ce premier candidat-médicament est entré maintenant dans la phase préclinique réglementaire. Fondée en 2005, par Alexandre TOKAY, président , et le Dr Michel Khrestchatisky, conseil scientifique, Vect-Horus est une spin-off du laboratoire de neurobiologie dirigé par le Dr Michel Khrestchatisky (UMR7529, CNRS et Université Aix-Marseille). Basée à Marseille, France, la société compte 19 employés, principalement en R & D, et développe des collaborations scientifiques avec AMU-CNRS, l’INSERM et le CEA ainsi qu’avec des partenariats industriels. Vect-Horus a été récemment identifié par le CNRS comme l’un des 15 success stories parmi les 1000 spins offs, issues de leurs laboratoires.

Neuron Experts est une société de Recherche et Développement (CRO) sous contrats, créée en 2008, spécialisée en études pharmacologiques de molécules à visée neurologique pour l’industrie pharmaceutique, les sociétés de biotechnologie et les start-up. Les cultures proposées par Neuron Experts sont développées dans le but de modéliser les pathologies humaines et de prédire ainsi l’activité d’une molécule dans une pathologie particulière afin d’orienter son développement préclinique et clinique. Les modèles de pathologies proposés sont des modèles « in vitro » de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, des maladies du motoneurone (comme la sclérose latérale amyotrophique), de la sclérose en plaque, des maladies neuro-musculaires (myopathies) et des nerfs périphériques (neuropathies diabétiques). Une des caractéristiques de Neuron Experts est de proposer à ses clients des modèles de culture « à façon ». Reconnue en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des maladies neurodégénératives, Neuron Experts a créé, en 2013, un nouveau département dédié à l’étude du système nerveux périphérique et de ses interactions avec les cellules de la peau. Neuron Experts a ainsi développé différents modèles de culture cellulaire mélangeant des neurones sensitifs et des kératinocytes afin de mieux appréhender les mécanismes mis en cause dans ces maladies et, d’in fine, rendre possible l’évaluation de composés à visée thérapeutique dans ce domaine.

XEGEN est une société de bio-informatique spécialisée dans l’analyse de données NGS. XEGEN réalise notamment à partir ces données, le typage de gènes d’intérêts dans le cadre de diagnostics ou l’identification de nouveaux polymorphismes pouvant servir de nouveaux biomarqueurs. En pratique bien que notre santé soit influencée par notre environnement, nous savons qu’elle est aussi largement dépendante de notre patrimoine génétique. Ainsi le savoir-faire de XEGEN couplé à la réduction des coûts de séquençage lui permet de se positionner comme un partenaire de choix pour l’exégèse de ces informations et comme un acteur important pour la mise en place de la médecine de demain.

xRapid est la première application mobile à diagnostiquer de manière précise une maladie. Via l’iPhone, la plateforme de diagnostic automatique offre une solution innovante qui pallie aux difficultés des méthodes de diagnostic des maladies les plus graves dont le paludisme. xRapid ouvre une nouvelle voie dans la gestion de certaines maladies et dans l’industrie de la santé mobile. Aujourd’hui la solution xRapid est disponible en Asie du Sud Est, en Afrique sub-saharienne et en Afrique australe. Avec la participation de Charles VAN OVERMEIRE – Head of Sales & Marketing, Constance VOISIN – Marketing Executive et Daniel SCHMIDT – iOS Developer.

En partenariat avec le Consulat Général des Etats Unis d’Amérique à Marseille et de la société SM2D. Fondée en 2006, SM2D a contribué avec succès à vendre sous licence les propriétés intellectuelles de ses clients tout en assurant leur déploiement à l’international. Basée à Austin (Texas), la société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs et de cadres expérimentés et s’est entourée d’un réseau de près de 300 consultants spécialisés implantés dans 17 pays. SM2D accompagne la croissance des entreprises en “packageant” leurs offres, en les commercialisant et en leur ouvrant de nouvelles opportunités de marché. SM2D porte une attention particulière aux entreprises et aux technologies qui optimisent le potentiel humain, améliorent le quotidien ou protègent notre planète autour de 5 marchés distincts : santé, financier, commerce, évènementiel et environnement.

Algenat est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans l’identification de biomarqueurs. Nous fournissons des services d’analyse génomique axés sur la médecine personnalisée. L’identification d’un marqueur génétique unique sur un patient permet de déterminer le ou les traitements qui seront les plus efficaces sur ce dernier. ALGENAT fait partie des leaders en génomique et en bio-informatique mais plus particulièrement sur leur technologie de séquençage à haut débit. Leurs équipes d’experts leur permette de continuer d’évoluer et d’innover au plus niveau en médecine personnalisée et dans les programmes de recherche.

Construit autour d’un profil d’utilisateur personnalisé, iCompanion a développé et adapté une plate-forme de services et l’a appliqué à une variété de marchés : la santé, les soins personnels, des sports, de l’éducation. Cela permet à un utilisateur de permettre à leur famille, médecin, ou un formateur à l’ombre de leur activité quotidienne, recevoir des alertes en cas d’urgence, et bien plus encore. Avec la participation de Pierre Eric LYS – Founder & Chairman.

TK Health propose sous marque blanche, une solution globale de santé qui permet : une gestion de la santé proactive, l’optimisation des coûts de santé, une meilleure gestion des risques et de la responsabilité et la sécurisation des différentes formes de communications entre les individus et leurs réseaux. Accessible via licence, TK Health est en mesure de répondre aux besoins de ses clients en rationalisant les progrès technologiques avec les exigences des différents marchés à travers le monde.


LE PROGRAMME

* 9H – 9H30 Ouverture officielle de la manifestation

* 10H – 11H30 Conférence « L’humain averti »

Avec les interventions de :
– M. Jurgi Camblong – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
– M. Jean-Christophe Mestres – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
– Pr Nicole Philip-Sarles – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

* 12H – 12H45 Conférence avec Kedge Business School et SM2D (Texas/USA)

* 14H – 15H30 Conférence « L’humain réparé”

Intervenants en attente de confirmation

* 16H30 – 17H45 Conférence de clôture. « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »

Proposée par Interpro Santé en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste – AFT : Technoprog.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

Santé connectée, médecine prédictive, médecine régénératrice, nanotechnologies, cyborgisation…

Allons-nous passer du fantasme à une réalité industrielle ?

Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de : Marc ROUX président de l’AFT : Technoprog – James HUGHES Bioéthicien et sociologue américain (Boston) – Didier COEURNELLE Longévitiste – Jacques MATEU Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique – Jérôme GOFFETTE Philosophe – Miroslav RADMAN Biologiste cellulaire franco-croate .

* 18H Clôture


A PROPOS DE L’INTERPRO SANTE

Qu’est-ce que l’Interpro Santé ?

L’Interpro Santé a été créée en 2012 à l’initiative de l’UPE 13 et des principales branches professionnelles de la santé (FHP – FHF – SYNERPA – FEHAP – FNTS). Elle fédère l’ensemble des acteurs de la santé avec pour principal objectif de booster les relations et développer des synergies et des coopérations.

L’Interpro Santé participe activement à la valorisation de la filière sur le territoire métropolitain et à l’amplification de son rayonnement à l’échelle européenne et internationale.

Son ambition est de devenir un puissant réseau fédérateur qui intervient en transversalité et en complémentarité des branches professionnelles.

Ses principaux objectifs

Stimuler et accompagner le développement de l’innovation en santé pour en faire un outil de promotion du territoire.

Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière santé pour échanger, favoriser les approches transversales et développer des synergies et des coopérations.

Renforcer la visibilité de la filière sur notre territoire et promouvoir sa dynamique.

Etre force de propositions pour de nouveaux modèles économiques pour optimiser le financement de l’assurance-maladie.

A PROPOS D’EUROBIOMED

Fondé en 2009 par l’ensemble des acteurs de la filière santé des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur, le pôle de compétitivité Eurobiomed pointe au sommet des classements européens à toutes les étapes de la chaine de l’innovation : enseignement, recherche fondamentale, translationnelle et clinique, centres d’innovation technologique, startups et success stories industrielles.

Eurobiomed fonctionne à l’instar d’un collectif. Il offre à chaque membre un management de projet au standard industriel (conseil, études, appels d’offres, aide à l’export, ingénierie administrative et financière), un espace d’échange (carrefour annuel, rencontres thématiques, Biorezo), un lien privilégié avec les institutionnels et les investisseurs (en région, en France et en Europe) et la réactivité qui conditionne la réussite de projets R&D très innovants.

Ensemble, les 253 membres du collectif Eurobiomed (dont 200 entreprises) constituent non seulement un formidable moteur de développement régional (160 projets de R&D représentant 585 millions d’euros d’investissement et 700 emplois directs) mais aussi une source de solutions pour les millions de patients confrontés à des pathologies sévères : cancers, pathologies inflammatoires chroniques, maladies infectieuses, maladies (ré)émergentes, maladies neurologiques, maladies rares et orphelines.

Basé à Marseille, Montpellier et à Nice/Sophia Antipolis, Eurobiomed compte un effectif de 9 personnes. Il est présidé par Xavier TABARY et dirigé par Emilie ROYERE, Directrice Générale.

Le transhumanisme : la prochaine étape de la civilisation

Le transhumanisme est la prochaine étape de la civilisation, et le laissez-faire est sa justification, sa condition préalable et sa limite :

  • Premièrement, c’est la seule philosophie qui fournisse une justification adéquate à la liberté transhumaniste, et une réponse solide à ceux qui l’opposent ;
  • Deuxièmement, c’est la seule philosophie qui permet au monde d’être suffisamment prospère pour que nous puissions effectivement nous le permettre, et laisse les gens utiliser leur argent à cette fin ;
  • Troisièmement, c’est la seule philosophie qui se développe en un cadre cohérent et rationnel permettant de gérer les nouvelles questions éthiques soulevées par le progrès technologique.

Table des matières

1. Le transhumanisme en tant que droit libéral
1.1. Le droit de vivre contre le devoir de mourir
1.2. Individualisme contre collectivisme
1.3. Droit universel contre valeurs subjectives
1.4. Liberté d’association contre pouvoir religieux
1.5. Présomption de liberté contre principe de précaution
1.6. Pouvoir sur la nature contre pouvoir sur les personnes
2. Le capitalisme de laissez-faire en tant que pré-condition matérielle au transhumanisme
2.1. Croissance économique contre famine
2.2. L’immortalité contre les intérêts de l’État
3. L’éthique libérale en tant que cadre moral et légal de l’ère nouvelle
3.1. Pouvoir individuel contre pouvoir collectif sur la génétique
3.2. Droits individuels contre différences génétiques
3.3. Identité des droits contre égalité
3.4. Droits et libertés contre le paradigme interdit ou obligatoire
3.5. La question difficile : qui a des droits ?
Conclusion

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Auteur : Jan Krepelka
Il est chercheur scientifique, à l’Institut Constant de Rebecque, installé à Lausanne. Il mène des recherches sur les thèmes libéraux, libertariens en s’appuyant particulièrement sur l’analyse de l’école autrichienne d’économie.