Un brevet pour créer des chatbots à partir de vos proches décédés

N’ayant apparemment rien appris de Black Mirror, Microsoft a déposé un brevet “Creating a Conversational Chatbot of a Specific Person,” pour ramener des êtres chers décédés sous forme de chatbots à partir de leurs données numériques afin que vous puissiez avoir une conversation de type messagerie instantanée avec eux depuis l’au-delà.

Le brevet mentionne également l’utilisation de modèles 2D ou 3D de personnes spécifiques générés par des photos ou des données vidéos.

“La personne spécifique peut correspondre à une entité passée ou présente (ou une version de celle-ci), telle qu’un ami, un parent, une connaissance, une célébrité, un personnage fictif, un personnage historique, une entité aléatoire, ou vous-même – ce qui implique que les personnes vivantes pourraient constituer un “remplaçant numérique” en cas de décès.

Les normes sociales changent, mais cela semble difficile à vendre.

https://twitter.com/disclosetv/status/1352608657230483457

Il y a très peu de chances que les ingénieurs de Microsoft développent un jour ce système. Tim O’Brien, directeur général des programmes d’IA chez Microsoft, a tweeté qu’il n’avait pas connaissance de projets visant à donner vie à ces algorithmes.

L’idée que vous puissiez, à l’avenir, parler à une simulation représentant une personne décédée n’est pas nouvelle. Plusieurs startups préparent le terrain pour ce futur, en compilant des données sur les personnes vivantes et décédées afin de pouvoir créer des avatars numériques de ces personnes. Le voyage vers l’immortalité numérique ne fait que commencer.

Input, The Independent

L’intelligence artificielle va-t-elle bouleverser la profession médicale ?

Forgé dans les années 1950, le terme d’intelligence artificielle (IA) fait référence à un système informatique capable de raisonner, d’apprendre, et de planifier, avec un comportement évoquant celui des systèmes biologiques intelligents. Son apprentissage automatique, ou machine learning, s’appuie sur une programmation qui n’est pas uniquement déterminée par un code, mais s’adapte également aux données qui lui sont fournies. Par exemple, dans le cadre formel de réseaux de neurones artificiels, les algorithmes mathématiques permettent de trouver par itérations la meilleure manière de représenter le lien entre plusieurs variables. Chaque neurone représente une fonction assez simple, ce qui permet de construire des fonctions très complexes dans un grand réseau.

La médecine, quant à elle, est une institution ancienne et reconnue dans nos sociétés, comme en témoigne la confiance accordée aux professionnels de santé lors de la pandémie de Covid-19. Et nous avons tendance à la considérer comme un grand navire dont la stabilité ne peut être menacée.

Pourtant, la réalité est toute autre. Dans les décennies à venir, la médecine risque bien d’être transformée en profondeur par l’IA, véritable « révolution » aux dires du président Emmanuel Macron. Et pour prendre la mesure de ces bouleversements à venir, il n’est qu’à se référer au Health Data Hub, plate-forme lancée par le gouvernement français en novembre 2019 et permettant à des chercheurs d’utiliser des données du système national de santé pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle.

Quelque 10 projets de recherche ont d’ores et déjà été sélectionnés pour tirer partie de cette plate-forme. Et tous entendent améliorer l’efficacité de la médecine. Ainsi, « Deepsarc » vise à identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome, « PIMPON » souhaite aider les prescripteurs à mieux connaître les interactions médicamenteuses dangereuses, « Hydro » cherche à prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker, « Oscour » veut mobiliser les données des urgences pour améliorer la surveillance sanitaire, « Deep.Piste » va évaluer l’apport de l’intelligence artificielle dans le dépistage organisé du cancer du sein – apport majeur d’après une étude publiée en janvier dernier dans Nature et menée auprès de six radiologues.

Si la profession médicale a toujours su tirer avantage des innovations technologiques (rayons X, IRM, etc.), elle se trouve donc confrontée à une situation de rupture inédite. Les algorithmes vont-ils prendre le pas sur les professionnels de santé ? Au sein de quelles disciplines des batailles seront-elles menées ?

Un monde en constante évolution

D’après les sociologues américains Rue Bûcher et Anselm Strauss, toute profession peut être définie comme un monde composé de segments, avec des conceptions différentes sur leur pratique, et des identités variées qui se transforment, se maintiennent, se développent et/ou disparaissent. Diverses disciplines médicales se retrouvent ainsi en compétition. Par exemple, s’agissant de la prise en charge de graves maladies coronariennes, il peut y avoir opposition entre des cardiologues adeptes de l’angioplastie et de la pose de stents, et des chirurgiens cardiaques prônant plutôt le pontage à cœur ouvert.

Dans son ensemble, avec le soutien de l’État et en concurrence avec d’autres groupes tels que les guérisseurs spirituels, la profession médicale a obtenu au XXe siècle le monopole de la prestation de soins. Pour y parvenir, elle s’est appuyée sur un système cohérent et scientifique visant à définir, classer et diagnostiquer les phénomènes de mal-être somatique et/ou psychique). Mais c’est aussi sa capacité à s’auto-organiser (en disciplines, sociétés savantes, syndicats…) qui a conféré à la médecine son autorité en matière de santé.

Galien et Hippocrate, peinture murale du XIIᵉ siècle, Anagni (Italie). Cette image illustre à la fois la continuité de la pensée médicale et la notion d’évolution entre ces deux médecins grecs, séparés de six siècles. Galien se démarque d’Hippocrate notamment par l’idée que chaque organe du corps a une fonction spécifique : Nina Aldin Thune, CC BY-SA

Dans un tel contexte, l’IA peut être vue comme une nouvelle innovation technique capable d’aider les médecins, mais aussi de renforcer leur pouvoir vis-à-vis d’autres disciplines. Or au sein de cette profession très hiérarchisée, les choix technologiques sont le fait des élites qui opèrent dans une logique « mandarinale », fondée sur un mélange de valeurs professionnelles conservatrices et le rejet du pouvoir bureaucratique de l’État. Même si, pour chaque discipline, la décision de recourir à l’IA dépend de l’évaluation comparée de ses bénéfices et de ses risques, et ce en fonction de l’expérience passée.

Ainsi, les psychiatres se montrent plutôt sceptiques sur le fait que l’IA puisse effectuer les tâches complexes de leur quotidien, la psychiatrie étant de manière générale moins friande de technologies que d’autres disciplines. À l’inverse, l’imagerie médicale est un domaine où la performance de l’IA rend déjà obsolètes certains profils de radiologues. D’ailleurs, on assiste à l’émergence d’une première génération de professeurs de radiologie ayant construit leur carrière sur le recours à l’IA en imagerie médicale.

Un fort potentiel disruptif

En sortant du cadre des innovations techniques classiques, l’IA confronte les professionnels de la médecine à une véritable révolution. Les raisons sont d’abord techniques : outre une rapidité sans précédent dans l’exécution de certaines tâches, elle permet le développement d’un apprentissage autonome – comme le prouvent les progrès fulgurants de la traduction instantanée des langues, aujourd’hui proposée gratuitement sur la toile avec des implications majeures pour le marché du travail. Mais la révolution vient aussi du côté anthropomorphe de l’IA…

Les réseaux de neurones artificiels, les robots à visage humain ou encore les chatbots en sont l’illustration. Ces agents conversationnels numériques utilisent des méthodes d’IA par le texte et/ou la voix pour imiter le comportement humain avec un dialogue évolutif. Et on les considère comme un moyen de fournir des soins en santé mentale dans les régions où il en existe peu, ou à destination des personnes qui ont des difficultés à révéler leurs sentiments à un être humain. En somme, l’IA devient en elle-même un acteur social (ou un « actant » dans l’univers de Bruno Latour), ce qui augmente son potentiel disruptif.

Conversation avec le chatbot Eliza. Wikipedia

Ces deux facettes de l’IA vont de pair, et risquent de transformer en profondeur le monde de la médecine en bouleversant l’ordre établi. Ainsi, la radiologie pourrait devenir une spécialité comportant moins de postes, et un profil plus « clinique » que « diagnostique ». Et à l’opposé, la psychiatrie, qui attire pour l’heure peu d’étudiants, est susceptibles de voir son profil renforcé en raison de sa dimension sociale, difficilement substituable par des applications d’IA.

De fait, c’est précisément en prenant appui sur cette dimension et ses vertus fondatrices (empathie, intimité de la relation patient-praticien, secret médical) que la profession médicale dans son ensemble pourrait redessiner son profil et son champ d’action. Car en matière de soins, divers acteurs extérieurs au monde médical se sont en effet positionnés dans la prise en charge du mal-être somatique et/ou psychique à travers l’IA : c’est notamment le cas des

GAFAM comme Google, qui finance des études sur l’IA en santé, Facebook qui mobilise l’IA pour détecter le risque de suicide de ces utilisateurs, ou encore Microsoft, qui en France héberge le Health Data Hub.

À l’image d’un porte-conteneur qui, bien qu’habitué aux tempêtes, peut être mis à mal par une déferlante de vagues scélérates, la profession médicale fait donc face à une situation inédite. Et quand bien même elle dispose des ressources nécessaires à la navigation, la puissance des éléments risque de la contraindre à trouver un nouveau cap. Quelle qu’en soit l’issue, la transformation sera profonde.

Matthias Brunn, Chercheur en sciences politiques au CEPEL/CNRS, Université de Montpellier et William Genieys, Directeur de recherche CNRS au CEE à Sciences Po, Sciences Po – USPC

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Tendances technologiques pour les PME françaises en 2020-2021

Les entreprises acquièrent et investissent de plus en plus dans les nouvelles technologies. Ces changements de comportement et de pratiques pour les PME, notamment au niveau des investissements et de la diversification des budgets, sont dus à l’évolution constante des nouvelles technologies dans le monde du travail.

En décembre 2019, Gartner a mené l’enquête auprès de 248 personnes travaillant dans des PME en France. L’objectif de l’étude est de proposer une vue d’ensemble des intentions d’investissement et les prédictions d’impact des nouvelles technologies sur les entreprises d’ici 2021.

L’étude indique les technologies les plus utilisées actuellement, celles qui ont un potentiel de croissance significatif et celles pour lesquelles les PME prévoient un budget.

Actuellement, les technologies les plus utilisées en France sont les logiciels de sécurité des données et de l’information (68%). En effet, les cyberattaques, fuites et vols de données de ces dernières années, poussent les entreprises à investir dans la sécurité des données. Les logiciels de finance et de comptabilité arrivent en seconde position. Ces technologies sont les premiers outils comme ayant un impact sur les PME aujourd’hui.

Les technologies ayant le plus fort potentiel de croissance d’ici 2021 sont : la réalité virtuelle et augmentée, les chatbots, l’intelligence artificielle et le machine learning. Les chatbots de plus en plus précis grâce au machine learning et l’Internet des objets font partie des technologies qui auront un impact sur les entreprises d’ici 2021.

Mais étrangement, les prévisions d’investissement en France d’ici 2021 ne concernent pas dans l’immédiat les technologies ayant le plus d’impact. En effet, se sont les logiciels RH qui arrivent en tête avec 32 % des répondants pour un budget moyen de 22 700 $. En ce qui concerne la sécurité des données, elle n’est citée que par 29 % des répondants. Il n’y a que 16 % des entreprises interrogées qui ont prévu un budget moyen de 51 900 $ pour l’intelligence artificielle et le machine learning et 51 900 $ pour les véhicules autonomes.

Les principales motivations d’investissement dans les nouvelles technologies pour les PME interrogées, viennent surtout des requêtes de clients (63 %) puis de l’amélioration de la productivité (58 %). Et ce, malgré certains obstacles, plus ou moins tangibles comme le financement de l’investissement en question cité par 45 % des entreprises interrogées. Mais également les compétences internes à adapter et les changements dans les pratiques de l’entreprise.

Les PME doivent miser sur l’innovation et le développement de nouvelles technologies pour conserver leur avantage concurrentiel, et l’adoption de nouvelles solutions est essentielle à leur l’essor.

L’étude a été menée par l’analyste Caroline Rousseau de chez Capterra, une entreprise Gartner.

IA, robots et droit

L’intelligence artificielle et la robotique constituent incontestablement des leviers de croissance de nature à modifier, en profondeur, les modes de production et les modèles économiques existants, en plus de susciter, pour certaines de leurs formes, de nouveaux types de rapports sociaux qui ne seraient pas purement humains.

La singularité du robot dans l’espace juridique a vocation à s’accentuer ; symétriquement, tandis que la pertinence de la qualification de bien meuble décroît, la nécessité de doter le robot intelligent d’un statut juridique inédit se fait plus pressante.

Ce mouvement en vases communicants a ceci de particulier qu’il semble à la fois unilatéral et irréversible : la puissance de l’industrie robotique, l’implication des plus grands acteurs de l’économie numérique, l’importance des enjeux financiers, l’engouement de la recherche et l’appétence sociale constituent, ensemble, une assise particulièrement solide à l’avènement de la robotique intelligente.

Une fois la rupture technologique consommée – résultant de la liberté dont disposera bientôt le robot, elle-même continuellement renforcée par ses capacités d’apprentissage -, le droit n’aura d’autre choix que de s’aligner.

En France comme en Europe et dans le monde, les cadres réglementaire et éthique commencent déjà à se dessiner. Cet ouvrage complète le Minilex Droit des robots publié en 2015 en passant en revue toutes les disciplines : droit de la personne, droit de la consommation, contrat, responsabilité, assurance, propriété intellectuelle, droit pénal, données personnelles, sécurité, éthique, droit à la transparence des algorithmes, neurodroit, etc., mais également des technologies (chatbots, blockchain, bionique, neurosciences, etc.) et des secteurs d’activité (usine 4.0, armement, banque et finance, justice, santé, etc.).

Il comporte en outre une analyse comparative de 21 chartes éthiques et codes de conduite, qui permettent dans un premier temps d’accompagner ces mutations technologiques dans la zone Europe, Asie, États-Unis et France.

Préfaces de Olivier Guilhem, Directeur juridique de SoftBank robotics, Bruno Maisonnier, Fondateur de AnotherBrain.

Alain Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris, spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication et fondateur de Lexing ®, premier réseau international d’avocats technologues dédié au droit des technologies avancées. Il est également président et fondateur de l’Association du droit des robots (ADDR).

Jérémy Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris et ingénieur diplômé de l’École Spéciale des Travaux publics (ESTP Paris). Il dirige le département Droit de l’IA et des technologies robotiques du cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats. Il est également membre de l’Association du droit des robots (ADDR).

HSBC a publié un nouveau rapport de recherche intitulé « Faire confiance à la technologie »

La montée de la technophobiela clé de l’éducation pour l’adoption technologique, déclare HSBC.

  • 80% croient que la technologie facilite leur vie, mais près des trois quarts (70%) s’appuient sur des mots de passe datés pour l’accès et la sécurité

  • La sécurité des finances des gens est tout aussi importante que la protection de leurs données personnelles (87%) par leur banque

  • 84% des sondés disent qu’ils partageraient leurs données personnelles avec leur banque si cela signifiait obtenir un meilleur service

  • Deux fois plus de personnes (14%) feraient confiance à un robot pour effectuer une chirurgie cardiaque que pour ouvrir un compte d’épargne bancaire (7%)

Un manque de compréhension et de confiance dans la technologie met en échec l’adoption générale de nouveaux services innovants qui pourraient rendre la vie quotidienne de millions de personnes plus simple et plus sécurisée, révèle une nouvelle recherche HSBC.

Le rapport de recherche d’HSBC, Trust in Technology, montre que les technologies telles que la reconnaissance des empreintes digitales, la reconnaissance vocale et les robots conseils possèdent un énorme potentiel d’utilisation, de la sécurité bancaire aux paiements mobiles et aux conseils en matière de placement, mais des millions de personnes qui pourraient en bénéficier ne leur font pas confiance parce qu’ils ne les comprennent pas assez bien.

L’étude a été réalisée sur échantillon de plus de 12 000 personnes de 11 pays, révèle que quatre personnes sur cinq (80%) croient que la technologie facilite leur vie, mais moins de la moitié (46%) font confiance à la reconnaissance de l’empreinte digitale pour remplacer leur mot de passe, bien qu’il soit reconnu comme étant au moins cinq fois1 plus sécurisé et beaucoup plus pratique que les mots de passe traditionnels.

Quatre-vingt-quatre pour cent des sondés disent qu’ils partageraient leurs données personnelles avec leur banque si cela signifiait obtenir un meilleur service, soulignant la nécessité d’informer les consommateurs sur les avantages spécifiques des nouvelles technologies.

Les données montrent également que, les gens estiment qu’une banque offrant une protection et la sécurité de leurs données personnelles est tout aussi important que la sécurité de leurs finances personnelles (87%).

Cependant, 70% des personnes utilisent des mots de passe traditionnels pour confirmer leur identité avec seulement un cinquième (21%) utilisant la reconnaissance d’empreinte digitale et seulement 6% à l’aide de la reconnaissance vocale, indépendamment des avantages de sécurité.

Les personnes sont deux fois plus susceptibles de faire confiance à un robot humanoïde pour la chirurgie cardiaque (14%) où seuls 7% leur feraient confiance pour ouvrir un compte d’épargne et seulement 11% pourraient faire confiance à tout type de robot, y compris les chatbots, pour ouvrir un compte d’épargne ou souscrire un crédit hypothécaire, malgré le pouvoir des machines pour analyser de nombreuses quantités de données afin de trouver la meilleure affaire.

Les hommes (45% contre 38%) croient qu’ils sont les premiers à adopter les nouvelles technologies, mais la recherche montre qu’ils ont tendance à les utiliser moins que les femmes. Alors que les hommes étaient les plus gros utilisateurs de PC et d’ordinateurs portables, de télécopieurs, et de téléphones fixes, les femmes adoptent les wearables (technologie portable), les applications et les tablettes plus que leurs homologues masculins. Bien qu’il y ait un optimisme quant à la nature progressive de la technologie, la grande majorité des gens n’ont jamais entendu parler des nouvelles technologies, et quand bien même ils en auraient entendu parler, ils ne pourraient pas expliquer ce qu’ils font.

Les nouvelles technologies les moins comprises comprennent :

1. Blockchain, un grand livre de compte digital (80%)

2. Les robots-conseillers (ou Robo-advisers), conseils en investissement automatisé (69%)

3. Les applications financières intégrées dans les médias sociaux, comme WeChat ou Facebook (60%)

Presque une personne sur quatre (24%) n’a pas entendu parler de, ou ne sait pas, ce qu’est la technologie à commande vocale, bien qu’il soit largement disponible dans les smartphones grand public.

Les données indiquent qu’il existe une dépendance à l’égard des méthodes établies depuis longtemps pour la gestion de l’argent avec les canaux traditionnels les plus courants, y compris :

1. la banque en ligne via un site Web bancaire (67%)

2. Les distributeurs automatiques (55%)

3. Visite des succursales (41%)

John Flint, chef de la direction générale de la banque de détail et de la gestion de patrimoine chez HSBC déclare : “La technologie numérique évolue rapidement et les clients sont maintenant en mesure d’épargner plus simplement, rapidement et de la manière la plus sûre possible”.

Bien que les gens déclarent qu’ils accordent une grande valeur à la sécurité de leurs données personnelles, ils ne comprennent toujours pas qu’adopter de nouvelles technologies peut les aider à protéger leurs informations. Notre recherche montre que beaucoup de personnes ne comprennent pas les nouvelles technologies et sont donc incapables d’avoir confiance en elles”.

Nous avons un rôle à jouer en développant la connaissance et la confiance de nos clients, afin qu’ils voient l’utilité dans leurs vies en adoptant une nouvelle application de paiement ou les dernières sécurités biométriques. Chez HSBC, nous continuerons de nous adapter à mesure que les besoins des clients changeront, afin de fournir des services bancaires à leurs conditions”.

L’étude permet d’accroître la connaissance et la compréhension des nouvelles technologies, de construire la prévisibilité et de rassurer les utilisateurs sur la sécurité, afin d’établir la confiance et d’accélérer l’adoption.

La recherche a montré que fournir une explication très simple sur le fonctionnement de la reconnaissance vocale, fait augmenter la confiance dans la biométrie de 45 à 51%. La confiance dans la technologie ne varie pas seulement selon les genres, les âges et les zones géographiques, mais également les usages avec quelques résultats surprenants.

Engagements de HSBC

En réponse à l’étude, HSBC s’est engagée à développer son programme éducatif qui appuiera le lancement et l’adoption de nouvelles technologies bancaires :

  • Introduire plus de 3000 Digital Champions d’ici à la fin de l’année, dont le rôle est d’aider à intégrer de nouvelles méthodes de travail numériques à travers HSBC, en particulier pour les clients en première ligne.

  • A la fin 2017 plus de 31 000 employés de HSBC sur 12 marchés auront reçus une formation “Digital Thursday” – une initiative mondiale impliquant les Digital Champions de HSBC offrant une formation aux employés de succursales et des centres de contact, en leur fournissant des conversations positives avec les clients sur les changements positifs que le numérique permet.

Résultats clés supplémentaires

1. Le manque de compréhension du client est encore démontré par ce que les individus déclarent comme des services bancaires importants et leurs vues sur l’importance des technologies qui pourraient les délivrer :

  • Plus des trois quarts des individus (76%) déclarent que leur banque fournissant des conseils sur le comportement financier est important pour eux, mais seulement 44% déclarent que les conseils en investissement à base d’intelligence artificielle sont importants.

  • 72% des répondants déclarent que les conseils personnels de leur banque afin d’obtenir la meilleure affaire sont importants pour eux, alors que seulement 53% déclarent que la connectivité bancaire aux applications et sites web qu’ils utilisent pour obtenir des recommandations sur les dépenses est importante.

2. Parmi les pays sondés, il y a trois attentes clés pour le service d’une banque lors du déploiement de nouvelles technologies :

  • Faire en sorte que les clients sachent à qui s’adresser si la technologie défaille (74%)

  • Conseiller les clients sur la façon dont la nouvelle technologie peut répondre à leurs besoins (65%)

  • Partage de conseils et d’informations en ligne (57%).

La Chine et l’Inde sont les plus ouverts aux nouvelles technologies. La France et l’Allemagne sont les plus prudents des 11 pays interrogés. Par exemple, 41% des répondants chinois et indiens ont déclaré qu’ils étaient «susceptibles ou très susceptibles» de faire confiance à un assistant virtuel holographique pour les aider à choisir des investissements. En France et en Allemagne, le chiffre est de 7%.


Trust in Technology est un élément essentiel du leadership mondial de la pensée dans les perceptions et les habitudes technologiques mondiales, menées indépendamment et commandées par HSBC. Il fournit des informations faisant autorité sur la perception qu’ont les gens de la technologie, de leurs utilisations actuelles et de la façon dont ils s’attendent à utiliser les services numériques à l’avenir, partout dans le monde.

L’étude représente les opinions de 12 019 personnes de 11 pays et territoires: le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, Hong Kong, l’Inde, le Mexique, Singapour, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Populus a mené la recherche qualitative en mars et en avril avec 66 membres d’une communauté en ligne, dont six membres de chacun des 11 pays en question. Tous les répondants ont répondu à toutes les questions et leurs contributions ont été mises à disposition séparément pour être utilisées dans les médias. Populus a également consulté deux fois un panel d’experts pour rechercher des avis approfondis et une expertise sur le sujet.

Ipsos MORI a mené des recherches quantitatives avec plus de 12 000 participants au total. 2 000 de ces participants provenaient du Royaume-Uni et 1 000 participants provenaient de chacun des pays restants. Les résultats quantitatifs sont basés sur une enquête nationale représentative des personnes de 18 ans et plus dans chaque pays et la recherche a été menée en mars / avril 2017.

HSBC Trust in Technology version PDF ou en ligne

HSBC Digital and innovation

traduction avec la participation de Benjamin Prissé

1 La probabilité que deux empreintes uniformes soient assez similaires pour correspondre depuis un capteur d’empreinte digitale Touch ID est de 1 sur 50 000 pour un doigt inscrit. C’est en comparaison de 1 sur 100 000 chances de deviner un code d’accès typique à 4 chiffres.

AI Paris 2017

En ce début d’année 2017, l’intelligence artificielle a définitivement quitté l’ère prospectiviste pour l’ensemble des organisations de la data economy, qui se lancent tour à tour dans une course effrénée aux technologies cognitives !

Venez découvrir AI Paris, premier grand rendez-vous français dédié à l’intelligence artificielle en entreprise, les 6 et 7 juin prochains, à la Cité Universitaire Internationale de Paris.

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Le congrès AI Paris en chiffres :

  • 1 500 participants attendus
  • 30 sponsors et exposants innovants
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  • 50 intervenants de niveau international

Ce congrès professionnel fait suite au succès d’un premier rendez-vous AI Europe qui s’est déroulé à Londres en décembre dernier.

Pour cette première édition hexagonale, AI Paris a décidé d’investir le marché français, en invitant l’ensemble des leaders de la data economy à 2 jours d’immersion inédites au cœur des processus décisionnels autonomes !

LES MOMENTS CLÉS DU CONGRES AI PARIS :

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Ce trophée de l’innovation a vocation à propulser les projets les plus audacieux, originaux et performants de la scène européenne parmi plus d’une trentaine de candidats sélectionnés.

Consultez la page des trophées AI Awards !

Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements

D’après un rapport de Live Mint, plusieurs banques indiennes expérimentent et lancent de nouvelles technologies telles que la blockchain, l’intelligence artificielle, la biométrie, les API ouvertes ainsi que les paiements tant dans les banques de détail que d’affaires. Les banques étudient ces technologies de manière indépendante ou bien en coopération avec les sociétés FinTech.

En juillet, la Banque de réserve de l’Inde (RBI) a mis en place un groupe de travail interinstitutionnel afin d’étudier les problématiques liées à la FinTech, la digitalisation bancaire et d’acquérir une meilleure compréhension des innovations relatives à la FinTech ainsi que des nouveaux canaux, produits et technologies adoptées par les marchés en Inde.

Axis Bank Ltd, ICICI Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank Ltd testent actuellement la technologie blockchain afin de l’employer dans le financement du commerce international et pour les versements. “Nous considérons la possibilité d’utiliser la blockchain dans les versements internationaux et les transferts de fonds. Nous sommes en ce moment même en phase de test”,  affirme Deepak Sharma, Chief Digital Officer à la Kotak Mahindra Bank. L’utilisation d’applications basées sur la technologie blockchain par les banques indiennes ne devrait pas se répandre rapidement puisque cette technologie requiert un réseau et est donc incompatible avec un développement indépendant.

Un nombre croissant de banques indiennes expérimentent également les chatbots. Il s’agit de programmes qui emploient l’intelligence artificielle pour générer des conversations naturelles avec les utilisateurs. Des banques, comme HDFC Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank, projettent de mettre à profit ces chatbots dans la gestion de la relation client afin d’offrir une expérience plus authentique. En avril, DBS Bank Ltd a lancé une application bancaire en Inde intégrant une intelligence artificielle. Tandis que les entreprises de FinTech, telles que niki.ai, développent des chatbots construits sur le même procédé et destinés aux banques.

La biométrie constitue peut-être une des technologies les plus populaires puisque certaines banques indiennes emploient la reconnaissance d’empreinte digitale, la reconnaissance vocale et la reconnaissance de l’iris à des fins d’identification. De grandes banques commerciales telles qu’ICICI Bank, HDFC Bank ou Kotak Mahindra Bank sont en train de tester des éléments d’identification biométriques, tandis que des banques d’envergure plus modeste telle que DCB Bank Ltd ont déjà déployé des distributeurs de billets dotés de lecteurs d’empreintes digitales grâce à la plate-forme Aadhaar. Les API ouvertes gagnent de plus en plus d’intérêt dans le secteur bancaire à la faveur de la politique du gouvernement indien sur ces interfaces appliquée à cinq programmes : Aadhaar, e-KYC (Know Your Customer), e-Sign (signature électronique), le partage de la confidentialité des données protégées et l’interface de paiement unifié (privacy-protected data sharing and the Unified Payments Interface (UPI)).

De nombreuses banques commerciales sont à différents stades d’utilisation d’Aadhaar et d’e-KYC et offrent des produits associés à ces technologies tels que l’usage de l’authentification biométrique compatible avec Aadhaar afin d’accéder aux comptes bancaires. Le National Payments Corp. of India (NPCI) propose également l’UPI pour la transaction, ce qui élimine la nécessité d’échange de données sensibles telles que les numéros de comptes bancaires lors d’une transaction financière.

Finalement, ces dernières années ont vu une augmentation dans les banques et les sociétés de portefeuille électronique (e-wallet) mettant l’accent sur les technologies de paiement numériques afin de faciliter les transactions. Le secteur bancaire continue de tester ces nouvelles technologies, y compris les cartes virtuelles, les ondes sonores, les QR codes et le NFC (communication en champ proche). Le système d’authentification biométrique Aadhaar a servi de base pour au moins neuf startups qui capitalisent sur le système pour développer différentes technologies incluant des bases de données ou des solutions de paiement.

traduction Benjamin B.

Biometric Update