L’US Navy aurait expérimenté une arme de modification de l’espace-temps

Selon des documents obtenus par The War Zone, la Navy (la division Naval Air Warfare Center Aircraft Division – NAWCAD) aurait réalisé des expériences sur des technologies ambitieuses, dont une “arme de modification de l’espace-temps” qui, selon les chercheurs, pourrait révolutionner les systèmes d’alimentation et de propulsion.

Ces technologies mystérieuses sont censées tirer parti de “l’effet Pais”, breveté par l’ingénieur aérospatial américain Salvatore Cezar Pais et qui pourrait finir par repousser les limites de la science conventionnelle – si, toutefois, il est prouvé que ces technologies fonctionnent réellement.

Il va sans dire que ces dispositifs n’ont pas encore fait l’objet d’une démonstration significative – mais, en même temps, le fait que l’armée américaine finance leur développement leur confère un vernis de crédibilité. Selon les documents nouvellement obtenus, la Navy a pris les idées de Pais suffisamment au sérieux pour verser des centaines de milliers de dollars dans leur développement.

L’arme de modification de l’espace-temps, basée sur un brevet de Pais pour un “plasma compression fusion device (PCFD)”, est censée libérer “des niveaux d’énergie extrêmement élevés” et “faire en sorte que la bombe à hydrogène ressemble davantage à un pétard, en comparaison”, selon les documents.

« Tout cela est fascinant car aucun physicien avec lequel nous avons discuté des brevets de Pais ne voit comment ces expériences sont réalisables, et pourtant la Navy semble avoir pensé le contraire et dépensé des fonds considérables pour explorer les idées sous forme d’expériences physiques » … « Nous ne pouvons toujours pas dire de façon probante ce qui se passe ici », déclare The War Zone. A suivre…

The War Zone | The Drive

Les futures versions de Siri sur Apple pourraient interpréter vos émotions

Le futur Siri pourrait lire les émotions humaines à travers la voix, la reconnaissance faciale

Apple cherche à rendre Siri plus sensible aux émotions de l’utilisateur. L’entreprise de technologie est en train de développer un moyen pour l’assistant personnel d’interpréter les émotions humaines à travers l’analyse faciale, écrit Apple.

Les versions futures de Siri pourraient ne plus reposer uniquement sur la reconnaissance vocale, mais selon la nouvelle demande de brevet, elles seront associées à la vidéo FaceTime pour analyser son interaction avec l’utilisateur, réduire le nombre de requêtes mal interprétées et donner lieu à des actions personnalisées.

“Les agents logiciels intelligents peuvent effectuer des actions au nom d’un utilisateur”, déclare Apple dans sa demande de brevet. “Les actions peuvent être effectuées en réponse à une entrée de l’utilisateur en langage naturel, telle qu’une phrase prononcée par l’utilisateur. Dans certaines circonstances, une action prise par un agent logiciel intelligent peut ne pas correspondre à l’action prévue par l’utilisateur.”

“Par exemple, l’image du visage dans l’entrée vidéo peut être analysée pour déterminer si des muscles ou des groupes musculaires particuliers sont activés en identifiant des formes ou des mouvements”, lit-on.

La Chine teste l’analyse des émotions

La nouvelle version améliorée de Siri interpréterait l’état émotionnel d’un utilisateur comme étant satisfait ou contrarié par la façon dont il a rempli ou mal interprété la demande vocale. Pour lire les émotions humaines, la technologie analyserait les entrées audio et les images, ce qui signifie un accès complet au microphone et à la caméra.

Il classifierait ensuite les expressions faciales en fonction du Système de codage des actions faciales (FACS Facial Action Coding System), la norme de l’industrie pour la taxonomie faciale, et attribuerait des notes aux interprétations des expressions faciales.

Qu’il s’agisse d’exploiter l’utilisation des identifiants numériques pour les permis de conduire mobiles (mDL mobile driver’s licenses), de promouvoir l’authentification sans mot de passe ou le wearable intelligent Apple Ring avec authentification biométrique, Apple a étudié un certain nombre d’innovations et de projets. L’entreprise n’a pas fait de commentaires sur les innovations qui parviendront jusqu’à la production.

Apple acquiert des brevets pour l’authentification biométrique continue

La propriété intellectuelle qui appartenait auparavant à la société Lighthouse, une société spécialisée dans les caméras de sécurité pour la maison, a été réaffectée à Apple par le U.S. Patent and Trademark Office après que le géant de la technologie ait acheté huit brevets qui, selon BGR Media, pourraient être utilisés pour une authentification passive et constante des utilisateurs basée sur l’IA et la reconnaissance faciale.

AppleInsider identifie les brevets pour un “système de sécurité basé sur la vision par ordinateur utilisant une caméra de profondeur” (US Patent No. 9,396,400), une “méthode et un système d’authentification visuelle” (US Patent No. 9,965,612 ), ainsi que d’autres brevets délivrés ou en instance concernant le traitement des environnements à faible luminosité (US Patent No. 10,009,554 ), une interface vocale avec un système de surveillance basé sur la vision et un système de notification des incidents. Le premier de ces brevets fait référence à l’exécution répétée d’étapes pour une sécurité continue.

Lighthouse a proposé un appareil photo au prix de 300 $ assorti de fonctionnalités supplémentaires d’intelligence artificielle sur abonnement, jusqu’à ce que l’entreprise ferme ses portes fin 2018. Apple a récupéré les brevets à peu près au même moment, mais on ne s’attend pas à ce qu’Apple se lance sur le marché des caméras de sécurité domestiques pour lesquelles Ring, Nest, Arlo, Wyze et d’autres entreprises se battent.

Les futurs iPhones devraient comporter des mises à niveau de Face ID, ainsi que d’une caméra 3D de détection de profondeur orientée vers l’arrière, ce qui ouvre la voie à différents cas d’utilisation potentiels pour les brevets.

BGR Media, The Verge, Fortune

Publication d’une demande de brevet d’Amazon pour un réseau de reconnaissance faciale résidentiel

Une demande de brevet déposée par Amazon, décrivant l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale avec des caméras de sécurité domestiques en réseau pour identifier les personnes suspectes et les visiteurs indésirables, a été publiée par l’Office américain des brevets et des marques.

La demande décrit l’utilisation d’une base de données contenant des criminels reconnus coupables, des délinquants sexuels enregistrés ou des individus identifiés comme suspects par les propriétaires pour identifier des personnes, tandis que les livreurs de courrier et autres peuvent être inscrits sur une liste blanche.

Les propriétaires peuvent alerter leurs voisins et utiliser le système avec le réseau social de Ring, Neighbors, annoncé peu après sa reprise par Amazon, comme plate-forme de partage de données de surveillance du voisinage, telles que des images de cambrioleurs. Amazon a acquis Ring, qui fournit des services de vidéosurveillance et de sonnette intelligente (CNN).

Le brevet comprend également un procédé de compilation d’une image composite à partir de plusieurs caméras du réseau de voisinage afin de collecter suffisamment de données pour une correspondance biométrique. L’image pourrait également être envoyée aux smartphones des propriétaires.

L’idée d’un réseau de caméras résidentielles effectuant une identification biométrique inquiète certains défenseurs de la vie privée, notamment le porte-parole de la société American Civil Liberties Union (ACLU).

Microsoft et Amazon sous le feu de la technologie de reconnaissance faciale

« Le brevet est une feuille de route pour la vision inquiétante d’Amazon sur la surveillance dans le futur », a déclaré à CNN Business, l’avocat spécialisé dans les technologies et les libertés civiles à l’American Civil Liberties Union. «Les gens ont le droit de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans être surveillés et suivis. Et rien ne garantit que la résolution de la caméra à la porte est très bonne. »

Selon Matt Pruitt, architecte en chef des solutions NEC, un déploiement massif de la reconnaissance faciale d’Amazon bénéficierait aux algorithmes de la société, mais a également souligné que les caméras utilisées ne seraient pas assez puissantes pour identifier les personnes sur les trottoirs ou les rues, selon CNN.

Le fabricant de sonnettes connectées équipées de reconnaissance faciale, Trueface.ai, a récemment publié ses principes pour un déploiement responsable de la technologie.

Biometric Update

La guerre post-humaniste 2 : Géopolitique du génome

La prolifération de nouveaux éléments nous pousse à prolonger notre dossier du numéro précédent, à propos des initiatives dans la modification génétique à l’international.

Actualités touchant le génome

Les CAR-T cells permettent de traiter certains cancers du sang en modifiant génétiquement les cellules du patient. Le CAR (Chimeric Antigen Receptor) est un récepteur antigénique chimérique que l’on intègre par modification génétique aux cellules immunitaires du patient (les lymphocytes T) afin qu’elles identifient et attaquent les cellules tumorales. Ce ne serait ni plus ni moins « la découverte de l’année », selon la puissante association américaine de cancérologie ASCO. Selon les premiers résultats, le taux de rémission est de 83 % pour les patients traités au CAR-T cells contre environ 15 % pour les autres enfants et adultes jusqu’à 25 ans atteints de leucémie aiguë réfractaire. Dans le cas de patients atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B réfractaire, une rémission complète ne toucherait que 5 à 10 % des individus traités avec une chimiothérapie conventionnelle contre 40 % de rémission complète 15 mois après le traitement par CAR-T. Les deux hôpitaux parisiens Saint-Louis et Robert-Debré seront les premiers labellisés « centres experts pour le traitement par cellules CAR-T » en Europe. Toujours en France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a délivré aux laboratoires américains, Gilead Sciences et Kite (sa filiale axée sur la thérapie cellulaire autologue T), et au groupe pharmaceutique suisse Novartis des autorisations temporaires d’utilisation (ATU) de ces traitements, nécessaires avant une possible autorisation de mise sur le marché (AMM).

Le laboratoire pharmaceutique Glaxosmithkline ou GSK (l’un des plus gros au monde) a annoncé le rachat des données génétiques de 5 millions de clients au spécialiste US de l’analyse génétique 23andMe (un des plus grands fabricants de tests ADN à domicile) pour un coût de 300 M$. Ces clients ont transmis leur salive à la société pour en savoir plus sur leur ADN, leur ascendance et ainsi obtenir des rapports de santé personnalisés. GSK a racheté toutes ces informations pour leurs études pharmaceutiques. Plus de 5 millions de personnes ont envoyé un échantillon de salive en échange d’informations, notamment sur leur risque de développer un cancer du sein.

Avec la manipulation génétique, une équipe de scientifiques de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) a réussi à transférer la mémoire d’un escargot de mer à un autre, le 14 mai dernier. L’expérience, décrite dans la revue scientifique eNeuro, consiste à stimuler la mémoire des escargots grâce à une sensibilisation par faible choc électrique sur la queue. En provoquant leur réflexe défensif de contraction de la queue, les escargots « entraînés » après 24 h, contractent ce membre pendant cinquante secondes contre une seconde pour les « non entraînés ». L’ARN (acide nucléique essentiel dans le transport du message génétique et la synthèse des protéines) du système nerveux des escargots entraînés est ensuite extrait pour l’injecter dans les spécimens non entraînés. Vingt-quatre heures plus tard, ces derniers avaient le même réflexe de défense que les escargots ayant subi des chocs électriques. À terme, les chercheurs espèrent transférer la mémoire d’un humain à un autre. Une expérience qui fait penser à celle réalisée fin 2017, où le collectif OpenWorms avait entrepris d’analyser minutieusement le cerveau du ver Caenorhabditis elegans pour le reproduire virtuellement et le télécharger dans un robot Lego. Résultat : sans aucune programmation, le cerveau virtuel a pris le contrôle du robot, qui s’est comporté comme l’animal et a même réagi à la simulation des capteurs de nourriture destinés au ver.

La guerre post-humaniste

Les ciseaux moléculaires CRISPR et la course à la modification génétique

Actuellement, un nouveau projet international est en cours pour réécrire entièrement le génome humain. Le séquençage du génome, qui consiste à identifier tous les gènes de notre espèce, avait déjà pris 13 années. L’objectif de ce nouveau programme nommé Recode est de créer un génome 100 % synthétique. Si l’objectif reste généralement thérapeutique dans un premier temps, se posent toujours des questions éthiques, à différents niveaux selon les espaces civilisationnels [cf. Géopolitique Profonde n° 6].

Réécrire un génome, c’est une sorte de formatage ou de remise à zéro des gènes humains. Le qualificatif de « modifié génétiquement » se réfère à des plantes et des animaux qui ont été modifiés d’une manière qui ne serait pas apparue naturellement à travers l’évolution, comme le transfert d’un gène d’une espèce à une autre pour doter l’organisme d’un nouveau caractère (résistance aux parasites ou une tolérance accrue à la sécheresse). L’entreprise biopharmaceutique Cellectis a par exemple créé son outil d’édition de génome appelé TALEN en association avec l’Institut Wyss de Harvard pour couper l’ADN, ôter, coller, modifier toutes les mutations, tous les défauts ou toutes les particularités acquises au cours de milliers d’années d’évolution.

Pour l’exemple, l’agence militaire étasunienne DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et le ô grand milliardaire philanthrope Bill Gates auraient investi 100 M$ dans le « forçage génétique ». Cette technique de manipulation génétique a pour but de modifier un gène pour qu’il soit ensuite rapidement transmissible à toute une espèce animale ou végétale. Ceci pourrait, par exemple, limiter la capacité de reproduction d’une espèce, la rendre plus sensible ou insensible à une maladie ou à un produit chimique. Des expérimentations pourraient se dérouler en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Burkina Faso, en Ouganda, au Mali et au Ghana. La Fondation Bill & Melinda Gates aurait au passage également consacré 1,6 M$ en lobbying via la société Emerging A.G pour promouvoir cette expérimentation.

Aujourd’hui, ce sont les technologies d’édition de gènes CRISPR (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) qui sont les plus médiatisées. Elles permettent d’introduire de nouveaux caractères en réécrivant directement le code génétique de la cible (végétaux, animaux, humains). Dans l’agriculture, cela présente l’avantage d’être plus rapide et plus précis que la culture conventionnelle (sélection des plantes), tout en étant moins controversé que les techniques OGM. En 2012, l’outil d’édition génique CRISPR-Cas9 émerge de la collaboration des chercheuses française Emmanuelle Charpentier et américaine Jennifer Doudna avec la publication de leurs recherches à l’Université de Californie à Berkeley.

CRISPR se traduit littéralement par « Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées ». Il s’agit de famille de séquences répétées dans l’ADN. Le deuxième terme Cas9, quant à lui, renvoie à l’endonucléase, une enzyme capable de couper les deux brins de l’hélice d’ADN. En combinant les deux, on obtient les « ciseaux moléculaires » CRISPR-Cas9 qui permettent d’éditer le génome, de couper l’ADN, d’inactiver des gènes ou d’en introduire. Ses applications peuvent être plurielles dans la recherche fondamentale, la médecine et la biotechnologie. La simplicité de cette technique et son bas coût peuvent amener à des dérives multiples, dans la manipulation d’embryons par exemple.

Contrairement aux deux méthodes de coupures d’ADN 1) des protéines TALEN (Transcription activator-like effector nucleases – nucléases effectrices de type activateur de transcription) et 2) des nucléases à doigt de zinc — le ciblage de l’ADN par le procédé CRISPR-Cas9 est plus direct et ne requiert pas de modification de la protéine, mais seulement de l’ARN guide. De nombreuses sociétés investissent dans la recherche sur ce nouvel outil d’altération génétique.

Le US Patent and Trademark Office (USPTO – Bureau américain des brevets et des marques de commerce) a accordé deux nouveaux brevets CRISPR à l’Université de Californie à Berkeley. En 2017, l’instance a accordé à Feng Zhang et à son équipe du Broad Institute of Harvard et du MIT un autre brevet convoité pour utiliser l’outil CRISPR-Cas9 dans l’édition d’ADN de mammifères : il y a une bataille juridique pour déterminer lequel des scientifiques devient propriétaire, car l’équipe de Jennifer Doudna a fait appel de cette décision. Ce 10 septembre 2018, la Cour d’appel des États-Unis a confirmé cette dernière décision du USPTO. Le brevet donne à un inventeur la propriété légale de son invention ou découverte. Il est le seul à pouvoir donner l’autorisation à quiconque voulant utiliser son idée et collecter l’argent de l’octroi de la licence.

Deux sociétés américaines, Indoor Technologies et Felix Pets, se font concurrence pour modifier génétiquement des embryons de chats afin de les rendre hypoallergéniques, c’est-à-dire qu’il ne présenteraient plus le gène qui provoque des allergies aux humains. Des brevets ont été déposés en 2016 pour utiliser le Crispr-Cas9 pour couper le gène bien identifié qui provoque l’allergie, la protéine Fel d 1.

L’américain Sangamo Therapeutics a testé un procédé d’édition du génome in vivo destiné à lutter contre le rare syndrome de Hunter (maladie génétique lysosomale) sur quatre personnes. Les premiers résultats non réussis de son essai clinique ont été publiés. Les médecins ont utilisé les nucléases à doigt de zinc en tant que ciseau moléculaire et non CRISPR.

L’utilisation de CRISPR sur l’Homme est plus compliquée à tester en raison des réflexions éthiques que le procédé suscite. Les premiers essais cliniques utilisant CRISPR sur l’être humain ont débuté rapidement, avec un recul encore probablement insuffisant. En 2017, des scientifiques américains de l’Oregon Health & Science University ont franchi un cap en déclarant utiliser cette technologie pour éditer des embryons humains après deux ans d’attente pour l’autorisation éthique de leurs expériences. L’hôpital de l’Université de Pennsylvanie et l’agence US de régulation Food and Drug Administration (FDA) ont mis tout autant de temps à obtenir le feu vert pour tester une thérapie basée sur CRISPR sur 18 patients cancéreux. La société CRISPR Therapeutics de Cambridge (Massachusetts) aimerait aussi démarrer des essais cliniques de phase I en utilisant CRISPR pour traiter des patients atteints du trouble bêta-thalassémies (maladie génétique de l’hémoglobine). L’américain Editas Medicine doit également lancer sous peu un essai clinique utilisant la technique CRISPR pour traiter une forme rare de cécité.

Au vu des ralentissements prudents de la FDA à propos des essais cliniques sur l’Homme sur le sol américain depuis mai 2018, un premier essai clinique utilisant CRISPR-Cas9 chez l’homme a été lancé à l’hôpital de Ratisbonne (Allemagne). Deux sociétés US, Vertex Pharmaceuticals et CRISPR Therapeutics, se sont associées pour développer le traitement expérimental CTX001. L’essai clinique (phase 1/2) compte douze adultes atteints de bêta-thalassémie (maladie génétique de l’hémoglobine) pour prélèvement de leurs cellules sanguines, traitement in vitro et réinjection. C’est la course aux essais cliniques.

Chez les Britanniques, l’organisme de bienfaisance indépendant basé à Londres Nuffield Council on Bioethics (NCB) a pondu un rapport sur les problèmes sociaux et éthiques liés à l’édition et à la reproduction du génome humain. Le bienfaiteur autoproclamé a pour habitude d’analyser les questions éthiques en biologie et en médecine. Selon sa récente étude, l’édition d’embryons, de spermatozoïdes et des ovules humains est « moralement acceptable» sous la condition que « la modification ne compromette pas le bien-être de l’individu en devenir (la personne issue de l’embryon qui aura subi une édition génétique) ou que cela n’augmente pas le désavantage, la discrimination ou la division dans la société ».

Au Japon, les autorités étudient une autorisation prochaine de la recherche fondamentale sur les modifications génétiques des embryons humains (avec l’outil CRISPR-Cas9), dans le cadre de la recherche sur les traitements de procréation assistée. La validation de la directive est prévue d’ici avril 2019 après consultation de la population. Les embryons altérés seront ceux issus de fécondation in vitro non utilisés. Il sera interdit de les réimplanter dans l’utérus de femmes après modification. Nous voilà rassurés.

La Chine lance également des programmes de thérapie génique d’envergure internationale. La belliciste banque Goldman Sachs juge que « la Chine bat les États-Unis dans la course aux armements géniques ». Dès 2013, les scientifiques chinois ont utilisé CRISPR sur l’ADN humain, et en avril 2015, ils ont modifié directement sur des embryons un gène responsable d’une maladie du sang. Les embryons non viables n’ont pas survécu, mais la polémique a marqué les esprits. Les scientifiques du pays ont modifié génétiquement les cellules d’au moins 86 patients atteints du cancer et du VIH dans le pays en utilisant la technologie CRISPR-Cas9.

La course scientifique entre les deux superpuissances asiatique et nord-américaine est tellement intense qu’elle est qualifiée de « Spoutnik 2.0 » en référence à la concurrence spatiale opposant l’URSS et les USA durant la Guerre froide. L’École de Guerre économique a relevé qu’une équipe chinoise a fait naître des chiens de race beagles en supprimant le gène de la myostatine (protéine qui inhibe la croissance musculaire). En conséquence, les animaux sont nés avec une masse musculaire doublée par rapport à celle habituellement admise. On imagine très bien les perspectives sur l’Homme.

Contrebalançant l’enthousiasme entourant toutes ces nouvelles techniques, des scientifiques du Centre Wellcome Sanger ont récemment établi dans la revue Nature Biotechnology que l’édition de gènes CRISPR-Cas9 produit des altérations voire des suppressions dangereuses d’ADN dans les cellules de souris et d’homme. D’autres études récentes publiées dans Nature Medicine montrent que la modification des génomes avec CRISPR-Cas9 pourrait augmenter le risque que les cellules altérées déclenchent un cancer (des ovaires, du côlon, du rectum ou de l’œsophage). Des chercheurs de l’Institut suédois Karolinska et, séparément, de Novartis ont constaté que les cellules dont les génomes sont édités avec succès par CRISPR-Cas9 ont le potentiel d’ensemencer des tumeurs à l’intérieur d’un patient. Les deux études se concentrent sur le gène p53 qui joue un rôle majeur dans la prévention des tumeurs en détruisant des cellules avec de l’ADN endommagé. Selon des recherches antérieures, la plupart des tumeurs humaines ne peuvent tout simplement pas se former si la cellule p53 fonctionne correctement. Si elle est dysfonctionnelle, le risque de cancers pourrait être plus élevé. Malheureusement, p53 est aussi une sorte de défense naturelle contre les modifications du génome faites par CRISPR-Cas9. Lorsque les chercheurs utilisent ces ciseaux moléculaires pour couper et remplacer un peu d’ADN, p53 passe à l’action, provoquant l’autodestruction des cellules éditées. Cela rend l’édition CRISPR essentiellement théorique, ce qui pourrait expliquer pourquoi la méthode ne serait pas si efficace.

La version CRISPR-Cas12 serait encore plus précise et spécifique que le Cas9, qui ne reconnaît que 2 ou 3 nucléotides pour se fixer solidement à l’ADN. CRISPR-Cas12 « agit plus comme un velcro, en multipliant les liaisons faibles. Tous les nucléotides de la séquence génétique doivent être reconnus pour qu’une fixation solide se fasse ». Une utilisation généralisée de ce procédé devrait être prochainement mise en place.

Franck Pengam
Extrait de Géopolitique Profonde n°7 – Septembre-Octobre 2018

UC Berkeley finalise une victoire avec deux brevets CRISPR

Il y a eu une bataille juridique pour déterminer lequel des scientifiques dont la recherche a mené à la découverte de CRISPR devient propriétaire (et collecter de l’argent de l’octroi de licence).

Le US Patent and Trademark Office (USPTO) vient de décider d’accorder non pas un, mais deux nouveaux brevets CRISPR à UC Berkeley, la maison de la biochimiste Jennifer Doudna, que beaucoup considèrent comme l’inventrice de la méthode CRISPR.

Un brevet confère à un inventeur la propriété légale de son invention ou découverte unique. Si quelqu’un d’autre veut utiliser cette invention, il doit obtenir le feu vert du propriétaire du brevet, et doit généralement payer pour le privilège. Et quand vous considérez le formidable potentiel de CRISPR, et les différents domaines dans lesquels il peut être utilisé, vous commencez à avoir une idée de l’utilité des brevets CRISPR.

En 2012, Doudna et ses collègues ont mis en branle la révolution CRISPR en publiant le premier article sur l’enzyme dans Science. Mais en 2017, l’USPTO a accordé à Feng Zhang et à son équipe du Broad Institute of Harvard et du MIT le brevet convoité pour l’utilisation de CRISPR-Cas9 pour éditer l’ADN chez les mammifères. L’équipe de Doudna fait appel de cette décision, mais elle doit faire face à une bataille difficile.

Alors que le brevet CRISPR-Cas9 actuellement détenu par l’équipe Broad est sans doute le plus précieux, et non le seul brevet CRISPR existant. En avril, l’USPTO avait déjà délivré 60 brevets liés à CRISPR aux inventeurs de 18 organisations différentes, chacune étant suffisamment différente pour que l’USPTO la considère comme une invention unique.

Mardi, le bureau a accordé à l’UC Berkeley son premier brevet relatif à CRISPR, demandé par l’université en 2014. Celui-ci se concentre sur l’utilisation de CRISPR-Cas9 pour éditer l’ARN simple brin (et non l’ADN).

L’USPTO accordera à UC Berkeley l’autre brevet que l’université a demandé en 2015, la semaine prochaine, selon un rapport de STAT News. Ce brevet est basé sur l’utilisation du système CRISPR-Cas9 standard pour éditer des régions de 10 à 15 paires de bases. L’UC Berkley voit un certain nombre d’applications potentielles dans la recherche, le diagnostic et l’industrie pour son nouveau brevet CRISPR.

Mais le reste de la communauté scientifique le voit différemment. Un porte-parole du Broad a déclaré à STAT que les revendications du brevet délivré “sont extrêmement étroites et auraient peu ou pas d’effet sur le domaine CRISPR.” Un autre expert, Jacob Sherkow, professeur agrégé à la New York Law School, a déclaré que le deuxième brevet aura une valeur commerciale assez minime.

Peu importe l’importance de ces brevets spécifiques, le nombre de brevets délivrés témoigne du nombre de recherches consacrées à CRISPR. Et il n’est pas impossible que le Broad les conteste de toute façon.

STAT News, Futurism

Des bracelets vont espionner les salariés d’Amazon

Le Bureau américain des brevets et des marques (USPTO) a accordé à Amazon deux brevets pour des dispositifs portables qui suivent les mouvements des mains des employés d’entrepôt ou d’usine. Les bracelets électroniques peuvent fournir une rétroaction instantanée aux travailleurs lorsque cela est nécessaire. Le suivi est rendu possible par des dispositifs à ultrasons placés dans les zones stratégiques d’un entrepôt ou d’une usine.

Credit: Amazon/USPTO

Les bracelets de suivi d’Amazon sont conçus pour fournir une «rétroaction haptique» basée sur les mouvements des travailleurs. Lorsqu’un travailleur cherche le mauvais produit, par exemple, le bracelet peut l’avertir de l’erreur. Comme une tape invisible, pour ainsi dire. Doux, mais une tape quand même.

La rétroaction ne se limite pas à quand les travailleurs font des erreurs. Les bracelets fournissent également une sorte d’alerte de proximité qui permet aux travailleurs de savoir s’ils se trouvent «à une distance proche du lieu de stockage identifié dans lequel l’article est stocké», selon le brevet. Selon GeekWire, Amazon a déposé les brevets pour les bracelets Black Mirror en 2016.

Les bracelets de suivi d’Amazon sont censés être destinés aux employés d’usine et d’entrepôt, l’idée est de maximiser le temps et les efforts d’un travailleur humain, ainsi que de garder les stocks dans un ordre parfait.

Credit: Amazon/USPTO

Le e-retailer n’est pas la première entreprise à vouloir utiliser des wearables pour améliorer l’efficacité des travailleurs. Plusieurs autres ont poursuivi des initiatives similaires, mais sans le sentiment de science-fiction dystopique.

Les bracelets de suivi d’Amazon peuvent ne pas aller au-delà du stade du brevet, mais si les dispositifs portables – wearables – se retrouvent sur les étages des entrepôts, les travailleurs devront s’adapter à un niveau de supervision entièrement nouveau.

The Verge, Fast Company, USPTO, Futurism, The Sun

L’IoT dans la chaîne d’approvisionnement

EyeLock a déposé trois nouveaux brevets aux États-Unis

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a délivré trois nouveaux brevets américains à EyeLock LLC. Les brevets numéros 9 792 498, 9 792 499 et 9 792 497 portent sur des innovations technologiques concernant la facilité et la rapidité de l’appariement biométrique, la validation de l’iris et des images faciales ; et un guidage visuel pour l’alignement du regard.

« Nous ne pourrions pas être plus enthousiastes par ces derniers brevets qui démontrent l’expertise technique et le leadership d’EyeLock dans le développement de capacités uniques pour un déploiement efficace de la biométrie multimodale », a déclaré Jeff Carter, CTO d’EyeLock. « Nous continuons de réaliser des percées technologiques importantes qui ont constitué des obstacles importants à l’adoption de la technologie d’authentification de l’iris à l’échelle du marché. »

Technavio publie un rapport sur la sécurité global des paiements mobiles pour 2016-2020

Eyelock a obtenu un brevet pour sa plate-forme d’identité mobile, qui facilite et accroît la rapidité de l’appariement biométrique pour une meilleure expérience utilisateur. Le système acquiert une séquence d’images en temps réel et sélectionne un nombre limité d’images ayant la meilleure qualité d’iris pour une gestion efficace. Il ne nécessite pas de fonctions de mise au point automatique et prend en charge les applications mobiles ou autres dans lesquelles l’acquisition biométrique peut coïncider avec le clignement des yeux ou être sensible au flou dû au mouvement de l’utilisateur ou lorsque la mémoire de l’appareil disponible pour stocker des images est limitée.

Le second brevet couvre des méthodes pour valider que l’iris et les images faciales sont obtenues en temps réel à partir de la même personne, en tant que mécanisme de lutte contre la fraude – même si les images sont capturées par différentes caméras utilisant des paramètres différents – ainsi qu’un moyen efficace pour le recours de l’utilisateur dans une transaction autorisée via la biométrie. Les avancées de la plate-forme incluent une authentification plus forte, multifactorielle et continue d’un utilisateur, lorsque des images de l’iris et du visage sont utilisées, et la non-répudiation des données biométriques en capturant et en conservant une image faciale correspondante et reconnaissable pour une transaction qui peut être récupérée si nécessaire.

Le troisième brevet porte sur le nouveau mécanisme de reconnaissance de l’iris de la société pour orienter le regard d’un utilisateur. Cette capacité de guidage permet à l’utilisateur d’aligner facilement et de manière optimale son regard par rapport à un capteur d’acquisition biométrique. La combinaison d’un dispositif de limitation de la visibilité et d’un dispositif d’attention de l’utilisateur oriente le guidage visuel vers un alignement du regard. De plus, un guidage directionnel intuitif via le dispositif de limitation de la visibilité dirige rapidement et facilement le regard de l’utilisateur vers un emplacement favori. Ce système de reconnaissance unique permet de positionner automatiquement l’utilisateur à une distance prédéfinie du dispositif d’acquisition biométrique. Il convient également aux utilisateurs de différentes tailles, ainsi qu’aux utilisateurs qui s’approchent de différents angles vers le dispositif d’acquisition biométrique.

Biométrie : pour le meilleur ou pour le pire ?

Carter poursuit : « Le monde de la biométrie évolue rapidement, et ces nouveaux brevets permettent à EyeLock de capitaliser sur sa stratégie visant à fournir des plateformes d’authentification multiformes et prenant en compte toutes les industries. Nous demeurons déterminés à investir dans nos capacités de R&D et notre expertise technique afin d’offrir un support encore plus poussé sur le marché dans les années à venir. »

Eyelock a obtenu un total de 54 brevets à ce jour.

Les mots de passe disparaîtront progressivement d’ici 2025

traduction Thomas Jousse

Eyelock, Yahoo Finance

L’UC Berkeley met en doute la décision selon laquelle les brevets CRISPR appartiennent au Broad Institute

La bataille judiciaire pourrait se poursuivre pendant des mois, voire des années

L’University of California, Berkeley, fait appel d’une décision selon laquelle les brevets relatifs à l’outil d’édition génétique CRISPR appartiennent au Broad Institute du MIT et Harvard. Cela signifie que la bataille acharnée pour définir qui possède les inventions biotech les plus révolutionnaires de l’époque continuera encore pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

En février dernier, le Conseil d’examen et de procédure des brevets des États-Unis (PTAB) a établi que les brevets dont le Broad Institute est propriétaire sont suffisamment différents de ceux déposés par l’UC Berkeley. Cette décision suggère que le travail réalisé par Jennifer Doudna de l’UC Berkeley et ses collègues sur CRISPR n’était pas fondamentalement novateur pour mettre en évidence une quelconque avancée en la matière.

L’UC Berkeley est convaincue que les brevets se chevauchent, et fait appel auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le Circuit Fédéral à Washington, DC. Broad, pour sa part, semble confiant quant au fait que cet appel ne mènera nulle part. « Étant donné que les faits n’ont pas changés, nous espérons que la décision sera la même » a confié Lee McGuire, responsable de la communication chez Broad. « Nous sommes confiants que le Circuit Fédéral confirmera la décision du PTAB et reconnaîtra la contribution de Broad, du MIT, et de Harvard dans de développement de cette technologie transformatrice. »

Le Broad Institute remporte une rude bataille pour les brevets CRISPR
Pourquoi le verdict sur les brevets CRISPR n’est pas terminé ?

CRISPR-Cas9 est une technique qui permet aux scientifiques de couper l’ADN, afin d’y insérer ou de réorganiser des morceaux de code génétique avec une précision et des résultats inouïs. L’outil d’édition génétique a déjà fait ses preuves lors de la création de moustiques ne transmettant pas la malaria, des chiens beagles anormalement musclés, et de cochons domestiques miniatures. Dans le futur, CRISPR pourrait changer notre façon de combattre le cancer et aider à traiter des maladies génétiques invalidantes telles que la drépanocytose et la mucoviscidose.

Son potentiel est illimité. Et celui ou celle qui détiendra la propriété intellectuelle de cette technologie sera immensément riche et célèbre. Le nombre de brevets liés à CRISPR est estimé à plusieurs milliards de dollars. On comprend alors mieux la bataille judiciaire violente à laquelle se livrent les deux parties impliquées dans le conflit : l’University of California, Berkeley et la microbiologiste Emmanuelle Charpentier d’un côté, et le Broad Institute et le MIT de l’autre. Cela fait plusieurs années qu’ils se livrent un combat acharné, dépensant des millions de dollars par la même occasion.

Le potentiel de CRISPR est illimité

Tout a commencé en 2012, lorsque Doudna et ses collègues, dont Charpentier, ont publié un article majeur sur CRISPR dans Science. Dans cet article, Doudna montrait que cette technologie d’édition génétique pouvait, dans un tube à essai, entailler de l’ADN à des sites précis. Plus tard, Doudna a déposé une demande de brevet pour CRISPR.

Puis en 2013, dans un autre article dans Science, le bio-ingénieur du MIT Feng Zhang et son équipe ont rapporté avoir développé un système CRISPR capable d’éditer des génomes de cellules eucaryotes (animales et humaines). Lorsque Zhang a déposé sa propre demande de brevet, il l’a fait auprès du Bureau américain des brevets et des marques de commerce (PTO) pour accélérer la procédure d’étude de demande de brevet. Il en est résulté que, bien que l’UC Berkeley ait déposé une demande avant celle de Zhang, le PTO a en réalité alloué le brevet à Broad et au MIT en avril 2014. (Broad et le MIT se sont ensuite vus alloués tout un tas de brevets relatifs à CRISPR). A ce moment-là, l’UC Berkeley a demandé une « procédure d’interférence » (qui implique que le cas soit officiellement réétudié afin de définir qui est le premier à avoir inventé l’outil d’édition génétique CRISPR-Cas9).

A l’issue de la procédure, en janvier de l’année dernière, et en décembre 2016, les deux parties se sont livrées une véritable bataille lors d’une audition à Alexandria en Virginie. Lors de l’audition, les avocats de l’UC Berkeley ont fait valoir que suite à la publication de l’article de Doudna en 2012, n’importe qui aurait pu faire usage de la technique pour éditer des cellules eucaryotes. Autrement dit, l’utilisation de CRISPR par Zhang était un développement « logique » de la technologie et que ses brevets n’avaient aucun mérite, déclare l’UC Berkeley. Les avocats de Broad ont violemment opposé les arguments selon lesquels l’utilisation de CRISPR faite par Zhang afin d’éditer des organismes complexes tels que des cellules humaines constituait une avancée plus considérable et qu’il méritait donc les brevets en question.

En février, le PTAB a décidé d’en finir avec cette affaire, mais aujourd’hui, l’UC Berkeley a décidé de relancer la procédure. « Au final, nous espérons faire établir la preuve que l’équipe menée par Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier fut la première à mettre au point CRISPR-Cas9 pour une utilisation dans tous types d’environnements, y compris dans des dispositifs non cellulaires ou dans des plantes, des animaux ou encore des cellules humaines » a déclaré Edward Penhoet, conseiller spécial pour CRISPR à l’University of California.

Le mois dernier, l’Office européen des brevets a annoncé qu’il attribuerait le brevet à l’University of California pour l’utilisation de CRISPR à la fois dans des systèmes procaryotes et eucaryotes : une décision qui va à l’encontre de la décision prise par la Bureau américain des brevets et des marques de commerce (PTO).

traduction Virginie Bouetel

The Verge