23andMe vient d’ouvrir une boutique éphémère

La célèbre société de tests ADN à domicile 23andMe vient d’ouvrir son premier magasin éphémère, révèle Bloomberg, au centre commercial Westfield Valley Fair à Santa Clara, en Californie, le 1er octobre.

Désormais, plutôt que de commander en ligne l’un des kits de test ADN de l’entreprise, qui coûte entre 99 $ et 199 $, et d’attendre son envoi par la poste, les consommateurs peuvent se rendre à l’endroit physique pour se procurer un kit et parler aux représentants de l’entreprise des tests génétiques.

Cette commodité supplémentaire pourrait aider 23andMe à améliorer le service à la clientèle, a déclaré à Bloomberg Anne Wojcicki, PDG de l’entreprise.

“Je veux savoir ce que pensent mes clients, et c’est une excellente façon de le faire”, dit-elle. “A quoi pensent les gens ? Qu’est-ce qui les inquiète ? Qu’est-ce qui les enthousiasme ?”

Le magasin restera ouvert jusqu’en janvier, et bien qu’il s’agisse peut-être du premier point de vente de 23andMe, Wojcicki a le sentiment que ce ne sera peut-être pas le dernier.

Bien que les consommateurs puissent considérer les tests d’ADN à domicile comme un cadeau amusant pour les Fêtes, l’industrie est entachée de controverse. Les tests eux-mêmes se révèlent souvent inexacts par la suite, et les entreprises qui recueillent toutes ces données génétiques les communiquent régulièrement à des tiers – une pratique dont elles ne parlent que rarement.

Néanmoins, certaines des collaborations entre les entreprises d’analyse d’ADN à domicile et les chercheurs ont donné des résultats scientifiques précieux – et si l’incursion de 23andMe dans la vente de briques et de mortier augmente considérablement sa base de données, nous pourrions voir des recherches encore plus impressionnantes à l’avenir.

Décodeurs d’ADN

Ces quatre sociétés prélèvent toutes l’ADN à partir d’échantillons de salive et l’analysent. Ancestry possède un code génétique de 15 millions de personnes, contre 10 millions pour 23andMe. Les deux autres sont des startups de la Silicon Valley.

Une application ADN est désormais accessible

23andMe
CE QU’IL TESTE : Ascendance familiale, risques pour la santé liés à certaines maladies, statut de porteur de la maladie
PRIX : 99 $ (ascendance seulement), 199 $ (ascendance + santé)
L’APPROBATION DU MÉDECIN EST-ELLE NÉCESSAIRE ? Non

Ancestry
CE QU’IL TESTE : Ascendance familiale
PRIX : 99 $
L’APPROBATION DU MÉDECIN EST-ELLE NÉCESSAIRE ? Non

Color
CE QU’IL TESTE : Les gènes associés au cancer, aux maladies cardiaques et à la réponse aux médicaments
PRIX : 249 $
L’APPROBATION DU MÉDECIN EST-ELLE NÉCESSAIRE ? Oui

Hélix
CE QU’IL TESTE : Vend 20 kits de tiers, y compris pour l’ascendance, la sensibilité aux aliments et les risques de maladie.
PRIX : les kits d’ascendance commencent à 60 $. Les tests de santé commencent à 149 $.
L’APPROBATION DU MÉDECIN EST-ELLE NÉCESSAIRE ? Oui, pour les tests de santé

Bloomberg

Une application ADN est désormais accessible

Helix séquencera vos gènes pour 80$ et attire les développeurs d’applications en leur proposant de vous vendre l’accès à différentes parties de ces données.

Helix, startup de la Silicon Valley, parie sur l’idée que non seulement les gens souhaitent en apprendre plus sur leur ADN, mais aussi qu’ils paieront pour continuer à interagir avec ce dernier.

Aujourd’hui, l’entreprise, qui a bénéficié en 2015 d’une aide financière de 100 millions de $ du géant de la génomique Illumina, est en train de lancer une plateforme en ligne très attendue et via laquelle tout un chacun peut explorer virtuellement son code génétique en chargeant diverses applications sur son ordinateur ou tout autre dispositif connecté. Imaginez-le comme une App Store pour votre génome ! (voir “10 Breakthrough Technologies 2016: DNA App Store”)

Une information génétique personnalisée est aujourd’hui un produit abordable. Le succès récent des leaders tels que 23andMe et AncestryDNA, qui vendent des kits de tests d’ADN pour 200$ ou moins, ont ouvert la voie à une vague de nouvelles compagnies offrant des tests génétiques directement aux consommateurs pour tout, allant de la généalogie jusqu’au vin que vous devriez boire en se fondant sur votre ADN.

La plupart de ces kits de tests génétiques sont à usage unique. Vous crachez dans un tube, et votre salive est envoyée à un laboratoire pour être analysée. Quelques semaines plus tard vous recevez un long rapport détaillé de votre profil génétique. Le PDG d’Helix, Robin Thurston, explique que cette masse d’information peut être intimidante et que les gens n’y reviennent pas plusieurs fois.

Grâce à Helix, les utilisateurs pourront choisir les points précis de leur génome sur lesquels ils souhaitent en savoir plus. Avec un investissement initial de 80$, Helix procède au séquençage de la plus grosse partie du génome – environ 20.000 gènes et quelques autres petits morceaux – appelé exome. Ces données sont informatisées et stockées par Helix qui donne accès, moyennant finances, à différentes séquences de cette information aux compagnies vendant des applications via Helix. « Notre but est de permettre à chacun d’entretenir une relation avec ses données ADN pendant toute sa vie » explique Thurston.

D’autres compagnies telles que 23andMe et AncestryDNA, fournissant des tests génétiques directement aux consommateurs, utilisent une technologie appelée génotypage pour analyser les gènes des consommateurs. Helix utilise une méthode plus détaillée connue sous le nom de séquençage ADN, qui produit 100 fois plus d’informations. Jusqu’ici, la plupart des personnes qui ont eu accès au séquençage de l’exome, pouvant coûter plusieurs centaines voire milliers de dollars via d’autres biais, sont des patients souffrant de maladies rares ou mal connues, dans l’espoir que leurs gènes pourront fournir plus de réponses. Le séquençage de l’exome pour des personnes en bonne santé est un marché nouveau et inexploité.

Du point de vue du consommateur, les gens n’auront besoin de faire séquencer leurs gènes qu’une seule fois, puis ils pourront choisir à partir de différentes applications dans des domaines tels que la généalogie, la forme physique, la santé, ou encore la nutrition et payer en fonction. A l’heure actuelle, une douzaine de compagnies lance des applications via Helix, et chaque application est conçue pour vous apporter une information différente à propos de votre génome. Certaines relèvent de la médecine, comme c’est le cas pour celles qui estiment le risque héréditaire de développer du cholestérol et des problèmes cardiaques, les chances de souffrir d’intolérance alimentaire, ou vérifient si vous avez des risques de transmettre des maladies génétiques graves à votre enfant. Seules les applications que les gens achètent auront accès aux informations personnelles de ces personnes.

Une compagnie, Exploragen, affirme qu’elle peut vous renseigner sur vos habitudes de sommeil – pour savoir si vous êtes plutôt du matin ou du soir – en regardant simplement votre ADN (des fois que vous auriez besoin qu’on vous l’apprenne). Une autre entreprise, Dot One, propose d’examiner la petite portion de vos gènes qui vous rend différent de tous les autres et d’imprimer ce code unique sous la forme d’un foulard personnalisé en tissu (Pourquoi faire ? Ou plutôt, pourquoi pas ?).

Une troisième entreprise, Insitome, propose une application appliquée à la généalogie qui déterminera quel pourcentage d’ADN de Néanderthal vous possédez et de quels caractères ancestraux vous avez hérité. Le PDG de Insitome, Spencer Wells, annonce que l’utilisation de base de cette application coûtera 30$.

Wells, qui dirigeait précédemment le National Geographic Society’s Genographic Project à l’origine de la carte migratoire des êtres humains au cours de l’histoire en utilisant des échantillons d’ADN de plusieurs personnes, reconnaît qu’il aime l’idée du programme d’Helix du fait que, par ce biais, des entreprises peuvent développer de nouvelles applications tout comme de nouvelles découvertes scientifiques ont été faites sur le génome humain.

Helix a également réussi à attirer des établissements médicaux majeurs tels que la Mayo Clinic et le Mount Sinai Health System pour développer des applications à ajouter à leur catalogue. Au final, Thurston souhaite mettre des centaines d’applications à disposition. Il estime que chaque consommateur moyen fera l’achat de trois à cinq applications.

Mais avoir accès à toutes ces applications ADN pourrait ne pas être une bonne chose pour les consommateurs. Daniel MacArthur, chercheur au Massachusetts General Hospital and Harvard Medical School, et qui étudie le génome humain, pense qu’il existe un danger associé au fait de faire l’amalgame entre des tests médicaux sérieux, tels que le test de maladies contagieuses, avec une gamme de styles de vie, de nutrition, et des tests relatifs au bien-être qui sont quant à eux soutenus par peu de données scientifiques.

« Faire la promotion de tests présentant peu, voire aucune preuve scientifique, fait courir le risque d’accroître considérablement les attentes des consommateurs et au final de saper la confiance de ces derniers vis-à-vis de tests génétiques cliniques utiles » rappelle-t-il.

Les tests génétiques en ventre libre, y compris ceux déclarés capables de prédire le risque de développer une maladie, sont faiblement encadrés par la législation aux USA. Cela inquiète Stephen Montgomery, généticien à la Stanford University, qui déclare que la plateforme Helix crée une plus grande opportunité pour les entreprises de développer des produits qui ne fourniront aucun avantage à la population.

« Helix va devoir réfléchir avec précaution à propos des applications qui seront mis à disposition sur la plateforme » dit-il. Le consommateur moyen ne peut probablement pas faire la différence entre les produits qui sont fondés sur une recherche cohérente et ceux qui ne le sont pas, et d’ajouter qu’Helix devra disposer de moyens pour évaluer la qualité de l’information fournie par les applications.

traduction Virginie Bouetel

MIT Technology Review

Infléchir le futur ? Le transhumanisme comme auto-transcendance

Vincent Guérin, International Psychology, Practice and Research, 6, 2015


Résumé : Comment le transhumanisme oriente-t-il notre futur ? Entre l’eschatologie de la singularité technologique et la société de l’abondance promise par les nouvelles technologies (NBIC), il s’agit de saisir l’émergence et la diffusion d’une transcendance opératoire, son « inquiétante étrangeté ».


« The best way to predict the future is to create it yourself. » (17e loi de Peter H. Diamandis)

Introduction

Dans cet article, nous allons nous intéresser à la « communauté » des « singularitariens » de la Silicon Valley (Grossman, 2011). Deux de ses figures, Ray Kurzweil et Peter H. Diamandis ont créé, en 2008, l’université de la singularité. Son ambition : préparer l’humanité au changement induit par une accélération technologique à venir annoncée comme foudroyante. Cette entreprise qui prépare l’avenir tout en favorisant leurs ambitions. Au final, il s’agit d’explorer le tissage des forces en présence, mais aussi la réthorique utilisée par les « ingénieurs » singularitariens pour stimuler, orienter des recherches « stratégiques » devant favoriser leurs desseins. Sont-ils en mesure d’infléchir le futur, le faire advenir ?

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Sommaire :

La singularité technologique : enfer ou âge messianique ?

L’Université de la singularité

La possibilité de l’abondance

Conclusion

Bibliographie

Le prix Nobel de Physique hongrois Dennis Garbor affirme que « tout ce qui est techniquement faisable doit être réalisé, que cette réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable » (Gabor, 1973) ⇒ Le transhumanisme : Ce qui est possible est-il toujours souhaitable ?

 

Le décryptage du génome humain : Espoir ou menace ?

Le séquençage complet de l’ADN livre des informations capitales sur le patrimoine génétique d’un individu. Son analyse peut permettre de détecter, et donc de neutraliser potentiellement, certaines anomalies à l’origine de maladies. Mais si cette technique est pleine de promesses, elle pose également de nombreuses questions éthiques. Outre la discrimination et l’eugénisme qu’elle pourrait favoriser, est-il souhaitable qu’un patient sache qu’il souffrira d’un mal incurable ?

(Arte 2012).

23andMe revient avec des tests génétiques modifiés et approuvés par la FDA – Google a investi 3,9M$ dans 23andMe.
Illumina est une des sociétés qui a participé au financement de l’entreprise Human Longevity → Illumina, la plus grande entreprise de séquençage ADN du monde, a formé une compagnie de ramification appelée Grail qui s’efforcera de développer des tests sanguins qui permettent de détecter de nombreux types de cancer avant que les symptômes apparaissent.
La France va se doter de 12 centres de séquençage du génomePerspectives de la médecine génomique : explications avec Yves Lévy
Nous sommes à l’aube d’une révolution de l’édition de gènes, sommes-nous prêts ?
Génome synthétique : Les scientifiques proposent un projet qui consiste à créer l’ADN humain
Les dangers de l’édition du génome humain pour la reproduction
Bébé sur mesure – ARTE Reportage
Sommes-nous à vingt années des bébés personnalisés ?Suède : Feu vert pour la modification génétique d’embryons humains
Veritas Genetics va mettre votre génome sur Smartphone pour 999 $
ARTE : Ce que mes gènes disent de moi
Les modifications de l’ADN dans la nature peuvent modifier radicalement les écosystèmes de manière inattendue
La startup Karmagenes développe un test ADN pour cerner 14 traits de personnalité

Transhumanisme : interview Laurent Alexandre

Laurent Alexandre, chirurgien, expert en nouvelles technologies et créateur de DNAvision détaille l’histoire du transhumanisme de sa création jusqu’à aujourd’hui.

⇒note de l’Admin : Nous autres, le texte de Zamiatine est souvent présenté comme la source d’inspiration de chefs-d’œuvre, tels, Le Meilleur des mondes (1932), 1984 (1949) ou Un bonheur insoutenable (1970), ayant à leur tour fait école.

Qu’est ce que le Transhumanisme

Quel rapport entre transhumanisme, argent et pouvoir ?

Le transhumanisme intéresse aujourd’hui les dirigeants des plus grandes entreprises comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) mais quel est le lien entre transhumanisme, argent et pouvoir ?

Santé : la révolution du transhumanisme

Coeur artificiel, séquençage ADN… le transhumanisme introduit une véritable révolution dans le domaine de la santé tant du côté de la prévention des risques que de la guérison.

Encadrer le transhumanisme, une utopie ?

Les bouleversements induits par le transhumanisme posent de véritables questions a propos de l’avenir de nos sociétés. Mais est-ce encore possible d’encadrer aujourd’hui ce qui ressemble à une véritable fuite en avant vers toujours plus d’innovation ?

Transhumanisme, peut-on légiférer contre l’eugénisme technologique ?

Si aujourd’hui, sélectionner le sexe de son enfant est désormais possible aux Etats-Unis, ne peut-on craindre demain l’instauration d’un véritable eugénisme technologique ?

Demain, serons-nous tous des êtres augmentés ?

L’idéal transhumaniste est de perfectionner l’humain : augmenter ses capacités intellectuelles mais également améliorer le corps et ses performances. Avec le développement scientifique et technologique de demain, serons-nous tous des êtres augmentés ?

« Bientôt, semées sous votre peau, les puces feront partie de votre corps. Vous serez votre propre robot. Un autre monde est déjà au travail. Tout ce que la science est capable de faire, elle le fera. Un rêve de puissance nous emporte ». Jean d’Ormesson

Transhumanisme et Santé : En quoi le Big Data change la donne ?

Grâce aux objets connectés nous produisons chaque jour un nombre extraordinaire de données a propos de nos habitudes de vie, notre sommeil ou activité physique… Ces données intéressent de plus en plus le domaine médical, mais en quoi le Big Data peut servir la santé ?

Demain, tous centenaires mais trop nombreux sur Terre ?

Avec le développement des thérapies géniques et autres avancées du transhumanisme dans le domaine de la santé, nous pourrions voir notre espérance de vie s’allonger presque indéfiniment. N’existe-t-il pas un risque de surpeuplement, l’espace disponible sur notre planète étant par définition limité ?

L’immortalité ne sera-t-elle accessible qu’aux riches* ?

Prolonger la vie jusqu’à nous rendre immortel, c’est le projet fou que caressent de nombreux partisans du transhumanisme. Si aujourd’hui, de trop nombreuses personnes n’ont pas accès au soin comment imaginer qu’elles puissent demain accéder à l’immortalité ? De fait, l’immortalité ne sera-t-elle accessible qu’aux riches ?

Faut-il craindre le développement de l’intelligence artificielle ?

Des ordinateurs de plus en plus puissants, des systèmes informatiques de plus en plus autonomes… La révolution numérique s’accompagne d’un essor constant de l’intelligence artificielle. Mais faut-il craindre l’émergence d’une intelligence artificielle hostile mais surtout surpuissante dans l’avenir ?

Citations : « Il suffit de jeter un coup d’oeil sur les disparités séparant aujourd’hui l’étroite minorité des super-riches et les 95 % de citoyens restant à l’écart du progrès, pour se convaincre que la Singularité promise par Ray Kurzweil et ses disciples, ne sera pas pour tout le monde» JP Baquiast 20/08/2014

«On ne peut pas vivre en un meilleur temps qu’aujourd’hui ou la mort est, ou sera bientôt anéantie pour un certain nombre de personnes privilégiées qui se seront vouées, consacrées à l’anéantir ou pour les bien nantis de la planète.» Death is obsolete. C’est le titre du dernier site in. Il est l’œuvre de Andy Walker, un ami intime de David Bunnel, fondateur de PC Magazine, PC World et MarWorld. Ces bienfaiteurs de l’humanité ont un grand mérite. Ils évitent la démagogie consistant à promettre à tous une solution finale dont ils savent très bien qu’elle sera réservée à quelques-uns. Agora – google et l’immortalité transhumaniste

Les transhumanistes annoncent l’émergence d’une nouvelle forme d’humanité réservée à une élite. EchoMagazine.ch

Seuls les riches seront immortels

Bien que l’espérance de vie continue d’augmenter sur la planète, le site du magazine britannique Aeon prédit qu’à l’avenir seuls les riches seront capables de vivre plus longtemps. L’écart s’agrandit entre ceux qui ont les moyens de mieux vivre et les autres, créant ainsi une nouvelle lutte des classes, estime le magazine : une lutte des âges. Pour Aeon, cette lutte a d’ailleurs déjà commencé. Des scientifiques américains sont en train de mettre au point des pilules antiâge qui pourront ralentir le vieillissement, ainsi que des prothèses et des implants électromécaniques qui permettront d’augmenter les capacités humaines. Des innovations qui ne seront accessibles qu’à ceux qui en auront les moyens.

Pierre Concialdi : « L’utopie (le délire ?) transhumaniste peut faire miroiter le mirage d’une vie de cyborg quasi éternelle libérée du travail. C’est un rêve réservé à une minuscule élite d’ultrariches. Pour les autres, le cauchemar continue. »

23andMe revient avec des tests génétiques modifiés et approuvés par la FDA

23andMe makes a partial return to the market with modified genetic tests that are now backed by the FDA.

L’entreprise génétique 23andMe a annoncé le 14 octobre qu’elle peut de nouveau commercialiser ses bilans de santé basés sur des tests d’ADN personnels, presque deux ans après que la FDA avait interdit cette activité.

Maintenant avec le soutien de la FDA, l’entreprise a relancé certains de ses kits de test d’ADN, qui permettent aux consommateurs de déterminer leur risque de transmission de certaines maladies, comme la mucoviscidose, la Maladie de Tay-Sachs ou la drépanocytose. Mais la liste prospective des conditions « sélectionnables/criblables » est maintenant limitée à 36 maladies, une réduction de 85% de la couverture de dépistage comparée aux services passés.

Sur son site Web renouvelé, le kit est à 99 $, est monté à 199 $ et promet que les résultats «sont conformes aux normes de la FDA pour être cliniquement et scientifiquement valide ». Les informations de santé sont obtenues à partir de l’échantillon de salive d’une personne. Les utilisateurs commandent le kit en ligne. Une fois arrivé, l’utilisateur crache dans une éprouvette, puis envoie l’échantillon de salive par courrier et six à huit semaines plus tard il reçoit les résultats par courriel.

Avant son conflit avec la FDA, 23andMe favorisait un modèle directe aux consommateurs, lequel fournissait directement les données génétiques brutes, sans les conseils des docteurs, ni des conseillers de santé pour interpréter les résultats. Cette approche inquiéta la FDA qui avait exprimé des préoccupations sur les résultats du test, puisqu’ils pouvaient être incorrects ou mal interprétés par les consommateurs.

En novembre 2013, la FDA jugea que l’entreprise Personal Genome Service devait avoir une approbation réglementaire. Dans sa lettre d’avertissement à 23andMe, la FDA a déclaré qu’elle était « préoccupée par les conséquences de santé publique des résultats inexacts que pourraient produire le dispositif P.G.S.».

Un faux positif ou un faux négatif pourrait conduire le consommateur à évaluer de façon incorrecte un risque qui peut ou non exister, dit la FDA. Selon l’évaluation du service, ceci pourrait pousser quelqu’un « à gérer eux-mêmes leurs traitements » avec un dosage incorrect, ou retarder un traitement nécessaire à un risque réel.

La FDA a également dit que l’entreprise n’a pas réussi à plusieurs reprises de répondre à propos des préoccupations sur leurs services et comment atténuer les risques encourus. 23andMe a dit à l’Associated Press que l’entreprise a depuis soumis des études à la FDA qui ont montré que les consommateurs pourraient comprendre les résultats de leurs tests.

« Aujourd’hui nous avons établi avec succès un cadre pour travailler avec la FDA afin d’envoyer les rapports directement au consommateur », a déclaré le PDG Anne Wojcicki. « Et nous continuerons à travailler pour essayer de rassembler toutes ces informations ».

Maintenant, les kits comprennent « un test pour clarifier le statut du porteur » qui détermine les mutations génétiques d’un parent qui pourraient se transmettre à leurs enfants pour 36 maladies. Le site continuera d’offrir les rapports d’ascendance.

La levée partielle du moratoire de la FDA sur les services de 23andMe signifie que l’entreprise ne peut plus offrir plus de 250 rapports sur les risques qui ont été une partie de son kit d’origine.

A ce jour, plus d’un million de personnes ont utilisé les kits de test de salive. New York Times a rapporté que de nombreux consommateurs ont permis à 23andMe de faire passer leurs infos génétiques aux fabricants de médicaments comme Pfizer et Genentech, pour aider à développer des traitements.

source : PBS News

traduction Buendía Carlos*


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