Une thérapie génique pour allonger la durée de vie

Libella Gene Therapeutics prétend offrir une thérapie génique qui allongera la durée de vie pour 1 million de dollars la dose. La startup indique que deux patients ont déjà payé le traitement dans une clinique en Colombie.

Nous savons que les télomères peuvent avoir quelque chose à voir avec le vieillissement de notre corps. Dans certains tissus, une enzyme appelée télomérase agit pour reconstruire et étendre les télomères afin que les cellules puissent continuer à se diviser.

Nous ne savons pas si la télomérase protège une cellule du vieillissement ou si elle prolonge la vie d’organismes entiers. Les traitements d’extension du télomère chez la souris ont donné des résultats intrigants, mais personne ne l’a démontré chez l’humain.

Cela n’a pas freiné Libella. Il propose d’injecter aux patients des virus porteurs des instructions génétiques de la télomérase transcriptase inverse, qui intervient dans la fabrication de la télomérase.

Cet essai porte sur un traitement non prouvé et non testé qui pourrait même être nocif pour votre santé. Il se produit en dehors des États-Unis parce qu’il n’a pas été approuvé par la Food and Drug Administration. Et les experts dans le domaine ont beaucoup de questions sans réponse à ce sujet.

MIT Technology Review

D’après les auteurs de “l’Effet Télomère”, nous avons le pouvoir d’allonger notre espérance de vie

A la découverte de l’immortalité : Une vie sans fin

Le héros rencontre les plus grands chercheurs en longévité humaine (les professeurs Buganim, Antonarakis, Choulika, Alexandre, Saldmann, Church) en Israël, en Suisse, en Autriche, en France et aux États-Unis. Il fait le tour des recherches de pointe légales ou illégales (rajeunissement des cellules, rétrécissement des télomères, injection de cellules souches, oxygénation du sang, crisperisation de l’ADN, impressions d’organes en 3D, greffe d’organe de porc humanisé, implants d’intelligence artificielle, fusion homme-robot par stockage numérique sur l’ADN) destinées à conduire à brève échéance (2030 ?) au remplacement d’homo sapiens par une nouvelle espèce, la post-humanité…

Les guerres pour le pétrole ou le réchauffement climatique ne sont qu’un avant-goût des futures guerres du sang entre les vieux riches et les jeunes pauvres, puis entre les immortels et les mortels. Car si l’on vit deux ou trois cents ans, il faudra faire de la place sur la planète : qui aura le droit de rester vivant ?

« La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158 857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale. Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes. Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir. »

Romancier, Frédéric Beigbeder est notamment l’auteur de L’amour dure trois ans, 99 Francs, Windows on the world (prix Interallié 2003), Un roman français (Prix Renaudot 2009). Journaliste, il tient le feuilleton littéraire du Figaro Magazine. Il est chroniqueur dans la Matinale de France Inter et également pour El Pais Icon (Espagne), Interview (Allemagne), Esquire (Russie).

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction.

[Extraits] Une vie sans fin de Frédéric Beigbeder

Le vieillissement est une maladie et la thérapie génique pourrait être le remède

Par : João Medeiros

Après que son fils ait reçu un diagnostic de diabète de type-1, Elizabeth Parrish a entamé des recherches sur les traitements génothérapiques (thérapie génique), et les a testés sur elle-même.

En septembre 2015, Elizabeth Parrish s’est envolée de Seattle à destination de Colombia pour recevoir un traitement expérimental.

Elle avait passé plus de deux ans à éplucher la documentation sur le sujet, à s’entretenir avec des experts et avait décidé de suivre une thérapie génique – un traitement visant les désordres génétiques qui introduit des gènes dans des cellules pour remplacer ceux qui sont défectueux ou absents. Elle a commandé des cellules thérapeutiques des mois à l’avance et s’est arrangée pour qu’un technicien lui administre la thérapie dans une salle blanche, près d’un hôpital, au cas où elle aurait une mauvaise réaction immunitaire. La thérapie génique lui a été livrée dans un récipient fermé et administrée par voie intraveineuse sur une période d’environ cinq heures. Parrish est demeurée sous observation pour quelques jours et est ensuite retournée chez elle.

« Est-ce que j’étais anxieuse par la suite ? Oui », affirme-t-elle, « J’étais manifestement à la recherche de signaux d’alarme, j’étais pleinement consciente de la moindre douleur. » Elle est devenue la première personne à se soumettre volontairement à une thérapie génique pour la maladie qui l’affecte : le vieillissement.

En janvier 2013, le fils de Liz Parrish a reçu un diagnostic de diabète de type-1. « Tous les deux jours, il avait un taux de sucre dans le sang extrêmement bas », dit-elle, « cela me rappelait continuellement que nous, les humains, passons beaucoup de temps à prétendre que notre mort n’est pas imminente. » Elle se souvient qu’on lui ait dit que son fils était chanceux parce que le diabète peut être traité. « J’étais durement touchée par le temps passé à l’hôpital pour enfants », constate-t-elle. Elle s’est intéressée à l’avenir promoteur de la médecine moderne, plus particulièrement la thérapie génique. « Je me suis demandé pourquoi cette technologie n’avait pas encore abouti dans ces hôpitaux où des enfants meurent. »

Parrish a alors commencé à assister à des conférences médicales. « J’ai trouvé une conférence à Cambridge qui semblait traiter de génétique », dit-elle, « finalement il était question de longévité. » Elle y a appris comment les modifications géniques avaient déjà prolongé jusqu’à 11 fois la durée de vie normale des vers et de 5 fois celle des souris. « J’ai compris que si le vieillissement était une maladie et que tout le monde en souffrait, la façon la plus rapide de financer ces recherches serait essentiellement d’informer les gens de cet état et de les convaincre d’investir dans la recherche pour trouver un remède », affirme Parrish.

À ce moment-là, Parrish, qui jusque-là travaillait à temps partiel pour des sociétés de génie logiciel, a mis sur pied sa propre entreprise, BioViva, afin d’accélérer les recherches thérapeutiques et en faire profiter des patients. « Pourquoi autant de patients doivent attendre, souffrir et mourir? », se demande-t-elle, « nous sommes devenus si réfractaires au risque que des patients meurent dans l’attente d’un traitement. Nous devons renverser la situation. Il y a des millions de patients en phase terminale sur la planète à l’heure actuelle. Ils devraient avoir accès aux thérapeutiques les plus prometteuses qui ne sont pas assorties d’une myriade d’effets secondaires. Aucune intelligence artificielle ni aucune méta-analyse de ces thérapies ne pourra remplacer ce qui se passe dans le corps humain. Et nous laissons des gens mourir parce que nous nous inquiétons du fait qu’une thérapie pourrait les tuer. C’est le comble de l’exercice du droit. »

Parrish a alors pris une autre décision : elle allait essayer la première thérapie sur elle-même. « J’estime que c’était la chose la plus responsable et la plus morale à faire. Je crois que l’entreprise devait goûter à sa propre médecine avant de l’offrir aux patients. »

Parrish a expérimenté deux thérapies. L’une était un inhibiteur de la myostatine, un médicament conçu pour augmenter la masse musculaire, et l’autre, une thérapie de la télomérase, qui rallonge les télomères, une partie des chromosomes qui protège le matériel génétique des dommages et permet la réplication de l’ADN. Rallonger les télomères peut, au moins en théorie, prolonger la longévité des cellules et les rendre plus résilientes aux dommages.

« Nous prenons des traitements comme la thérapie génique et les utilisons comme une technologie. »

« La thérapie de la télomérase a annulé les effets du vieillissement des souris et prolongé leur espérance de vie », affirme Parrish, « je suis convaincue qu’il s’agit de la thérapie la plus prometteuse, et elle prenait la poussière dans les laboratoires et ne semblait pas être une option viable en raison de ce qui semble être des questions de brevet et de chamailleries académiques. Nous ne le saurons jamais si nous ne l’essayons pas chez l’humain. Ça ne sert à rien de continuer de se demander si elle fonctionne ou non si nous ne l’utilisons jamais. Comme à l’image de ces lemmings qui arpentent les falaises, attendant que quelqu’un d’autre leur vienne en aide. »

Quelques semaines après le traitement, Parrish a subi des examens de suivi, menés par des tierces parties indépendantes. Les télomères de ses globules blancs avaient allongé de plus de 600 paires de base, ce qui, selon Parrish, signifie un prolongement équivalant à 20 ans. Une IRM de tout son corps a révélé une augmentation de sa masse musculaire et une réduction de sa graisse intramusculaire. D’autres analyses ont indiqué que sa sensibilité à l’insuline s’est améliorée et que son niveau d’inflammation a diminué.

« L’entreprise a été fondée principalement pour prouver si ces thérapies fonctionnent ou non », déclare Parrish « Souvenez-vous que BioViva n’est pas un organisme de recherche. Nous prenons des traitements comme la thérapie génique et les utilisons comme une technologie. Nous aimerions créer un marché libre où des gens pourraient acheter ces technologies, comme on le ferait pour un cellulaire ou un ordinateur. »

D’autres analyses sont réalisées au laboratoire George Church à Harvard. Parrish et son équipe mènent actuellement de concert avec d’autres établissements hospitaliers du monde entier des études de sécurité et de faisabilité sur des sujets humains. « J’avais déjà mis les choses en perspectives, que sans la médecine, mon fils serait mort, et il est la prunelle de mes yeux », affirme Parrish, « je sentais que je n’avais pas vraiment contribué à la société et voici l’occasion de le faire. »

traduction Stéphanie S.

Wired

L’évolution de nos gènes : Les origines de l’Homme

Ce documentaire retrace les étapes fondamentales qui permettent aux scientifiques d’expliquer la génétique de l’évolution. A titre d’exemple, ce sont des modifications de génome qui ont rendu possible la sécrétion de salive ou encore la modification de notre peau. En compagnie de Bernard Werber, l’écrivain dont les romans romans mêlent la science-fiction et la biologie, cette première partie interroge sur le futur de l’être humain et s’intéresse à la propagation des maladies …

Grande-Bretagne : Feu vert pour la modification génétique d’embryons humains

Diffusé le Mardi 27 décembre 2016 sur RMC

D’après les auteurs de “l’Effet Télomère”, nous avons le pouvoir d’allonger notre espérance de vie

La biologiste moléculaire Elizabeth Blackburn, en collaboration avec 2 autres chercheurs, a reçu le Prix Nobel de médecine (en 2009) pour ses travaux sur les télomères – des structures situées aux extrémités des chromosomes et qui jouent un rôle clé dans le processus de vieillissement des cellules. Mais elle reste frustrée de constater que d’importantes implications de ses travaux en matière de santé ne sortent pas du cadre académique.

Elle a donc décidé, avec la collaboration de la psychologue Elissa Epel, de publier ses découvertes dans un nouvel ouvrage destiné à une large audience. Sa démarche : faire état d’une expérience scientifique afin d’encourager les lecteurs à respecter leurs résolutions de début d’année telles que ne pas fumer, manger sainement, dormir suffisamment, pratiquer une activité sportive, et limiter le stress.

Le message principal de “l’Effet Télomère”, publié mardi, est que vous avez plus de contrôle sur votre propre vieillissement que vous le pensiez. En se fondant sur l’étude de milliers d’articles, l’auteur déclare que nous pouvons rallonger nos télomères (et peut-être notre durée de vie) en suivant des conseils sensés en matière de santé.

“Les télomères nous écoutent, ils sont attentifs à notre comportement et à notre état d’esprit” affirme Blackburn, Présidente du Salk Institute for Biological Studies à La Jolla en Californie.

Les télomères sont situés à l’extrémité des brins d’ADN, comme les petits capuchons qu’on observe au bout des lacets de chaussures. Le stress causé par une vie surmenée réduit la longueur de ces capuchons, ce qui accroît les chances que les cellules cessent de se diviser et meurent.

Selon les deux scientifiques, une trop grande quantité de ces cellules sénescentes accélère le vieillissement chez l’humain. Cela n’engendre pas de maladie particulière. Mais les recherches suggèrent que cela accroît le potentiel de chacune de nos cellules de développer des anomalies latentes. Par conséquent, si vous avez un terrain favorable aux problèmes cardiaques, vous aurez plus de chances de voir apparaître ce problème en étant jeune si vos télomères sont raccourcis, confie Epel, Directrice de l’University of California, San Francisco’s Aging, Metabolism and Emotions Center.

Epel rajoute que « nous pouvons atteindre un nouveau niveau de spécificité et informer les gens plus précisément grâce aux clés mises en évidence par l’étude des télomères : quel type d’exercice influence les longs télomères, quelle nourriture, quels aspects du sommeil ».

D’autres chercheurs dans le domaine font l’éloge des efforts considérables fournis par Blackburn et Epel pour rendre la recherche sur les télomères plus pertinente auprès du grand public. Certains chercheurs, quant à eux, alertent sur le fait que de telles affirmations pourraient donner une image ultra simplifiée de la science.

« Je pense qu’il est très difficile de prouver de façon concluante » que le style de vie peut avoir des effets sur la longueur des télomères et par conséquent sur la vie, déclare David Sinclair, généticien et spécialiste de l’anti-vieillissement à Harvard. « Mettre en évidence une action de cause à effet chez l’Homme est impossible, donc ces affirmations sont fondées sur des associations de résultats ».

Judith Campisi, experte du vieillissement cellulaire au Buck Institute for Research on Aging à Novato, en Californie, soutient que les travaux sous-jacents sont solides. « Si vous avez un régime alimentaire déplorable et que vous fumez, votre espérance de vie en sera forcément diminuée, ainsi que la longueur de vos télomères ».

Les cellules possédant des télomères courts ont plus de chance que les autres de devenir sénescentes et de produire des molécules à l’origine d’inflammations, qui, nous dit-elle, constituent un facteur de risque important dans toutes les maladies liées à l’âge. « Par conséquent, il existe bien un lien entre la longueur des télomères et l’espérance de vie », confie Campisi, « ce n’est juste pas l’unique formule magique, c’est tout ».

Le vieillissement intervient sous différentes formes au sein des cellules. Une personne peut ainsi posséder de nombreuses cellules âgées alors que ses télomères possèdent un aspect normal. « Si le vieillissement n’était que le fait des télomères, nous aurions trouvé une solution au problème du vieillissement depuis bien longtemps » conclue Campisi.

Elizabeth Blackburn (left) and Elissa Epel, authors of “The Telomere Effect.”

Lors d’un échange téléphonique depuis le bureau de son éditeur à New York, Blackburn a affirmé que la partie la plus intéressante de la recherche sur les télomères est qu’elle est quantifiable, donnant à chacun des conseils plus spécifiques que ceux que nos mères ont pu nous fournir pour nous sortir du canapé et faire du sport.

“Votre mère ne vous a pas dit si il était préférable que vous alliez courir un marathon chaque semaine ou que courir trois ou quatre fois par semaine suffisait ». La recherche sur les télomères suggère que pratiquer des sports à l’excès n’est pas forcément un moyen de vivre mieux et plus longtemps.

En outre, Blackburn déclare que ses travaux suggèrent que rallonger les télomères par voies médicamenteuses pourrait être dangereux, et que modifier son style de vie est bien plus sain que de prendre des médicaments.

Un fait surprenant de ces travaux : il n’est en réalité pas nécessaire de faire une bonne nuit de sommeil de huit heures pour prendre soin de ses télomères. Sept heures sont suffisantes si cela vous permet de vous sentir reposé. « Grâce à cela, plus personne n’aura besoin de rester au lit sous prétexte qu’il ou elle n’a pas eu ses huit heures de sommeil » ajoute Blackburn.

L’un des plus grands problèmes lorsqu’on étudie les télomères réside dans le fait qu’on mesure en général leur longueur dans les cellules sanguines. Mais il se peut que le foie vieillisse plus vite ou moins vite que le sang. Tout notre corps ne vieillit pas de la même façon, déclare Campisi.

En mesurant les télomères des cellules sanguines, « vous faites en réalité un bilan fonctionnel des cellules souches immunitaires » nous dit Matt Kaeberlein, qui étudie les bases moléculaires du vieillissement à l’Université de Washington. « Ce que cela peut en réalité nous fournir comme information est que le système immunitaire est peut-être très sensible à notre style de vie et aux facteurs environnementaux ».

Kaeberlein confie qu’il n’en est qu’aux prémices de la recherche sur les télomères, et reste sceptique quant à la valeur prédictive de la longueur des télomères.

“Il n’est pas évident du tout que les méthodes soient suffisamment précises quantitativement ou qu’elles aient un niveau de résolution suffisant pour permettre de conclure » affirme Kaeberlein. « Je pense qu’il est possible que ce soit un biomarqueur capable de prédire les résultats en matière de santé, mais je ne sais pas si je ferais suffisamment confiance à cette méthode pour dire à des personnes qu’elles devraient modifier leur mode de vie, juste en me fondant sur la longueur de leurs télomères » nous confie-t-il.

Sara Gottfried, elle, l’a fait. Gynécologue formée à Harvard et travaillant à Berkeley en Californie, elle a reconnu que les résultats d’un test de longueur de télomères suggérant que son organisme avant 20 ans de plus que son âge réel, avaient eu sur elle l’effet d’un électrochoc.

« C’était une expérience anecdotique intéressante » a déclaré Gottfried, pour qui cet examen a mené à la rédaction d’un ouvrage, qui sortira en mars, avec pour titre “Younger: A Breakthrough Program to Reset Your Genes, Reverse Aging, and Turn Back the Clock 10 Years”. « Cela m’a amenée à réfléchir aux moyens d’intervenir sur l’espérance de vie (nourriture, sommeil, sport, masse corporelle, stress) et réaliser à quel point nombre d’entre nous sommes en situation d’échec, ce qui, je pense, accélère le vieillissement ».

Traduction Virginie Bouetel

Stat News

The Telomere Effect
A Revolutionary Approach to Living Younger, Healthier, Longer
by Dr. Elizabeth Blackburn, Dr. Elissa Epel
A groundbreaking book coauthored by the Nobel Prize winner who discovered telomerase and telomeres’ role in the aging process and the health psychologist who has done original research into how specific lifestyle and psychological habits can protect telomeres, slowing disease and improving life.
Have you wondered why some sixty-year-olds look and feel like forty-year-olds and why some forty-year-olds look and feel like sixty-year-olds? While many factors contribute to aging and illness, Dr. Elizabeth Blackburn discovered a biological indicator called telomerase, the enzyme that replenishes telomeres, which protect our genetic heritage. Dr. Blackburn and Dr. Elissa Epel’s research shows that the length and health of one’s telomeres are a biological underpinning of the long-hypothesized mind-body connection. They and other scientists have found that changes we can make to our daily habits can protect our telomeres and increase our health spans (the number of years we remain healthy, active, and disease-free).
THE TELOMERE EFFECT reveals how Blackburn and Epel’s findings, together with research from colleagues around the world, cumulatively show that sleep quality, exercise, aspects of diet, and even certain chemicals profoundly affect our telomeres, and that chronic stress, negative thoughts, strained relationships, and even the wrong neighborhoods can eat away at them.
Drawing from this scientific body of knowledge, they share lists of foods and suggest amounts and types of exercise that are healthy for our telomeres, mind tricks you can use to protect yourself from stress, and information about how to protect your children against developing shorter telomeres, from pregnancy through adolescence. And they describe how we can improve our health spans at the community level, with neighborhoods characterized by trust, green spaces, and safe streets.
THE TELOMERE EFFECT will make you reassess how you live your life on a day-to-day basis. It is the first book to explain how we age at a cellular level and how we can make simple changes to keep our chromosomes and cells healthy, allowing us to stay disease-free longer and live more vital and meaningful lives.

Thérapie génique, premier succès contre le vieillissement humain !

22 avril 2016 : Communiqué de presse

Une femme américaine devient biologiquement plus jeune après des thérapies géniques

Elizabeth Parrish, PDG de Bioviva USA Inc. est devenue le premier être humain à être rajeuni avec succès par la thérapie génique, après que les traitements expérimentaux de sa propre compagnie ont renversé de 20 ans le raccourcissement des télomères normaux.

Le score des télomères est calculé selon la longueur des télomères des globules blancs (lymphocytes T). Ce résultat est basé sur la moyenne de la longueur des télomères des lymphocytes-T par rapport à la population américaine dans la même tranche d’âge. Plus le score de télomère est haut, plus « jeunes » sont les cellules.

En septembre 2015, alors âgé de 44 ans, PDG de BioViva USA Inc. Elizabeth Parrish a reçu deux thérapies géniques expérimentales de sa propre compagnie : une pour se protéger contre la perte de la masse musculaire avec l’âge, l’autre pour combattre l’appauvrissement de cellules souches responsables de diverses maladies et infirmités liées à l’âge.


voir l’article de MIT Technology Review du 14 octobre 2015


Le traitement était initialement destiné à démontrer l’innocuité de la dernière génération des thérapies. Mais si les premières données sont exactes, c’est déjà le premier exemple réussi du monde de l’allongement  des télomères par l’intermédiaire de la thérapie génique chez un individu humain. La thérapie génique a été utilisée pour rallonger les télomères sur des cellules cultivées chez la souris, mais jamais sur un patient humain.

Les télomères sont de courts segments de l’ADN qui couvrent les extrémités de chaque chromosome, agissant comme des “amortisseurs” contre l’usure. Ils raccourcissent à chaque division cellulaire, devenant finalement trop court pour protéger le chromosome, ce qui entraîne un dysfonctionnement de la cellule et le vieillissement du corps .

En septembre 2015, les données de télomère prises des globules blancs de Parrish par le laboratoire d’essais clinique spécialisé de SpectraCell à Houston, au Texas, juste avant que les traitements aient été administrés, ont révélé que les télomères de Parrish étaient inhabituellement courts pour son âge, la laissant vulnérable aux maladies associées à l’âge plus tôt dans la vie.

En mars 2016, les mêmes tests ont été repris par SpectraCell et ont révélé que ses télomères avaient rallongé d’une vingtaine d’années, de 6,71 kb à 7,33 kb. Cela implique que les globules blancs de Parrish (leucocytes) sont devenus biologiquement plus jeunes. Ces résultats ont été vérifiés de manière indépendante par le HEALES à but non-lucratif basée à Bruxelles (Healthy Life Extension Company) et la Biogerontology Research Foundation, un organisme de bienfaisance basée au Royaume-Uni qui s’est engagé à lutter contre les maladies liées au vieillissement.

La réaction de Parrish : “les thérapeutiques actuels offrent seulement des avantages marginaux pour les personnes souffrant de maladies du vieillissement. En outre, la modification du mode de vie a un impact limité pour le traitement de ces maladies. Les progrès des biotechnologies sont la meilleure solution, et si ces résultats sont loin d’être précis, nous avons fait l’histoire“, a déclaré Parrish.

Bioviva continuera de surveiller le sang de Parrish pendant les mois et les années à venir. Pendant ce temps, BioViva va tester de nouvelles thérapies géniques et des combinaisons de thérapies géniques pour restaurer les dommages liés à l’âge. Il reste à voir si le succès dans les leucocytes peut s’étendre à d’autres tissus et organes et repris pour les futurs patients. Pour l’instant, toutes les réponses se trouvent dans les cellules d’Elizabeth Parrish, « patient zéro » de la thérapie génique réparatrice.

Depuis les premières injections de thérapie génique, BioViva a suscité l’intérêt global de communautés scientifiques et d’investissement.

A suivre…

Bioviva, Deep Knowledge Ventures, SpectraCell, HEALES

Voir aussi : Stanford Medecine, Telomere extension turns back aging clock in cultured human cells, study finds

https://twitter.com/iatranshumanism/status/723570309899661313