Nouveau colloque international sur le transhumanisme

L’Association Française Transhumaniste – Technoprog organise TransVision 2017, un colloque international qui se tiendra à Bruxelles du 9 au 11 novembre prochains. Il rassemblera certains des plus éminents membres du mouvement transhumaniste européen et mondial : David Pearce, Natasha Vita-More, James Hughes, Anders Sandberg, Valeryia Pride (dirigeante de CryoRus), David Wood, Riccardo Campa, Jose Cordeiro et de nombreux transhumanistes francophones, ainsi que l’anthropologue Paul Jorion pour une rencontre dont l’objectif est de faire le bilan du mouvement et de tracer ses perspectives pour les années à venir.

En 2014, l’Association Française Transhumaniste – Technoprog avait co-organisé TransVision 2014 à Paris et renouvelle l’expérience avec pour ambition de développer un mouvement transhumaniste à l’échelle européenne.

TransVision 2014 – le transhumanisme face à la question sociale

Pour toute question : contact@transhumanistes.com

Places limités ! Réservation sur Eventbrite

Les débats seront principalement en anglais.

La Déclaration Technoprogressiste

 

Écologisme et transhumanisme. Des connexions contre nature

Ecologistes, véganes et sympathisants de gauche prolifèrent au sein du mouvement transhumaniste. Après Le Monde, Le Nouvel Obs et Politis, Primevère, le plus grand salon écologiste français, invitait en 2016 un de ses représentants à s’exprimer. Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste, est élu Verts en Belgique. Il aurait eu les mots pour séduire les visiteurs de Primevère, avec une « vie en bonne santé beaucoup plus longue, solidaire, pacifique, heureuse et respectueuse de l’environnement, non pas malgré, mais grâce aux applications de la science (1). » II aura fallu les protestations d’opposants aux nécrotechnologies pour que le salon annule son invitation (2). Les transhumanistes ne luttent pas contre les nuisances. Technophiles et « résilients », ils comptent sur l’ingénierie génétique, la chimie et les nanotechnologies pour adapter la nature humaine et animale à un milieu saccagé.

Faut-il un État mondial inter-espèces pour lutter contre les dominations entre humains et animaux ? Voire entre animaux, avec des prédateurs devenus herbivores après modification génétique ? Même si leurs idées prêtent à rire, les transhumanistes ne sont pas des ahuris victimes d’une indigestion de mauvaise science-fiction. Ils sont écologistes et véganes (c’est-à-dire refusant de consommer les produits issus des animaux), certes. Parfois même bouddhistes. Mais aussi philosophes, généticiens, informaticiens, sociologues ou start-uppers rétribués par Harvard, Oxford, la London School of Economics ou Google. La plupart d’entre eux veulent le bien de la planète et de ses habitants, lutter contre les oppressions, tout en augmentant notre espérance de vie jusqu’à « la mort de la mort ».

Les deux porte-parole du mouvement transhumaniste francophone revendiquent leur militantisme « écolo ». Marc Roux a été adhérent de l’Alternative rouge et verte. Didier Cœurnelle est élu Verts de la commune de Molenbeek. Le cofondateur de Humanity+, la principale association transhumaniste américaine, David Pearce, est un militant antispéciste et végane. L’Australien Peter Singer, philosophe et auteur du livre de référence des antispécistes La Libération animale (1975), est lui-même transhumaniste et ancien candidat Verts en Australie. Quant à l’actuel directeur de Humanity+, James Hughes, en tant que bouddhiste, il ne ferait pas de mal à une mouche. Loin de l’image repoussoir de libertariens insensibles aux malheurs qui les entourent, les transhumanistes sont souvent des progressistes de gauche, écologistes et féministes, suivant la bonne conscience qui règne dans la Silicon Valley depuis le mouvement hippie des années 1960. En France, à l’avant-garde des partisans de la reproduction artificielle de l’humain (PMA-GPA) figurent les membres d’Europe Écologie-Les Verts.

D’après Marc Roux et Didier Cœurnelle, auteurs de Technoprog (3), les transhumanistes seraient majoritairement de gauche, attachés à un système social et à une médecine redistributive, contre l’idée d’une humanité à deux vitesses après sélection génétique. Ils se trouvent même des points communs avec les « objecteurs de croissance » (4). Fort bien. Laissons de côté les ultras, libertariens ou technogaïanistes, et intéressons-nous à ces transhumanistes sociaux-démocrates et soi-disant écolos. Ceux qui introduisent le loup transhumaniste dans la bergerie verte.[…]

L’écologie transhumaniste est pétrie de cette idéologie de la « résilience » – un terme issu de la psychologie synonyme d’adaptation à la dégradation des conditions d’existence –, qui prévaut aujourd’hui jusque dans les Conférences sur le climat. « Aucune idée n’est à écarter a priori si elle peut déboucher sur une meilleure adaptation des corps à leur environnement. […] Il s’agit, dans la tradition du darwinisme social, de permettre la survie du mieux adapté. Crèvent les faibles et les inadaptés. D’où l’appel aux transformations génétiques. Voilà l’imposture.[…]

TomJo, Hors-sol, octobre 2016

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Modifier l’espèce humaine ou l’environnement? Les transhumanistes face à la crise écologique

 

Fin des Lumières : bienvenue dans le meilleur des mondes transhumanistes

Par Nicolas Le Dévédec, sept. 2016 FigaroVox (PDF)

Extrait :

«Changer l’être humain plutôt que changer le monde», telle pourrait être résumée la rupture introduite par le transhumanisme quant à la conception de la perfectibilité humaine. Il ne s’agit désormais plus tant d’améliorer la société et nos conditions de vie sociales par des moyens politiques, mais d’améliorer l’humain par des moyens technoscientifiques dans une optique adaptative. Ce renversement marque une rupture importante avec la culture humaniste des Lumières, qui encourageait au contraire les êtres humains à conquérir leur autonomie sociale et politique.

Il ne se passe pas un jour ou presque sans qu’on parle du mouvement transhumaniste et de son ambition d’«améliorer» techniquement l’être humain et ses performances intellectuelles, physiques et émotionnelles. Militant en faveur d’un humain revu et corrigé par les technosciences et bénéficiant du soutien de géants économiques comme Google ou PayPal, le transhumanisme ne cesse en effet de gagner en notoriété. Les idéaux d’un «humain augmenté» trouvent un écho certain dans nos sociétés obnubilées par le culte de la performance. Chirurgie esthétique, dopage sportif, recours aux psychostimulants pour optimiser les capacités cognitives ou développement d’une médecine régénératrice qui œuvre à repousser la mort en sont quelques-unes des manifestations saillantes.

Suscitant depuis plusieurs années d’importants débats, force est de constater que le transhumanisme demeure toutefois essentiellement interrogé dans une perspective bioéthique gestionnaire et utilitariste centrée sur la minimisation des risques et la maximisation des avantages de l’humain augmenté. lire la suite

 

The Health Future Show 2016 : La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le 6 décembre 2016 à la Villa Méditerranée – 9H / 18H

Édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et transhumanisme »

Et 10ème Carrefour du Pôle Eurobiomed

Sous le parrainage et avec la participation de James Hughes, sociologue et bioéthicien américain (Boston)

→ inscription à l’événement : www.thehealthfutureshow.com


THE HEALTH FUTURE SHOW
La santé de demain s’invente aujourd’hui

Le monde de la santé par sa dimension économique et scientifique est l’un des acteurs d’activités qui va engendrer le plus de changements de paradigmes sociétaux.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

On sait que la plupart des affections qui atteignent l’Homme seront en grande partie traitées au cours de ce siècle. La médecine prédictive va succéder peu à peu à la médecine thérapeutique. Mieux, l’Homme augmenté n’est plus une fiction mais une réalité qui se construit. Cet avènement de nouvelles technologies dans le domaine de la santé soulève toutefois de nombreuses questions éthiques.

Outre cet espoir formidable, la santé est aujourd’hui un secteur économique majeur qui se structure notamment dans notre région avec l’Interpro Santé et Eurobiomed qui fédèrent l’ensemble des acteurs de la filière.

La « Silver économie », pour ne prendre que cette branche en exemple, va générer d’ici à 2020, 0,5 % de croissance et créer plus de 350 000 emplois en France. Les objets connectés liés à la santé ou à la pratique sportive, à la lutte contre le vieillissement, font déjà une entrée dans le quotidien des Français.

Les techniques de prévention boostées par les technologies digitales vont modifier en profondeur notre relation à la santé. Les méthodes de monitoring et de suivi des patients vont s’en trouver considérablement améliorées. La gestion à distance des constantes de santé des patients par les médecins est, on le sait, une des avancées principales à venir dans la maîtrise des dépenses de santé.

Dans notre région, l’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire.

L’innovation santé, fer de lance du développement économique de notre région

L’Interpro Santé investit la Villa Méditerranée le 6 décembre 2016 avec « THE HEALTH FUTURE SHOW », édition spéciale « Intelligence artificielle, nanotechnologies/nanosciences et Transhumanisme » et accueille en partenariat avec Eurobiomed, le 10ème Carrefour du Pôle.

Cet événement, qui s’affirme comme le rendez-vous incontournable de l’innovation santé, sera placé sous le parrainage de James HUGHES, sociologue et bioéthicien américain, grande figure internationale du transhumanisme que nous aurons l’honneur d’accueillir à Marseille.

Plus de 30 start-up pépites de notre territoire et une quarantaine d’exposants viendront témoigner de leurs activités et de leur rôle dans le développement économique et l’attractivité de notre territoire.

L’édition 2016 sera marquée par une ouverture à l’international avec l’accueil de start-up et d’experts internationaux (Royaume Uni et USA).

3 sessions de conférences, réunissant des experts internationaux, seront proposées :

– « L’humain averti » et « l’humain réparé » Dans le cadre de la 10e édition du Carrefour Eurobiomed

– « Des biotechs au transhumanisme, jusqu’où peut aller la médecine ? » en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste (AFT : Technoprog !)

THE HEALTH FUTURE SHOW accueillera les participants dans un environnement propice aux échanges, permettant de développer des synergies et d’impulser la création d’un écosystème interconnecté associant l’ensemble des acteurs de l’innovation (start-up, PME, grands groupes, investisseurs, business angels, universitaires, journalistes, professionnels de santé…).

THE HEALTH FUTURE SHOW a l’ambition de montrer concrètement comment économie, santé, innovation vont de pair et inventent ici et aujourd’hui la santé de demain.

LE PARRAIN DE L’EVENEMENT

James HUGHES : « Le Transhumanisme Démocratique 2.0 » Bioéthicien et sociologue américain (Boston)

Il y a plus de dix ans, en 2002, James Hughes commençait à définir la notion de « technoprogressisme ». A l’origine, il avait proposé de dénommer cette interprétation du transhumanisme « transhumanisme démocratique », mais attention, dans cette traduction de « democratic transhumanism », il faut comprendre « democratic » dans le sens nord-américain, où « démocrat » ne désigne pas seulement quelqu’un d’attaché à la démocratie mais un défenseur de la justice sociale.

Le professeur James Hugues est Directeur Adjoint de l’Université du Massachusetts à Boston (États-Unis) pour la recherche institutionnelle, l’évaluation et la planification. Il détient un doctorat de sociologie de l’Université de Chicago où il a aussi enseigné la bioéthique au Centre d’éthique médicale clinique MacLean.

Il est également Directeur Exécutif de l’Institut pour l’Éthique et les Technologies Émergentes (IEET), un think tank techno progressiste qu’il a cofondé avec le philosophe d’Oxford Nick Bostrom.

Le Professeur James Hughes est membre de plusieurs institutions : Académie Mondiale des Arts et des Sciences organisation transhumaniste mondiale Humanity+ (ex-WTA – World Transhumanist Association dont il a été président de 2004 à 2006), Neuroethics Society, American Society of Bioethics and Humanities, Working Group on Ethics and Technology de l’Université de Yale, Comité consultatif pour la recherche en médecine régénérative de l’État du Connecticut (précédemment connu comme Comité consultatif pour la recherche sur les cellules souches).

Le Professeur James Hughes est l’auteur de Citizen Cyborg: Why Democratic Societies Must Respond to the Redesigned Human of the Future. Il travaille actuellement sur un second ouvrage qui pourrait être intitulé « Cyborg Buddha ». De 1999 à 2011, il a produit le programme de radio hebdomadaire Changesurfer Radio.

Une sélection de start-up de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur, avec l’accueil de start-up anglaises et américaines

L’innovation en matière de santé qu’elle soit scientifique, médicale ou industrielle, constitue désormais un pôle d’excellence de premier plan. De nombreuses start-up, mais aussi des laboratoires, des unités industrielles de pointe, travaillent en réseau intelligent avec les forces vives du territoire !

Vect-Horus est une société de biotechnologie qui conçoit et développe des vecteurs à base de peptides qui facilitent l’administration de médicaments ou d’agents d’imagerie dans les organes, notamment dans le cerveau, et de tumeurs cancéreuses. Les vecteurs ciblent les récepteurs impliqués dans le RMT (“Receptor Mediated Transport”), un système physiologique pour le transport dans les cellules de substances endogènes. En combinant des médicaments ou des agents d’imagerie à ses vecteurs, Vect-Horus leur permet de traverser les barrières biologiques qui limitent l’accès à leur cible, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE). La société a déjà établi la preuve de concept de sa technologie dans des modèles animaux en vectorisant un neuropeptide endogène, qui a conduit à un nouveau candidat-médicament propriétaires qui favorise la neuroprotection. Ce premier candidat-médicament est entré maintenant dans la phase préclinique réglementaire. Fondée en 2005, par Alexandre TOKAY, président , et le Dr Michel Khrestchatisky, conseil scientifique, Vect-Horus est une spin-off du laboratoire de neurobiologie dirigé par le Dr Michel Khrestchatisky (UMR7529, CNRS et Université Aix-Marseille). Basée à Marseille, France, la société compte 19 employés, principalement en R & D, et développe des collaborations scientifiques avec AMU-CNRS, l’INSERM et le CEA ainsi qu’avec des partenariats industriels. Vect-Horus a été récemment identifié par le CNRS comme l’un des 15 success stories parmi les 1000 spins offs, issues de leurs laboratoires.

Neuron Experts est une société de Recherche et Développement (CRO) sous contrats, créée en 2008, spécialisée en études pharmacologiques de molécules à visée neurologique pour l’industrie pharmaceutique, les sociétés de biotechnologie et les start-up. Les cultures proposées par Neuron Experts sont développées dans le but de modéliser les pathologies humaines et de prédire ainsi l’activité d’une molécule dans une pathologie particulière afin d’orienter son développement préclinique et clinique. Les modèles de pathologies proposés sont des modèles « in vitro » de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson, des maladies du motoneurone (comme la sclérose latérale amyotrophique), de la sclérose en plaque, des maladies neuro-musculaires (myopathies) et des nerfs périphériques (neuropathies diabétiques). Une des caractéristiques de Neuron Experts est de proposer à ses clients des modèles de culture « à façon ». Reconnue en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des maladies neurodégénératives, Neuron Experts a créé, en 2013, un nouveau département dédié à l’étude du système nerveux périphérique et de ses interactions avec les cellules de la peau. Neuron Experts a ainsi développé différents modèles de culture cellulaire mélangeant des neurones sensitifs et des kératinocytes afin de mieux appréhender les mécanismes mis en cause dans ces maladies et, d’in fine, rendre possible l’évaluation de composés à visée thérapeutique dans ce domaine.

XEGEN est une société de bio-informatique spécialisée dans l’analyse de données NGS. XEGEN réalise notamment à partir ces données, le typage de gènes d’intérêts dans le cadre de diagnostics ou l’identification de nouveaux polymorphismes pouvant servir de nouveaux biomarqueurs. En pratique bien que notre santé soit influencée par notre environnement, nous savons qu’elle est aussi largement dépendante de notre patrimoine génétique. Ainsi le savoir-faire de XEGEN couplé à la réduction des coûts de séquençage lui permet de se positionner comme un partenaire de choix pour l’exégèse de ces informations et comme un acteur important pour la mise en place de la médecine de demain.

xRapid est la première application mobile à diagnostiquer de manière précise une maladie. Via l’iPhone, la plateforme de diagnostic automatique offre une solution innovante qui pallie aux difficultés des méthodes de diagnostic des maladies les plus graves dont le paludisme. xRapid ouvre une nouvelle voie dans la gestion de certaines maladies et dans l’industrie de la santé mobile. Aujourd’hui la solution xRapid est disponible en Asie du Sud Est, en Afrique sub-saharienne et en Afrique australe. Avec la participation de Charles VAN OVERMEIRE – Head of Sales & Marketing, Constance VOISIN – Marketing Executive et Daniel SCHMIDT – iOS Developer.

En partenariat avec le Consulat Général des Etats Unis d’Amérique à Marseille et de la société SM2D. Fondée en 2006, SM2D a contribué avec succès à vendre sous licence les propriétés intellectuelles de ses clients tout en assurant leur déploiement à l’international. Basée à Austin (Texas), la société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs et de cadres expérimentés et s’est entourée d’un réseau de près de 300 consultants spécialisés implantés dans 17 pays. SM2D accompagne la croissance des entreprises en “packageant” leurs offres, en les commercialisant et en leur ouvrant de nouvelles opportunités de marché. SM2D porte une attention particulière aux entreprises et aux technologies qui optimisent le potentiel humain, améliorent le quotidien ou protègent notre planète autour de 5 marchés distincts : santé, financier, commerce, évènementiel et environnement.

Algenat est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans l’identification de biomarqueurs. Nous fournissons des services d’analyse génomique axés sur la médecine personnalisée. L’identification d’un marqueur génétique unique sur un patient permet de déterminer le ou les traitements qui seront les plus efficaces sur ce dernier. ALGENAT fait partie des leaders en génomique et en bio-informatique mais plus particulièrement sur leur technologie de séquençage à haut débit. Leurs équipes d’experts leur permette de continuer d’évoluer et d’innover au plus niveau en médecine personnalisée et dans les programmes de recherche.

Construit autour d’un profil d’utilisateur personnalisé, iCompanion a développé et adapté une plate-forme de services et l’a appliqué à une variété de marchés : la santé, les soins personnels, des sports, de l’éducation. Cela permet à un utilisateur de permettre à leur famille, médecin, ou un formateur à l’ombre de leur activité quotidienne, recevoir des alertes en cas d’urgence, et bien plus encore. Avec la participation de Pierre Eric LYS – Founder & Chairman.

TK Health propose sous marque blanche, une solution globale de santé qui permet : une gestion de la santé proactive, l’optimisation des coûts de santé, une meilleure gestion des risques et de la responsabilité et la sécurisation des différentes formes de communications entre les individus et leurs réseaux. Accessible via licence, TK Health est en mesure de répondre aux besoins de ses clients en rationalisant les progrès technologiques avec les exigences des différents marchés à travers le monde.


LE PROGRAMME

* 9H – 9H30 Ouverture officielle de la manifestation

* 10H – 11H30 Conférence « L’humain averti »

Avec les interventions de :
– M. Jurgi Camblong – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
– M. Jean-Christophe Mestres – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
– Pr Nicole Philip-Sarles – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

* 12H – 12H45 Conférence avec Kedge Business School et SM2D (Texas/USA)

* 14H – 15H30 Conférence « L’humain réparé”

Intervenants en attente de confirmation

* 16H30 – 17H45 Conférence de clôture. « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »

Proposée par Interpro Santé en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste – AFT : Technoprog.

L’augmentation de l’espérance de vie et les avancées thérapeutiques par les innovations médicales, conjuguées à la révolution numérique et les nanosciences, constituent aujourd’hui les ingrédients d’un saut de civilisation majeur.

Santé connectée, médecine prédictive, médecine régénératrice, nanotechnologies, cyborgisation…

Allons-nous passer du fantasme à une réalité industrielle ?

Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de : Marc ROUX président de l’AFT : Technoprog – James HUGHES Bioéthicien et sociologue américain (Boston) – Didier COEURNELLE Longévitiste – Jacques MATEU Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique – Jérôme GOFFETTE Philosophe – Miroslav RADMAN Biologiste cellulaire franco-croate .

* 18H Clôture


A PROPOS DE L’INTERPRO SANTE

Qu’est-ce que l’Interpro Santé ?

L’Interpro Santé a été créée en 2012 à l’initiative de l’UPE 13 et des principales branches professionnelles de la santé (FHP – FHF – SYNERPA – FEHAP – FNTS). Elle fédère l’ensemble des acteurs de la santé avec pour principal objectif de booster les relations et développer des synergies et des coopérations.

L’Interpro Santé participe activement à la valorisation de la filière sur le territoire métropolitain et à l’amplification de son rayonnement à l’échelle européenne et internationale.

Son ambition est de devenir un puissant réseau fédérateur qui intervient en transversalité et en complémentarité des branches professionnelles.

Ses principaux objectifs

Stimuler et accompagner le développement de l’innovation en santé pour en faire un outil de promotion du territoire.

Fédérer l’ensemble des acteurs de la filière santé pour échanger, favoriser les approches transversales et développer des synergies et des coopérations.

Renforcer la visibilité de la filière sur notre territoire et promouvoir sa dynamique.

Etre force de propositions pour de nouveaux modèles économiques pour optimiser le financement de l’assurance-maladie.

A PROPOS D’EUROBIOMED

Fondé en 2009 par l’ensemble des acteurs de la filière santé des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur, le pôle de compétitivité Eurobiomed pointe au sommet des classements européens à toutes les étapes de la chaine de l’innovation : enseignement, recherche fondamentale, translationnelle et clinique, centres d’innovation technologique, startups et success stories industrielles.

Eurobiomed fonctionne à l’instar d’un collectif. Il offre à chaque membre un management de projet au standard industriel (conseil, études, appels d’offres, aide à l’export, ingénierie administrative et financière), un espace d’échange (carrefour annuel, rencontres thématiques, Biorezo), un lien privilégié avec les institutionnels et les investisseurs (en région, en France et en Europe) et la réactivité qui conditionne la réussite de projets R&D très innovants.

Ensemble, les 253 membres du collectif Eurobiomed (dont 200 entreprises) constituent non seulement un formidable moteur de développement régional (160 projets de R&D représentant 585 millions d’euros d’investissement et 700 emplois directs) mais aussi une source de solutions pour les millions de patients confrontés à des pathologies sévères : cancers, pathologies inflammatoires chroniques, maladies infectieuses, maladies (ré)émergentes, maladies neurologiques, maladies rares et orphelines.

Basé à Marseille, Montpellier et à Nice/Sophia Antipolis, Eurobiomed compte un effectif de 9 personnes. Il est présidé par Xavier TABARY et dirigé par Emilie ROYERE, Directrice Générale.

115 ans : la limite de notre espérance de vie?

Sandra De Breucker, Gériatre à l’hôpital Erasme et Didier Coeurnelle, Porte-parole de l’AFT-Technoprog, étaient les invités de Fanny Rocher dans l’émission Pour ou Contre ce lundi sur RTL-TVI. Au menu du débat : 115 ans, est-ce la limite de notre espérance de vie ?

L’être humain ne sera jamais immortel

voir l’article sur RTL.be

Interview de Gabriel Dorthe sur le combat technoprogressiste

Pourquoi le transhumanisme s’est transformé en un combat technoprogressiste pour l’égalité ?

Les technologues qui cherchent à prendre la relève de la politique française veulent vous rassurer que les progrès peuvent être distribués uniformément.

Si les transhumanistes ont leur manière, la technologie, lentement, mais sûrement, efface les frontières physiques et métaphoriques. Le mouvement, qui espère mettre à niveau l’humanité à l’aide des technologies émergentes, vaincre la mort et la maladie, est utopique à sa base — une douce insurrection contre les structures sociales traditionnelles, conçues pour soutenir les humains traditionnellement limités avec des durées de vie humaines classiques. Mais à la différence des constitutionnalistes, des communistes ou des fascistes, les transhumanistes — représentés en Amérique par le candidat à la présidentielle Zoltan Istvan et à l’étranger par l’italien Riccardo Campa (IEEE Fellow) — s’entendent vraiment bien. Au lieu de partager un ensemble de prescriptions politiques très spécifiques, ils partagent une idée fondamentale : nous pouvons construire un monde meilleur.

Si vous demandez au philosophe Gabriel Dorthe, un chercheur intégré au sein de l’Association Française Transhumaniste, il vous dira que le consensus règne parce que les buts transhumanistes et les obstacles ne sont pas limités par la géographie. La prolongation de la vie humaine, l’amélioration de la condition humaine grâce à la technologie et la lutte contre les Luddites sont des questions mondiales, et non régionales. Bien que la décomposition de l’actuel système politique global ne soit pas un objectif déclaré du mouvement, c’est un effet secondaire quasi-inévitable en raison de ce que la technologie a déjà fait pour le temps et l’espace, créant la possibilité pour les sociétés d’exister indépendamment de l’emplacement géographique. Se diriger plus loin dans cette direction et l’idée à savoir « La Russie » devient ridicule.

Mais cela ne va pas se produire demain et il peut même ne pas arriver avant que le transhumanisme commence à voler en éclats. Dorthe a parlé à Inverse à propos de l’aube du ” technoprogressisme”, pourquoi le “T-Word” (monde “transhumaniste”, le mot redouté “T”) fait peur [comme un « épouvantail »] et les problèmes inévitables avec les catholiques.

Quelles sont les différences entre le transhumanisme américain et français ?

Historiquement, le mouvement transhumaniste a été fondé sur la côte Ouest des États-Unis, à la Silicon Valley et un peu sur la côte Est. Pour les militants européens, c’est très important d’importer et de traduire le transhumanisme dans le contexte politique européen et de parler davantage des inégalités sociales et des investissements publics dans la recherche et du développement. Pendant au moins deux ou trois années, la couleur la plus importante du transhumanisme en Europe est le technoprogressisme. Le principal théoricien sur cette manière de promouvoir le transhumanisme est en fait James Hughes, un Américain.

Le Transhumanisme européen est-il conforme aux points de vue américains ?

[La déclaration transhumaniste de 1998] est le programme du mouvement transhumaniste dans le monde entier. Chaque fois qu’un nouveau mouvement commence, il se réfère à cette déclaration. Il s’agit, évidemment, d’une sorte de vague à bien des égards, mais il est dit, explicitement, que le transhumanisme est un hall d’accueil et doit essayer d’influencer les décideurs et les entrepreneurs — tous ceux qui peuvent font qu’ils y sont intéressés. La plupart du temps, les militants transhumanistes ne sont pas scientifiques, ingénieurs ou entrepreneurs. Certaines de ces personnes peuvent être intéressées par le transhumanisme. Ils peuvent parfois leur donner un peu d’argent. Mais ils ne sont pas spécifiquement transhumanistes.

Les technoprogressistes sont devenus beaucoup plus importants au cours des dernières années. Ils ont décidé d’écrire une nouvelle déclaration transhumaniste : la nouvelle déclaration technoprogressiste.

Quelle est la grande différence entre l’ancienne déclaration et la nouvelle déclaration technoprogressiste ?

La première différence est que [les technoprogressistes] demandent explicitement la délibération publique et une meilleure implication des décideurs et politiciens et le financement public. Mais j’ai tendance à croire que ce discours a besoin d’un ennemi — quelqu’un ou quelque chose pour contrer. Cet ennemi… c’est difficile de dire s’il existe. Cet ennemi est le transhumanisme libertarien[1]. Ils se réfèrent constamment à lui, en disant : « nous ne sommes pas comme ça ». Nous nous soucions des inégalités et du transhumanisme pour tout le monde. Une meilleure santé, une longévité accrue, des choses comme ça. Nous sommes contre les brevets, par exemple, sur les plantes ; nous sommes pour l’innovation open source. Les transhumanistes qui ne préconisent pas cela, sont très rares.

Toutes ces idées sont unanimes sur le fait — ou la croyance — que quelque chose de très dérangeant ou perturbateur arrive dans la technologie. D’où ça vient, nous ne savons pas exactement.

Les idées du mouvement technoprogressiste sont plus susceptibles d’être adoptées par les Français que le public et les décideurs américains ?

Autant que je sache, non, parce que je suis intégré dans l’Association Française Transhumaniste, et je vois tous les jours combien il est difficile pour eux d’être accepté.

Quelles sont les idées de la culture française qui semble résister ?

Le vrai nom [du groupe ici] est l’Association Française Transhumaniste Technoprog. Donc, technoprogressiste. Ils jouent les deux faces du mouvement. Ils ont du mal à convaincre le public ou les politiciens ou les médias qu’ils sont de bons transhumanistes parce qu’ils sont technoprogressistes. Mais en même temps, ils ont besoin de garder le “T-Word”, comme ils disent. Et les gens sont très réactifs à cela.

Quelles idées transhumanistes ont été acceptées par les responsables politiques Français ?

Certains hommes politiques en France parlent sur l’augmentation de la longévité, mais ils ne  se référent jamais au transhumanisme. Quand le peuple approuve les idées, ils disent toujours : « je ne suis pas un transhumaniste, mais ». Le transhumanisme est quelque chose de très dangereux, mais la technologie va changer radicalement et peut-être améliorer ma condition ».

Beaucoup de gens disent le même genre de choses [comme les transhumanistes], le même genre de déclarations au sujet de la technologie et de l’humanité. En quelque sorte, c’est comme — quelle est la chose que vous mettez au milieu des champs pour éviter les oiseaux ?

Un épouvantail.

C’est une façon intéressante d’encadrer le paysage.

Comment la pensée religieuse a affecté la façon dont les idées transhumanistes sont reçues dans la politique publique française ?

La pensée catholique quant à l’intégrité du corps est plus implicite en France. Il y a l’idée que vous ne pouvez pas mettre quelques morceaux de technologie dans le corps ; qu’il doit rester unique et pur. Mais la plupart du temps, on ne parle pas en tant qu’une instruction religieuse, mais plus comme, « tout le monde le sait. » Je pense qu’aux États-Unis, c’est plus ouvert. Si vous voulez faire quelque chose, il suffit de le faire et nous pouvons parler ou non, si nous ne sommes pas d’accord. Pour les transhumanistes, c’est beaucoup plus clair si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes soit des Luddites ou des gens religieux irrationnels.

Quelles sont les questions les plus pressantes qu’ils aimeraient voir changer dans les 10 ou 20 prochaines années ?

La question la plus importante est la longévité, qui pourrait se traduire par davantage d’investissements publics dans la recherche et la recherche médicale. La plupart des transhumanistes conviennent que la longévité et l’amortalité ou la prolongation de la vie est très importante. Et en ce qui concerne l’organisation du mouvement, ils ne sont pas très friands pour construire un parti politique. En fait, ils sont formés pour construire un groupe de réflexion, qui est un moyen d’être plus légitime pour tenter d’influencer les politiciens. Si vous êtes étiquetés comme un think tank, cela vous donne un poids important.

Interview du 22 juin de Gabriel Dorthe à propos de l’AFT-Technoprog dans le magazine américain Inverse

Note :

[1] En 1990, un code plus formel et concret pour les transhumanistes libertariens prend la forme des Principes transhumanistes d’Extropie (Transhumanist Principles of Extropy, traduction française), l’extropianisme étant une synthèse du transhumanisme et du néolibéralisme. → Transhumanistes et Extropiens ; → Principes extropiens 3.0.

Conférence CNAM : de l’humain augmenté au transhumain. Que devient l’Homme face à ses technologies ?

S’il est certain que l’Homme, fort de son intelligence et de son habileté, s’est depuis toujours ingénié à façonner le monde pour se rendre, selon la maxime cartésienne, “comme maître et possesseur de la Nature”, les avancées technologiques récentes portent avec elles leur lot d’espoirs, mais aussi d’interrogations nouvelles sur le devenir de l’être humain.

La convergence technologique entre nanotechnologie, biotechnologie, informatique et sciences cognitives (NBIC) alimente un discours idéologique sur une “augmentation” de l’humain qui trouve un écho dans les milieux politique, économique et médiatique, suscitant à la fois fascination et répulsion.

Le transhumanisme, courant de pensée originaire des Etats-Unis, plaide pour une prise en main par l’être humain de sa propre évolution, assisté par des technologies qui lui en donneraient le pouvoir.

Sous des formes diverses, il impose un discours qui interroge les fondements même de la nature de l’Homme et de son avenir, d’autant plus audible que des contre-idéologies peinent à se structurer et à émerger.

Mais que cache réellement cette idéologie ? Il s’agit aujourd’hui de mettre en lumière un certain nombre de fondements philosophiques et éthiques qui la sous-tendent, pour mieux les comprendre mais aussi pour mieux les contrer.

Édouard Kleinpeter est ingénieur de recherche CNRS, responsable de médiation scientifique, à l’Institut des sciences de la communication (CNRS – Université Paris Sorbonne – Université Pierre et Marie Curie). Son travail s’oriente actuellement selon deux thématiques : l’interdisciplinarité et l’augmentation humaine.

Il est animateur scientifique du pôle «Santé connectée et humain augmenté» dirigé par le philosophe Jean-Michel Besnier, professeur à l’université Paris Sorbonne. Ses projets de recherche portent sur l’hybridation entre le corps et la technologie afin, en particulier, de soulever les enjeux éthiques, philosophiques, psychologiques et anthropologiques de la dialectique entre réparation et augmentation.

Il s’intéresse également aux discours et imaginaires véhiculés par le concept d’humain augmenté et l’idéologie transhumaniste. Il a publié plusieurs articles sur la thématique et a notamment dirigé l’ouvrage «L’humain augmenté» (CNRS Éditions, coll. « Les Essentiels d’Hermès », 2013).

Colloque sur le Transhumanisme du Club du Millénaire à Sciences Po Lille 18-21 avril 2016

Le Club du Millénaire vous invite à son colloque annuel le lundi 18, mercredi 20 et jeudi 21 avril centré sur le transhumanisme. Deux tables-rondes et un débat avec support vidéo sont organisés.

“Le transhumanisme, c’est-à-dire l’amélioration de l’humain par la science, fascine par ses promesses comme “la vie sans travail”, “la correction de nos défauts” voire même “la mort de la mort”.

Certains estiment ces buts dignes de films de science-fiction possibles grâce aux progrès phénoménaux des machines ou des technologies. L’intelligence artificielle pourrait, dès 2030, devenir aussi puissante que l’intelligence humaine. Les possibilités du transhumanisme sont sans limites pour ses partisans: le décuplement des facultés physiques (bras, yeux, organes vitaux); la numérisation des connaissances et de la pensée, voire son transfert dans un androïde; qui pourrait amener à l’immortalité!

Si le transhumanisme peut paraître sans limite, il faut se demander si l’on peut y accéder sans dérive et si son utilisation est éthique.

En effet, le coût de ces augmentations pose des problèmes d’égalité, tout comme la sélection eugénique, risquant de créer une humanité à deux vitesses. De plus, quelle démocratie dans un pays où certains sont connectés en permanence et d’autres marginalisés ? Quelle vie privée et quelle sécurité quand chacun de nos faits et gestes, voire chacune de nos pensées, peuvent être enregistrés et exploités ? L’Homme a-t-il le droit, moralement, de modifier à ce point la Nature ?

Nous tenterons de brosser un panorama complet de ces interrogations au travers de deux tables rondes, la première permettant de définir le périmètre du transhumanisme, et la seconde destinée à penser les conséquences sociales et éthiques de ce phénomène.”

La première table-ronde se déroulera le lundi 18 avril, sur le thème suivant : « Qu’est-ce que le transhumanisme ? De la correction à l’augmentation, quelle limite à l’humain ? ». Les intervenants présents à cette occasion seront :

– Didier CŒURNELLE, vice-président de l’Association française transhumaniste (AFT) – Technoprog

– Gaëlle LE DREF, doctorante à l’Université de Strasbourg, spécialiste des questions de transhumanisme, posthumanisme, biotechnologies et bioéthique.

La deuxième table-ronde aura lieu le jeudi 21 avril, sur le thème suivant : « Enjeux sociaux et éthiques du transhumanisme : utopie ou dystopie, quel modèle de société ? ». Les intervenants présents seront les suivants :

– Mehdi ACHOUCHE, maître de conférence en anglais à l’Université de Lyon, spécialiste des questions d’utopisme technologique et de transhumanisme

– Didier CŒURNELLE, vice-président de l’Association française transhumaniste (AFT) – Technoprog

– Guillaume FAUVEL, doctorant à l’Université de Rennes, spécialiste en philosophie politique

Au cours de ce colloque, sera également diffusée une présentation vidéoprojetée d’Alexandre ERLER, philosophe de l’Université d’Oxford et de l’Université de Thessalonique, spécialiste de l’éthique technologique.

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CNDP : Nanotechnologies ? Une réponse transhumaniste

Ce document est édité par la CNDP, dans le cadre du Débat public sur les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies – Janvier 2010.

Les nanotechnologies sont assurément au cœur de la Convergence Technologique actuelle (dite souvent NBIC, pour Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l’Information et science Cognitives). Celle-ci laisse envisager des transformations considérables.

Les débats en cours tentent de trouver un équilibre entre les possibilités portées par ces technologies et les exigences de contrôle et de précaution que nécessite l’arrivée de produits totalement nouveaux, dont on ne sait encore presque rien en terme de nocivité pour l’homme et son environnement.

Certains acteurs du débat argumentent en faveur des nanotechnologies, tombant parfois dans l’excès d’un optimisme quasi scientiste. D’autres expriment toutes les craintes, voire les phobies possibles face à ce qui peut être vécu comme un nouvel outrage à la Nature. Ils tombent dans l’excès du catastrophisme. Certains enfin, les plus nombreux sans doute, cherchent un juste milieu.

A tous néanmoins, nous voudrions adresser la réflexion suivante.

Dans le cadre du présent débat sur les nanotechnologies, on entend souvent dire que ces techniques sont susceptibles de changer jusqu’à la « nature » de l’humain et que donc elles entraînent des interrogations, voire des craintes légitimes. Il est dit aussi que les scientifiques ne répondent pas à la question : « pourquoi avons-nous besoin des nanotechnologies ? ». Ces mêmes scientifiques renvoient régulièrement la question en disant : « C’est un choix de société, cela relève de la société civile. »

Mais il parait bien rare que des propositions de réponses soient formulées…

La Convergence Technologique ne nous questionne pas seulement sur ce que seront les bons choix politiques ou économiques, sur ce qui permettra de respecter les équilibres écologiques ou sur ce qui garantira le mieux la santé publique. La phase d’accélération dans laquelle nous nous trouvons d’ores et déjà engagés nous pousse à nous interroger sur des sujets qui mettent en question notre identité en tant qu’êtres humains : pour lire la suite, téléchargez le PDF.