La Fondation Gates lance un système de paiement mobile alimenté par le Protocole Interledger

Le projet Level One, de la Fondation Bill & Melinda Gates, a commencé en 2015. Maintenant, ils ont développé une plate-forme open-source qui permet à divers services financiers de fonctionner de manière transparente comme un service de paiement pour les pauvres.

La Fondation Bill & Melinda Gates n’est pas étrangère à la blockchain. Depuis 2015, la fondation travaille sur les moyens d’utiliser le grand livre numérique décentralisé des transactions grâce à son projet Level One. Maintenant, ils ont lancé Mojaloop, une plate-forme de paiement open-source conçue pour les personnes qui n’ont pas accès aux services de paiement habituels.

Le logiciel de paiement mobile de Mojaloop, construit dans le cadre du projet Level One, est alimenté par la technologie Interledger, qui à son tour a été construite par Ripple, la startup de la technologie des registres distribués (DLT-Distributed Ledgers Techonology). Il établit un plan pour relier le secteur des services financiers d’aujourd’hui et peut être utilisé comme une solution aux barrières auxquelles les banques et les fournisseurs d’interopérabilité sont traditionnellement confrontés, a annoncé la fondation. En bref, Mojaloop veut mettre en relation les institutions financières, les fournisseurs de services de paiement et d’autres sociétés qui fournissent des services de paiement et partagent des informations en utilisant la chaîne de blocs.

Guide du Projet Level One (PDF)

Credit : Level One Project

Bill & Melinda Gates Foundation

Cette vidéo présente un modèle de système de services financiers numériques au niveau national conçu pour intégrer les pauvres dans l’économie formelle

Cette vidéo présente trois cas clés qui peuvent inciter les consommateurs et les organisations à commencer à utiliser un système de services financiers numériques

Cette vidéo décrit des approches qui permettent aux pauvres de faire des transactions numériques

L’Inde numérise tout, de l’argent à l’identification du citoyen

En novembre dernier, dans le cadre d’un plan directeur controversé pour faire de l’Inde une société sans numéraire et numérisée, le Premier Ministre Narendra Modi a annoncé que les billets de Rs500 et Rs1000 devaient être démonétisés, ce qui enlevât efficacement 86 % de la valeur des espèces en circulation.

La mesure a été l’une des dernières étapes du plan, après que les travaux préliminaires ont été posés en introduisant la base de données biométriques Aadhaar, qui a donné à 95 % de la population une preuve d’identité numérique en 2016. Aadhaar s’est accru près d’India Stack, ce qui a permis aux gens de stocker et de partager des informations telles que les adresses, les relevés bancaires, les dossiers d’emploi, et les déclarations fiscales – par le système Aadhaar qui ont tous été ratifiés.

L’aspect clé d’India Stack donnait à tout le monde l’accès à l’une des 11 banques de paiement pouvant gérer les paiements et les transferts mais pas les prêts. L’élimination de l’argent obligeait les individus à adopter cette nouvelle infrastructure numérique, ce qui a amené 270 millions de personnes à ouvrir des comptes bancaires et de 10 milliards de dollars à déposer au cours des trois premières années – cela a généré une dynamique pour ce qui pourrait évoluer vers la première société sans numéraire dans le monde.

Vers une économie sans argent liquide

La décision a des conséquences importantes non seulement pour l’Inde, mais aussi pour le reste du monde. Pour l’Inde, il y aura des frictions initialement en raison de la prééminence des transferts en espèces dans la société : il a été estimé plus tôt cette année que 78 pour cent des transactions dans le pays utilisaient toujours du cash.

Ceci pourrait être justifié, cependant, par les gains de long terme. La mesure pourrait infléchir la corruption et “l’argent au noir” en Inde ainsi qu’introduire un système fiscal plus efficace et robuste. Cela pourrait également faire des paiements une affaire complètement sécurisée – amenant une bureaucratie moderne et une formalité sans précédent à l’économie Indienne.

Les ramifications mondiales de la numérisation de l’Inde sont également sérieuses. Raoul Pal, ancien gérant de GLG Global Macro Fund, a écrit dans un éditorial pour Mauldin Economics, “Cela pourrait bien être le tueur du bitcoin ou au mieux fournir le cadre sur la manière d’appliquer la technologie blockchain dans le monde réel”.

Même si cela n’annonce pas la fin du bitcoin, la mesure se révélera une expérience intéressante à observer pour d’autres pays cherchant à être sans numéraire, comme la Suède, qui a vu une une réduction de 40 pour cent de l’encaisse et des pièces en circulation.

traduction Benjamin Prissé

Business Insider, Financial Times, Mauldin Economics

Dubaï veut des robots pour composer 25% de sa police d’ici 2030

Dubaï a lancé un nouveau robot policier qui marque la première phase de l’intégration des robots dans la police. Cette version modifiée du robot REEM (conçu par PAL Robotics) est capable d’alimenter la vidéo dans un centre de commandement, transmettre les crimes signalés à la police, régler les amendes, la reconnaissance faciale et parler neuf langues. Il fonctionnera dans la plupart des centres commerciaux et des attractions touristiques.

Dubaï estime que les robots constitueront 25 pour cent de sa force de police d’ici 2030, la prochaine étape étant de les utiliser comme réceptionnistes dans les postes de police. Le brigadier Khalid Nasser Alrazooqi, directeur général du Département des services intelligents de la police de Dubaï, a déclaré à CNN qu’ils voulaient finalement libérer un “robot entièrement fonctionnel qui peut fonctionner comme un policier normal”.

Vers une police 3.0 : enjeux et perspectives à l’horizon 2025
Hitachi : une IA capable de prédire les crimes avant qu’ils se produisent
Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

Les policiers ou les soldats robotiques sont une ancienne idée de science-fiction, mais ils sont de plus en plus une réalité. En février, la Chine a commencé à utiliser AnBot qui utilise la reconnaissance faciale pour identifier les criminels et est capable de les suivre jusqu’à l’arrivée de la police. Le robot russe, Final Experimental Demonstration Object Research (FEDOR), a suscité des comparaisons avec Robocop lorsqu’une vidéo l’a montré en tirant avec une précision mortelle, en soulevant des haltères et en marchant.

La plus grande préoccupation éthique soulevée par ces développements concerne les personnes coupables si un robot prend une mauvaise décision et blesse quelqu’un dans une situation criminelle. Elon Musk, Steven Hawking et d’autres scientifiques prolifiques ont identifié l’IA comme un grave risque existentiel, arguant que les robots ne devraient jamais être autorisés à tuer des gens. Alan Winfield, professeur d’éthique robot à l’Université de l’Angleterre de l’Ouest, écrit sur ce sujet sur son blog. “Le problème, c’est que vous ne pouvez pas rendre une machine responsable de ses erreurs”, a déclaré Winfeild dans une interview à CNN. “Comment le punir ? Comment le sanctionnez-vous ? Vous ne pouvez pas.”

CNN

Konica Minolta a dévoilé le Cognitive Hub au AI Summit de Londres

Prochaine étape de l’environnement de travail du futur

Pour la deuxième année consécutive, Konica Minolta a participé au AI Summit, le premier événement mondial portant sur les usages de l’Intelligence Artificielle pour les entreprises ainsi que les solutions associées pour transformer la productivité des organisations. Cet événement s’est tenu les 9 et 10 mai au Business Design Centre à Londres. Il a réuni plus de 1 000 participants : décideurs, start-ups, experts, chercheurs et médias s’intéressant à l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle tient une place prépondérante dans la vision de l’environnement de travail de demain, défendue par Konica Minolta ; une vision exposée, lors de la keynote du 09 mai, par Dennis Curry, directeur exécutif et adjoint de la technologie de Konica Minolta. Il a présenté l’engagement du Groupe à proposer des solutions reposant sur l’IA pour former un lien contraignant entre l’informatique cognitive, l’automatisation intelligente et les autres disciplines pour déployer des services capables de rendre l’environnement de travail plus efficace.

Konica Minolta, un acteur incontournable à l’AI Summit

Konica Minolta, l’un des principaux fournisseurs dans le domaine des services informatiques et des solutions d’impression, a démontré comment l’intelligence artificielle répond à bon nombre des nouvelles nécessités humaines émergentes. L’IA et la cognition augmentée joueront un rôle fondamental à la fois pour réduire le temps consacré à la recherche d’informations fiables, mais aussi pour atténuer les risques liés à la sécurité des données. Ces technologies permettent, en outre, de gérer les multiples événements imprévus que peuvent causer une perte de contrôle sur ces risques.

« Nous appréhendons la manière dont l’intelligence artificielle peut répondre aux intérêts de nos clients pour se préparer à l’environnement de travail de demain. Konica Minolta a récemment dévoilé le Workplace Hub ; première étape vers la fourniture de systèmes reliant intuitivement les collaborateurs, les espaces de travail et les dispositifs dans une plate-forme où l’information circule facilement et qui permet une supervision centralisée de l’infrastructure informatique. Certains outils reposant sur l’IA, fournis par cette plateforme, constituent les prémices d’une stratégie visant à relier les points entre les différentes technologies et solutions d’IA » Dennis Curry, Vice-Président et Directeur de l’Innovation et de la R&D, Konica Minolta

Credit: Konica Minolta

Cognitive Hub & bureau du futur

Le laboratoire de R&D européen de Konica Minolta consacre une partie de ses recherches au développement du Cognitive Hub. Cette plateforme intégrée aidera les entreprises à apprendre et à s’adapter pour qu’elles puissent prendre des décisions plus perspicaces et percutantes dans des domaines, comme : les investissements financiers, l’analyse stratégique ou le développement de nouveaux produits et services.

Bon nombre d’entreprises dans les secteurs de la finance, du droit, de la santé, de l’industrie, de la production, des transports, de l’énergie et de l’éducation souhaitent mettre en œuvre des solutions basées sur l’IA ou ont déjà commencé. D’autres acteurs tels que JP Morgan, le Groupe Carlyle, Disney, Philips tiendront des conférences sur l’IA.

Credit: Konica Minolta

Afin d’en savoir en peu plus sur le Cognitive Hub, nous en avons profité pour poser quelques questions :

What is the Cognitive Hub?

Cognitive Hub is an integrated platform that can learn, adapt and enable organizations to make more insightful and impactful decisions in areas such as investments, business models, new products and services. Beginning with the experience garnered from Workplace Hub, Cognitive Hub will apply intelligent edge computing to AI and augment human intelligence to extend the network of human interfaces and enhance collaboration between individuals and teams.

Qu’est-ce que le Cognitive Hub ?

Le Cognitive Hub est une plate-forme intégrée capable d’apprendre, d’adapter et de permettre à des organisations de prendre des décisions plus perspicaces et plus performantes dans des domaines tels que les investissements, les modèles d’affaires, les nouveaux produits et services. À partir de l’expérience tirée du Workplace Hub, Cognitive Hub combinera l’Intelligent Edge, l’IA et augmentera l’intelligence humaine pour étendre le réseau des interfaces humaines et améliorer la collaboration entre les individus et les équipes.

How does the Cognitive Hub change the workplace?

Cognitive Hub will become a nexus for clients’ information flows within the digital workplace and provide augmented intelligence-based services that are immediately and autonomously actionable. Cognitive Hub, acting both in the cloud and at the intelligent edge, will result in an almost ubiquitous AI that supports end-users in taking better decisions.

En quoi cela va-t-il modifier notre environnement de travail ?

Le Cognitive Hub reliera le flux d’information des clients à l’environnement de travail numérique et fournira des outils d’aide à la décision immédiatement exploitables et autonomes. Le Cognitive Hub, agissant à la fois dans le cloud et l’Intelligent Edge, se traduira par une IA presque omniprésente aidant les utilisateurs à prendre de meilleures décisions.

How AI, IoT and connected collaborative environments will lead in developing predictive tools to taking better decisions?

Some say that cloud computing is coming to an end. However, we do not believe the cloud will die. Rather, we predict that it will diverge and split; evolving into a pervasive layer of connectivity between different edge devices and central storage locations. It will become a cortex-like structure made of complex three-dimensional tree-like substructures, where edge devices and the cloud will become interchangeable, according to users’ needs. Cognitive Hub will leverage on this cortex-like structure and, learning by example, will allow the cortex-enabled devices to combine to fulfil the users’ needs, by improving from the knowledge of previous experiences.

Comment l’intelligence artificielle, l’Internet des Objets et les environnements collaboratifs connectés aboutiront au développement d’outils prédictifs d’aide à la décision ?

Certains disent que le cloud computing arrive à sa fin. Cependant, nous ne pensons pas que le cloud va s’éteindre. Au contraire, nous prévoyons qu’il diverge et se dédouble; évoluant dans une couche omniprésente de connectivité entre les différents appareils et les emplacements de stockage centralisés. Il deviendra une structure semblable au cortex composée de sous-structures tridimensionnelles complexes en forme d’arbre, où les dispositifs et le cloud deviendront interchangeables, selon les besoins de l’utilisateur. Le Cognitive Hub s’appuiera sur cette structure semblable au cortex et l’apprentissage par l’exemple, permettra aux dispositifs compatibles avec le cortex de satisfaire les besoins de l’utilisateur, en améliorant la connaissance des expériences antérieures.

L’Intelligence artificielle pour les entreprises

Environ 30% des emplois du Royaume-Uni pourraient être automatisés d’ici 2030. En même temps, les technologies de l’intelligence artificielle devraient donner à l’économie du Royaume-Uni une augmentation additionnelle de 640 milliards de £ d’ici 2035. Le rapport spécial sur l’Intelligence Artificielle pour les Entreprises, publié dans The Times, couvre comment l’IA affectera les entreprises ainsi que nos vies personnelles. Le rapport sonde la façon dont nous pouvons nous assurer que les machines ne prennent pas le contrôle et envisage de construire des machines similaire à nous, ainsi que la guerre de l’intelligence artificielle qui éclate parmi les géants technologiques du monde. Il comprend également une infographie soulignant les niveaux d’adoption de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs.

A propos de Konica Minolta Laboratory Europe (KMLE)

Depuis sa création en 1873, Konica Minolta n’a cessé d’innover et étend maintenant ses activités aux domaines de la « digitale workplace », de la santé, des appareils de mesures et des technologies numériques. Pour Konica Minolta, l’innovation et la recherche sont essentielles pour créer de la valeur au sein de la société. En 2015, Konica Minolta Laboratory Europe (KMLE) a été créé par le département R&D du Groupe. Son siège social est basé à Londres et le laboratoire de R&D à Brno, en République Tchèque. Un second centre dédié aux technologies pour la santé a ouvert ses portes à Munich en Allemagne. Un troisième centre devrait voir le jour cette année à Rome, en Italie. S’appuyant sur la longue expérience du Groupe en matière d’innovation, KMLE oriente ses travaux de recherche en fonction des avancées des technologies de l’information et de la communication pour concevoir la nouvelle génération de produits et de services de Konica Minolta. Grâce à sa collaboration étroite avec le BIC Europe (Business Innovation Center) et les autres centres de recherche externes, KMLE tire parti des technologies de pointe pour anticiper les besoins de ses clients.

 


i Intelligent Edge (IoT, mobilité, sécurité): Definition – What does Intelligent Edge mean? Intelligent edge is a term describing a process where data is analyzed and aggregated in a spot close to where it is captured in a network. The intelligent edge, also described as “intelligence at the edge,” has important ramifications for distributed networks including the internet of things (IoT). Techopedia explains Intelligent Edge: With an intelligent edge, remote or decentralized nodes of a system are empowered to do different kinds of data handling that may have traditionally been handled at a central point in a system. Specifically with IoT, a classical model of routing all of the many streams of data from IoT-connected devices into a central data warehouse or repository has several distinct disadvantages. It may be inefficient, and, if the data is not encrypted, it can also leave the system inherently more vulnerable. In an intelligent edge setup, the edge network components or nodes can process the data intelligently, possibly bundling, refining or encrypting it for transit into the data warehouse. This can improve the agility of data-handling systems, as well as their safety. Many cloud providers and other companies knowledgeable about the structure and nature of IoT are recommending the use of an intelligent edge for these reasons.

Microsoft prêt à mettre à jour Skype pour l’authentification Aadhaar

Microsoft a présenté plusieurs scénarios au gouvernement indien concernant l’utilisation de Skype pour l’authentification d’identité basée sur le système Aadhaar.

Aadhaar est un code d’identification unique composé de 12 chiffres décerné par le gouvernement indien à chaque personne résidant en Inde. Le projet vise à fournir un identifiant unique, qui capture tous les détails démographiques et biométriques de chaque résident indien. Actuellement, Aadhaar a généré 900 millions de numéros d’identification qui ont été attribués à 850 millions de personnes. L’objectif final est d’inscrire 1,28 milliard de personnes.

Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements

Le programme, piloté par l’Unique Identification Authority of India (UIDAI), est déjà employé pour sécuriser la distribution de services sociaux tels que l’accès à l’école, les subventions pour le gaz naturel accordé aux populations rurales pauvres ou bien le paiement direct des salaires sur les comptes bancaires. Le système permet également aux personnes nées sans certificat de naissance de bénéficier d’une identité.

D’après plusieurs rapports publiés, l’UIDAI négocie avec Microsoft afin d’intégrer cette technologie d’identification aux smartphones. Plutôt ce mois-ci, BiometricUpdate.com a rapporté que les responsables gouvernementaux indiens ont invité les dirigeants d’Apple Inc., Microsoft Corp., Samsung Electronics Co. et Google Alphabet pour discuter de l’intégration du protocole Aadhaar à leurs technologies mobiles.

Si Apple a refusé la proposition, Microsoft semble avoir montré son intérêt pour collaborer avec le gouvernement indien sur Aadhaar ainsi que d’autres projets d’authentification.

Le président de la filiale indienne de Microsoft, Bhaskar Pramanik a indiqué aux médias: “Nous avons présenté plusieurs scénarios sur la façon dont Skype peut-être utilisé. Nous soutenons déjà l’identification de l’iris sur Windows 10. Désormais, l’évolution du projet dépend de leur volonté.”

D’après certaines sources, le géant mondial a déjà établi un partenariat avec le gouvernement de l’État d’Andhra Pradesh, pour le test d’un projet innovant destiné à réduire le taux de décrochage scolaire. Grâce à l’analyse de données, le système prédit combien d’élèves vont abandonner l’école, permettant ainsi aux enseignants à prendre de meilleures décisions pour limiter le phénomène. Microsoft compte étendre le programme au Pendjab et est également en discussion pour l’étendre à travers l’Inde.

Microsoft est également impliqué dans un autre projet pilote destiné à aider les agriculteurs à obtenir des notifications SMS indiquant le meilleur moment pour semer des graines, de sorte qu’ils puissent obtenir de meilleurs rendements.

En prenant la décision de travailler avec les gouvernements centraux et de l’État, Microsoft est bien positionné pour participer dans les projets associés à Aadhaar estimés à plusieurs milliards de dollars.

Traduction Benjamin B.

3 octobre 2016, par Rawlson King, BiometricUpdate

Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements

D’après un rapport de Live Mint, plusieurs banques indiennes expérimentent et lancent de nouvelles technologies telles que la blockchain, l’intelligence artificielle, la biométrie, les API ouvertes ainsi que les paiements tant dans les banques de détail que d’affaires. Les banques étudient ces technologies de manière indépendante ou bien en coopération avec les sociétés FinTech.

En juillet, la Banque de réserve de l’Inde (RBI) a mis en place un groupe de travail interinstitutionnel afin d’étudier les problématiques liées à la FinTech, la digitalisation bancaire et d’acquérir une meilleure compréhension des innovations relatives à la FinTech ainsi que des nouveaux canaux, produits et technologies adoptées par les marchés en Inde.

Axis Bank Ltd, ICICI Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank Ltd testent actuellement la technologie blockchain afin de l’employer dans le financement du commerce international et pour les versements. “Nous considérons la possibilité d’utiliser la blockchain dans les versements internationaux et les transferts de fonds. Nous sommes en ce moment même en phase de test”,  affirme Deepak Sharma, Chief Digital Officer à la Kotak Mahindra Bank. L’utilisation d’applications basées sur la technologie blockchain par les banques indiennes ne devrait pas se répandre rapidement puisque cette technologie requiert un réseau et est donc incompatible avec un développement indépendant.

Un nombre croissant de banques indiennes expérimentent également les chatbots. Il s’agit de programmes qui emploient l’intelligence artificielle pour générer des conversations naturelles avec les utilisateurs. Des banques, comme HDFC Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank, projettent de mettre à profit ces chatbots dans la gestion de la relation client afin d’offrir une expérience plus authentique. En avril, DBS Bank Ltd a lancé une application bancaire en Inde intégrant une intelligence artificielle. Tandis que les entreprises de FinTech, telles que niki.ai, développent des chatbots construits sur le même procédé et destinés aux banques.

La biométrie constitue peut-être une des technologies les plus populaires puisque certaines banques indiennes emploient la reconnaissance d’empreinte digitale, la reconnaissance vocale et la reconnaissance de l’iris à des fins d’identification. De grandes banques commerciales telles qu’ICICI Bank, HDFC Bank ou Kotak Mahindra Bank sont en train de tester des éléments d’identification biométriques, tandis que des banques d’envergure plus modeste telle que DCB Bank Ltd ont déjà déployé des distributeurs de billets dotés de lecteurs d’empreintes digitales grâce à la plate-forme Aadhaar. Les API ouvertes gagnent de plus en plus d’intérêt dans le secteur bancaire à la faveur de la politique du gouvernement indien sur ces interfaces appliquée à cinq programmes : Aadhaar, e-KYC (Know Your Customer), e-Sign (signature électronique), le partage de la confidentialité des données protégées et l’interface de paiement unifié (privacy-protected data sharing and the Unified Payments Interface (UPI)).

De nombreuses banques commerciales sont à différents stades d’utilisation d’Aadhaar et d’e-KYC et offrent des produits associés à ces technologies tels que l’usage de l’authentification biométrique compatible avec Aadhaar afin d’accéder aux comptes bancaires. Le National Payments Corp. of India (NPCI) propose également l’UPI pour la transaction, ce qui élimine la nécessité d’échange de données sensibles telles que les numéros de comptes bancaires lors d’une transaction financière.

Finalement, ces dernières années ont vu une augmentation dans les banques et les sociétés de portefeuille électronique (e-wallet) mettant l’accent sur les technologies de paiement numériques afin de faciliter les transactions. Le secteur bancaire continue de tester ces nouvelles technologies, y compris les cartes virtuelles, les ondes sonores, les QR codes et le NFC (communication en champ proche). Le système d’authentification biométrique Aadhaar a servi de base pour au moins neuf startups qui capitalisent sur le système pour développer différentes technologies incluant des bases de données ou des solutions de paiement.

traduction Benjamin B.

Biometric Update

Vers une police 3.0 : enjeux et perspectives à l’horizon 2025

Rapport du Groupe de diagnostic stratégique n°3 – 27e Session nationale Sécurité et Justice – 2015/2016
INHESJ – Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice.

La révolution numérique bouleverse profondément notre société et la police ne peut échapper à cette mutation. Dans un discours en 2013 devant les forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur appelait ainsi au renforcement de « la police et la gendarmerie 3.0 ». Après un diagnostic détaillé des dispositifs existant et des enjeux de l’adaptation de ces institutions à la révolution numérique, le groupe a pu développer des pistes d’amélioration innovantes, nourries par l’idée que les mutations technologiques auxquelles doivent se préparer les forces de sécurité marquent l’absolue nécessité de remettre l’humain au cœur du dispositif et de l’action publique.

Télécharger le rapport (PDF)

Synthèse

Qu’il s’agisse de la robotique avancée, du véhicule autonome, de l’automatisation des savoirs, de l’informatique quantique ou encore de la réalité augmentée, de nombreuses technologies de rupture vont affecter la société et avec elle, les forces de sécurité, d’ici à 2025. Si la France a commencé à s’y préparer au travers d’un plan de modernisation de la sécurité allouant 108 millions d’euros à cinq défis prioritaires pour la période 2015-2017, de nombreux enjeux restent encore à aborder : collecte d’information et veille sur internet, big data, internet des objets, vidéoprotection intelligente, productivité, …

Dans le même temps, la délinquance (criminels isolés ou organisations terroristes) a su identifier les « opportunités » que lui offre la révolution numérique, faisant naitre une cyber criminalité aux moyens et aux modes opératoires nouveaux. Nos concitoyens ont eux aussi modifié leurs attentes et leurs comportements, obligeant police et gendarmerie à développer une présence nouvelle sur internet et à entrer dans une nouvelle ère de la communication. Même la relation des forces de sécurité avec le secteur privé est affectée par ces évolutions technologiques (collaboration conjointe aux efforts de R&D des entreprises, participation d’experts aux investigations, contributions – encore modérées – à la construction d’une industrie tricolore de la sécurité intérieure).

Comment nos forces de sécurité abordent-elles cette révolution numérique ? Par le passé, plusieurs projets de transformation technologique de grande ampleur (ACROPOL, terminaux informatiques embarqués, CHEOPS, …) se sont soldés par des déboires non négligeables, principalement en raison d’une complexité organisationnelle excessive des structures qui en avaient la charge. Ce même manque de lisibilité se retrouve au niveau de la gestion des ressources humaines, où la culture de la transformation n’est pas encore assez présente en dépit d’initiatives intéressantes (officiers commissionnés de la gendarmerie, formation des spécialistes en cyber criminalité, …) mais limitées.

Reste que la révolution numérique offre une double opportunité : celle d’une « expérience » renouvelée pour nos concitoyens (nouveaux services, nouvelle proximité avec les forces de sécurité, …), mais aussi celle d’un fonctionnement optimisé (d’où un travail plus riche pour les policiers et les gendarmes, plus pertinent et plus au contact des populations). Les forces de sécurité françaises pourraient ainsi chercher à « devenir, grâce à l’usage des technologies numériques, l’une des trois forces de sécurité de référence dans le monde, pour leur efficacité et pour la qualité du service offert à tous ».

Pour concrétiser cette vision, nos préconisations s’articulent autour de huit axes.

  • Transformer les structures en s’appuyant sur une vision à long terme : nouvelle loi d’orientation et de programmation, accompagnement du changement, décloisonnement, …
  • Développer les talents déjà présents au sein des institutions : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, filière métier dédiée à l’investigation numérique, …
  • Attirer de nouveaux talents : ouverture des concours, élargissement du champ des officiers commissionnés, interactions avec le monde extérieur, …
  • Mettre en œuvre la stratégie digitale : création d’un poste de directeur digital au sein du ministère de l’Intérieur, dématérialisation des processus, unification des systèmes d’identification et d’authentification, …
  • Muscler les dispositifs d’investigation numérique : dispositif de veille sur le marché des solutions d’investigation numérique, acquisitions de solutions, développement d’une cyber police, …
  • Accélérer et pérenniser les approches prédictives : élargissement des expérimentations y compris en zone de sécurité prioritaire, diffusion de la culture de l’analyse prédictive dans l’organisation, …
  • Moderniser les centres de commandement : intégration des potentialités du numérique dans les appels 17, décloisonnement, intégration des drones, des murs d’images et des réseaux sociaux, …
  • Ouvrir une relation nouvelle avec la population : renforcement des services numériques, encouragement de l’implication citoyenne,…

Les mutations numériques auxquelles doivent se préparer les forces de sécurité françaises marquent l’absolue nécessité de remettre l’humain, citoyens ou membres des forces de sécurité, au cœur du dispositif et de l’action publique.

Télécharger le rapport (PDF)

voir aussi → Hitachi : une IA capable de prédire les crimes avant qu’ils se produisent
Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

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Israël va imposer une inscription obligatoire dans une base de données biométriques en 2017

5 juillet 2016 – Le ministre de l’Intérieur israélien Arye Dery a annoncé qu’il sera obligatoire pour les citoyens de s’inscrire dans la base de données nationale biométriques à compter de 2017, d’après un rapport de Haaretz.

Le gouvernement a lancé la phase pilote de la base de données biométriques en juillet 2013, qui été supposée se conclure après deux ans. Cependant, le projet pilote a depuis été étendu par deux fois – plus récemment en mars dernier, ce qui l’emmènera à terme jusqu’à la fin 2016.

« À partir de maintenant toute personne obtenant un document du ministère de l’Intérieur, que cela soit une carte d’identité ou un passeport, sera biométrique », a déclaré Dery lors d’une cérémonie marquant la millionième personne rejoignant la base de données biométriques, tenue la semaine dernière dans le nouveau bureau de l’administration de la population et de l’Immigration (Population and Immigration Authority office) au Sud de Tel Aviv. « Nous avons décidé d’avoir cette base de données et nous déciderons bientôt ce qu’elle contiendra. »

« Israël rejoint d’autres pays à travers le monde ayant conclu que leurs citoyens devraient avoir une documentation intelligente et sécurisée. Avec toutes les tentatives faites par diverses organisations pour voler des identités, il est important d’avoir un document intelligent et fiable… C’est une chose juste et sécuritaire à faire – il n’y a rien à craindre. Il n’y a rien de plus sécurisé que cette base de données. Tout le monde peut garder son calme, je peux le dire avec certitude – nous avons une base de données sécurisée. Tout ce que nous faisons est dans l’intérêt de nos citoyens. »

Le pays a vu un nombre constant d’inscriptions biométriques pendant les deux premières années du projet pilote. Cependant, au cours du troisième trimestre de 2015, il y a eu une baisse drastique du nombre de personnes s’enregistrant, avec seulement 25 % des personnes s’inscrivant aux nouveaux documents dans cette période en optant pour les versions biométriques.

La Population Authority a publié de nouvelles données montrant que ces chiffres ont augmenté, avec 31 % de personnes optant pour la documentation biométrique entre novembre 2015 et mai 2016.

Il reste à voir si les données biométriques seront conservées dans la base de données après la fin du projet pilote – une décision qui devrait être approuvée par la plénière de la Knesset (parlement Israélien).

La base de données biométrique – qui contient des photos hautes résolution du visage et des empreintes des deux index des souscripteurs – est conçue pour empêcher les personnes de faire de fausses identités en dupliquant les cartes d’identité et les passeports.

Les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont déclaré qu’ils étudient d’autres méthodes pour la base de données, dont une qui utiliserait seulement des photographies du visage.

Dery  a aussi étudié une autre option qui combinerait les deux méthodes. Dans cette option, la photographie du visage de l’individu serait obligatoire et les empreintes digitales volontaires.

La base de données biométriques a reçu son lot de critiques des défenseurs de la vie privée qui sont préoccupés d’une éventuelle violation d’informations sensibles. Ils ont recommandé l’utilisation de documents intelligents contenants des données biométriques plutôt que de stocker les données sur un site centralisé.

« Nous affirmons que cette base de données n’est pas nécessaire, puisque les gens perdent rarement les documents qui peuvent prouver leur identité », a déclaré le procureur Yehonatan Klinger, le conseiller juridique du Mouvement pour les droits numériques (Movement for Digital Rights). « On n’a pas besoin d’une base de données stockant des empreintes digitales – les identités peuvent être vérifiées sans cela. Nous ferons tout ce que nous pourrons afin que le ministre de l’Intérieur prenne la bonne décision et arrête la mise en place de cette base de données. »

Traduction Thomas Jousse

Biometric Update

Entretien avec Philippe Borrel, réalisateur d’Un monde sans humains

Entretien mené par Alexandra de Séguin et Elias Jabre (Télécharger le PDF)

XXIe siècle. Les machines sont devenues omniprésentes. Des applications robotiques aux nanotechnologies, elles envahissent notre espace. Mais ont-elles pour seul but d’améliorer notre existence ?

Depuis une quinzaine d’années, l’accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s’immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu’où laisserons-nous encore aller nos machines ? C’est cette question récurrente, à l’origine de nombreuses œuvres utopiques, que pose ici Philippe Borrel. NOS CONSCIENCES SUR DISQUE DUR.

Fondé sur une idée originale de Noël Mamère, ce documentaire met en scène les débats controversés qui opposent des philosophes et certains scientifiques aux partisans du courant “transhumaniste”. Les adeptes de ce mouvement de pensée, né aux États-Unis, voient dans les techno-sciences un moyen de créer un homme plus que parfait, bardé d’implants, dont les maladies et autres imperfections physiques seraient gommées grâce aux innovations technologiques. Les plus fervents vont même jusqu’à évoquer la possibilité de se jouer de la mort en sauvegardant nos consciences sur disque dur. Devant l’objectif de Philippe Borrel, des savants et des experts prônent l’avènement d’une société dans laquelle des hommes hybrides seraient connectés en réseau et se verraient remplacés par des cyborgs pour les tâches pénibles. Sortis des universités les plus prestigieuses, les plus exaltés affirment que cette nouvelle ère surviendra dans seulement quelques décennies, tandis qu’une partie de la communauté scientifique tire la sonnette d’alarme et met en lumière les enjeux politiques et économiques que cache ce scientisme acharné. Exosquelettes décuplant la force des soldats ou logiciels capables de déceler nos émotions et nos goûts, sont autant d’inventions contre lesquelles ils nous mettent en garde. Ce documentaire lève le voile sur un univers futuriste, plus réel et imminent qu’il n’y paraît.