Les plans d’Elon Musk pour coloniser Mars d’ici 2050

Dans une série de tweets, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a révélé de nouveaux détails sur ses plans pour coloniser Mars. En théorie, 1 000 vaisseaux pourraient envoyer “près de 100 000 personnes par synchronisation orbitale Terre-Mars”, a tweeté Musk. “C’est le but”, a-t-il ajouté.

Musk prévoit que les vaisseaux quitteront l’orbite terrestre sur une période de 30 jours, la fenêtre de temps où la Terre et Mars sont le mieux alignés pour faire le voyage, tous les 26 mois.

Quand un utilisateur Twitter lui a demandé si cela équivaudrait à un million de personnes sur Mars d’ici 2050, Musk a répondu par un simple oui.

Selon Musk, il faudra une capacité de chargement énorme pour construire une colonie humaine sur une planète lointaine. “Il faut des mégatonnes par an en orbite pour que la vie devienne multiplanétaire”, a-t-il tweeté.

Chaque vaisseau pourrait livrer plus de 100 tonnes par vol, ce qui signifie que tous les dix vaisseaux pourraient “mettre en orbite une mégatonne par an”, a calculé Musk.

Et quand les humains arriveront, il y aura beaucoup à faire. “Il y aura beaucoup d’emplois sur Mars !” a tweeté Musk.

Il s’agit d’une idée expérimentale originale et amusante – et il va sans dire que SpaceX a du pain sur la planche pour réaliser la vision ambitieuse de Musk.

CNET

D’ici cent ans, la terre sera le premier bidonville de l’univers

Paradoxal. Voici l’unique adjectif qui me vient à l’esprit pour qualifier les mouvements incohérents de notre civilisation. Il ne passe nul jour sans être informé d’une nouvelle avancée scientifique et technologique majeure. L’intelligence artificielle change radicalement notre mode de vie, les avancées scientifiques transhumanistes re-dessinent l’évolution de l’espèce et l’aube de la conquête de l’univers pointe à l’horizon. Conjointement à ces perspectives merveilleuses, l’Observatoire des inégalités présente un rapport peu reluisant sur l’état de notre société s’y ajoutant une analyse australienne qui prévoit l’effondrement de la civilisation humaine d’ici 2050.

Le XXIème siècle s’annonce à mon sens comme celui de tous les paradoxes et de la négligence aveugle envers notre habitat et nos semblables. Chaque marque de progrès révèle à long terme des effets néfastes et irréversibles sur l’environnement et la condition humaine des plus démunis. Nous nous efforçons d’investir dans des technologies de classe, aujourd’hui accessible à ceux qui peuvent se les offrir, demain à une micro-élite intellectuelle qui pourra cohabiter avec des machines nettement supérieure à l’être humain. Comment notre civilisation est-elle capable de faire preuve de tant de génie, de tant de créativité, tout en démolissant l’essence de notre existence ?

Comme je l’ai présenté dans un précédent article « Le Transhumanisme n’est pas une option », l’évolution de l’espèce telle que Darwin l’avait définie n’est plus suffisante aujourd’hui. Notre environnement n’est pas celui qu’il devrait normalement être, modifié et dégradé par l’intervention de l’être humain. Si nous n’avançons pas dans la direction du transhumanisme pour « hacker » notre évolution, alors oui, notre civilisation s’écroulera prochainement. Cependant, pensez-vous sincèrement que dans les prochaines décennies ces innovations seront accessibles à chacun d’entre nous ? Nous vivons dans des sociétés inégalitaires, alors que le transhumanisme devra être accessible à tous, il ne sera qu’un business de plus réservé aux plus fortunés. Le « Hack » de notre évolution donnera lieu à une nouvelle sélection naturelle, c’est le bouleversement de la théorie de Darwin selon laquelle l’élimination naturelle des individus les moins aptes dans la « lutte pour la vie » permet à l’espèce de se perfectionner. La nouvelle sélection ne sera pas naturelle mais économique.

Hacking Darwin : génie génétique et avenir de l’humanité

La conquête de l’univers. Après tout, ne serait-il pas plus simple pour l’humanité de déménager sur une nouvelle planète habitable ? Nous découvrons jour après jour de nouvelles exoplanètes, améliorons notre compréhension de l’univers et avançons à pas de géant dans le voyage spatial. En effet, nous sommes au balbutiement du tourisme spatial avec Virgin Galactic pour se rendre à la frontière de l’espace, Space Adventures pour voyager en orbite autour de la terre ou encore SpaceX et Blue Origin pour un aller-retour terre-lune. Une première étape a été franchie en 2018 avec Yusaku Maezawa, choisi par Elon Musk, pour acheter le premier billet en direction de la lune et être le premier touriste de l’espace d’ici 2023. Cependant, au-delà de l’enthousiasme que peut provoquer de telles perspectives, nous devons évoquer un point essentiel : le prix du billet varie entre 250 000 et 1,8 milliards de dollars. Il n’est guère illusoire de penser que les premiers colons de l’univers seront, une fois encore, le 1% de la population.

L’image du premier bidonville de l’univers présente la place à venir de notre planète si nous persistons dans l’ignorance de l’inclusion et la dégradation de notre environnement. La notion de bidonville distingue l’opulence de la misère, l’ordre du désordre, l’existence de la subsistance, la vie de la survie. La terre sera laissée aux modestes et aux pauvres dans un état d’épuisement général, essorée de toutes ressources sans possibilité d’y échapper. Néanmoins, n’étant pas collapsologue, je crois encore en notre capacité à rectifier le tir. Nous devons multiplier les initiatives autour de l’inclusion, l’accessibilité accélérée des technologies favorisant la protection de l’environnement et l’autosuffisance de chacun.

A l’instar des populations des bidonvilles qui subsistent incarcérées dans un environnement dévasté en contemplant la ville dans d’espoir d’une vie meilleure, demain, beaucoup contempleront les étoiles avec la même espérance si rien ne change.

Aldrin appelle à une grande migration de l’humanité vers Mars

Il y a cinquante ans, l’astronaute Buzz Aldrin est devenu le deuxième humain à marcher sur la Lune. Maintenant, il encourage les États-Unis à faire des missions d’exploration humaine sur Mars une priorité nationale – et il ne parle pas seulement de quelques astronautes chanceux.

“Les yeux des États-Unis – et notre engagement unifié – devraient viser à ouvrir la porte de la grande migration de l’humanité vers Mars”, écrit Aldrin dans un éditorial publié récemment pour le Washington Post.

Dans l’article, Aldrin exprime sa gratitude envers l’administration Trump pour s’être engagée dans des missions avec équipage sur la Lune. Ces missions ne devraient pas être le but ultime, a écrit l’astronaute, mais plutôt servir à nous aider à définir un chemin vers Mars.

“En ce qui concerne la mécanique orbitale, les missions de migration de la Terre vers Mars sont complexes”, écrit Aldrin. “Cela dit, la nature humaine – et potentiellement la survie ultime de notre espèce – exige que l’humanité continue d’aller vers l’univers.”

“Appelez cela de la curiosité ou du calcul, de la planification stratégique ou du destin”, poursuit-il. “En termes simples : Nous explorons, ou nous disparaissons. C’est pourquoi nous devons aller de l’avant.”

Washington Post

Stephen Hawking : “Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”

Nos corps ne sont pas faits pour avoir des bébés sur Mars

Avoir un bébé sur Mars serait carrément impossible à moins que nous ne soyons disposés à retravailler notre ADN. Cette information vient grâce à une nouvelle étude publiée dans l’édition de juin de Futures par des chercheurs de l’Université de technologie de l’information et de gestion (University of Information Technology and Management) à Rzeszów en Pologne.

« Les plus grands défis pour la biologie reproductive humaine sont causés par un environnement spatial spécifique incluant la microgravité au cours du long voyage vers Mars, les rayons cosmiques (les plus importants au cours du voyage mais aussi une forte exposition au rayonnement cosmique précisément sur Mars) et une perte osseuse extrêmement élevée (causée principalement par la microgravité) », déclare l’auteur principal de l’étude, Konrad Szocik, un scientifique cognitif. « Le rayonnement sera un grand défi pour la reproduction humaine, en commençant par une fertilisation efficace. »

Le rayonnement et la diminution de la gravité sur Mars pourraient en effet rendre la reproduction humaine beaucoup plus dangereuse. Sur Terre, l’exposition aux rayonnements peut être gravement préjudiciable aux fœtus et peut avoir un impact sur le développement du cerveau, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention (CDC)). On pourrait supposer que l’environnement martien pourrait affecter le développement embryonnaire et/ou les cellules reproductrices d’une manière beaucoup plus intense.

« Le rayonnement est connue pour être délétère pour les adultes et en particulier pour les cellules reproductrices, le développement des embryons et des fœtus, et est déjà considérée comme un danger majeur pour la santé des astronautes », écrit l’équipe.

En plus de construire un système de tunnels souterrains complexe pour nous protéger des rayonnements, il ne semble pas y avoir beaucoup d’options pour une colonisation à long terme sur Mars. Et même si cela peut sembler être de la science fiction, les chercheurs suggèrent de changer notre corps pour qu’il soit mieux adapté à Mars.

« La méthode CRISPR rend possible le génie génétique adaptatif », écrit l’équipe. « Nous devrions considérer l’idée de l’amélioration génétique humaine avant et pendant cette mission. Le génie génétique et l’isolation des espaces profonds peuvent entraîner une spéciation de l’Homo Sapiens. Dans un tel scénario, de nouveaux défis éthiques découlent de l’évolution d’un nouveau genre de l’espèce humaine qui possédera une nouvelle nature et, par conséquent, peut-être de nouveaux devoirs et droits moraux par rapport aux personnes vivant sur Terre. »

Les chercheurs notent la nécessité d’études sur l’impact de la gravité réduite sur la production des cellules reproductrices mâles et femelles, ainsi que sur le processus de gestation et d’accouchement. Pour l’instant, la reproduction reste juste une des nombreuses questions que nous devons traiter avant que la colonisation de Mars soit à notre portée.

Inverse

La NASA envoie un drone hélicoptère vers Mars

La NASA a révélé qu’elle enverra son drone autonome Mars Helicopter sur la planète rouge dans le cadre de la mission Mars 2020 (The Verge). Un concept et une vidéo de démonstration montrent l’avion qui décolle et atterrit, ainsi qu’une idée du genre d’images que la Nasa espère capturer sur Mars. Thomas Zurbuchen, Administrateur associé de la Direction des missions scientifiques de la NASA, a déclaré : “Nous avons déjà de superbes vues de Mars depuis la surface et depuis l’orbite. Avec la dimension supplémentaire d’une vue aérienne d’un “marscopter”, nous ne pouvons qu’imaginer quelles seront les futures missions”.

La 6ème extinction de masse mondiale arrive trop tôt, selon ce mathématicien

Cela ne se produit pas très souvent, mais après quelque 540 millions d’années, ce monde dans lequel nous vivons a été témoin de cinq extinctions massives – et le prochain rideau pourrait tomber avant que le siècle ne soit écoulé. C’est l’évaluation sombre d’une nouvelle analyse mathématique du cycle de carbone renouvelable de la Terre, avec des calculs prévoyant notre production d’émissions de CO2 qui nous entraînent vers un «seuil de catastrophe» que la planète n’a pas violée depuis des millions d’années.

Le géophysicien du MIT, Daniel Rothman, a étudié les fluctuations du cycle du carbone – les traces de carbone sur les terres, les océans et l’atmosphère de la Terre – qui se sont produites au cours des 542 millions d’années.

En analysant 31 événements isotopiques de carbone reconnus par les géochimistes, Rothman a identifié le flux et le reflux du carbone-12 et du carbone-13 – deux isotopes de carbone dont l’abondance a varié considérablement dans l’histoire de la Terre. De là, il a construit une base de données pour évaluer la quantité de masse de carbone injectée dans les océans du monde dans chaque événement historique. Dans la plupart de ces épisodes, le volume de carbone est resté sous un certain seuil.

Mais dans certains d’entre eux – dont quatre des cinq derniers événements d’extinction de masse qui ont exterminé une multitude de formes de vie sur la planète – le seuil a été violé.

Maintenant, nous savons tous que la corrélation ne correspond pas à la causalité, mais à la lumière de tous les autres éléments de preuve que nous avons sur la façon dont les niveaux élevés de carbone sont dangereux pour la vie sur notre planète, une tendance inquiétante est sans aucun doute en train d’émerger.

« Il est devenu évident qu’il y avait un taux de changement caractéristique que le système n’a guère envie de passer, » affirme Rothman.

Selon les calculs de Rothman, il existe deux façons dont les niveaux de carbone peuvent dépasser ce seuil de catastrophe. L’un d’eux consiste à gonfler lentement les émissions de CO2 sur des milliers et des millions d’années, déclenchant lentement une calamité mondiale. L’autre cas se produit à une échelle de temps beaucoup plus courte, où un changement immense dans les volumes de carbone se déplaçant dans le cycle du carbone se produit dans l’espace des décennies et des années. Cela vous semble familier ?

Dans ce contexte, Rothman prédit qu’il faudrait environ 310 gigatonnes de carbone ajouté aux océans du monde pour que nous puissions franchir le seuil – ce qui est à peu près la quantité minimum attendu pour l’année 2100 au rythme où vont les choses, à ce moment le chercheur dit que nous allons entrer dans un “territoire inconnu”.

« Cela ne veut pas dire que le désastre surviendra le lendemain », déclare Rothman.

« Cela dit, si on le laisse sans contrôle, le cycle du carbone se déplacerait dans un domaine qui ne serait plus stable et qu’il se comporterait d’une manière difficile à prédire. Dans le passé géologique, ce type de comportement est associé à une extinction massive. »

En d’autres termes, à moins que l’humanité ne fasse quelque chose pour changer radicalement notre situation en carbone, nous pourrions bloquer une extermination dangereuse.

Cela ne se produirait pas du jour au lendemain, mais une mort aussi épique pourrait se dérouler sur quelque chose comme environ 10 000 ans, suggère Rothman, et le phénomène pourrait se cristalliser dès 2100 si les choses ne changent pas.

Bien sûr, c’est seulement une perspective sur la façon dont le scénario du carbone mondial pourrait se concrétiser, et Rothman ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il espère que nous considérons ces chiffres comme une autre preuve pour nous galvaniser.

« Il devrait y avoir des moyens de réduire les émissions de dioxyde de carbone », dit-il. « Mais ce travail souligne les raisons pour lesquelles nous devons faire attention, et cela donne plus de raisons d’étudier le passé pour informer le présent. »

Les résultats sont présentés dans Science Advances DOI: 10.1126/sciadv.1700906.

Cette recherche a été soutenue en partie par la NASA et la National Science Foundation.

MIT News, Science Alert

Stephen Hawking : “Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”

En mai dernier, le physicien renommé Stephen Hawking a encore fait une prédiction de fin du monde. Il a déclaré que l’humanité avait 100 ans à vivre sur Terre, ce qui ampute de 900 années la prédiction qu’il a faite en novembre 2016, qui donnait plus de 1 000 ans à l’humanité. Avec sa nouvelle estimation, Hawking a suggéré que la seule manière de prolonger l’existence de l’humanité est pour nous de trouver une nouvelle maison, sur une autre planète.

Au cours du Festival de Starmus à Trondheim, en Norvège, Hawking a réitéré son point de vue :

« Si l’humanité doit continuer pendant encore un million d’années, notre avenir consiste à aller hardiment là où personne d’autre n’est allé avant ».

Plus précisément, Hawking a déclaré que nous devrions viser un autre alunissage pour 2020, et travailler pour construire une base lunaire dans les 30 prochaines années – des projets qui pourrait nous aider à nous préparer à envoyer des humains sur Mars d’ici 2025.

“Nous manquons d’espace et les seules endroits où aller sont d’autres mondes. Il est temps d’explorer d’autres systèmes solaires. Nous disperser pourrait être la seule chose qui nous sauve de nous-mêmes. Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”, a ajouté Hawkins.

“J’espère que cela unira des nations compétitives dans un seul but, faire face au défi commun pour nous tous”, a-t-il déclaré. “Un nouveau programme spatial et ambitieux enthousiasmerait (les jeunes) et stimulerait l’intérêt pour d’autres domaines, comme l’astrophysique et la cosmologie”.

Le directeur de l’Agence spatiale européenne (European Space Agency – Esa) Jan Woerner a déclaré qu’il envisageait la construction d’une base lunaire pour remplacer la Station Spatiale Internationale en 2024 et collaborerait avec la Russie afin d’envoyer une sonde pour évaluer un site potentiel. La Chine s’est fixé comme objectif d’envoyer un astronaute sur la Lune.

La NASA n’a pas l’intention de revenir sur la Lune, concentrant ses efforts sur l’envoi d’astronautes sur Mars dans les années 2030. Bien que si d’autres agences spatiales commençaient à collaborer à la construction d’une base lunaire, il serait difficile de ne pas voir participer la NASA.

Le professeur Hawking a déclaré qu’il n’y avait pas d’avenir à long-terme pour notre espèce à rester sur Terre : elle serait frappée par un nouvel astéroïde, ou éventuellement engloutie par notre propre Soleil. Il a ajouté que voyager vers des mondes lointains “élèverait l’humanité”.

traduction Benjamin Prissé

BBC

Stephen Petranek : Vos enfants pourraient vivre sur Mars. Voici comment ils vont survivre

Le journaliste Stephen Petranek estime que d’ici 20 ans, les humains vivront sur Mars. Dans ce discours, Petranek annonce que l’homme deviendra une espèce spatiale et décrit en détail d’une manière fascinante, comment nous allons faire de Mars notre prochaine maison. “Les humains survivront quoi qu’il arrive sur terre”, dit Petranek. “Nous ne serons jamais la dernière de notre espèce.”


Comment notre droit à explorer l’espace repose sur nous en devenant des cyborgs ?


transcription

00:12 Strap yourselves in, we’re going to Mars.

00:16 Not just a few astronauts — thousands of people are going to colonize Mars. And I am telling you that they’re going to do this soon. Some of you will end up working on projects on Mars, and I guarantee that some of your children will end up living there.

00:32 That probably sounds preposterous, so I’m going to share with you how and when that will happen. But first I want to discuss the obvious question: Why the heck should we do this?

00:44 12 years ago, I gave a TED talk on 10 ways the world could end suddenly. We are incredibly vulnerable to the whims of our own galaxy. A single, large asteroid could take us out forever. To survive we have to reach beyond the home planet. Think what a tragedy it would be if all that humans have accomplished were suddenly obliterated.

01:07 And there’s another reason we should go: exploration is in our DNA. Two million years ago humans evolved in Africa and then slowly but surely spread out across the entire planet by reaching into the wilderness that was beyond their horizons. This stuff is inside us. And they prospered doing that. Some of the greatest advances in civilization and technology came because we explored.

01:36 Yes, we could do a lot of good with the money it will take to establish a thriving colony on Mars. And yes we should all be taking far better care of our own home planet. And yes, I worry we could screw up Mars the way we’ve screwed up Earth.

01:53 But think for a moment, what we had when John F. Kennedy told us we would put a human on the moon. He excited an entire generation to dream. Think how inspired we will be to see a landing on Mars. Perhaps then we will look back at Earth and see that that is one people instead of many and perhaps then we will look back at Earth, as we struggle to survive on Mars, and realize how precious the home planet is.

02:22 So let me tell you about the extraordinary adventure we’re about to undertake. But first, a few fascinating facts about where we’re going. This picture actually represents the true size of Mars compared to Earth. Mars is not our sister planet. It’s far less than half the size of the Earth, and yet despite the fact that it’s smaller, the surface area of Mars that you can stand on is equivalent to the surface area of the Earth that you can stand on, because the Earth is mostly covered by water.

02:54 The atmosphere on Mars is really thin — 100 times thinner than on Earth — and it’s not breathable, it’s 96 percent carbon dioxide.

03:03 It’s really cold there. The average temperature is minus 81 degrees, although there is quite a range of temperature.

03:12 A day on Mars is about as long as a day on Earth, plus about 39 minutes. Seasons and years on Mars are twice as long as they are on Earth.

03:23 And for anybody who wants to strap on some wings and go flying one day, Mars has a lot less gravity than on Earth, and it’s the kind of place where you can jump over your car instead of walk around it.

03:35 Now, as you can see, Mars isn’t exactly Earth-like, but it’s by far the most livable other place in our entire solar system.

03:44 Here’s the problem. Mars is a long way away, a thousand times farther away from us than our own moon. The Moon is 250,000 miles away and it took Apollo astronauts three days to get there. Mars is 250 million miles away and it will take us eight months to get there — 240 days. And that’s only if we launch on a very specific day, at a very specific time, once every two years, when Mars and the Earth are aligned just so, so the distance that the rocket would have to travel will be the shortest. 240 days is a long time to spend trapped with your colleagues in a tin can.

04:29 And meanwhile, our track record of getting to Mars is lousy. We and the Russians, the Europeans, the Japanese, the Chinese and the Indians, have actually sent 44 rockets there, and the vast majority of them have either missed or crashed. Only about a third of the missions to Mars have been successful.

04:48 And we don’t at the moment have a rocket big enough to get there anyway. We once had that rocket, the Saturn V. A couple of Saturn Vs would have gotten us there. It was the most magnificent machine ever built by humans, and it was the rocket that took us to the Moon. But the last Saturn V was used in 1973 to launch the Skylab space station, and we decided to do something called the shuttle instead of continuing on to Mars after we landed on the Moon. The biggest rocket we have now is only half big enough to get us anything to Mars.

05:23 So getting to Mars is not going to be easy and that brings up a really interesting question … how soon will the first humans actually land here?

05:36 Now, some pundits think if we got there by 2050, that’d be a pretty good achievement.

05:42 These days, NASA seems to be saying that it can get humans to Mars by 2040. Maybe they can. I believe that they can get human beings into Mars orbit by 2035. But frankly, I don’t think they’re going to bother in 2035 to send a rocket to Mars, because we will already be there.

06:04 We’re going to land on Mars in 2027. And the reason is this man is determined to make that happen. His name is Elon Musk, he’s the CEO of Tesla Motors and SpaceX. Now, he actually told me that we would land on Mars by 2025, but Elon Musk is more optimistic than I am — and that’s going a ways — so I’m giving him a couple of years of slack. Still … you’ve got to ask yourself, can this guy really do this by 2025 or 2027?

06:39 Well, let’s put a decade with Elon Musk into a little perspective. Where was this 10 years ago? That’s the Tesla electric automobile. In 2005, a lot of people in the automobile industry were saying, we would not have a decent electric car for 50 years.

06:59 And where was that? That is SpaceX’s Falcon 9 rocket, lifting six tons of supplies to the International Space Station. 10 years ago, SpaceX had not launched anything, or fired a rocket to anywhere. So I think it’s a pretty good bet that the person who is revolutionizing the automobile industry in less than 10 years and the person who created an entire rocket company in less than 10 years will get us to Mars by 2027.

07:31 Now, you need to know this: governments and robots no longer control this game. Private companies are leaping into space and they will be happy to take you to Mars.

07:44 And that raises a really big question. Can we actually live there? Now, NASA may not be able to get us there until 2040, or we may get there a long time before NASA, but NASA has taken a huge responsibility in figuring out how we can live on Mars.

08:03 Let’s look at the problem this way. Here’s what you need to live on Earth: food, water, shelter and clothing. And here’s what you need to live on Mars: all of the above, plus oxygen.

08:17 So let’s look at the most important thing on this list first. Water is the basis of all life as we know it, and it’s far too heavy for us to carry water from the Earth to Mars to live, so we have to find water if our life is going to succeed on Mars. And if you look at Mars, it looks really dry, it looks like the entire planet is a desert. But it turns out that it’s not. The soil alone on Mars contains up to 60 percent water. And a number of orbiters that we still have flying around Mars have shown us — and by the way, that’s a real photograph — that lots of craters on Mars have a sheet of water ice in them. It’s not a bad place to start a colony.

09:02 Now, here’s a view of a little dig the Phoenix Lander did in 2008, showing that just below the surface of the soil is ice — that white stuff is ice. In the second picture, which is four days later than the first picture, you can see that some of it is evaporating.

09:19 Orbiters also tell us that there are huge amounts of underground water on Mars as well as glaciers. In fact, if only the water ice at the poles on Mars melted, most of the planet would be under 30 feet of water. So there’s plenty of water there, but most of it’s ice, most of it’s underground, it takes a lot of energy to get it and a lot of human labor.

09:43 This is a device cooked up at the University of Washington back in 1998. It’s basically a low-tech dehumidifier. And it turns out the Mars atmosphere is often 100 percent humid. So this device can extract all the water that humans will need simply from the atmosphere on Mars.

10:03 Next we have to worry about what we will breathe. Frankly, I was really shocked to find out that NASA has this problem worked out. This is a scientist at MIT named Michael Hecht. And he’s developed this machine, Moxie. I love this thing. It’s a reverse fuel cell, essentially, that sucks in the Martian atmosphere and pumps out oxygen. And you have to remember that CO2 — carbon dioxide, which is 96 percent of Mars’ atmosphere — CO2 is basically 78 percent oxygen.

10:34 Now, the next big rover that NASA sends to Mars in 2020 is going to have one of these devices aboard, and it will be able to produce enough oxygen to keep one person alive indefinitely. But the secret to this — and that’s just for testing — the secret to this is that this thing was designed from the get-go to be scalable by a factor of 100.

10:57 Next, what will we eat? Well, we’ll use hydroponics to grow food, but we’re not going to be able to grow more than 15 to 20 percent of our food there, at least not until water is running on the surface of Mars and we actually have the probability and the capability of planting crops. In the meantime, most of our food will arrive from Earth, and it will be dried.

11:21 And then we need some shelter. At first we can use inflatable, pressurized buildings as well as the landers themselves. But this really only works during the daytime. There is too much solar radiation and too much radiation from cosmic rays. So we really have to go underground.

11:40 Now, it turns out that the soil on Mars, by and large, is perfect for making bricks. And NASA has figured this one out, too. They’re going to throw some polymer plastic into the bricks, shove them in a microwave oven, and then you will be able to build buildings with really thick walls. Or we may choose to live underground in caves or in lava tubes, of which there are plenty.

12:05 And finally there’s clothing. On Earth we have miles of atmosphere piled up on us, which creates 15 pounds of pressure on our bodies at all times, and we’re constantly pushing out against that. On Mars there’s hardly any atmospheric pressure. So Dava Newman, a scientist at MIT, has created this sleek space suit. It will keep us together, block radiation and keep us warm.

12:31 So let’s think about this for a minute. Food, shelter, clothing, water, oxygen … we can do this. We really can. But it’s still a little complicated and a little difficult.

12:44 So that leads to the next big — really big step — in living the good life on Mars. And that’s terraforming the planet: making it more like Earth, reengineering an entire planet.

12:59 That sounds like a lot of hubris, but the truth is that the technology to do everything I’m about to tell you already exists.

13:07 First we’ve got to warm it up. Mars is incredibly cold because it has a very thin atmosphere. The answer lies here, at the south pole and at the north pole of Mars, both of which are covered with an incredible amount of frozen carbon dioxide — dry ice. If we heat it up, it sublimes directly into the atmosphere and thickens the atmosphere the same way it does on Earth.

13:31 And as we know, CO2 is an incredibly potent greenhouse gas. Now, my favorite way of doing this is to erect a very, very large solar sail and focus it — it essentially serves as a mirror — and focus it on the south pole of Mars at first. As the planet spins, it will heat up all that dry ice, sublime it, and it will go into the atmosphere. It actually won’t take long for the temperature on Mars to start rising, probably less than 20 years.

14:01 Right now, on a perfect day at the equator, in the middle of summer on Mars, temperatures can actually reach 70 degrees, but then they go down to minus 100 at night.

14:11 (Laughter)

14:13 What we’re shooting for is a runaway greenhouse effect: enough temperature rise to see a lot of that ice on Mars — especially the ice in the ground — melt. Then we get some real magic.

14:27 As the atmosphere gets thicker, everything gets better. We get more protection from radiation, more atmosphere makes us warmer, makes the planet warmer, so we get running water and that makes crops possible. Then more water vapor goes into the air, forming yet another potent greenhouse gas. It will rain and it will snow on Mars. And a thicker atmosphere will create enough pressure so that we can throw away those space suits. We only need about five pounds of pressure to survive. Eventually, Mars will be made to feel a lot like British Columbia.

15:05 We’ll still be left with the complicated problem of making the atmosphere breathable, and frankly that could take 1,000 years to accomplish. But humans are amazingly smart and incredibly adaptable.

15:16 There is no telling what our future technology will be able to accomplish and no telling what we can do with our own bodies. In biology right now, we are on the very verge of being able to control our own genetics, what the genes in our own bodies are doing, and certainly, eventually, our own evolution. We could end up with a species of human being on Earth that is slightly different from the species of human beings on Mars.

15:49 But what would you do there? How would you live? It’s going to be the same as it is on Earth. Somebody’s going to start a restaurant, somebody’s going to build an iron foundry. Someone will make documentary movies of Mars and sell them on Earth. Some idiot will start a reality TV show.

16:08 (Laughter)

16:10 There will be software companies, there will be hotels, there will be bars.

16:16 This much is certain: it will be the most disruptive event in our lifetimes, and I think it will be the most inspiring.

16:25 Ask any 10-year-old girl if she wants to go to Mars. Children who are now in elementary school are going to choose to live there.

16:35 Remember when we landed humans on the Moon? When that happened, people looked at each other and said, “If we can do this, we can do anything.” What are they going to think when we actually form a colony on Mars?

16:49 Most importantly, it will make us a spacefaring species. And that means humans will survive no matter what happens on Earth. We will never be the last of our kind.

17:03 Thank you.

La NASA prépare des robots humanoïdes aux futures missions sur Mars

« Les progrès de la robotique, y compris la collaboration homme-robot, sont essentiels pour le développement des capacités requises pour notre voyage vers Mars. Nous sommes ravis de faire participer ces groupes de recherche universitaires aux avancées de la NASA » a déclaré Steve Jurczyk, en charge du Space Technology Mission Directorate de la NASA, basé à Washington.

pour en savoir plus : IEEE Spectrum, Nasa