Microsoft prêt à mettre à jour Skype pour l’authentification Aadhaar

Microsoft a présenté plusieurs scénarios au gouvernement indien concernant l’utilisation de Skype pour l’authentification d’identité basée sur le système Aadhaar.

Aadhaar est un code d’identification unique composé de 12 chiffres décerné par le gouvernement indien à chaque personne résidant en Inde. Le projet vise à fournir un identifiant unique, qui capture tous les détails démographiques et biométriques de chaque résident indien. Actuellement, Aadhaar a généré 900 millions de numéros d’identification qui ont été attribués à 850 millions de personnes. L’objectif final est d’inscrire 1,28 milliard de personnes.

Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements

Le programme, piloté par l’Unique Identification Authority of India (UIDAI), est déjà employé pour sécuriser la distribution de services sociaux tels que l’accès à l’école, les subventions pour le gaz naturel accordé aux populations rurales pauvres ou bien le paiement direct des salaires sur les comptes bancaires. Le système permet également aux personnes nées sans certificat de naissance de bénéficier d’une identité.

D’après plusieurs rapports publiés, l’UIDAI négocie avec Microsoft afin d’intégrer cette technologie d’identification aux smartphones. Plutôt ce mois-ci, BiometricUpdate.com a rapporté que les responsables gouvernementaux indiens ont invité les dirigeants d’Apple Inc., Microsoft Corp., Samsung Electronics Co. et Google Alphabet pour discuter de l’intégration du protocole Aadhaar à leurs technologies mobiles.

Si Apple a refusé la proposition, Microsoft semble avoir montré son intérêt pour collaborer avec le gouvernement indien sur Aadhaar ainsi que d’autres projets d’authentification.

Le président de la filiale indienne de Microsoft, Bhaskar Pramanik a indiqué aux médias: “Nous avons présenté plusieurs scénarios sur la façon dont Skype peut-être utilisé. Nous soutenons déjà l’identification de l’iris sur Windows 10. Désormais, l’évolution du projet dépend de leur volonté.”

D’après certaines sources, le géant mondial a déjà établi un partenariat avec le gouvernement de l’État d’Andhra Pradesh, pour le test d’un projet innovant destiné à réduire le taux de décrochage scolaire. Grâce à l’analyse de données, le système prédit combien d’élèves vont abandonner l’école, permettant ainsi aux enseignants à prendre de meilleures décisions pour limiter le phénomène. Microsoft compte étendre le programme au Pendjab et est également en discussion pour l’étendre à travers l’Inde.

Microsoft est également impliqué dans un autre projet pilote destiné à aider les agriculteurs à obtenir des notifications SMS indiquant le meilleur moment pour semer des graines, de sorte qu’ils puissent obtenir de meilleurs rendements.

En prenant la décision de travailler avec les gouvernements centraux et de l’État, Microsoft est bien positionné pour participer dans les projets associés à Aadhaar estimés à plusieurs milliards de dollars.

Traduction Benjamin B.

3 octobre 2016, par Rawlson King, BiometricUpdate

Les banques indiennes testent la blockchain, l’IA, la biométrie, les API ouvertes et les paiements

D’après un rapport de Live Mint, plusieurs banques indiennes expérimentent et lancent de nouvelles technologies telles que la blockchain, l’intelligence artificielle, la biométrie, les API ouvertes ainsi que les paiements tant dans les banques de détail que d’affaires. Les banques étudient ces technologies de manière indépendante ou bien en coopération avec les sociétés FinTech.

En juillet, la Banque de réserve de l’Inde (RBI) a mis en place un groupe de travail interinstitutionnel afin d’étudier les problématiques liées à la FinTech, la digitalisation bancaire et d’acquérir une meilleure compréhension des innovations relatives à la FinTech ainsi que des nouveaux canaux, produits et technologies adoptées par les marchés en Inde.

Axis Bank Ltd, ICICI Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank Ltd testent actuellement la technologie blockchain afin de l’employer dans le financement du commerce international et pour les versements. “Nous considérons la possibilité d’utiliser la blockchain dans les versements internationaux et les transferts de fonds. Nous sommes en ce moment même en phase de test”,  affirme Deepak Sharma, Chief Digital Officer à la Kotak Mahindra Bank. L’utilisation d’applications basées sur la technologie blockchain par les banques indiennes ne devrait pas se répandre rapidement puisque cette technologie requiert un réseau et est donc incompatible avec un développement indépendant.

Un nombre croissant de banques indiennes expérimentent également les chatbots. Il s’agit de programmes qui emploient l’intelligence artificielle pour générer des conversations naturelles avec les utilisateurs. Des banques, comme HDFC Bank Ltd et Kotak Mahindra Bank, projettent de mettre à profit ces chatbots dans la gestion de la relation client afin d’offrir une expérience plus authentique. En avril, DBS Bank Ltd a lancé une application bancaire en Inde intégrant une intelligence artificielle. Tandis que les entreprises de FinTech, telles que niki.ai, développent des chatbots construits sur le même procédé et destinés aux banques.

La biométrie constitue peut-être une des technologies les plus populaires puisque certaines banques indiennes emploient la reconnaissance d’empreinte digitale, la reconnaissance vocale et la reconnaissance de l’iris à des fins d’identification. De grandes banques commerciales telles qu’ICICI Bank, HDFC Bank ou Kotak Mahindra Bank sont en train de tester des éléments d’identification biométriques, tandis que des banques d’envergure plus modeste telle que DCB Bank Ltd ont déjà déployé des distributeurs de billets dotés de lecteurs d’empreintes digitales grâce à la plate-forme Aadhaar. Les API ouvertes gagnent de plus en plus d’intérêt dans le secteur bancaire à la faveur de la politique du gouvernement indien sur ces interfaces appliquée à cinq programmes : Aadhaar, e-KYC (Know Your Customer), e-Sign (signature électronique), le partage de la confidentialité des données protégées et l’interface de paiement unifié (privacy-protected data sharing and the Unified Payments Interface (UPI)).

De nombreuses banques commerciales sont à différents stades d’utilisation d’Aadhaar et d’e-KYC et offrent des produits associés à ces technologies tels que l’usage de l’authentification biométrique compatible avec Aadhaar afin d’accéder aux comptes bancaires. Le National Payments Corp. of India (NPCI) propose également l’UPI pour la transaction, ce qui élimine la nécessité d’échange de données sensibles telles que les numéros de comptes bancaires lors d’une transaction financière.

Finalement, ces dernières années ont vu une augmentation dans les banques et les sociétés de portefeuille électronique (e-wallet) mettant l’accent sur les technologies de paiement numériques afin de faciliter les transactions. Le secteur bancaire continue de tester ces nouvelles technologies, y compris les cartes virtuelles, les ondes sonores, les QR codes et le NFC (communication en champ proche). Le système d’authentification biométrique Aadhaar a servi de base pour au moins neuf startups qui capitalisent sur le système pour développer différentes technologies incluant des bases de données ou des solutions de paiement.

traduction Benjamin B.

Biometric Update

Une femme a des micropuces implantées dans chacune de ses mains

Une australienne de 27 ans, Shanti Korporaal, futuriste et entrepreneur (a créé sa propre boutique en ligne ChipMyLife), c’est implantée des micropuces dans chacune de ses mains (micropuce RFID – technologie NFC) pour déverrouiller des portes, régler ses achats, sans sortir son portefeuille, son trousseau de clé ou même son smartphone… lire l’article sur BFMTV.

“Ces dispositifs n’ont pas été testés ou certifiés par un organisme de réglementation pour l’implantation ou l’utilisation sur ou dans le corps humain”.

En juin dernier, un député demandait au gouvernement d’interdire purement et simplement la pose de puces NFC sous la peau au travers d’une question écrite parue au Journal officiel, faisant suite à une  « implant party » qui a eu lieu le 13 juin 2015, dans le cadre du festival Futur en Seine 2015, sur le plateau média de la Gaîté lyrique.

Thanks to the RFID chip embedded in one hand, Korporaal can unlock her office’s garage with a back-handed bump to a scanner as she zips into work on her Vespa. On the other hand in the same spot, the fleshy space between her thumb and forefinger, sits a near-field communication chip that stores her health and contact data. She can feel a chip’s hard lump if she probes with a finger; otherwise, she’s used to them by now… lire l’article sur The Washington Post

Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée
Des dispositifs implantables et des lentilles de contact pour communiquer avec les Smartphones
CBS Pittsburgh : Des gens s’implantent des puces électroniques sous la peau
Implants, puces et transhumainsFrance Info : Les implants NFC arrive en France

Comment la technologie pourrait faciliter et détruire l’immigration légale

Par Zoltan Istvan, 7 juillet 2016

L’immigration – c’est l’un des sujets brûlants de l’élection de 2016. Le Républicain Donald Trump veut construire un mur immense entre les États-Unis et le Mexique. La Démocrate Hillary Clinton veut rendre plus simple la venue des immigrants en Amérique. Les opinions des candidats présidentiels sur l’immigration et ses effets en Amérique sont diamétralement opposées.

Malgré cela, ni Trump ni Clinton ne parlent de la question qui pourrait redéfinir l’immigration plus que n’importe quoi d’autre dans le prochain quart de siècle : la technologie. La technologie de surveillance, les programmes de reconnaissance faciale, les drones, les implants sous-cutanés de puces sont tous là – et se banalisent. Leurs utilisations dans, qui nous laisserons entrer en Amérique – et comment nous le permettrons – jouera un grand rôle pour l’immigration dans le futur.

J’ai suggéré que nous ayons une discussion sur le puçage des réfugiés adultes venant de nations reconnues comme terroristes pendant les trois premières années de leur séjour en Amérique pour mieux les surveiller. De cette façon, nous pouvons dissiper les préoccupations sur le terrorisme, et nous assurer que les réfugiées complètent la vie américaine – plutôt que de la nuire.

Les implants sous-cutanés de puce (dans la main), par exemple, prennent quelques secondes à installer et tout autant à désinstaller. Et ils peuvent être utilisés pour une multitude de choses, comme faire ses paiements par carte de crédit*, transporter des informations importantes, démarrer une voiture sans les clés, et à des fins de traçage.

Bien que certains pensent que c’est autoritaire, je crois que la moitié des américains recevront un implant ou une puce tatouée pour simplifier les fonctionnalités technologiques de leur vie dans la prochaine décennie. Faire avancer les choses avec des réfugiées de pays reconnus comme terroristes n’est donc pas si exagéré que ça – surtout si cela rend les membres du Congrès plus compatissants pour les laisser venir en Amérique. Et c’est la raison principale du puçage des réfugiés – que cela soit la carotte dont les membres du Congrès Démocrates et Républicains aient besoin pour passer des lois et en  sauvant des centaines de milliers de vies en acceptant aux États-Unis des réfugiés déchirés par la guerre. Si nous ne créons pas de scénario bipartisan acceptable dans lequel nous laissons venir les réfugiés, alors des millions d’êtres humains innocents continueront d’être tués et menacés dans des villes entièrement détruites et des zones de guerre.

Une idée, que je soutiens avec attention, est une meilleure coopération des gouvernements nationaux. Malgré le choc du Brexit, une forme relâchée de gouvernement mondial démocratique est probablement inévitable sur le long terme. La technologie fera en sorte que la mondialisation soit la façon optimale de gouverner, et non le nationalisme.

Whatever happens, the way we look at immigration is about to undergo major changes because of technology.

Curieusement, il est même possible que la technologie puisse un jour être du côté receveur de l’immigration, où des robots et des intelligences artificielles (éventuellement avec des droits à la personnalité) en provenance de Chine et d’Allemagne doivent se soumettre à des autorisations d’immigration afin d’être en mesure d’opérer en Amérique. Et certaines de ces technologies pourraient être si sophistiquées (ou si pauvres en performance) qu’elles ne seraient pas autorisées du tout – parce qu’elles créeraient une disruption économique ressentie dans l’économie et le statu quo.

Quoi qu’il arrive, la façon dont nous regardons l’immigration est sur le point de subir des changements majeurs en raison de la technologie. A travers tout cela, nous devons maintenir à la fois un sentiment de compassion pour les individus en quête d’avoir une vie meilleure, et une sens de la rationalité pour les décisions économiques et sécuritaires des gouvernements nationaux qui tentent de faire face à la situation épineuse des nouveaux arrivants (et les nouvelles technologies) entrant en permanence dans leurs sociétés.

* Notes:

Trexit ? Transnationalisme et Transhumanisme et pourquoi ils sont les véritables enjeux de 2016

Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée

Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos

Traquer vos enfants via une micropuce

Est-ce que l’US Navy planifie d’implanter des micro-puces ?

Une micropuce devient obligatoire au Royaume-Uni pour les chiens

Total Contrôle – Arte

Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

Itélé : bientôt une mini-puce implantée sous la peau

Implants, puces et transhumains

Traduction Thomas Jousse

Motherboard

Nous allons vivre éternellement et deviendrons des cyborgs

David Orban, 50 ans, est un scientifique et visionnaire né en Hongrie. Il est professeur à la Singularity University de Californie et a fondé de nombreuses entreprises hitech y compris Network Society Ventures, un fonds d’investissement pour les start-ups. En tant que futurologue, il s’exprime sur tous les meilleurs forums mondiaux. Pour des fins expérimentales, il a eu un implant d’une puce NFC, ce qui fait de lui un cyborg.


David Orban a été interviewé par Panorama, un magazine hebdomadaire italien en avril 2016.

Nous allons vivre éternellement et deviendrons des cyborgs

Les droïdes super-intelligents vont travailler à notre place. Considérant que nous serons des ensembles de données avec la capacité de se réincarner à volonté. L’avenir selon David Orban de la Singularity University.

« Nous vivrons aux côtés de robots et droïdes qui seront plus intelligents que les humains. Pendant qu’ils travailleront à notre place, la nouvelle espèce humaine passera son temps à explorer le potentiel inconnu de l’esprit. Les gens deviendront des cyborgs, avec des capacités améliorées par la technologie. Nous serons en mesure de vivre éternellement en transférant nos cerveaux (y compris le soi sensitif (sentient Self)) dans d’autres corps et d’explorer l’espace en transmettant notre matière grise à la vitesse de la lumière comme si c’était des bits voyageant à travers l’éther. »

C’est le futur qui nous attend dans les 50 prochaines années selon David Orban, le fondateur d’un nombre incalculable de compagnies high-tech à succès, mais par-dessus tout un visionnaire et professeur à la Singularity University, une « usine » à génies et startups financées par Google, fondée en 2008 par le scientifique Ray Kurzweil et l’entrepreneur Peter Diamandis au cœur de la Silicon Valley en Californie. Orban n’est pas un auteur de science-fiction, mais un business manager à la réputation mondiale et futurologue, qui passe un tiers de son temps dans les airs pour se rendre vers les lieux des meilleures conférences technologiques. Comme il le dit lui-même, il est « un ambassadeur pour le vivre-demain dans le présent. » Panorama l’a rencontré lors d’un bref séjour à Milan pour intervenir dans le séminaire du labo sur les communications numériques. Son article s’intitulait « Le futur est  anticipé de 10 ans ».

Quand vous parlez à Orban, votre impression immédiate est que vous êtes en compagnie du Capitaine Kirk de la série télé Start Trek, juste avant une téléportation vers de nouveaux mondes depuis le vaisseau spatial Enterprise. Dès que vous lui serrez la main, il vous invite à sentir l’espace entre son index et son pouce où il s’est fait implanter une puce. « Je suis un cyborg », dit-il à Panorama. « La puce possède tous les codes dont j’ai besoin pour faire des paiements en Bitcoin, la monnaie numérique d’internet. Avec les capacités de la puce, je peux faire plein d’autres choses encore en plus de transférer de l’argent. Je peux prendre une voiture dans un système de co-voiturage, passer les tourniquets du métro ou ceux du travail. Dans le futur, je pourrais envoyer des informations à une autre personne avec le même implant, aussi facilement et rapidement qu’un ordinateur envoie aujourd’hui un e-mail en utilisant le wifi. La puce pourrait mesurer mes fonctions vitales, formuler des requêtes Google et envoyer les réponses directement à mon cerveau. » Mais la raison principale pour laquelle Orban est le premier humain à avoir un implant (son chien a aussi la même puce) est pour tester l’acceptation sociale. « Avec cet implant, je veux développer un débat avec les gens qui pensent que nous ne devrions pas être autorisés à devenir des êtres technologiquement augmentés. »

En effet, la principale préoccupation d’Orban est que le futur pourrait voir des formes de racisme technologique menant à des guerres de suprématie. « Nous allons devoir apprendre à vivre côte à côte avec une nouvelle espèce d’humanoïdes dont l’intelligence artificielle les rend plus intelligents que nous », dit-il à Panorama. « Arriverons-nous à les accepter ? Ou y aura-t-il un conflit ? Nous devons nous poser ces questions rapidement. » Orban rappelle que « les cent dernières années ont vu un plus grand progrès technologique que les mille années précédentes. Si la puissance de calcul des ordinateurs continue d’augmenter à la même vitesse, nous aurons des ordinateurs plus puissants qu’un cerveau humain dès 2025. Et d’ici 2045, avec cette croissance exponentielle, les hommes auront créé des machines pensantes avec les capacités de 10 milliards de cerveaux humains regroupés ensemble. »

Pourtant, cela ne sera pas seulement dû à l’effort humain. L’intelligence artificielle « est capable d’évoluer et de s’auto-améliorer beaucoup plus rapidement que l’intelligence humaine. » Dans la vision d’Orban, la singularité – le moment où le progrès technologique surpasse la compréhension des générations précédentes – se rapproche et se produira dans la première moitié du 21e siècle. La singularité est l’accélération simultanée de quatre technologies clés : la génétique, la nanotechnologie, la robotique et, par-dessus tout, l’intelligence artificielle. Une explosion technologique qui réécrira la parabole humaine, de « vous êtes né, vous travaillez, vous mourrez », d’après Orban, « vous êtes né, vous ne travaillez plus, et vous vivez pour toujours. »

Dans ce scénario, la main-d’œuvre se composera de machines travaillant à notre place dans des bureaux et des usines. Pendant ce temps, le contenu de notre cerveau (y compris notre personnalité) survivra à nos corps physiques. « Nous serons en mesure de transférer notre « moi » dans une mémoire, de la même façon que vous copiez un document sur une clé USB », Orban continue, « et nous serons en mesure de continuer à vivre dans un nouveau corps bionique. Nos souvenirs et nos connaissances deviendront des bits qui peuvent être transmis à travers l’éther, de sorte que nous n’aurons plus besoin de trains, d’avions ou de voitures pour voyager. Nous pourrons même supprimer des expériences négatives[1] pour ne garder que nos souvenirs heureux. Nous n’aurons pas à passer par la mort physique pour vivre une vie parallèle. Plutôt comme dans Avatar [film de James Cameron, 2009], ce sera comme allé dormir, nous pourrions fermer les yeux à Milan et se réveiller (dans un corps différent) à New-York. Ou, pourquoi pas, sur une autre planète. »

À ce moment-là, le concept même d’humanité devra être repensé. Les religions devront aussi reconsidérer leur travail pour comprendre et accepter cette nouvelle avancée évolutionnaire, où les humains seront en mesure de choisir la vie éternelle. « Le monde sera peuplé par des robots plus intelligents que les gens, par des êtres humains et par des cyborgs avec des cerveaux humains. » Fascinant ou effrayant, voici ce qui nous attend. « L’accélération exponentielle a commencé. Et elle ne peut pas être stoppée. »

Traduction Thomas Jousse

David Orban, le 24 avril 2016

Note :

[1] Une manipulation de neurones spécifiques aide à effacer les mauvais souvenirs et améliorer les bons ; Il est possible de « Supprimer » les souvenirs indésirables ; Un algorithme informatique créé pour encoder les souvenirs humains ; Les souvenirs peuvent être réécrits à l’aide de l’optogénétique.

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Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée

Devenir un cyborg

Quand j’ai implanté une puce NFC [Near Field Communication : Communication en Champ Proche] dans ma main gauche, il y a environ deux mois de cela à la Singularity University Summit Europe à Amsterdam, j’ai suivi la tradition de notre espèce qui décida cent mille ans ou plus auparavant de devenir un cyborg. La puce NFC, vendue au travers du si bien nommé site web Dangerous Things, est incorporée dans un flacon de verre et est injectée sous la peau entre le pouce et l’index, déposée en toute sécurité dans une grande quantité de tissus absorbant les chocs. L’opération, réalisée par Tom Hannes de Piercing Utrecht, était rapide, et peu douloureuse.

La technologie a été depuis longtemps aux côtés des humains. Non seulement l’agriculture qui a accéléré l’évolution de notre civilisation en arrêtant notre train de vie de chasseurs-cueilleurs nomades il y a dix mille ans de cela. Mais l’utilisation du feu, qui nous a fourni un processus basé sur la technologie de digestion externe à notre estomac, nous a permis de passer moins de temps à absorber une énergie plus utile pour alimenter nos cerveaux affamés.

Quand les gens parlent de leurs derniers téléphones, ou de leurs objets portables, j’ai l’opportunité de leur parler de l’implant. Le moment le plus choquant arrive quand ils touchent ma main, et qu’ils peuvent réellement sentir la puce de la taille d’un grain de riz sous ma peau. La plupart des gens sont physiquement révoltés par celle-ci, et ils sont tous assez étonnés.

Le premier objectif dans l’obtention d’un implant, qui est aujourd’hui porté par un nombre restreint de personnes est obtenu de la sorte : ouvrir la conversation à propos de ces technologies et briser la barrière sociale pour leur adoption.

Nous avons été habitués aux implants de restauration depuis plus de cinquante ans, depuis les premiers pacemakers, et personne ne songerait à dire que quelqu’un devrait plutôt mourir qu’en obtenir un. D’autre part, les interventions augmentatives semblent être plus controversées, et les gens font souvent référence à l’équité, et au nivellement des opportunités, quand ils sont confrontés à la possibilité que d’autres parmi leurs pairs pourraient miser sur des augmentations physiques et cognitives pour atteindre leurs objectifs personnels ou professionnels.

Heureusement, nous avons été en mesure d’arriver à des conclusions positives dans ces dialogues par le passé. Oui, nous avons des lunettes pour rétablir notre vision si nous avons des troubles de la vue, mais nous avons aussi des jumelles et des télescopes qui augmentent considérablement la distance et l’acuité de notre vision améliorée.

Une autre raison de se faire implanter pour moi était de faire une expérience de première main avec la technologie en général, et avec les implants NFC en particulier. Une différence importante avec les précédentes puces RFID [Radio Frequency Identification : Radio-identification] est que celles qui avaient un numéro de série à l’intérieur, ne pouvait pas être changé, alors que la puce NFC peut contenir d’autres informations dans sa mémoire, elle est éditable (accessible en écriture, programmable), et peut être utilisée pour différentes applications : l’identification, le contrôle d’accès, et les transactions sont quelques-unes des utilisations qui sont déjà possibles aujourd’hui.

Actuellement, je garde les clés privées de mon portefeuille Bitcoin dans la puce, comme un exemple d’application.

Quelle est la meilleure façon de gérer ses portefeuilles Bitcoin ? Nous ne le savons pas encore, étant donné que tous les réflexes que nous avons envers l’argent traditionnel ne s’appliquent pas, et les nouveaux ne se sont pas encore développés. Voilà pourquoi expérimenter les différentes façons d’utiliser les portefeuilles, et ajuster dynamiquement la balance entre le confort et la sécurité est important.

Exporter la clé privée d’un portefeuille Blockchain, « 5KTVg5… », écrit sur l’implant, puis restaurer le portefeuille depuis la clé privée, sont les étapes fastidieuses actuelles qui certainement deviendront plus faciles avec un meilleur logiciel de support et des expériences plus fluides.

Ce n’est qu’une des utilisations de l’implant qui n’est pas encore approuvé pour une utilisation humaine aujourd’hui, et très peu de personnes en possèdent. Mais ceux qui sont prêts à expérimenter, sont pionniers pour des milliards d’autres qui suivront avec des applications qui seront la conception des contours de l’avenir.

Traduction Thomas Jousse

David Orban, 2 janvier 2015

David Orban, 50 ans, est un scientifique et visionnaire né en Hongrie. Il est professeur à la Singularity University de Californie et a fondé de nombreuses entreprises hi-tech y compris Network Society Ventures, un fonds d’investissement pour les start-ups. En tant que futurologue, il s’exprime sur tous les meilleurs forums mondiaux. Pour des fins expérimentales, il s’est fait implanter une puce NFC, ce qui fait de lui un cyborg.

Apple, Bitcoin, Paypal, Google : la fin des banques ?

Comment la technologie va changer votre argent

Résumé

Une révolution silencieuse se prépare dans le domaine des moyens de paiements. De l’essor du bitcoin à l’arrivée d’Apple – qui a équipé ses derniers iPhones d’une puce de paiement sans contact -, les initiatives se multiplient pour contourner le quasi-monopole des banques.

Philippe Herlin montre comment ces évolutions technologiques vont changer notre relation quotidienne à l’argent, et, au-delà, comment elles pourraient rendre nos économies plus saines et plus résilientes. Car elles permettent d’envisager une rupture avec le système monétaire actuel, centralisé et rigide, donc fragile.

Ce bouleversement à venir des moyens de paiements est aussi une réelle menace pour les banques, qui pourraient devenir la sidérurgie de la prochaine décennie. Avec en filigrane une question clé : quelle monnaie, quel moyen de paiement, saura inspirer le plus confiance ?

Sommaire

  • Que vient faire Apple dans le paiement ?
  • Les insuffisances du système bancaire actuel
  • Orange Money et M-Pesa, L’Afrique en avance sur l’Europe !
  • L’intérêt des monnaies complémentaires
  • Le bitcoin, la monnaie complémentaire pour tous
  • Comment la monnaie peut changer nos vies
  • Les banques : la sidérurgie de la prochaine décennie ?
  • La guerre est ouverte !
  • Le problème de la confiance : dans la monnaie et dans l’informatique

Introduction

La guerre couve dans le secteur bancaire, mais les banques n’en sont pas vraiment conscientes, et ceux qui avancent leurs pions ne dévoilent pas toutes leurs intentions. On parle de paiement mobile, mais est- ce que cela va prendre ? Quel en est l’intérêt ? Tiens, Apple lance son service de paiement sur son nouvel iPhone, c’est important alors ? Pourquoi les grands acteurs du Web s’intéressent-ils au paiement ? Simple diversification ou enjeu stratégique ? Et les monnaies complémentaires, pourquoi se développent-elles ? Le phénomène bitcoin, quelle est sa signification ? Et si toutes ces interrogations étaient reliées entre elles et révélaient des enjeux bien plus profonds et essentiels que la simple question du paiement, comme par exemple les limites du modèle bancaire actuel, les insuffisances et les risques des grandes banques, et les alternatives envisageables ?

Le fait de payer constitue un acte des plus banals, que nous faisons plusieurs fois par jour, mais nous aurions tort de le ramener à quelque chose de secondaire ou de marginal. Depuis peu, c’est devenu un terrain de manœuvres pour de nouveaux acteurs, grands ou petits, ainsi qu’un point d’entrée pour d’autres services financiers, certains totalement nouveaux. Nous sommes au début de bouleversements, et ils vont être captivants.

Extrait Chapitre 1 : Que vient faire Apple dans le paiement ? (498.3 Ko)

Biométrie : Une nouvelle vague d’authentification bancaire

Les banques devraient voir la biométrie comme une composante d’une série de méthodes d’accès d’identité, pour être appliqué dans une stratégie d’authentification multi-facteurs.

Voilà la recommandation du Forum Mobey, l’association de l’industrie financière. Dans un livre blanc, il énonce que la biométrie offre une grande applicabilité comme l’identification, l’authentification et l’autorisation pour les services bancaires et de paiements mobiles.

“Comparé à la saisie d’un code PIN ou un mot de passe, la biométrie offrent une expérience utilisateur fantastique, pratique, qui est bien adaptée à l’environnement mobile, il est donc facile de voir pourquoi ils sont dans une telle demande”, a déclaré Sirpa Nordlund, directeur exécutif, au Mobey Forum. “Naturellement, les banques et les institutions financières sont désireuses d’offrir cette expérience, mais doivent également veiller au juste équilibre entre confort et  sécurité.”

En partenariat avec le mobile, la biométrie offre des avantages considérables, en particulier en ce qui concerne l’expérience de l’utilisateur. Il convient de noter que la biométrie est aussi potentiellement utile dans d’autres domaines des services financiers tels que le dépistage des employés, connaissez votre client, les opérations de négociation en ligne, et de l’assurance.

Il convient de noter que la biométrie est aussi potentiellement utile dans d’autres domaines de services financiers tels que le dépistage des employés (vérification des antécédents), la connaissance de votre client, les transactions de traitement en ligne et l’assurance.

[…]

Pour les banques et les fournisseurs de services de paiement, la sécurité est une exigence minimale, mais gagne la commodité des clients; ils nadopteront pas des mesures de sécurité qui sont incommodes. Dans le même tempsles soucis historiques concernant la biométrie, par exemple quant à lexactitude et au prix, ne sont plus aussi pressante, conclu le livre blanc. Pour que la biométrie réussisse, elle doit être employée en combinaison avec des technologies sûres pour le stockage et le traitement.

Info Security Magazine