Les cryptomonnaies, une rupture géoéconomique mondiale ?

A l’heure où les cryptomonnaies défrayent la chronique, en particulier le bitcoin, il est important d’en saisir les enjeux technologiques, de même que l’environnement global touchant le domaine. Ce dossier de Géopolitique Profonde est destiné aux investisseurs, à ceux qui veulent diversifier leur épargne ou simplement aux personnes voulant améliorer leur vision du sujet. Il propose un panorama des enjeux des cryptoactifs, des réactions et des oppositions des gouvernements et entreprises sur le sujet, des théories économiques sous-jacentes ou encore des problèmes de hacking liés à ces technologies.

Quelques bases
Blockchain vs hashgraph
Les théories économiques autour des cryptoactifs
Le bitcoin est-il biaisé de base ?
Les réactions du Système : critiques et récupérations
L’intégration des crypto dans les compagnies privées
Les crypto comme alternative au système financier mondial
Les activités malveillantes autour des cryptomonnaies
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Une nouvelle cryptomonnaie lancée par Goldman Sachs

Circle, une start-up de paiement soutenue par Goldman Sachs, Baidu Inc. et China International Capital Corp à auteur d’environ 140 millions de dollars de capital-risque, a annoncé le lancement d’une nouvelle cryptomonnaie appelée Circle USD Coin. La nouvelle monnaie est essentiellement une version numérique du dollar que vous pourrez acheter en échangeant de l’argent réel.

L’USD Coin est la première cryptomonnaie mise en vente par une grande institution financière. Bien que ce type d’approche va à l’encontre des cryptomonnaies décentralisées et distribuées telles que bitcoin, Goldman Sachs et Circle espèrent apporter une certaine stabilité au marché de la cryptomonnaie, qui s’est effondré et a rebondi bon nombre de fois cette année.

Circle ne veut pas que l’USD Coin soit soumis à l’instabilité et à l’inflation inhérentes à d’autres cryptomonnaies non régulées, donc la cryptomonnaie sera indexée sur le dollar américain, selon CNBC. Encore une fois, cela va à l’encontre du but des cryptomonnaies, qui étaient à l’origine conçues pour présenter un marché financier transparent exempt de toute réglementation du gouvernement fédéral et de l’influence des grandes banques. Et bien qu’il semble de plus en plus probable que la réglementation et l’influence des entreprises joueront un plus grand rôle, certains, y compris Sam Altman, investisseur de la Silicon Valley, croient fermement que toute cryptomonnaie basée sur l’USD doit rester sous contrôle distribué.

Alors que d’autres cryptocurrences peuvent être extraites lorsque les utilisateurs prêtent une partie de la puissance de traitement de leur ordinateur pour maintenir le registre actualisé de toutes les transactions, il semble que la seule façon d’acquérir le nouveau USD Coin – qui fonctionnera sur la plate-forme Ethereum dans un avenir prévisible – est de les acheter. Donc, votre installation extensive ne vous aidera pas à obtenir l’USD Coin.

Comme vous devez donner à Circle un dollar à chaque fois que vous voulez un dollarcoin, il semble que cette version numérique du dollar servira plus comme une application de portefeuille numérique de type Venmo, où vous pouvez payer avec une cryptomonnaie numérique au lieu de payer avec une carte de débit ou de crédit.

Compte tenu des récents investissements de Goldman Sachs dans le domaine de la crypto et de l’annonce que la société allait ouvrir une opération de trading sur le Bitcoin pour le compte d’investisseurs, il est logique que le géant financier tente de contrôler le marché du mieux qu’il peut.

Pour l’instant, l’USD Coin ne semble avoir aucun but pratique au-delà de l’introduction d’une cryptomonnaie stable et accessible.

Google veut appliquer l’IA et le machine learning à tous ses produits

Le 17-19 mai a eu lieu la Google I/O, la conférence annuelle des développeurs de l’entreprise. Mercredi, le show a commencé avec un discours du CEO Sundar Pichai qui a réitéré la dernière approche de l’entreprise qui souhaite que l’intelligence artificielle et le machine learning soient à la tête de tous ses produits. Pichar a mis l’accent sur cette focalisation “AI-first”, quelque chose qu’il a mentionné lors du I/O l’année dernière. Maintenant, Google a donné au reste du monde un aperçu de la façon dont le machine learning (l’apprentissage automatique) fonctionnera derrière chaque plate-forme qu’il possède.

Bien sûr, il n’y a pas de technologie d’intelligence artificielle et de machine learning capable de fonctionner sans un processeur spécialisé pour les exécuter. C’est pourquoi Google a lancé la deuxième génération de sa puce d’apprentissage machine appelé Cloud TPU (Tenseur des Unités de Traitement). Ces nouvelles unités de traitement seront accessibles à quiconque qui l’utilisera pour exécuter et former des réseaux de neurones artificiels grâce à la plate-forme de cloud computing de Google.

Une grande partie de la recherche de Google sur l’intelligence artificielle est menée par DeepMind, une société de son groupe Alphabet. Mais avec tous les progrès réalisés dans la discipline, Google a encore besoin d’une plate-forme pour rassembler les ressources, y compris la recherche, les outils et l’intelligence artificielle appliquée. Google.ai est précisément, une façon de démocratiser ses recherches sur l’intelligence artificielle.

La reconnaissance de l’image est l’un des premiers à bénéficier du développement du machine learning. Il n’y a pas de pénurie d’algorithmes conçus pour effectuer des tâches de reconnaissance visuelle. Maintenant, Google veut passer à un tout nouveau niveau en apportant son expertise de moteur de recherche à votre appareil photo. Pichai a introduit Google Lens, qui est essentiellement un moyen de rechercher sur Internet en utilisant la caméra de votre smartphone. Vous prenez une photo et Lens vous dit ce que c’est. “C’est un ensemble de capacités informatiques basées sur la vision qui peuvent comprendre ce que vous regardez“, a déclaré Pichai, “et vous aider à prendre des mesures en fonction de cette information“. Il sera disponible initialement dans le cadre de Google Photos – pour récupérer vos anciennes photos pour un ensemble de données – et Google Assistant, qui servira d’outil principal d’interagir avec Lens.

Au fur et à mesure que l’avenir des appareils domestiques intelligents commencent à prendre forme – en grande partie grâce à des appareils comme Amazon Echo – Google ne veut pas se laisser distancer. Ainsi, il a lancé sa deuxième itération de Google Home – ce n’est plus seulement un petit haut-parleur intelligent capable de jouer de la musique. Maintenant, il offre également une assistance proactive, des appels mains libres et des réponses visuelles, entre autres.

En plus d’être un moteur de recherche, Google apporte son pouvoir aux gens à la recherchent d’emplois qui leur conviennent et aide les employeurs à trouver les employés dont ils ont besoin. “46% des employeurs américains disent qu’ils font face à des pénuries de talents et ont des problèmes pour occuper ces emplois ouverts”, a expliqué Pichai. “Bien que les demandeurs d’emploi peuvent chercher des débouchés juste à côté – il y a une grande déconnexion ici. […] Nous voulons mieux relier les employeurs et les demandeurs d’emploi grâce à une nouvelle initiative, Google for Jobs.”

Wired, Google I/O

 

Conférence-dédicace de William Mougayar sur le campus ECE et à la maison du Bitcoin

William Mougayar, auteur de “Business blockchain : Pratiques et applications professionnelles” est de passage à Paris et a fait une séance de dédicaces aujourd’hui à la maison du Bitcoin 35, rue du Caire à Paris.

Investisseur, chercheur, blogueur, l’auteur du livre Business Blockchain est l’une des figures les plus charismatique de l’industrie. William est connu pour ses participations en tant que conseiller sur des projets disruptifs tels qu’Ethereum, OpenBazaar, Coin Center et Bloq. Visionnaire, il a annoncé prochainement le Token Summit 2017, la première conférence dédiée aux ICO (Initial Coin Offering), une tendance qui pourrait exploser d’ici les 3 prochaines années à venir.

William Mougayar était hier sur le campus de l’école d’ingénieurs ECE où sa conférence a rencontré un grand succès et a suscité beaucoup de questions. La technologie blockchain occupe en effet le devant de la scène depuis quelque temps et le cours du Bitcoin qui s’appuie sur cette technologie s’envole : 23% de hausse en une semaine (depuis le samedi 6 mai)!

Mais si la technologie blockchain doit en bonne partie sa grande notoriété au Bitcoin, elle est en réalité une méta-technologie qui affecte d’autres technologies et qui est elle-même constituée de plusieurs technologies. De plus en plus, des applications blockchain sont développées dans le domaine financier mais aussi dans de nombreux autres domaines : la santé par exemple ou la notarisation des actes (contrat de mariage ou autre), l’enregistrement de noms de domaines, le crowdfunding, les jeux et paris, etc. Grâce à certaines de ses propriétés phares (enregistrement inaltérable des transactions, traçabilité des opérations illimitée dans le temps), la blockchain est la deuxième révolution Internet.

Riche de sa longue expérience dans le bain technologique nord-américain, l’auteur explique les concepts-clés nés avec cette technologie, décrit ses fonctionnalités de base, expose, schémas et exemples à l’appui, les avantages directs et indirects de l’implémentation d’une blockchain et les différentes stratégies que peuvent adopter les entreprises : partir de zéro pour développer une blockchain ou l’intégrer à leur système existant, nommer un tsar blockchain pour coordonner les actions en interne, etc. Quels problèmes résout-elle ? Quelles opportunités crée-t-elle ? Un livre incontournable pour les entreprises, pour les start-ups, les développeurs et toute personne désireuse de comprendre les enjeux de cette technologie en passe de bouleverser de nombreux métiers.

Le Bitcoin et la Blockchain

Qu’est-ce que le Bitcoin ? Comment marche-t-il ? En quoi la technique de la Blockchain permet-elle de le sécuriser ?

Google met au point sa propre puce pour l’intelligence artificielle

Tensor Processing Unit board, Credit Google

Google vient de dévoiler l’unité de traitement Tensor Processing Unit (TPU), un ASIC créé spécialement pour la bibliothèque de logiciels open source de Google pour le machine learning (apprentissage automatique) TensorFlow. Il promet des performances de grandeur bien au-dessus des puces actuelles et c’est un bond de sept ans en avant pour la technologie.

Selon Google Cloud Platform Blog,

We’ve been running TPUs inside our data centers for more than a year, and have found them to deliver an order of magnitude better-optimized performance per watt for machine learning. This is roughly equivalent to fast-forwarding technology about seven years into the future (three generations of Moore’s Law).

Le processeur est adapté aux applications machine learning, permettant à la puce d’être plus tolérante pour une précision de calcul réduite, ce qui signifie qu’elle nécessite moins de transistors par opération.

Because of this, we can squeeze more operations per second into the silicon, use more sophisticated and powerful machine learning models and apply these models more quickly, so users get more intelligent results more rapidly. A board with a TPU fits into a hard disk drive slot in our data center racks.

Pour en savoir plus Google Cloud Platform Blog

La société Chain et les entreprises financières mondiales dévoilent un standard ouvert pour la Blockchain

Capital One, Citigroup, Fidelity, First Data, Fiserv, MUFG, Nasdaq, Orange, State Street et Visa contribuent au protocole innovant pour des applications à grande échelle.

credit : chain.com

San Francisco, 2 mai 2016 /PRNewswire/ – Chain Inc.a, un fournisseur leader de la technologie blockchain, a annoncé la diffusion publique de Chain Open Standard 1 (Chain OS 1), un protocole de blockchain open source développé au cours des 18 derniers mois grâce à une collaboration unique entre les entreprises de la Silicon Valley et les cabinets de services financiers mondiaux.

Chain Open Standard alimente déjà plusieurs projets de blockchain dans de grandes sociétés financières, qui ont poussé les exigences de standard grâce à des partenariats profonds avec la société Chain qui ont commencé dès 2014. Le standard est en cours d’ouverture à l’ensemble de la communauté financière pour la première fois aujourd’hui.

« Visa et Chain ont collaboré afin d’explorer comment une architecture blockchain peut fonctionner à l’échelle de Visa au profit de nos clients, » a déclaré Jim McCarthy, vice-président, innovation et partenariats stratégiques à Visa. « Chain Open Standard est l’aboutissement de plusieurs mois d’itération et de résolution de problèmes, et nous sommes heureux de jouer un rôle permanent dans ce processus. »

« Nasdaq a eu le plaisir de participer à l’élaboration de Chain Open Standard à travers d’une variété de cas d’utilisation, y compris les titres du marché privé, le vote par procuration et de compensation », a déclaré Brad Peterson, Executive Vice President et CIO au Nasdaq. « En particulier, nous sommes heureux de collaborer avec nos clients de technologie de marché sur ces développements et pour attendre avec intérêt notre innovation continue dans ce domaine. »

« Dans nos efforts sur l’avancement de l’adoption du blockchain en interne et avec le secteur financier, le protocole de Chain prend en charge certains cas d’utilisation les plus complexes que nous avons à l’esprit, a déclaré Hu Liang, Senior Managing Director, Centre des Technologies émergentes au State Street. « Nous nous réjouissons de poursuivre cette collaboration avec Chain et la communauté autour de ce standard ouvert. »

« Chain est un partenaire de collaboration dynamique dans les portefeuilles d’investissements et d’innovations, permettant à Citi d’explorer les applications (les demandes) de blockchain de nos clients dans les devises, paiements et au-delà », a déclaré Debby Hopkins, Chief Innovation Officer de Citi et CEO de Citi Ventures. « Chain Open Standard fera progresser considérablement le progrès et l’ampleur future de nouveaux cas d’utilisation du blockchain dans un écosystème financier en constante évolution. »

Chain Open Standard avait été conçu pour permettre aux applications financières de grande échelle à fonctionner sur les réseaux blockchain permissioned1 (privés) tout en répondant aux exigences réglementaires, de sécurité et de confidentialité rigoureuses de l’industrie des services financiers.

Chain Open Standard est un pionnier :

  • Un nouveau modèle de consensus qui réalise la finalité de l’opération en moins d’une seconde, même à des volumes élevés de transactions
  • Une solution de protection des renseignements personnels qui crypte les données blockchain et fournit un accès sélectif de lecture aux régulateurs (organismes de réglementation) et aux contreparties concernées
  • Un cadre contractuel intelligent et une machine virtuelle qui prend en charge l’application de règles simples, mais aussi des programmes complets de Turing avec stockage de clé / valeur
  • Un modèle de données évolutif qui réduit la charge opérationnelle pour les participants du réseau
  • Une couche de métadonnées riches pour répondre aux exigences KYC2 et AML3

« L’approche de Chain met les exigences de nos partenaires au centre d’un effort de recherche et de développement itératif et collaboratif » a déclaré Adam Ludwin, CEO de Chain. « En s’associant profondément sur des projets réels avec les leaders du marché dans un éventail de cas d’utilisation dans les services bancaires, les paiements, les marchés financiers et d’assurances, nous avons conçu une norme blockchain dès le départ pour résoudre les problèmes d’une manière cohérente. Nous sommes ravis d’ouvrir cet effort pluriannuel pour l’ensemble de la communauté financière aujourd’hui. »

Chain collaborera également avec d’autres blockchain open source, la cryptographie et des projets de systèmes distribués visant à assurer l’interopérabilité et l’harmonisation à travers les efforts de l’industrie.

Un blockchain est une nouvelle classe de base de données qui peut s’étendre sur plusieurs organisations. Un réseau blockchain permet aux établissements participants d’émettre en toute sécurité, d’acheter et stocker des actifs financiers dans un support numérique, ce qui réduit les coûts et permet de nouvelles possibilités de produit pour les exploitants de réseaux et les participants.

Les participants de la Conférence de Consensus 2016 à New-York seront en mesure d’afficher les démonstrations en direct de Chain Open Standard.

Vers une société sans argent liquide ?

Lire l’article de Bloomberg : A l’intérieur de la réunion secrète où Wall Street a testé l’argent numérique


voir : Blockchain : un disrupteur né ?


a Chain, Inc. (www.chain.com) est une société de technologie qui associe de grandes entreprises financières pour créer et déployer des réseaux de blockchain qui transforment les marchés. Chain développe et maintient le Chain Open Standard, un protocole de blockchain open source pour les applications financières de grande échelle. Plate-forme de Chain comprend Chain Core, un nœud de production optimale et d’environnement de prototypage de Chain Sandbox. Chain a soulevé $45 M des principales sociétés de capital risque et des investisseurs stratégiques. Le Conseil d’administration de la société comprend l’ancien PDG d’American Express ainsi que l’un des dirigeants fondateurs de PayPal. Chain a son siège à San Francisco, CA.

1 Un blockchain entièrement privé est un blockchain dans lequel les droits d’écriture sont centralisés et sous la responsabilité d’une seule organisation. Voir Blockchains permissioned, David Teruzzi.

2 Know Your Customer : Connaître son client.

3 Abréviation de lutte contre le blanchiment d’argent : Anti-Money Laundering (AML).

Robotique et automatisation à l’ère digitale

“conséquences brutale sur l’emploi à long terme ….”

Precepta Stratégiques a reçu Gilles Babinet, entrepreneur dans le numérique, dans le cadre de son ouvrage “L’Ère numérique, un nouvel âge de l’humanité: 5 mutations qui vont bouleverser notre vie” (Le Passeur Éditeur). Une interview menée par Thibault Lieurade