Un demi-milliard de personnes luttent pour trouver un travail rémunéré

Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) des Nations unies, près d’un demi-milliard de personnes dans le monde luttent pour trouver un travail rémunéré, enfermant les individus dans la pauvreté et alimentant des niveaux d’inégalité accrus.

Alors que les dirigeants mondiaux se rendent en avion dans la station de ski Suisse de Davos pour exprimer leurs inquiétudes face aux inégalités et à la crise climatique, l’OIT indique que plus de 473 millions de personnes dans le monde n’ont pas les possibilités d’emploi suffisantes pour répondre à leurs besoins.

L’étude montre également que le chômage mondial va augmenter pour la première fois en dix ans, car le ralentissement de la croissance économique dans le monde entraîne une augmentation du nombre de personnes sans emploi d’environ 2,5 millions pour atteindre plus de 190 millions.

Ce rapport intervient après que les Nations unies aient déclaré la semaine dernière que les tensions commerciales risquaient d’entraîner une baisse de la croissance mondiale cette année, dans un développement qui ferait dérailler les efforts internationaux de lutte contre la pauvreté dans les pays à faible revenu et détournerait l’attention de la tâche de décarbonisation de l’économie mondiale.

L’accès à un travail rémunéré n’est pas une garantie de travail décent.

Sur une population en âge de travailler de 5,7 milliards de personnes dans le monde, l’OIT a constaté que pas moins de 165 millions de personnes avaient un emploi, mais étaient incapables de trouver un travail avec un nombre d’heures rémunérées suffisant pour répondre à leurs besoins. Elle a également constaté que 119 millions de personnes supplémentaires avaient soit abandonné la recherche active d’un emploi, soit n’avaient pas accès au marché du travail en raison de leur situation personnelle. Outre les personnes officiellement classées comme chômeurs, environ 473 millions de personnes sont concernées dans le monde entier.

Appelant à des efforts urgents pour assurer que tous les types de travail rémunéré soient également de qualité décente, Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, a déclaré : “Pour des millions de gens ordinaires, il est de plus en plus difficile de se construire une vie meilleure grâce au travail.

“Les inégalités et l’exclusion persistantes et importantes liées au travail les empêchent de trouver un travail décent et un meilleur avenir. C’est un constat extrêmement grave qui a des implications profondes et inquiétantes pour la cohésion sociale”.

https://iatranshumanisme.com/wp-content/uploads/2020/01/intv-oit_precarite-emploi_stefan-kuhn.mp3?_=1

“A cause de la sous-utilisation de la main-d’œuvre et des emplois de mauvaise qualité, nos économies et nos sociétés passent à côté des bénéfices potentiels que représente ce vaste réservoir de talents humains”, affirme l’auteur principal du rapport, Stefan Kühn. “Nous ne trouverons une voie de développement durable et inclusive qu’en nous attaquant à ces inégalités sur le marché du travail et en favorisant l’accès au travail décent.”

Dans une évaluation brutale des risques liés au sous-emploi, l’OIT a déclaré que le manque d’emplois productifs et bien rémunérés signifiait que plus de 630 millions de travailleurs dans le monde vivaient dans une pauvreté extrême ou modérée avec des revenus inférieurs à 3,20 $ (2,90 €) par jour. Malgré une tendance progressive à la réduction des niveaux de pauvreté dans le monde, ces personnes n’ont pas de revenus suffisants pour échapper à la misère.

Pour aller plus loin : L’Observatoire des inégalités publie le troisième « Rapport sur les inégalités en France »

L’apartheid climatique va faire basculer 120 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030

L’apartheid climatique est imminent. Seuls les riches survivront.

Un rapport de l’ONU prévoit que les populations pauvres de la planète ne pourront pas échapper au pire de la crise climatique.

Si la catastrophe du changement climatique mondial se poursuit sans être maîtrisée, de vastes régions du monde deviendront probablement plus hostiles et beaucoup moins hospitalières pour l’humanité.

Lorsque cela se produira, un fossé encore plus profond se creusera entre les nantis et les démunis de la planète, car de nombreuses personnes se retrouveront sans les moyens d’échapper aux pires effets de la crise climatique, selon un nouveau rapport publié par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui décrit un “apartheid climatique” imminent.

Alors que les riches déménagent dans des zones habitables plus chères, le rapport prévoit que 120 millions de personnes seront plongées dans la pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique. Beaucoup d’autres mourront.

Le rapport décrit comment les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde sont responsables de dix pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les dix pour cent les plus riches de la population mondiale sont responsables de la moitié.

La civilisation humaine va probablement s’effondrer d’ici 2050

« Perversement, les plus riches, qui ont la plus grande capacité d’adaptation, qui sont responsables de la vaste majorité des émissions de gaz à effet de serre et qui en ont tiré profit, seront les mieux placés pour faire face au changement climatique », a écrit Philip Alston, responsable des droits humains et de la pauvreté aux Nations Unies dans son rapport, “tandis que les plus pauvres, qui ont le moins contribué aux émissions et ont le moins de capacité à se protéger, seront les plus touchés”.

Dans le rapport, Alston écrit comment l’accès des riches aux ressources vitales a amené l’humanité à s’adapter à la crise climatique dans la mauvaise direction – au lieu d’agir pour prévenir ou inverser le pire du changement climatique, les riches peuvent se permettre d’éviter personnellement ce problème.

“Une dépendance excessive à l’égard du secteur privé pourrait conduire à un scénario d’apartheid climatique dans lequel les riches paieraient pour échapper au réchauffement, à la faim et aux conflits, tandis que le reste du monde en souffrirait”, écrit Alston.

CNN, ONU

Une résolution appelle à la collecte de données biométriques

La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies appelle à la collecte de données biométriques pour empêcher les déplacements de terroristes

4 janvier 2018 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment adopté une résolution demandant aux pays de collecter des données biométriques auprès de terroristes présumés dans le cadre d’un effort visant à empêcher les terroristes de voyager. Les données biométriques seront compilées avec les données des dossiers passagers (PNR) et les informations passagers avancées (API) pour établir des listes de surveillance des terroristes connus et présumés.

La résolution 2396 (PDF) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les combattants terroristes étrangers évoque le risque que des ex-membres de l’Etat islamique commettent des attentats terroristes dans le monde après l’effondrement du pseudo-Etat, selon une déclaration du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

La résolution appelle également à des normes de sécurité aérienne plus strictes, qui pourraient inclure des contrôles biométriques, ainsi que le partage d’informations antiterroristes entre les États membres des Nations Unies.

La résolution a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité et coparrainée par 66 pays.

Préparez-vous à vous faire relever les empreintes digitales pour vos futures vacances européennes

Biometric Update

Le marché de la biométrie militaire augmentera de plus de 7 % du taux croissance annuel (CAGR*) jusqu’en 2020

Les dirigeants des meilleures sociétés de robotique et d’IA appellent à l’interdiction des robots tueurs

Les dirigeants des compagnies d‘intelligence artificielle et de robotique à travers le monde, y compris Elon Musk (Tesla, SpaceX, OpenAI), Demis Hassabis et Mustafa Suleyman (Google DeepMind), ont publié une lettre ouverte appelant les Nations Unies à interdire les armes autonomes, souvent appelées robots tueurs (systèmes d’armes létales autonomes – SALA*), alors que l’ONU retarde les négociations.

Les fondateurs et les PDG de près de 100 entreprises de 26 pays ont signé la lettre, qui met en garde :

« Les systèmes d’armes létales autonomes menacent de devenir la troisième révolution en matière de guerre. Une fois développées, elles permettront de mener des conflits armés à une échelle plus grande que jamais, et à des échelles de temps plus rapides à ce que les humains peuvent concevoir. »

En décembre 2016, 123 nations membres de l’ONU avaient accepté d’aller de l’avant avec des discussions officielles sur les armes autonomes, 19 membres demandant déjà une interdiction totale. Cependant, la prochaine étape des discussions, initialement prévue pour le 21 août 2017 – date de publication de la lettre ouverte – a été reportée au mois de novembre, d’après le magazine en ligne Fortune.

La lettre a été organisée et annoncée par Toby Walsh, un éminent chercheur en intelligence artificielle à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney (University of New South Wales ou UNSW), en Australie. Dans un courriel, il a noté que « malheureusement, l’ONU n’a pas commencé aujourd’hui ses délibérations formelles à propos des systèmes d’armes létales autonomes ».

« Il y a cependant une urgence réelle à prendre des mesures et d’empêcher une course aux armements très dangereuse », Walsh a ajouté : « Cette lettre ouverte témoigne d’une préoccupation claire et d’un solide soutien à l’industrie de la robotique et de l’intelligence artificielle. »

Cité dans le journal The Independent du Royaume-Uni, le professeur Walsh a expliqué, « Presque chaque technologie peut être utilisée à bon ou mauvais escient, et il en est de même pour l’intelligence artificielle. Elle peut aider à résoudre de nombreux problèmes urgents auxquels fait face la société aujourd’hui : l’inégalité et la pauvreté, les difficultés que présentent le changement climatique et la crise financière mondiale actuelle.

« Cependant, cette même technologie peut également être utilisée dans les armes autonomes afin d’industrialiser la guerre. Nous devons prendre des décisions aujourd’hui en choisissant lequel de ces avenirs nous souhaitons. »

La lettre ouverte comprend des signataires tels que :

• Elon Musk, fondateur de Tesla, SpaceX et OpenAI (USA)
• Demis Hassabis, fondateur et PDG de Google DeepMind (Royaume-Uni)
• Mustafa Suleyman, fondateur et responsable de l’Applied AI chez Google DeepMind (Royaume-Uni)
• Esben Østergaard, fondateur et CTO de Universal Robotics (Danemark)
• Jérôme Monceaux, fondateur d’Aldebaran Robotics, fabricant de
s robots Nao et Pepper (France)
• Jürgen Schmidhuber, expert en
deep learning et fondateur de Nnaisense (Suisse)
• Yoshua Bengio, expert en
deep learning et fondateur de Element AI (Canada)

En ce qui concerne les signataires, le communiqué de presse de la lettre a ajouté : « Leurs entreprises emploient des dizaines de milliers de chercheurs, de roboticiens et d’ingénieurs, valent des milliards de dollars et couvrent le globe du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest : l’Australie, le Canada, la Chine, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, l‘Islande, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Mexique, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Russie, Singapour, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et les États-Unis. »

Bengio a expliqué pourquoi il a signé, en disant : « l’utilisation de l’IA dans les armes autonomes blesse mon sens de l’éthique ». Il a ajouté que le développement d’armes autonomes « conduirait probablement à une escalade très dangereuse » et que « cela nuirait au développement de bonnes applications d’intelligence artificielle ». Il a conclu sa déclaration en disant que « c’est une question qui doit être traitée par la communauté internationale, de même à ce qui a été fait dans le passé pour d’autres armes moralement répréhensible (biologiques, chimiques, nucléaires) ».

Stuart Russell, l’un des chercheurs les plus importants du monde en intelligence artificielle et fondateur de Bayesian Logic Inc., a ajouté :

« À moins que les gens ne souhaitent voir de nouvelles armes de destruction massive (ADM) – sous la forme de vastes essaims de micro-drones létaux – se répandant dans le monde entier, il est impératif d’intensifier et de soutenir les efforts des Nations Unies pour créer un traité interdisant les systèmes d’armes létales autonomes. Ceci est vital pour la sécurité nationale et internationale ».

Ryan Gariepy, fondateur et CTO de Clearpath Robotics a été le premier à signer la lettre. Pour le communiqué de presse, il a noté :

«Les systèmes d’armes autonomes sont à la pointe du développement en ce moment et ont un potentiel très réel pour causer des dommages importants aux personnes innocentes et une instabilité mondiale ».

La lettre ouverte se termine par des préoccupations similaires. Il est dit :

« Celles-ci peuvent être des armes de terreur, des armes que les despotes et les terroristes utilisent contre des populations innocentes et des armes piratées pour se comporter de manière indésirable. Nous avons peu de temps pour agir. Une fois que cette boîte de Pandore sera ouverte, il sera difficile de la refermer. Nous implorons donc les hautes parties contractantes de trouver un moyen de nous protéger contre tous ces dangers ».

La lettre a été présentée à Melbourne, en Australie lors de la Conférence conjointe internationale sur l’intelligence artificielle (IJCAI), qui attire un nombre important des plus grands chercheurs du monde en matière d’intelligence artificielle. Il y a deux ans, lors de la dernière réunion de l’IJCAI, Walsh avait publié une autre lettre ouverte, qui appelait les pays à éviter de s’engager dans une course aux armes basées sur l’intelligence artificielle. Jusqu’à présent, cette lettre a été signée par plus de 20 000 personnes, dont plus de 3 100 chercheurs en intelligence artificielle/robotique.

The Independent, Fortune, University of New South Wales, UNSW, Future of Life Institute


* Julien Ancelin, « Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) : Enjeux juridiques de l’émergence d’un moyen de combat déshumanisé », La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 25 octobre 2016, consulté le 02 septembre 2017. URL : http://revdh.revues.org/2543 ; DOI : 10.4000/revdh.2543

Systèmes d’armes létaux autonomes : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Mission permanente de la France auprès de la Conférence du désarmement à Genève
Enjeux et position de la France : “Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) sont des armes potentiellement susceptibles d’identifier, d’engager et de neutraliser une cible sans intervention humaine. Bien que de tels systèmes n’existent pas, l’autonomie de ces systèmes d’armes serait susceptible de poser de nombreuses questions sur le plan moral, juridique ou encore opérationnel. C’est la raison pour laquelle un débat sur la manière d’appréhender ces armes, qui ne font pas encore partie de la réalité stratégique, est nécessaire. Il s’agit d’un débat d’ordre prospectif. Par ailleurs, l’autonomie, qui n’est pas synonyme d’automaticité, fait également naître de nombreux questionnements sur l’opportunité stratégique du développement et de l’utilisation de ces armes. Enfin, si les discussions sur la problématique des SALA ont lieu dans le cadre de la Convention de 1980 sur certaines armes classiques, il n’en existe pas, à ce jour, de définition communément agréée. Il s’agit de l’un des principaux enjeux actuels des débats sur les SALA. Les discussions sur les SALA au sein de la CCAC ont été lancées en 2013, sur initiative française. Compte-tenu de la nature prospective de ces systèmes et de la nécessité de s’accorder sur un périmètre commun de discussions, la France estime nécessaire de poursuivre les échanges au sein de la CCAC, si nécessaire dans le cadre d’un groupe d’experts gouvernementaux. La France a lors d’une intervention à Genève exposé les conditions suivantes pour qu’une arme soit identifiée comme un SALA : aucune forme de supervision humaine ne doit être possible, l’arme doit être mobile dans un espace terrestre, aérien ou marin de manière autonome, être capable de sélectionner une cible et de déclencher le tir d’une munition létale de manière autonome, être capable de s’adapter à son environnement et au comportement des agents qui l’entourent.”

La biométrie dans les pays en développement

Avec un peu plus de 12 ans pour atteindre l’objectif de développement durable de l’ONU, l’objectif 16.91, de fournir une identité juridique universelle d’ici 2030, la technologie conçue pour les pays en développement amène l’ambition à portée de main. Cependant, le marché de la biométrie pour le monde en développement est distinct de celui du monde développé à certains égards importants et le marché mondial en développement devra mûrir pour profiter pleinement de ces technologies de pointe et pour que les bonnes intentions soient atteintes.

En reconnaissant que les systèmes d’identité insuffisants ne sont pas seulement un symptôme, mais en fait un facteur contribuant au sous-développement, l’accès à l’investissement dans les systèmes d’identité et la biométrie a augmenté dans le monde en développement. Le nombre de personnes à l’échelle mondiale sans identité légale diminue rapidement, passant de 1,5 milliard en 2016 à 1,1 milliard en 2017, selon les estimations de la Banque mondiale, car les systèmes d’identification électronique (eID – electronic IDentity) soutenus par la biométrie sont mis en œuvre dans les pays en développement, notamment en Inde avec le programme Aadhaar.

Le dernier milliard de personnes à enregistrer dans les systèmes d’identité juridique, cependant, sera le plus difficile. Les enjeux sont élevés, pour ces personnes, leurs gouvernements et, par extension, toutes les sociétés dans lesquelles ils résident.

« S’ils n’existent pas officiellement, ils ne peuvent pas avoir un intérêt dans la société et, en conséquence, c’est une priorité à laquelle il faut remédier. C’est une priorité pour les agences de développement en raison de l’opportunité d’habiliter les indicateurs de développement », déclare le Président de ID4Africa, le Dr Joseph Atick, en mettant l’accent sur la portée du problème tout au long des efforts des individus et des efforts mondiaux.

Alors que le marché de la biométrie dans les économies les plus développées au monde a évolué à l’origine par l’application de la loi, par le contrôle des frontières, pour une utilisation plus large, la technologie est introduite dans la plupart des pays en développement comme un véhicule pour la prestation de services. « Le concept original de la biométrie, qui était d’amener les méchants, évolue rapidement pour aider les bons », observe Steve Thies, CEO d’Integrated Biometrics.

La plupart des sociétés biométriques les plus importantes au monde sont basées dans les pays les plus riches du monde, tout comme la plupart de leurs clients, et la plupart des revenus de l’industrie proviennent de ces mêmes pays. Les produits et les solutions, par conséquent, ont tendance à répondre à des besoins significativement différents, souvent dans des circonstances très différentes.

Le développement des systèmes d’identité mondiaux nécessitent souvent des programmes d’inscription effectués dans des environnements difficiles, sans l’infrastructure sociale ou technique qui permet la biométrie dans le monde développé. Ils nécessitent également des décisions difficiles, de l’approvisionnement au déploiement, qui sont rendues encore plus difficiles par l’immaturité du marché.

L’importance de l’identité numérique forte pour le développement et l’Agenda mondial 2030 a été reconnue, et la possibilité de poursuivre pour l’identité juridique universelle est déjà en train de frapper.

La biométrie dans le monde en développement

Un aspect des marchés contrastés est une association différente du grand public. Étant donné que les programmes d’identité dans les pays en développement ont tendance à être influencés par les services publics, tels que l’éducation et les soins de santé, le public est moins méfiant à l’égard de l’enrôlement biométrique et souvent plus désireux de participer.

« Leurs points de vue sont très différents », a déclaré le CEO et Président de Credence ID Bruce Hanson à Biometric Update. « Ils veulent s’inscrire. Ils ne veulent pas passer autant de temps à attendre en ligne, alors qu’un administrateur regarde ce document qui est supposé être un diplôme, c’est vraiment plus un morceau de papier qui s’est désintégré dans leur poche. La queue s’étale sur un kilomètre, et le gouvernement dit ‘Attendez une minute, nous ne savons pas qui est cette personne, si elle est admissible’ ».

Un autre programme nigérian, mis en œuvre par la société locale Data Infosec Consult, suit le temps et la fréquentation des enseignants dans le système scolaire public. Ce programme promet une diminution des coûts pour les gouvernements locaux qui gèrent les écoles publiques, mais bénéficie également aux étudiants qui fréquentent ces écoles et, par extension, à toute la société, soutient le CEO de Data Infosec, Harold Monu.

« Outre l’épargne et la réduction du gaspillage, il y a l’avantage social de l’enseignant d’être en classe », a déclaré Monu. « Lorsque le professeur n’est pas dans la salle de classe, même si les enfants sont là, ils n’apprennent pas, puis quelques années plus tard, aucun d’entre eux ne sera parti. Donc maintenant, les enseignants savent, si vous n’êtes pas à l’heure, vous ne serez pas payé, et la présence s’est vraiment améliorée. Nous changeons la façon dont les gens travaillent ».

Le programme se déroule dans les 25 premiers des 774 gouvernements locaux du pays, et déjà des discussions ont commencé pour l’étendre aux écoles secondaires, qui sont dirigées à un autre niveau du gouvernement. Le succès du programme est en partie dû à la capacité de faire respecter la conformité, selon Monu – les enseignants veulent être payés, de sorte qu’ils s’inscrivent. Cependant, le degré de conformité n’a pas été présent pour tous les programmes, car les programmes qui ne motivent pas toutes les parties prenantes sont facilement accessibles.

Le gouvernement nigérian envisage également comment exploiter efficacement l’identité biométrique pour le secteur de la santé. Le succès spectaculaire du programme Aadhaar, qui est en soi responsable de la majeure partie de la réduction du nombre de personnes ayant une identité juridique au cours de la dernière année, est un modèle qui peut servir d’inspiration à d’autres pays en développement, mais ne peut pas être copié trait pour trait. Les différences économiques, gouvernementales et environnementales entre les nations signifient qu’aucun projet ne fait face à la même série de défis.

Les méthodes pour relever tous les défis semblent être disponibles. Réunissant le développement durable des Nations Unies l’objectif 16.9 nécessitera une nouvelle évolution du marché de la biométrie dans les pays en développement, afin d’identifier et de mettre en œuvre les méthodes, les pratiques et les technologies appropriées pour chaque situation.

La technologie

Les défis géographiques et d’infrastructure signifient que l’enrôlement dans les pays en développement doit souvent avoir lieu pour les communautés rurales sur des appareils mobiles, apportés aux gens. Ils doivent pouvoir fonctionner sous tension et hors ligne, se synchronisant avec les bases de données de projet lorsqu’ils peuvent se connecter au réseau. « La technologie doit venir à l’individu », explique Thies. « Le smartphone compatible WiFi est évidemment l’outil de choix pour le monde, comme en témoigne la croissance de la population dans les smartphones ». Les dispositifs d’inscription doivent non seulement être mobiles et alimentés par batterie, mais aussi durables.

Les défis liés aux infrastructures et à l’éloignement dans les pays en développement ne sont pas uniformes, mais même dans leurs technologies actuelles les plus extrêmes sont égaux. En Indonésie, où la quatrième population mondiale est répartie sur des milliers d’îles, avec des conditions climatiques souvent exigeantes, la population a été inscrite à un rythme encore plus rapide que l’Inde avec son programme Aadhaar, selon Hanson.

Les défis environnementaux courants pour les programmes d’inscription comprennent des conditions de température et de poussière extrêmes peuvent causer des problèmes pour les périphériques et la lumière directe du soleil peut empêcher la capture d’image d’empreinte digitale. Pour que les appareils soient vraiment mobiles, ils doivent être léger, ce que souligne Thies, afin de les rendre plus adaptables aux températures extrêmes. En outre, les capteurs d’empreintes digitales émettant des signaux lumineux (LES – light emitting sensor : capteur à luminescence) sont imperméables à la lumière directe du soleil, ce qui les rendent utilisables dans des conditions dans lesquelles il serait nécessaire de trouver un emplacement différent et suffisamment ombragé.

De même, le film électroluminescent est approprié pour l’enrôlement en masse sans avoir à effacer la surface après chaque individu, car il ne collecte pas d’empreintes latentes. Le nouveau dispositif mobile et les technologies biométriques comme celles-ci se combinent pour fournir des capacités qui permettent des programmes précédemment infructueux ou irréalistes.

Parallèlement aux progrès réalisés dans les smartphones et autres appareils mobiles, la technologie back-end a également progressé pour permettre la collecte des données sur un périphérique et ensuite synchronisé avec une base de données centrale via le cloud. Cela facilite non seulement l’inscription, mais aussi permet de rendre l’identité enregistrée portable à d’autres sites à l’aide de la base de données, et potentiellement même à d’autres programmes.

Les parties prenantes semblent presque unanimes dans la conviction que les progrès nécessaires dans la technologie de collecte de données biométriques réalisés au cours des dernières années suffisent à inscrire le milliard de personnes sans identité juridique.

« Nous devons renforcer la capacité en Afrique pour que nous puissions satisfaire aux exigences de 2030 », souligne le Dr Atick. « La technologie est là, l’argent est là, mais les gens – il n’y en a pas assez ».

« La technologie est mature, mais les facteurs politiques et la formation au niveau local sont un défie », estime Monu. « Cependant, nous avons la main-d’œuvre, qui peut être formée, ce qui le rend très réalisable dans un court laps de temps ».

Le développement du marché

La difficulté qui doit être abordée si l’Objectif 16.9 du développement durable de l’ONU doit être atteint n’est donc pas tant une capacité technologique que l’une des capacités en pratique. Cette capacité nécessite un investissement de temps, d’énergie, d’expertise et de ressources. Selon l’économiste principal de la Banque mondiale Robert Palacios, ainsi que le Dr Atick, le mécanisme de sa livraison sera le développement du marché en constante évolution de l’identité mondiale.

[…]

Le projet de fournir une identité juridique forte, numérique et individuelle à 1,1 milliard de personnes est une opportunité avec un potentiel énorme pour les entreprises biométriques. Il existe un grand potentiel de recettes provenant des contrats. Chaque contrat, si le projet qu’il soutient, réussit, pourrait également représenter un marché sur un marché national ou local. En outre, l’amélioration de la couverture, de la prestation et de la durabilité des programmes de prestations sociales, tout en permettant une planification plus efficace des programmes aura un impact majeur sur la vie de plusieurs millions de personnes mal desservies.

Cela peut entraîner un changement positif dans les perceptions publiques mondiales de la biométrie, en équilibrant les associations populaires de l’Ouest avec des drames de la police de la télévision avec de nouvelles images de services publics et des avantages à être livrés avec succès dans de nouveaux endroits, aux personnes qui ne les ont jamais reçues auparavant. Faire de ces images une partie des futurs bonnes nouvelles du monde en développement est un rôle à la disposition des entreprises biométrique si elles choisissent de saisir l’opportunité.

BiometricUpdate


Note :

1 […] L’identité juridique fait partie intégrante des Objectifs de développement durable (ODD) pour l’après-2015 : l’objectif 16.9 presse les États d’offrir à leurs citoyens un accès universel et gratuit (ou peu coûteux) à des informations d’identification solides et reconnues. La communauté internationale devrait unir ses forces dans le but d’atteindre cet objectif car il constitue un élément essentiel pour de nombreux autres ODD. Aujourd’hui, on compte environ 2,4 milliards de personnes dépourvues de toute identité officielle, notamment des enfants de moins de 14 ans dont la naissance n’a jamais été enregistrée et de nombreuses femmes des régions rurales pauvres d’Afrique et d’Asie. Plus précisément, l’objectif 16.9 des ODD a pour but de « fournir une identité juridique à tous les citoyens d’ici 2030, notamment en enregistrant toutes les naissances » : c’est la première fois que le sujet de l’identité est officiellement stipulé en tant qu’objectif de développement à l’échelle mondiale. […]. Les « papiers » d’identité traditionnels sont en règle générale difficiles à étendre aux populations pauvres et isolées. Toutefois, dans les pays en développement, des progrès considérables pourraient être accomplis en élargissant à tous l’accès aux services et aux opportunités grâce à de nouvelles méthodes, consistant par exemple à tirer parti des plateformes mobiles numériques pour permettre aux gens d’obtenir une identité juridique en s’inscrivant en ligne (voir note 13 de la série Connections, « Des ID numériques pour le développement »). […]. L’année dernière, le Groupe de la Banque mondiale a lancé son programme d’identification pour le développement (ID4D) qui vise à répondre à l’objectif 16.9 des ODD avec une approche plurisectorielle et mieux intégrée. Ce programme vise à forger de nouvelles alliances et à réorganiser les stratégies de développement existantes. […] Source : La Banque Mondiale, sept. 2015 – L’identité, objectif du programme de développement pour l’après-2015. Il s’agit de la note n° 19 de la série Connections. Vous pouvez télécharger la version PDF de cette note ici « The Identity Target in the Post-2015 Development Agenda ». Pour en savoir plus sur ce sujet : The Role of Identification in the Post-2015 Development Agenda, World Bank and Center for Global Development, Banque mondiale et Center for Global Development, juillet 2015. La révolution biométrique : Identification for Development: The Biometrics Revolution – Working Paper 315.

Rapport de l’ONU : les robots vont remplacer les deux tiers des emplois dans les pays en développement

D’après des rapports récents, il peut sembler que l’automatisation ne touche que les pays développés.

850 000 emplois supplémentaires vont être automatisés d’ici 2030 au Royaume-Uni
L’intelligence artificielle et l’automatisation : seulement 1,5 % des emplois perdus pourraient être remplacés par les emplois créés
ING Focus Belgique – les emplois les plus « robotisables » (PDF)
L’évolution de l’intelligence artificielle pourrait sonner le glas de nombreuses professions
La Banque d’Angleterre et Bank of America Merrill Lynch annoncent une apocalypse de l’emploi

Mais un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement indique que l’automatisation pourrait également affecter ceux des pays en développement, probablement encore plus.

Le rapport explique que “l’utilisation accrue de robots dans les pays développés risque d’éroder l’avantage traditionnel du coût de la main-d’œuvre des pays en développement”. Il cite un autre rapport de la Banque mondiale qui stipule : «La part des professions qui pourraient subir une automatisation importante est en fait plus élevée dans les pays en développement que dans les pays plus avancés, où le nombre de ces emplois ont déjà disparu». Cela signifie que les emplois peu qualifiés dans les pays en développement sont plus vulnérables puisque ces emplois pourraient également être effectués par des robots, ce qui entraînerait un déplacement de main-d’œuvre peu qualifiée dans ces pays. Cela représente environ les “deux tiers de tous les emplois” que les pays en développement pourraient perdre face à l’automatisation.

Il affirme que l’automatisation pourrait courir le risque de voir une activité économique, comme l’industrie manufacturière, être relocaliser vers les pays développés à partir de pays en développement. Le reshoring (relocalisation de la production, lire Les Echos, sept. 2012) est l’acte de ramener la fabrication nationale dans un pays. C’est déjà le cas aujourd’hui, mais selon le rapport, elle se produit à un rythme lent.

Ce qui est vraiment en jeu ici, c’est le comportement des sociétés à la recherche du profit. Dans une économie mondialisée, les changements opérés au niveau de la force de travail ne se font pas sentir uniquement dans les pays riches, mais partout dans le monde. Les pays qui ont le plus de robots connaîtront vraisemblablement le plus gros gain de productivité, note le rapport – en matière d’automatisation, la Chine est actuellement en tête du peloton, selon l’ONU – mais c’est ignorer les pays qui n’ont actuellement pas assez de richesses pour s’offrir des robots compétitifs.

Le bilan de l’étude reste pourtant assez sombre : il y aura beaucoup moins d’emplois sur le marché dans les pays développés, et beaucoup, beaucoup moins dans les pays pauvres.

Motherboard, UNCTAD, World Bank

Des scientifiques demandent l’approbation de l’ONU pour créer Asgardia « la première nation de l’espace »

credit: http://asgardia.space/

Des plans ambitieux pour créer la première nation au monde dans l’espace ont été dévoilés cette semaine dans l’espoir d’inaugurer une nouvelle ère dans l’ère spatiale. Igor Ashurbeyli, chef de l’Aerospace International Research Center (AIRC) à Vienne et président de la science du comité de l’espace de l’UNESCO dirige l’initiative en étroite collaboration avec un groupe de scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs et experts juridiques.

Asgardia, nom d’une ville dans la mythologie nordique, fonctionnera comme un pays souverain où les citoyens pourront par la suite vivre, travailler et de suivre leurs propres règles et règlements — autrement dit, si tout se passe comme prévu. Ashurbeyli espère parvenir une reconnaissance des Nations Unies pour Asgardia, une nation de l’exploration scientifique, libre de restrictions géopolitiques, mais aucun mot encore sur la question de savoir si cela se produirait réellement.

En plus de l’adhésion de l’ONU, le but ultime des fondateurs est de construire un bouclier de haute technologie dans l’espace qui protégera les êtres humains sur la Terre des « menaces cosmiques, artificielles et naturelles… telles que des débris spatiaux, les éjections de masse coronale et les collisions d’astéroïdes. » La première étape est d’envoyer son propre satellite en 2017 et de commencer les efforts visant à ouvrir l’accès à l’espace.

Le projet est encore à ses débuts, mais l’équipe derrière elle espère que la publicité qu’il recueille maintenant, attirera des chercheurs talentueux prêts à travailler sur la réalisation d’Asgardia. Que signifie, faire partie de cette nation ? Les Asgardiens resteront physiquement sur Terre, mais deviendront aussi des citoyens de cette nouvelle nation de l’espace, dont les fondateurs espèrent un jour adhérer à l’ONU. À terme, ces citoyens pourraient se rendre à la nation de l’espace.

« Nous n’avons vu aucune tentative de nation auparavant. Ce serait donc une première, » déclare Ram Jakhu, un membre-fondateur d’Asgardia, à Business Insider. “We’ll start small and eventually people will be going there, and working, and having their own rules and regulations” … Cette installation deviendra une nation indépendante ».

Les détails concernant la faisabilité de ce plan audacieux sont vagues. Aucune précision n’a été apportée sur, si oui, ou non les lois spatiales actuelles permettraient à un pays de se déclarer en tant qu’entité souveraine autonome dans l’espace. De même, les détails techniques, la logistique et le financement du projet n’ont pas été détaillés, mais le projet soulève des questions importantes à propos de comment la colonisation de l’espace devrait être traitée à l’avenir.

Business Insider, Asgardia

Comment la technologie pourrait faciliter et détruire l’immigration légale

Par Zoltan Istvan, 7 juillet 2016

L’immigration – c’est l’un des sujets brûlants de l’élection de 2016. Le Républicain Donald Trump veut construire un mur immense entre les États-Unis et le Mexique. La Démocrate Hillary Clinton veut rendre plus simple la venue des immigrants en Amérique. Les opinions des candidats présidentiels sur l’immigration et ses effets en Amérique sont diamétralement opposées.

Malgré cela, ni Trump ni Clinton ne parlent de la question qui pourrait redéfinir l’immigration plus que n’importe quoi d’autre dans le prochain quart de siècle : la technologie. La technologie de surveillance, les programmes de reconnaissance faciale, les drones, les implants sous-cutanés de puces sont tous là – et se banalisent. Leurs utilisations dans, qui nous laisserons entrer en Amérique – et comment nous le permettrons – jouera un grand rôle pour l’immigration dans le futur.

J’ai suggéré que nous ayons une discussion sur le puçage des réfugiés adultes venant de nations reconnues comme terroristes pendant les trois premières années de leur séjour en Amérique pour mieux les surveiller. De cette façon, nous pouvons dissiper les préoccupations sur le terrorisme, et nous assurer que les réfugiées complètent la vie américaine – plutôt que de la nuire.

Les implants sous-cutanés de puce (dans la main), par exemple, prennent quelques secondes à installer et tout autant à désinstaller. Et ils peuvent être utilisés pour une multitude de choses, comme faire ses paiements par carte de crédit*, transporter des informations importantes, démarrer une voiture sans les clés, et à des fins de traçage.

Bien que certains pensent que c’est autoritaire, je crois que la moitié des américains recevront un implant ou une puce tatouée pour simplifier les fonctionnalités technologiques de leur vie dans la prochaine décennie. Faire avancer les choses avec des réfugiées de pays reconnus comme terroristes n’est donc pas si exagéré que ça – surtout si cela rend les membres du Congrès plus compatissants pour les laisser venir en Amérique. Et c’est la raison principale du puçage des réfugiés – que cela soit la carotte dont les membres du Congrès Démocrates et Républicains aient besoin pour passer des lois et en  sauvant des centaines de milliers de vies en acceptant aux États-Unis des réfugiés déchirés par la guerre. Si nous ne créons pas de scénario bipartisan acceptable dans lequel nous laissons venir les réfugiés, alors des millions d’êtres humains innocents continueront d’être tués et menacés dans des villes entièrement détruites et des zones de guerre.

Une idée, que je soutiens avec attention, est une meilleure coopération des gouvernements nationaux. Malgré le choc du Brexit, une forme relâchée de gouvernement mondial démocratique est probablement inévitable sur le long terme. La technologie fera en sorte que la mondialisation soit la façon optimale de gouverner, et non le nationalisme.

Whatever happens, the way we look at immigration is about to undergo major changes because of technology.

Curieusement, il est même possible que la technologie puisse un jour être du côté receveur de l’immigration, où des robots et des intelligences artificielles (éventuellement avec des droits à la personnalité) en provenance de Chine et d’Allemagne doivent se soumettre à des autorisations d’immigration afin d’être en mesure d’opérer en Amérique. Et certaines de ces technologies pourraient être si sophistiquées (ou si pauvres en performance) qu’elles ne seraient pas autorisées du tout – parce qu’elles créeraient une disruption économique ressentie dans l’économie et le statu quo.

Quoi qu’il arrive, la façon dont nous regardons l’immigration est sur le point de subir des changements majeurs en raison de la technologie. A travers tout cela, nous devons maintenir à la fois un sentiment de compassion pour les individus en quête d’avoir une vie meilleure, et une sens de la rationalité pour les décisions économiques et sécuritaires des gouvernements nationaux qui tentent de faire face à la situation épineuse des nouveaux arrivants (et les nouvelles technologies) entrant en permanence dans leurs sociétés.

* Notes:

Trexit ? Transnationalisme et Transhumanisme et pourquoi ils sont les véritables enjeux de 2016

Expérience de Bitcoin avec une puce NFC : une clé privée implantée

Le système de reconnaissance faciale du FBI a accès à 411 millions de photos

Traquer vos enfants via une micropuce

Est-ce que l’US Navy planifie d’implanter des micro-puces ?

Une micropuce devient obligatoire au Royaume-Uni pour les chiens

Total Contrôle – Arte

Patrouille du futur : plutôt cop ou Robocop ?

Itélé : bientôt une mini-puce implantée sous la peau

Implants, puces et transhumains

Traduction Thomas Jousse

Motherboard

Nick Bostrom parle sur le risque de l’IA à l’ONU

Le Professeur Nick Bostrom a informé les représentants politiques du monde entier sur les risques nationaux et internationaux de sécurité posés par l’intelligence artificielle et d’autres technologies d’avenir lors d’un événement de l’ONU le 7 octobre 2015.

Il a été invité à prendre la parole lors d’une réunion spéciale portant sur les défis posés par les matériaux et armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) tenue lors de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU.

L’événement a été organisé par les représentants de la Géorgie, en collaboration avec l’United Nations Interregional Crime and Justice Research Institute (UNICRI), dans le but de comprendre les implications des nouvelles technologies, assurer le développement responsable et atténuer toute utilisation abusive.

La Géorgie, avec le soutien de l’UNICRI, a été le premier pays à élaborer un plan d’action national CBRN, maintenant approuvée et adoptée par son gouvernement.

Le Professeur Bostrom dit à la réunion que les risques résultant de l’activité humaine constituaient une bien plus grande menace pour l’avenir de l’humanité au cours du prochain siècle, que les catastrophes naturelles.

“Tous les très gros risques existentiels sont dans la catégorie d’origine anthropique”.

Les humains ont survécu aux tremblements de terre, épidémies, grèves d’astéroïdes, mais dans ce siècle, nous allons introduire des nouveaux phénomènes et facteurs  dans le monde. La plupart des menaces plausibles ont à voir avec les technologies futures.

source : Oxford Martin School