Transhumanisme. Utopie ou néofascisme ?

Humanité Dimanche, 30 juillet 2015

2045, l’intelligence des machines va nous dépasser… 2030, vous serez tous équipés de prothèses. Les transhumanistes imaginent ainsi améliorer l’espèce humaine par la technologie et la science, tuer la mort en quelque sorte. A priori, on aurait envie de reléguer ces scénarios au rayon science-fiction. En réalité, c’est un projet sérieux, à la fois structuré philosophiquement et politiquement. Issu des libertariens, le mouvement s’épanouit grâce aux millions déversés par les géants du numérique. Balade en Transhumanie, un monde où l’espèce humaine doit disparaître…

lire la suite, télécharger le PDF

[note admin : Les extropiens constituent un groupe de transhumanistes fondé par Tom M. Morrow et Max More. En 1990, un code plus formel et concret pour les transhumanistes libertariens prend la forme des Principes transhumanistes d’Extropie (Transhumanist Principles of Extropy, traduction française), l’extropianisme étant une synthèse du transhumanisme et du néolibéralisme.

Transhumanisme et génétique humaine

L’Observatoire de la génétique No 16 – mars-avril 2004

Klaus-Gerd Giesen Université d’Auvergne

Les transhumanistes représentent-ils simplement une secte d’illuminés technophiles issus de la classe moyenne, en mal d’ascension sociale et de sensations fortes ? Le rêve d’un être humain programmable à l’image mécaniste d’un logiciel d’ordinateur et produit par des techniques de sélection, d’élimination ou de manipulation biologique, que les éleveurs appliquent aux espèces animales, n’est-il pas fantasmagorique ? Raisonner ainsi signifierait sous-estimer un courant de pensée transhumaniste qui prend de l’ampleur et qui a surtout conscience du moment historique que nous vivons sur les plans tant technique qu’idéologique.

Téléchargez le PDF

voir aussi : Humanisme et transhumanisme : l’Homme en question

Humanisme et transhumanisme : l’Homme en question

L’Observatoire de la génétique No 26 – février-mars 2006

Eric de Rus est Professeur de philosophie à l’Académie de Toulouse, et doctorant en philosophie à Lyon (France).

Dans un article publié en 2004 dans l’Observatoire de la génétique, Klaus-Gerd Giesen concluait qu’il ne fallait pas sous-estimer les impacts potentiels du mouvement transhumaniste, défendu par ceux qui appellent de leurs vœux la création d’un «post-homme» grâce aux nouvelles technologies et en particulier à celles liées à la génétique. Sur la base de ce texte, Eric de Rus reprend cette réflexion en adoptant une perspective philosophique. L’auteur nous rappelle tout d’abord les principes fondamentaux qui sont à la base de l’humanisme et que réfutent les transhumanistes. Il démontre ensuite qu’en rejetant l’idée d’une nature humaine, les transhumanistes se heurtent à des impasses incontournables, qui, ultimement, font de leur projet un projet inhumain, égoïste et destructeur.

Nous nous attacherons plus précisément à démontrer que le rejet de l’humanisme classique tel que professé par le transhumanisme nous apparaît au moins doublement problématique. En effet, nous verrons en premier lieu que le transhumanisme réserve un sort ambigu, voire contradictoire, à la notion de nature humaine. En second lieu, nous démontrerons que la thèse transhumaniste aboutit à des conséquences éthiquement inacceptables.

Téléchargez le PDF

voir aussi : Transhumanisme et génétique humaine

La critique du transhumanisme (PDF)

Klaus-Gerd Giesen, Nicolas Le Dévédec et Gaëlle Le Dref émettent une critique sur le Transhumanisme. Cependant, nous nous sommes plus particulièrement penchés sur le texte de Klaus-Gerd Giesen qui émet un avis tranché sur cette philosophie actuellement omniprésente dans les médias. Plusieurs de ses idées retiennent notre attention et sont propices au débat :

– Klaus-Gerd Giesen dénonce une augmentation de l’homme qui ne sera accessible qu’à une minorité; à l’élite d’aujourd’hui. Dès lors, le Transhumanisme ne serait-il pas le point de départ de Castes génétiques ?

– Dans une société de crise telle que nous connaissons, l’espoir se fait mince, l’Homme se désillusionne, la pression de la société pour faire de nous des êtres parfaits et productifs étouffe l’individu. Le Transhumanisme suscite l’engouement et la fascination. Néanmoins, ne serait-il pas un outil de la société Capitaliste qui permettrait de renforcer ses idéaux et la dépression sociale ?

Mais aussi : le rôle de la cybernétique dans l’abolition des frontières Homme-Machine, l’Évolutionnisme Informationnel et d’autres thématiques sont abordées par Klaus-Gerd Giesen. Critique basée sur les propos d’experts tels que Nick Bostom, James Hughes mais aussi Natasha Vita-More.

Cet article permet d’avoir une autre vision du Transhumanisme qui n’est pas encore mise en avant dans les médias. Cela reste le point de vu personnel de l’auteur mais cela permet d’exercer son esprit critique. A la suite de cet article, se trouvent deux autres dossiers « L’Homme face à l’évolutionnisme » et « De l’humanisme au post humanisme : les mutations de la perfectibilité humaine » qui sont intéressants pour approfondir la compréhension de ce mouvement (origine, enjeux..).

La critique du Transhumanisme

Thèmes :
Transhumanisme
Post-humanisme
Homme augmenté
Cyborg
Singularité

La critique du transhumanisme

Klaus-Gerd Giesen
Transhumanisme et génétique humaine…………..1
Avril 2004

Nicolas Le Dévédec
De l’humanisme au post-humanisme : ……………..9
les mutations de la perfectibilité humaine
Décembre 2008

Nicolas Le Dévédec
La démocratie à l’épreuve du post-humain : ……. 25
médicalisation de la société, dépolitisation de la perfectibilité
Août 2009

Gaëlle Le Dref
L’homme face à l’évolutionnisme : …………………. 53
un animal paradoxal

Nicolas Le Dévédec et Fany Guis
L’humain augmenté, un enjeu social………………. 68
juillet 2012

Hors-sol et Pièces et Main d’œuvre
Politis et le transhumanisme : ………………………… 89
une autre réification est possible
août 2013