La police de New York déploie un chien robot

Au grand dam des habitants du quartier, le service de police de la ville de New York a sorti son tout dernier jouet : un chien robot. Le chien robot, un modèle Spot fabriqué par Boston Dynamics, a fait une apparition dans un immeuble de logements sociaux. Des vidéos prises sur place montrent le chien robot entrant et sortant du hall de l’immeuble.

Le spectacle a suscité l’indignation de nombreux passants qui ont exprimé de manière audible leur mécontentement face à cette apparence dystopique digne de “Black Mirror”.

“Je n’ai jamais rien vu de tel de toute ma vie”, déclare la personne qui filme la vidéo.

La police a déclaré au New York Times que le robot, surnommé “Digidog”, n’a pas joué un rôle actif dans l’opération. Le chien robot n’a peut-être pas joué un rôle actif dans l’arrestation, mais le fait qu’un escadron de police armé déploie un robot sur une scène de crime active suscite des inquiétudes quant aux libertés civiles et à l’avenir de la police.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) dénonce depuis longtemps l’utilisation de chiens robots par les forces de l’ordre comme un abus de pouvoir flagrant.

“L’une des choses qui rendent ces robots si inquiétants, c’est que tout le monde comprend implicitement que la possibilité de les armer continuera de planer comme un fruit défendu tentant pour les forces de l’ordre”, a déclaré Jay Stanley, analyste politique principal.

La vidéo fait suite à plusieurs cas de déploiement du chien robot par le personnel de la police sur la voie publique. La police a affirmé qu’elle utilisait les robots pour sauver des vies.

“La police de New York utilise des robots depuis les années 1970 pour sauver des vies lors de prises d’otages et d’incidents liés aux matières dangereuses. Ce modèle de robot est testé pour évaluer ses capacités par rapport à d’autres modèles utilisés par notre unité de service d’urgence et notre équipe de déminage.”

L’armée française teste le chien robot de Boston Dynamics

Boston Dynamics a tenté de se justifier sur le fait que ses produits sont utilisés non seulement par les services de police du monde entier, mais aussi par les forces armées.

Credit: Saint-Cyr Coëtquidan

Récemment, on a appris que la principale école militaire de l’armée française, l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, avait déployé un chien robot Spot lors d’un exercice d’entraînement de deux jours.

Au cours de l’exercice, les soldats ont simulé la prise d’un carrefour, des actions défensives de nuit et de jour, et un test de combat en milieu urbain, selon un article blog Ouest-France. Les sources citées dans l’article affirment que les robots ont ralenti les opérations mais ont contribué à assurer la sécurité des troupes.

Ils ont ajouté que l’un des problèmes était la durée de vie de la batterie de Spot : il est apparemment tombé à court de jus pendant un exercice et a dû être évacué.

Qu’il soit utilisé pour la reconnaissance ou le combat actif, l’avenir de Spot est tout sauf certain.

IA, robots et droit

L’intelligence artificielle et la robotique constituent incontestablement des leviers de croissance de nature à modifier, en profondeur, les modes de production et les modèles économiques existants, en plus de susciter, pour certaines de leurs formes, de nouveaux types de rapports sociaux qui ne seraient pas purement humains.

La singularité du robot dans l’espace juridique a vocation à s’accentuer ; symétriquement, tandis que la pertinence de la qualification de bien meuble décroît, la nécessité de doter le robot intelligent d’un statut juridique inédit se fait plus pressante.

Ce mouvement en vases communicants a ceci de particulier qu’il semble à la fois unilatéral et irréversible : la puissance de l’industrie robotique, l’implication des plus grands acteurs de l’économie numérique, l’importance des enjeux financiers, l’engouement de la recherche et l’appétence sociale constituent, ensemble, une assise particulièrement solide à l’avènement de la robotique intelligente.

Une fois la rupture technologique consommée – résultant de la liberté dont disposera bientôt le robot, elle-même continuellement renforcée par ses capacités d’apprentissage -, le droit n’aura d’autre choix que de s’aligner.

En France comme en Europe et dans le monde, les cadres réglementaire et éthique commencent déjà à se dessiner. Cet ouvrage complète le Minilex Droit des robots publié en 2015 en passant en revue toutes les disciplines : droit de la personne, droit de la consommation, contrat, responsabilité, assurance, propriété intellectuelle, droit pénal, données personnelles, sécurité, éthique, droit à la transparence des algorithmes, neurodroit, etc., mais également des technologies (chatbots, blockchain, bionique, neurosciences, etc.) et des secteurs d’activité (usine 4.0, armement, banque et finance, justice, santé, etc.).

Il comporte en outre une analyse comparative de 21 chartes éthiques et codes de conduite, qui permettent dans un premier temps d’accompagner ces mutations technologiques dans la zone Europe, Asie, États-Unis et France.

Préfaces de Olivier Guilhem, Directeur juridique de SoftBank robotics, Bruno Maisonnier, Fondateur de AnotherBrain.

Alain Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris, spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication et fondateur de Lexing ®, premier réseau international d’avocats technologues dédié au droit des technologies avancées. Il est également président et fondateur de l’Association du droit des robots (ADDR).

Jérémy Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris et ingénieur diplômé de l’École Spéciale des Travaux publics (ESTP Paris). Il dirige le département Droit de l’IA et des technologies robotiques du cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats. Il est également membre de l’Association du droit des robots (ADDR).

Facebook dévoile des projets de robotique secrets

Facebook a levé le voile sur ses recherches en robotique. La société a publié un billet de blog détaillant trois de ses projets de robotique. Chacun d’entre eux vise à trouver des moyens pour que les robots apprennent par l’expérience plutôt qu’à partir de données préparées à des fins de formation – une compétence qui, selon Facebook, pourrait avoir des implications au-delà du cadre de la robotique.

“Ce travail conduira à des robots plus performants”, écrit Facebook dans l’article, mais plus important encore, cela aboutira à une intelligence artificielle capable d’apprendre de manière plus efficace et de mieux généraliser de nouvelles applications.

L’un des projets vise à permettre à un robot à six pattes d’apprendre à marcher par lui-même. Un autre étudie comment le fait d’équiper les robots de “curiosité” pourrait améliorer le processus d’apprentissage, tandis qu’un troisième projet se concentre sur la possibilité pour les robots d’apprendre par la détection tactile, ou le toucher.

Le monde réel est en désordre, c’est difficile, a déclaré à Business Insider Roberto Calandra, chercheur scientifique de la division IA de Facebook. Le monde n’est pas un endroit parfait. Donc, le fait que nous essayons de développer des algorithmes qui fonctionnent sur de vrais robots aidera à créer des algorithmes [d’IA] qui, d’une manière générale, seront plus fiables, plus robustes et apprendront plus rapidement.

Business Insider

La Chine, prochaine superpuissance de l’intelligence artificielle?

L’année dernière, le gouvernement chinois annonçait ses intentions de devenir le leader de l’intelligence artificielle d’ici 2030. Comme l’explique Eric Schmidt : « C’est assez simple. D’ici 2020, ils auront rattrapé leur retard. D’ici 2025, ils seront meilleurs que nous. D’ici 2030, ils domineront toutes les industries de l’intelligence artificielle. » Et les chiffres ne mentent pas. PricewaterhouseCoopers a récemment estimé que le déploiement de l’intelligence artificielle devrait apporter 15,7 billions de dollars supplémentaires au PIB mondial d’ici 2030, dont 7 billions à celui de la Chine, éclipsant les 3,7 billions de l’Amérique du Nord. En 2017, la Chine représentait 48 % du financement mondial destiné aux startups en intelligence artificielle, comparativement à 38 % pour les États-Unis. Les investissements chinois dans l’intelligence artificielle, les puces et les véhicules électriques auraient déjà atteint les 300 milliards de dollars.

Comme l’indique Kai-Fu Lee dans son livre intitulé AI Superpowers, quatre facteurs principaux contribueraient à faire pencher la balance en faveur de la Chine.

1. Des données abondantes

Le plus grand avantage de la Chine réside possiblement dans l’importante quantité de données dont elle dispose. La plateforme WeChat de Tencent compte à elle seule plus de 889 millions d’utilisateurs actifs par jour. C’est plus que l’ensemble de la population européenne. Les achats effectués en ligne sont près de deux fois plus importants en Chine qu’aux États-Unis. Mais l’avantage de la Chine en matière de données ne se limite pas à la quantité.

Alors que la Chine assiste à une explosion du nombre de startups O2O (online-to-offline), leurs données créent une nouvelle couche de renseignement sans équivalent en Occident. Alors que les données de paiement et de transport des utilisateurs américains sont fragmentées sur différentes plateformes, les géants chinois de l’intelligence artificielle comme Tencent créent des écosystèmes en ligne unifiés qui concentrent l’ensemble des données de chaque utilisateur en un seul endroit. Cela leur permet de générer des cartes complexes répertoriant des centaines de millions de comportements d’utilisateurs.

Avec la montée en puissance inégalée du vélo en libre-service comme l’Ofo et le Mobike en Chine, les entreprises chinoises peuvent désormais exploiter des cartes profondément texturées sur les déplacements de chacun, leur permettant d’en savoir long sur leurs habitudes d’allées et venues, tant pour le travail que pour le supermarché. Avec l’explosion des capacités de la reconnaissance faciale en Chine, ces cartes comportent de plus en plus de visages, même lorsque l’utilisateur n’est pas en ligne. En faisant correspondre le comportement des utilisateurs en ligne à leur monde physique, les entreprises chinoises de technologie bénéficient de données qui leur offrent un avantage considérable sur leurs homologues de la Silicon Valley.

La police chinoise ajoute des lunettes de reconnaissance faciale à leur arsenal de surveillance

2. Des entrepreneurs affamés

Andrew Ng, fondateur et ancien directeur de Google Brain, a noté l’engouement acharné des entrepreneurs chinois : « Le travail est effectué beaucoup plus rapidement en Chine que dans la majeure partie de la Silicon Valley. Quand vous repérez une opportunité d’affaires en Chine, le temps dont vous disposez pour la saisir est très court ».

Avec l’explosion de l’expertise chinoise en intelligence artificielle, ces entrepreneurs se débarrassent enfin de leur ancienne réputation d’« imitateurs », et créent des entreprises sans équivalent en Occident. La Chine, qui abrite aujourd’hui trois des sept géants de l’intelligence artificielle (Baidu, Alibaba et Tencent), est également le théâtre d’un écosystème florissant de startups en intelligence artificielle.

Pas plus tard que cette année, la société chinoise SenseTime, spécialisée en vision artificielle, est devenue la startup la plus lucrative au monde dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ayant développé des technologies capables d’identifier votre visage, d’estimer votre âge et même de découvrir vos habitudes d’achat, SenseTime est maintenant un leader mondial dans les technologies de reconnaissance faciale. La société a levé 620 millions de dollars dans le cadre de sa ronde de financement Série C+ annoncée en mai dernier, pour une valeur de plus de 4,5 milliards de dollars. Et SenseTime n’est pas la seule de sa catégorie. En avril dernier, la Chine comptait 168 licornes, évaluées collectivement à plus de 628 milliards de dollars.

Un système intelligent de gestion du comportement en classe

3. Une grande expertise en intelligence artificielle

Il est important de noter que la Chine n’est qu’une nouvelle venue dans ce secteur. Quand l’apprentissage profond (deep learning) a connu sa grande percée en 2012, la Chine venait à peine de prendre part à la révolution de l’intelligence artificielle. Mais en quelques années à peine, la communauté chinoise de l’intelligence artificielle a rapidement rattrapé son retard. La majorité des chercheurs en intelligence artificielle les plus réputés au monde se trouvent toujours aux États-Unis (au profit d’entreprises comme Google), mais les géants chinois de la technologie sont rapidement en train de combler l’écart. Déjà dans le monde universitaire, les chercheurs chinois de l’intelligence artificielle sont côte à côte avec leurs contemporains américains. Au cours de la conférence 2017 de l’AAAI, un nombre égal d’articles acceptés provenaient de chercheurs américains et chinois.

Nous avons également constaté une collaboration accrue entre les plus grandes entreprises de technologie chinoises et les étudiants de talent émergents. Tencent, par exemple, parraine des bourses d’études pour des étudiants d’un laboratoire de l’Université des sciences et de la technologie de Hong Kong, leur donnant ainsi accès à une masse de données WeChat. De leurs côtés, Baidu, Didi et Tencent ont tous mis sur pied leurs propres laboratoires de recherche.

La société chinoise Face++ est désormais le leader mondial de l’intelligence artificielle en reconnaissance de visages et d’images, devançant les meilleures équipes de Google, Microsoft et Facebook lors du concours de reconnaissance d’images COCO 2017. La société de logiciels de reconnaissance vocale iFlyTek n’a pas seulement supplanté DeepMind d’Alphabet, Facebook et Watson d’IBM dans le traitement du langage naturel, elle l’a fait dans sa « langue seconde », l’anglais. Cette entreprise, la plus importante au monde dans le traitement du langage, a développé une technologie de pointe qui devrait un jour permettre la traduction instantanée de la parole dans n’importe quelle langue.

Une technologie pour lire les émotions des employés chinois

4. Les directives du gouvernement chinois

Le jour où AlphaGo de DeepMind a battu le chinois Ke Jie, alors champion du monde au jeu de Go, est entré dans l’histoire comme l’« événement Spoutnik » de la Chine. Dans les deux mois qui ont suivi cette victoire de l’intelligence artificielle, le gouvernement chinois a annoncé son plan visant à faire de la Chine le centre mondial de l’innovation en intelligence artificielle, avec l’objectif d’atteindre le billion de yuans (environ 150 milliards de dollars US) dans ce secteur d’ici 2030.

Au cours de la dernière décennie, les dépenses du gouvernement chinois en matière de recherche sur les STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) ont augmenté de deux chiffres d’une année à l’autre. Les maires de tout le pays ont construit des incubateurs d’innovation, fournissant des fonds à capital-risque soutenus par le gouvernement, couvrant même le loyer et ouvrant des avenues pour les startups et les accélérateurs en intelligence artificielle. Pékin prévoit d’investir 2 milliards de dollars dans un parc de développement de l’intelligence artificielle, qui abriterait jusqu’à 400 entreprises et un laboratoire national d’intelligence artificielle, stimulant la recherche-développement, les brevets et l’innovation sociale. Des zones comme le nouveau district de Xiong’an s’affairent à la construction de villes entières d’intelligence artificielle pour les deux prochaines décennies, centrées autour de véhicules autonomes, de routes équipées de panneaux solaires et d’infrastructures équipées de systèmes de vision par ordinateur.

La Chine construit un parc industriel pour la recherche sur l’IA

Enfin, les administrations locales ont commencé à s’associer aux plus importantes sociétés chinoises de l’intelligence artificielle pour construire des complexes parti-entreprise. Agissant à titre d’« équipes nationales », des entreprises comme Baidu, Alibaba, Tencent et iFlyTek collaborent avec des organisations nationales comme le National Engineering Lab for Deep Learning Technologies de Chine pour faire avancer la recherche et stimuler l’innovation.

Mot de la fin

Autrefois négligé et perçu comme un marché d’imitateurs cherchant de l’inspiration et du savoir-faire du côté de la Silicon Valley, l’écosystème chinois de l’intelligence artificielle a largement dépassé ce stade. Propulsé par une abondance de fonds gouvernementaux, la refonte des infrastructures intelligentes, des recherches de pointe en intelligence artificielle et certains des entrepreneurs les plus dynamiques au monde, le train chinois de l’intelligence artificielle ne semble pas près de ralentir.

traduction Mathieu Lepage

Peter Diamandis blog

La Maison Blanche lance un groupe de travail sur l’intelligence artificielle

Le Comité spécial sur l’intelligence artificielle, un effort du National Science and Technology Council, a été annoncé le 10 mai lors d’un événement de la Maison-Blanche qui a accueilli des représentants de géants de la technologie tels que Google, Amazon et Facebook. L’annonce de Michael Kratsios, directeur adjoint de la technologie à la Maison Blanche, était pleine d’aspiration, décrivant comment les efforts de robotique qui ont vu le succès pourraient être utilisés comme modèles pour stimuler la croissance de l’emploi pour les travailleurs touchés par l’automatisation.

Un communiqué de presse de la Maison Blanche sur “l’intelligence artificielle pour le peuple américain” note les efforts déjà faits par l’administration Trump pour renforcer l’industrie de l’intelligence artificielle et donner la priorité à la recherche et au développement, ainsi que prendre des mesures pour s’assurer que les travailleurs américains sont prêts pour la révolution de l’automatisation. Kratsios reconnaît que les pertes d’emplois résultant de l’IA sont maintenant une priorité pour l’administration. “Dans une certaine mesure, le déplacement de l’emploi est inévitable”, a-t-il déclaré. “Mais nous ne pouvons pas rester inactifs, espérant que le marché finira par régler le problème. Nous devons faire ce que les Américains ont toujours fait : s’adapter.”

“Nous sommes à la veille de nouvelles révolutions technologiques qui pourraient améliorer pratiquement tous les aspects de nos vies, créer de nouvelles richesses pour les travailleurs et les familles américaines et ouvrir de nouvelles frontières audacieuses dans les domaines de la science, de la médecine et de la communication”. Président Donald J. Trump

Kratsios a noté que le Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison Blanche allait bientôt publier un plan quinquennal pour améliorer l’éducation STEM (acronyme de science, technology, engineering, and mathematics), y compris des mesures pour augmenter le nombre d’étudiants travaillant dans la recherche sur l’intelligence artificielle.

Les États-Unis investissent déjà beaucoup dans l’intelligence artificielle; Selon le Washington Post, la Maison Blanche estime que le gouvernement américain a dépensé plus de 2 milliards de dollars en 2017 pour des programmes de développement d’intelligence artificielle non classifiés, ainsi qu’un montant inconnu sur l’intelligence artificielle pour des utilisations classifiées comme la défense ou la collecte de renseignements. En outre, les investisseurs privés dans le pays dépensent plus dans les startups de l’Intelligence Artificielle que toute autre industrie, dépensant environ 21 milliards de dollars en entreprises d’Intelligence Artificielle en 2016.

Comment éviter les pertes d’emplois technologiques

Kratsios a déclaré que l’administration actuelle poursuivra ces investissements : “Pour réaliser le plein potentiel de l’IA pour le peuple américain, il faudra les efforts combinés de l’industrie, du milieu universitaire et du gouvernement.”

Il suggère également que la recherche sur l’intelligence artificielle pourrait être améliorée en ouvrant l’accès aux vastes gisements de données financées par les contribuables du gouvernement d’une manière qui ne compromet pas la vie privée ou la sécurité. Les données financées par les contribuables constituent une catégorie assez vaste, englobant tout, de la recherche scientifique nationale aux infrastructures de la ville en passant par les dépenses de santé.

Comment la technologie affecte les emplois en Asie

Impact de la technologie sur l’emploi

Selon un rapport publié cette semaine par la Banque asiatique de développement, l’économie asiatique bénéficiera globalement de l’automatisation en raison de sa productivité élevée et de la création de meilleurs emplois – mais elle prévient également que certains emplois sont également en danger. Le déplacement des travailleurs dû à la technologie est réel, mais avec les bonnes compétences, la formation et la réglementation, l’Asie peut surmonter ce défi.

Le rapport présente également des analyses économiques de 45 économies, y compris la République populaire de Chine, l’Inde et l’Indonésie. La publication examine les perspectives de l’Asie par sous-région : Asie centrale, Asie de l’Est, Asie du Sud, Asie du Sud-Est et Pacifique.

Selon l’International Federation of Robotics, les entreprises asiatiques ont acheté 190 492 robots en 2016, soit une hausse de 19% par rapport à l’année précédente. C’est la plus importante croissance que dans n’importe quelle autre région du monde.

Jusqu’à présent, les secteurs les plus automatisés sont ceux de l’automobile et de l’électronique, qui ne représentent plus que 13% des emplois manufacturiers de la région.

Les robots n’ont pas encore infiltré les industries de l’habillement et de la transformation des aliments, qui, combinées, ne représentent que 1,4% des bots de la région. Cependant, ces secteurs emploient également 31,5% des travailleurs d’usine en Asie et, bien que ce type de travail à forte intensité de main-d’œuvre soit à l’abri de l’automatisation pour l’instant, les progrès de la robotique pourraient sérieusement réduire les emplois dans les années à venir.

137 millions de travailleurs d’Asie du Sud-Est pourraient perdre leur emploi face à l’automatisation d’ici les 20 prochaines années

Les robots ont remplacé les humains dans 25% des usines de munitions en Chine

La Chine a commencé à remplacer les travailleurs de ses usines de munitions par des robots. Cette avancée permettra de réduire le nombre d’accidents subis par les travailleurs humains, et a déjà augmenté la production de munitions dans le pays.

La Chine est un pays qui mène la charge quand il s’agit d’adopter la robotique et l’intelligence artificielle. L’année dernière, le pays a vu le premier robot dentiste opérer avec succès sur un patient, et il est prévu de construire un poste de police sans humains, alimenté par l’IA, dans une grande ville. Les deux développements montrent des signes de progrès de la Chine pour devenir un leader mondial de l’IA d’ici 2030.

Un robot réussit l’examen de licence médicale

Etre un leader dans l’intelligence artificielle, signifie également utiliser cette technologie sur le marché du travail pour remplacer les travailleurs humains. Récemment, la Chine l’a fait en utilisant l’automatisation pour augmenter son approvisionnement en bombes et en obus d’artillerie.

Dans une déclaration au South China Morning Post (SCMP), Xu Zhigang, chercheur à l’Institut d’automatisation de Shenyang de l’Académie chinoise des sciences, a déclaré que près de 25% des usines de munitions chinoises ont été remplacées par des “machines intelligentes”. Chose intéressante, la Chine ne s’est pas tournée vers l’IA simplement parce qu’elle veut mener l’adoption de l’IA. C’était plutôt parce que les usines manquaient de gens qui voulaient réellement travailler dans des environnements aussi dangereux.

“Quel que soit le salaire offert, les jeunes ne sont tout simplement pas intéressés à travailler dans une usine de munitions de l’armée de nos jours”, a déclaré Xu. Personne ne peut vraiment les blâmer d’être méfiants à l’égard du travail. Selon le SCMP, citant des «articles de recherche publiés dans des revues universitaires chinoises», un nombre important d’accidents s’est produit ces dernières années, certains entraînant des accidents du travail ou même la mort.

Les problèmes de sécurité étaient si grands que les 20 à 30 usines construites au cours des 60 dernières années sont situées dans des endroits reculés, ou dans des régions où la population est beaucoup plus faible.

“Une étincelle pourrait conduire à une énorme explosion et réduire l’usine à un cratère”, a déclaré Xu. “Le risque d’incendie était notre plus grand défi. Il planait sur ma tête comme une épée”.

Même avant que les accidents ne soient pris en compte, les travailleurs étaient exposés à des produits chimiques nocifs lors de l’assemblage des munitions, ce qui les obligeait à porter des masques et des gants. Inutile de dire que ce n’est pas le travail le plus invitant, et celui qui est probablement le mieux adapté pour l’automatisation.

Depuis l’introduction de l’automatisation dans les usines, l’IA – équipée de mains et d’yeux artificiels – a été presque 5 fois plus productive que les travailleurs humains et peut assembler diverses munitions, y compris des obus d’artillerie, des bombes guidées, et des roquettes avec le genre d’efficacité et de perfection avec lesquelles luttent les travailleurs humains. Ils ne se fatiguent pas non plus, ce qui est un plus pour toute industrie qui cherche à mettre en œuvre la robotique. Avec une productivité quelque peu limitée par l’approvisionnement en matières premières, Xu a déclaré que l’augmentation de la productivité tomberait probablement entre 100 et 200 pour cent “au minimum”.

“Les robots peuvent libérer les travailleurs des emplois risqués et répétitifs dans le processus de fabrication de bombes”, a déclaré le professeur Huang Dexian, du département d’automatisation de l’université Tsinghua, au SCMP. “Cela créera de nouveaux emplois tels que l’optimisation du contrôle, la maintenance du matériel et les mises à niveau techniques. Cela nous donnera une force de défense plus forte, plus saine et plus heureuse.”

Des projets Chinois à la Minority Report utiliseront l’IA pour prédire des crimes

Malgré les améliorations apportées par l’IA à la sécurité, il est juste de s’inquiéter de leur inclusion dans le processus de fabrication des munitions. Bien que Xu ait noté que la Chine n’était pas dans une situation où elle “se préparait à une guerre et remplissait ses arsenaux à une vitesse vertigineuse”, les nouvelles capacités de production du pays pourraient inciter d’autres pays à produire des armes à un rythme plus rapide ou les encourager à accélérer le développement de leurs propres projets d’IA par peur d’être dépassés. La Russie, par exemple, aurait construit un missile contrôlé par l’IA et prévoit de faire des véhicules (terrestres et aériens) sans pilote (UGV-UAV) à l’intelligence artificielle entièrement autonome. Les États-Unis, quant à eux, veulent utiliser l’IA pour renforcer leurs capacités de collecte de renseignements, et ont testé avec succès un F-16 autonome en avril dernier.

Il est vrai que l’automatisation peut améliorer la productivité et avoir des impacts positifs sur la société, mais les experts mettent en garde que nous devrions également nous méfier de la façon dont nous prenons l’automatisation sans plans appropriés. Jon Wolfsthal, qui était directeur du contrôle des armements au Conseil de sécurité nationale sous Barack Obama, a suggéré à la société de faire preuve de prudence, en disant que les avantages possibles … sont infinis, mais les risques aussi.

Les robots chinois vont tripler leur capacité de production de bombes et de munitions d’ici 2028

South China Morning Post

La Chine a dévoilé le premier réseau informatique infalsifiable au monde

Un robot réussit l’examen de licence médicale

D’après des sources locales, Xiaoyi, un robot chinois alimenté par une intelligence artificielle, aurait passé avec succès les examens de licence médicale du pays. Cela s’inscrit dans la volonté manifeste de la Chine d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité de ses industries.

Les experts s’entendent généralement sur le fait que, pour qualifier l’intelligence artificielle de réellement intelligente (d’un niveau comparable à celui de l’intelligence humaine), les agents de l’intelligence artificielle doivent passer un certain nombre de tests avec succès. Pendant que l’on s’y affaire, les intelligences artificielles ont été occupées à passer d’autres types de tests.

Par exemple, Xiaoyi, un robot chinois doté d’intelligence artificielle, a récemment passé avec succès l’examen national de licence médicale, devenant le tout premier à y parvenir. Et loin de se contenter de la note passage, il a obtenu 456 points, soit 96 de plus que nécessaire.

Xiaoyi, développé par iFlytek, une importante société d’intelligence artificielle chinoise, a été conçu pour recueillir et analyser les informations des patients. La société a démontré que leur robot disposait également du savoir-faire médical requis pour être praticien agréé.

Le quotidien local China Daily note que tout cela s’inscrit dans le cadre de la campagne du pays en faveur d’une plus grande intégration de l’intelligence artificielle dans un certain nombre d’industries, y compris les soins de santé et l’électronique grand public. La Chine est déjà un concurrent de premier plan sur la scène mondiale dans le domaine de l’intelligence artificielle, surpassant les États-Unis sur le plan de la recherche et espérant devenir chef de file de l’intelligence artificielle d’ici 2030. La détermination du pays, poussée par la prise de conscience que l’intelligence artificielle est le nouveau champ de bataille du développement international, pourrait placer les États-Unis derrière la Chine dans cette course à l’échelle mondiale.

iFlytek espère voir Xiaoyi assister les médecins humains afin d’améliorer l’efficacité des traitements. “Nous lancerons officiellement le robot en mars 2018”, a déclaré Liu Qingfeng, président d’iFlytek, au China Daily. “Il n’a pas été conçu pour remplacer les médecins, mais plutôt pour favoriser une meilleure coopération humain-machine en vue d’accroître l’efficacité.”

Plus concrètement, iFlytek espère utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer le traitement du cancer et aider à la formation des médecins généralistes, dont la Chine a grandement besoin. “Il y a une grave pénurie d’omnipraticiens dans les zones rurales de Chine”, ajoute Qingfeng. “Nous espérons que l’intelligence artificielle pourra aider plus de gens à bénéficier de ressources médicales de qualité.”

Les experts prédisent que la Chine mettra au point les premiers surhommes génétiquement améliorés

traduction Mathieu Lepage

Chinadaily, ZME Science

Le rapport de la députée européenne Mady Delvaux a été adopté

Le rapport de la députée européenne Mady Delvaux a été adopté en plénière le 16 février par le Parlement européen. La taxe robot a été rejetée pour ne pas nuire à l’industrie. Par conséquent, l’introduction d’un revenu universel financé par cette fameuse taxe n’est plus envisageable.

« Bien que je me félicite que le Parlement ait adopté mon rapport sur la robotique, je suis également déçue que la coalition de droite […] ait refusé de tenir compte des éventuelles conséquences négatives sur le marché du travail. Ils ont rejeté un débat général et ouvert, et ont ainsi négligé les craintes de nos citoyens », a-t-elle déclaré.

⇒ revoir les Textes déposés du RAPPORT du 27 janvier 2017 contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique (2015/2103(INL)) (ou version PDF)

⇒ voir les Textes adoptés de la Résolution du Parlement européen du 16 février 2017 contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique (2015/2103(INL)) Édition provisoire (ou version PDF).

Procédure : 2015/2103(INL)

Taxe robots, revenu universel: le Parlement européen n’en veut plus
Le Parlement européen réclame une législation éthique sur les robots et l’IA
Le Parlement européen a finalement rejeté la “taxe robot”
En Europe, les robots pourraient devenir des « personnes électroniques »