Les 8 articles les plus lus en 2018

Palmarès des articles les plus lus cette année. Retour sur un an d’actualités.

Intelligence artificielle, informatique neuromorphique, informatique quantique, machine learning, médecine prédictive, transhumanisme, biohacking, cybernétique, cyborg, modification du génome, CRISPR….

L’informatique quantique va changer le monde

La pensée n’est pas dans le cerveau !

Chine : naissance des premiers bébés génétiquement modifiés

Vie après la mort : Des scientifiques ont affirmé que la conscience humaine vit après la mort

Les puces neuromorphiques pourraient être l’avenir de l’informatique

Russ Foxx Transhumaniste a plus de 100 modifications corporelles

La FDA a approuvé un algorithme qui prédit la mort

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/intelligence-artificielle-dimensions-socio-economiques-politiques-et-ethiques/

Les dernières avancées de l’intelligence artificielle

Différentes prédictions défrayent la chronique depuis maintenant quelques années à propos de l’émergence d’une intelligence artificielle dite forte (autonome et multidisciplinaire). Optimistes ou non, tous les commentateurs du phénomène s’accordent plus ou moins sur la supériorité de l’intelligence artificielle sur l’humain dans tous les domaines d’ici 30 à 200 ans. Selon les commentateurs chinois, l’autonomisation complète de l’intelligence artificielle interviendra d’ici 104 ans, tandis que les Américains l’estiment à 169 ans. En attendant, voici quelques actualités notables.

Puisant dans des bases de données gigantesques, des algorithmes sont déjà si complexes que certaines machines prennent des décisions que l’Homme ne peut pas expliquer à ce jour. Plus étonnant encore, certaines intelligence artificielle détectent lorsqu’un humain tente de modifier leur comportement et peuvent même tout faire pour s’opposer à l’acte s’il entre en conflit avec l’objectif initial de l’intelligence artificielle.

Le même jour, Alibaba et Microsoft ont annoncé que leurs intelligences artificielles respectives ont battu l’Homme sur un test de lecture de référence, avec un score de 82,44 pour Alibaba et de 82,65 pour Microsoft, contre 82,304 pour l’humain. Le test en question, le Stanford Question Answering Dataset, pose 100 000 questions fermées sans possibilité d’interprétation à partir de 500 articles de Wikipédia.

Des chercheurs de l’Université du Maryland ont mis au point le Deception Analysis and Reasoning Engine (DARE), une intelligence artificielle détectant automatiquement le mensonge dans des vidéos de procès. DARE a appris à détecter et analyser les micro-expressions humaines (lèvres saillantes, sourcils froncés, etc.) et les différentes fréquences de voix d’un individu pour constater s’il fabule ou non. À plus long terme, le programme vise explicitement à être utilisé par les services de renseignement pour « prédire le mensonge dans un environnement ouvert ».

Une intelligence artificielle détecte le mensonge

Selon le docteur Laurent Alexandre, le développement de la génomique, des neurosciences et des capteurs électroniques connectés surveillant la santé, vont bouleverser le domaine médical. Les milliards de données qui composeront notre dossier médical ne pourront être analysés que par des intelligence artificielle. Les deux groupes numériques les plus investis dans la santé sont IBM et Google, mais Microsoft, Facebook, Amazon et Baidu se sont également engagés très sérieusement dans le secteur (L’Express, 27/12/17).

Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont réussi à créer des synapses artificielles. Il s’agirait d’une avancée déterminante et du dernier frein à l’accroissement de la puissance des intelligence artificielle. Un processeur basé sur un réseau neuronal imite le fonctionnement du cerveau humain en passant d’une transmission d’informations binaires (les processus informatiques actuels) à une liaison analogique (humaine). Cette découverte permettrait l’émergence de puces « neuromorphiques » pour traiter des millions de flux de calculs parallèles à l’instar du cerveau de l’Homme. Ces processeurs auront une puissance de calcul comparable à des supercalculateurs.

D’ici 2028, l’intelligence artificielle pourrait remplacer ou au moins assister les professeurs pour répondre aux difficultés de l’éducation et de l’enseignement dans les classes, selon le Forum Économique Mondial.

Les puces neuromorphiques pourraient être l’avenir de l’informatique

Les nouveaux dispositifs d’Intel montrent la vie au-delà des failles de sécurité et des limites de la loi de Moore. Sonder le cerveau : les puces neuromorphiques d’Intel, qui imitent les neurones et les synapses, peuvent reconnaître des objets sur des images capturées par une webcam en utilisant un millième de la puissance des puces traditionnelles. Sauts quantiques : La société a également construit une puce quantique de 49 qubits, ce qui la place au même niveau qu’IBM. De tels dispositifs sont maintenant assez grands pour commencer à faire un travail utile. Ce que cela signifie : MIT Technology Review explique comment les puces pourraient façonner l’avenir de l’informatique.

L’appareil, appelé Loihi, qu’Intel met à l’épreuve au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, est une puce neuromorphique – qui imite, de manière simplifiée, le fonctionnement des neurones et des synapses dans le cerveau.

Les meilleurs algorithmes d’intelligence artificielle utilisent déjà des programmes semblables à des cerveaux, appelés réseaux de neurones simulés, qui s’appuient sur un traitement parallèle pour reconnaître des modèles dans les données – y compris les objets dans les images et les mots dans la parole. Les puces neuromorphiques poussent cette idée plus loin en gravant le fonctionnement des réseaux neuronaux dans le silicium. Ils sont moins flexibles et puissants que les meilleurs puces d’usage général, mais étant spécialisés dans leur tâche, ils sont très économes en énergie et donc idéaux pour les appareils mobiles, les véhicules et les équipements industriels.

Des synapses artificielles sont capables d’apprendre de manière autonome

L’idée des puces neuromorphes existe depuis des décennies, mais la technologie pourrait enfin être prête à trouver son créneau commercial. Dans l’industrie de la technologie, les progrès de l’intelligence artificielle ont inspiré de nouvelles recherches sur le matériel capable d’utiliser plus efficacement les algorithmes de machine learning (apprentissage automatique).

Chris Eliasmith, un professeur qui étudie les neurosciences et les architectures informatiques à l’Université de Waterloo au Canada, dit que le plus grand défi avec les puces neuromorphiques dans le passé a été leur mise à l’échelle.

La puce fait partie de la tentative d’Intel de se réinventer. La société ne peut plus compter sur des processeurs de plus en plus rapides, car la loi de Moore se heurte aux lois de la physique. Pendant ce temps, la publicité pour le nouveau dispositif offre un peu de répit suite aux retombées causées par une faille de sécurité récemment révélé affectant des centaines de millions de puces Intel.

La société a également annoncé au CES qu’elle avait construit une nouvelle puce d’informatique quantique relativement grande, un appareil qui exploite les règles étranges et merveilleuses de la physique quantique pour faire certains types de calculs avec une rapidité incroyable. Cette puce, appelée Tangle Lake, contient 49 bits quantiques, ou «qubits».

Intel n’a pas encore révélé d’autres détails, y compris la fiabilité de la puce quantique. Les nouvelles mettent l’entreprise sur un pied d’égalité avec IBM, qui a récemment dévoilé une puce de 50 qubits. Cependant, alors que les appareils approchent d’une étape où ils sont capables d’effectuer un travail utile, on ne sait pas encore comment ils pourraient être utilisés au-delà de quelques niches telles que les codes de craquage et les matériaux de modélisation.

Intel Newsroom, MIT Technology Review