Grande-Bretagne : Feu vert pour la modification génétique d’embryons humains

voir >> FIV: les premiers embryons humains génétiquement modifiés pourraient être créés en Grande-Bretagne dans les prochaines semaines

Les scientifiques du Royaume-Uni sont autorisés à modifier génétiquement les embryons humains pour la première fois dans l’histoire. La licence a été accordée par Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA).

L’autorisation a été accordée pour modifier l’ADN des embryons dans les sept premiers jours après la fécondation, et pourrait fournir des indices à court terme pour ce qui provoque une fausse couche chez les femmes.

L’HFEA a par ailleurs re-confirmé ce lundi qu’il serait interdit d’utiliser les embryons pour les transplanter sur des femmes.

lire la suite sur The Independent

Conférence du comité Armée du Futur de l’ANAJ-IHEDN : Comment imaginez-vous la Défense de demain ?

maj au 12/03/16
Compte-rendu de la conférence Télécharger le document

Axe d’étude n° 1 : Impacts de la rupture stratégique sur l’Armée de demain – Synthèse des contributions Télécharger le document

Axe d’étude n° 2 : Soldat augmenté et transhumanisme : enjeux et impacts – Synthèse des contributions Télécharger le document


Robotisation, numérisation, transhumanisme et armées du futur

Alain DUNAUD
Ingénieur Général de l’Armement, Ancien architecte de système de forces à la DGA

Patrice BINDER
Médecin Général Inspecteur (2s) – Conseiller du Président de l’INSERM, Spécialiste en recherche de biodéfense

Suite à l’analyse des travaux reçus en réponse à notre appel à contribution de juin 2015 les membres du comité Armée du Futur ainsi que les jeunes et experts ayant contribué à cette réflexion, ont identifié deux axes qu’il semble pertinent de mettre en lumière et de développer. Cette conférence est le point de départ d’une réflexion qui s’étalera jusqu’en juin 2016, avec pour objectif la production d’un article détaillé sur ces deux axes.

Le premier axe relève des impacts que peuvent avoir les ruptures stratégiques sur les Armées de demain, en prenant en compte les évolutions technologiques ou de paradigmes inhérentes à l’évolution de la société. Nous nous intéresserons en particulier à la robotisation du champ de bataille, et à l’impact du numérique sur les forces.

Le deuxième axe fait référence à un sujet au cœur de l’organisation de la Défense : l’augmentation des performances des soldats. Nous soulèverons des questionnements liés au transhumanisme, et développerons les impacts des évolutions en biologie sur l’Armée de demain.

voir : Éthique sur le champ de bataille dans un futur proche

source : Anaj-Ihedn


PDF : Compte-rendu ; Axe d’étude n° 1 ; Axe d’étude n° 2

FIV: les premiers embryons humains génétiquement modifiés pourraient être créés en Grande-Bretagne dans les prochaines semaines

Les scientifiques sont sur le point de savoir si leur proposition de recherche a été approuvée par l’organisme de surveillance de la fertilité.

Bien qu’il sera illégal de permettre aux embryons de vivre au-delà de 14 jours, et être implantés dans l’utérus, les chercheurs ont reconnu que la recherche pourrait un jour conduire à la naissance des premiers bébés GM.

Une demande de licence pour modifier les gènes des embryons fécondés in vitro à des fins de recherche doit être discutée le 14 Janvier par le Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), avec l’approbation finale susceptible d’être donnée ce mois-ci.

Les scientifiques de l’Institut François Crick à Londres ont déclaré que si on leur donne le feu vert, ils pourraient commencer à travailler tout de suite, menant aux premiers embryons humains transgéniques créés en Grande-Bretagne dans les semaines ou les mois à venir.

Les chercheurs ont souligné que la recherche porte sur les causes fondamentales de l’infertilité et implique l’édition des gènes des embryons qui ne seront pas autorisés à développer au-delà du stade «blastocyste» de sept jours – il sera illégal d’implanter les embryons modifiés dans l’utérus pour créer des bébés GM.

Cependant, si la recherche conduit à une découverte d’une mutation génétique qui pourrait améliorer les chances de grossesses réussies chez les femmes subissant un traitement de fécondation in vitro, il pourrait conduire à une pression pour changer la loi existante pour permettre que l’on appelle “la lignée germinale” édition des embryons et la naissance d’enfants GM.

“Si vous avez trouvé qu’il y avait des gens porteurs d’une mutation spécifique qui signifiait que leurs embryons ne seraient jamais implantés [dans l’utérus], alors vous pourriez envisager d’utiliser la technique d’édition du génome pour faire des changements sur la lignée germinale qui permettrait alors la progéniture de cette femme d’être capable de se reproduire sans avoir de problème “, a déclaré le professeur Robin Lovell-Badge de l’Institut Crick.

Pour David King, directeur du groupe Human Genetic Alert : « Ceci est la première étape d’un chemin que les scientifiques ont pavé vers la légalisation de bébés génétiquement modifiés ».

source : The Independent

 

La Grande-Bretagne devrait montrer la voie sur les bébés génétiquement modifiés

Sir Mark Walport, qui conseille le gouvernement sur les questions scientifiques, a déclaré qu’il pourrait être “acceptable” de modifier génétiquement les embryons humains et a rajouté que la Grande-Bretagne devrait être à la pointe de la recherche.

« il est absolument certain que plus de recherche est nécessaire » « nous avons besoin de savoir que l’on modifie le gène que l’on veut et pas un autre », a-t-il précisé.

Un colloque a eu lieu ce 9 décembre 2015 à l’Université de Londres. Organisé par l’Educational Trust Progrès (PET). L’intitulé de cette journée de conférence était : « de la FIV 3 parents à la modification du génome, la science et l’éthique de l’ingénierie embryonnaire ».

La semaine dernière, plus de 150 scientifiques et militants ont appelé à une interdiction mondiale sur la pratique, affirmant qu’il pourrait «modifier irrévocablement l’espèce humaine» et conduire à un monde où l’inégalité et la discrimination ont été “inscrites sur le génome humain.»

De l’autre côté, des scientifiques affirment que l’édition de gène permettra de prévenir les maladies héréditaires dévastatrices et interdire la recherche ne fera que conduire à une pratique souterraine aux marchés noirs et du tourisme médical non réglementée.

Déjà en septembre dernier, un réseau international de chercheurs, bio-éthiciens, juristes et experts politiques s’étaient prononcés « en faveur de la modification génétique des embryons humains ».

Et en février 2015, le Parlement britannique avait déjà donné le feu vert pour la fécondation in-vitro à « trois parents ». Ces premiers bébés sont susceptibles d’être nés l’année prochaine et les changements dans leur ADN seront transmis à leurs propres enfants.

lire l’intégralité de l’article sur The Telegraph

Le Comité International de Bioéthique met en garde sur les tendances eugéniques du Dépistage Prénatal Non Invasif

Dans le rapport final sur le génome humain et les droits de l’homme, du 2 octobre, le comité déclare « l’utilisation généralisée du dépistage génétique et en particulier du DPNI peut favoriser une culture de “perfectionnisme” ou “zéro défaut” et même renouveler certaines tendances eugéniques ».

Ces nouveaux tests « représentent une avancée technique, mais ils ont également une importance éthique ».

  • La « conséquence la plus probable [d’un résultat positif] reste le recours à l’avortement », puisqu’aucune intervention thérapeutique n’est possible entraînant une « exclusion donnée par avance par la société aux personnes touchées par cette maladie ». La généralisation du DPNI comporte un « risque de banalisation et d’institutionnalisation du choix de ne pas faire naitre un enfant malade ou handicapé ». Plus largement, le DPNI a un impact négatif « sur la perception du handicap et la solidarité sociale avec les personnes handicapées et les femmes qui leur donnent naissances. »  Le CIB met l’accent sur les femmes qui peuvent se sentir « obligées » de recourir au dépistage et se sentir « stigmatisées dans le cas où elles refusent ».
  • De surcroit, le risque que les femmes enceintes avec un résultat positifs « n’attendent pas la validation du résultat par des diagnostics invasifs, mais choisissent immédiatement d’avorter » est grand, entrainant également la « destruction d’embryons sains ».
  • L’ « effet anxiogène » des tests est souligné, ainsi qu’une possible dérive vers la sélection « fondée sur le sexe » : le DPNI permettant la révélation du sexe aux parents à un stade très précoce de la grossesse.
  • « L’introduction d’un test qui peut offrir un choix éclairé à plus de femmes enceintes peut dans la pratique nuire à cet objectif ». En effet, le dépistage devenant systématique et un choix « évident », les couples ne sont pas « pleinement conscients que les résultats des tests peuvent les mettre face à une décision importante et peut être extrêmement difficile à prendre ».
  • Par ailleurs avec une utilisation généralisée du DPNI « le nombre de diagnostics invasifs augmenterait en raison de l’utilisation du DPNI qui doit précisément diminuer l’utilisation des diagnostics invasifs.

Le dépistage a pour but « la décision de mener ou non la grossesse à terme » et non « l’amélioration de la santé ». Le Comité met en garde contre la dérive possible vers un « objectif social » de réduction du coût des soins : « Cela impliquerait une pratique discriminatoire portant le jugement que ces gens ne sont pas les bienvenus dans la société».

Le CIB recommande donc de tenir compte à la fois :

  • du « droit d’un individu à poser des choix autonomes »,
  • du « droit de ne pas être soumis à la discrimination ou à la stigmatisation fondée sur des caractéristiques génétiques »,
  • et du « devoir de respecter chaque être humain dans son unicité ».

En France le dépistage prénatal entraine l’avortement des embryons et fœtus porteurs de trisomie 21 dans 96% des cas.

 

FIV à trois parents : les risques cachés dévoilés dans Nature

En février dernier, le gouvernement britannique a approuvé la FIV à trois parents.

Cette avancée médicale a provoqué des remous chez les scientifiques spécialistes de la reproduction  et continue de susciter le débat : un article publié dans Nature cette semaine dévoile les risques cachés des bébés à trois parents.

Téléchargez le PDF : FIV 3 parents – The hidden risks for ‘three-person’ babies

Des recherches menées dans les années 1990 par des chercheurs français ont montré qu’un échange de mitochondries entre souris avait pour effet d’altérer leur comportement ainsi que l’anatomie de leur cerveau. Jusqu’alors les mitochondries étaient perçues comme n’ayant pas d’effet biologique. Or, après ces découvertes, d’autres chercheurs ont découvert que les mitochondries n’étaient pas seulement porteuses d’énergie, mais qu’elles étaient aussi liées à des maladies neurologiques, à des cancers et à la vieillesse. La mitochondrie n’est donc plus un génome « insignifiant ».

La généralisation de la “FIV à trois parents” divise les scientifiques. Pour beaucoup, on ne sait pas encore comment le génome du bébé sera modifié et comment il évoluera à terme. Aussi, aller plus loin reviendrait à « faire planer un risque lié à l’expérimentation sur les familles ». Mais pour d’autres, légaliser et généraliser cette technique « peut valoir la peine pour des femmes qui veulent éviter de transmettre à leurs enfants des maladies graves et rares ».  Pour Doug Turnbull, directeur du groupe de recherche de l’Université de Newcastle, « le don de mitochondrie ne peut être réalisé que pour empêcher toute transmission de maladie grave liée aux mitochondries ; il n’y aucune raison de penser que ce serait utile pour autre chose ».

Les chercheurs des deux camps s’accordent cependant à dire « qu’il n’y a aucun moyen de prédire avec certitude ce qui arrivera à long terme pour les enfants nés suite à un échange de mitochondries ».

Jürgen Habermas : L’avenir de la nature humaine. Vers un eugénisme libéral ?

Né en 1929, le philosophe Jürgen Habermas est sans aucun doute le plus important et le plus célèbre des philosophes allemands vivants. Héritier de l’école de Francfort, cet ancien assistant de Theodor Adorno a enseigné à Heidelberg, à Francfort, à l’institut Max-Planck dont il a été le directeur, ainsi qu’à New York. Il conduit, depuis maintenant plus de quarante ans, une recherche centrée sur la capacité de la raison à parvenir, par l’argumentation dans un espace public, à un accord entre les sujets en vue d’une action commune.

Il est, notamment, l’auteur de Théorie et pratique (1963), Théorie de l’agir communicationnel (1981), Le discours philosophique de la modernité (1985) et De l’éthique de la discussion (1991). Théoricien de la démocratie, Habermas plaide pour un «consensus rationnellement motivé» et estime que seule une «éthique de la discussion», en nous permettant de nous accorder librement sur le choix des normes auxquelles nous acceptons de nous soumettre, peut aujourd’hui fonder nos valeurs morales.

Dans son livre, L’avenir de la nature humaine, Jürgen Habermas fait porter sa réflexion sur le défi auquel les récents progrès des biotechnologies et les nouvelles possibilités d’intervention sur le génome humain qui en résultent confrontent nos conceptions de la liberté et de la responsabilité. En effet, alors que notre nature organique était jusque-là quelque chose de donner et d’intangible, elle est désormais susceptible de devenir l’objet de manipulations et de programmations, par lesquelles une personne interviendrait intentionnellement en fonction de ses propres préférences sur l’équipement génétique et les dispositions naturelles d’une autre.

Avec cette menace d’un effacement de la frontière entre les personnes et les choses risque également de se trouver remise en cause, estime Habermas, la compréhension que nous avons de nous-mêmes comme êtres autonomes et responsables, et par là même les fondements d’une société de sujets libres et égaux. Quelles limites fixées, dans ces conditions, aux interventions génétiques? Comment garantir la possibilité d’un eugénisme thérapeutique ou négatif, simplement destiné à empêcher l’apparition de maladies graves, tout en évitant la dérive vers un eugénisme libéral, visant l’ «amélioration» d’un bien héréditaire, autrement dit un libre-service génétique?

Préface

Face aux progrès des biosciences, au développement des biotechnologies, au déchiffrement du génome, le philosophe ne peut plus se contenter des déplorations sur l’homme dominé par la technique. Les réalités sont là, qui exigent de lui qu’il les pense à bras-le-corps.

Désormais, la réponse que l’éthique occidentale apportait à la vieille question «Quelle vie faut-il mener ?» : «pouvoir être soi-même», est remise en cause. Ce qui était jusqu’ici «donné» comme nature organique par la reproduction sexuée et pouvait être éventuellement «cultivé» par l’individu au cours de son existence est, en effet, l’objet potentiel de programmation et de manipulation intentionnelles de la part d’autres personnes. Cette possibilité, nouvelle à tous les plans : ontologique, anthropologique, philosophique, politique, qui nous est donnée d’intervenir sur le génome humain, voulons-nous la considérer comme un accroissement de liberté qui requiert d’être réglementé, ou comme une autorisation que l’on s’octroie de procéder à des transformations préférentielles qui n’exigent aucune autolimitation ?

Trancher cette question fondamentale en la seule faveur de la première solution permet alors de débattre des limites dans lesquelles contenir un eugénisme négatif, visant sans ambiguïté à épargner le développement de certaines malformations graves. Et de préserver par là même la compréhension moderne de la liberté.

Un test génétique diagnostiquant l’âge biologique de votre corps – l’heure de votre mort

Development, validation and clinical application of ageing diagnostic. Overview of the selection process and use of RNA probe-sets for the development and validation of the healthy physiological age classifier. We identified useful probe-sets from a possible starting number of ~54,000 during step one [e.g. probe-sets with leave-one-out cross-validation (LOOCV) performance ≥ 90 %]. We then evaluated the performance of the top-ranked 150 probe-sets in a number of independent muscle, brain, and skin samples, demonstrating that the signature was diagnostic for age. We then applied the 150-probe-set healthy ageing signature to several clinical studies, as illustrated at the end of the workflow. Key features included discarding the training data set immediately after selecting the 150 probe-sets and relying on LOOCV and full external validation processes Sood et al. Genome Biology 2015 16:185 doi:10.1186/s13059-015-0750-x

L’information  vient d’être publiée ce matin dans Genome Biology : Une équipe internationale dirigée par le professeur James A. Timmons (XR Genomics Ltd, King’s College London) a publié un article dans lequel il annonce avoir mis au point un test génétique diagnostiquant l’état réel de vieillissement de votre corps, à partir d’un simple prélèvement de sang.

Les scientifiques disent que cela pourrait aider à prédire quand une personne va mourir :

“Regarder «l’âge biologique» est plus utile que d’utiliser une date de naissance”.

Cette découverte suscite également, pour d’autres raisons, l’intérêt des compagnies d’assurances.

Cependant, le travail, publié dans Genome Biology, ne fournit aucun indice quant à la façon de ralentir le processus de vieillissement.

L’équipe de chercheurs a retenu 150 gènes qui permettent d’établir une “signature du vieillissement” qui est commun à tous nos tissus et il semble être un bon pronostic  pour un certain nombre de choses, y compris la longévité et le déclin cognitif, a déclaré le professeur Jamie Timmons, à la BBC. Il est utilisable à partir de 40 ans.

Un brevet protégeant leur découverte, détenu par la société XRGenomics, a déjà été déposé par les principaux signataires.

Texte intégral en PDF : A novel multi-tissue RNA diagnostic of healthy ageing relates to cognitive health status


Open AccessThis article is distributed under the terms of the Creative Commons Attribution 4.0 International License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided you give appropriate credit to the original author(s) and the source, provide a link to the Creative Commons license, and indicate if changes were made. The Creative Commons Public Domain Dedication waiver (http://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/) applies to the data made available in this article, unless otherwise stated.

Chine : production de sperme artificiel

L’équipe du professeur Li Jinsong en Chine a réussi à produire du sperme artificiel de souris, en grande quantité et de « bonne qualité ».

En 2012, la même équipe avait déjà publié des résultats semblables, mais « la qualité des spermatozoïdes était un problème ».

Ils ont amélioré leur technique en utilisant l’outil CRISPR-Cas9, qui leur a permis de modifier plusieurs gènes dans le noyau des spermatozoïdes. Ils ont ainsi produits des souris « semi-clonées », avec un taux de réussite de 20% au lieu de 2% dans leurs premières expériences.

Leurs résultats ont été publiés dans le journal Cell Stem Cell. Ces recherches ont été menées avec l’Institut de Shanghai pour les sciences biologiques et l’Académie des sciences chinoise.

Cette étude est source de nouvelles interrogations. Pour le moment, les scientifiques ont mené leurs expériences sur des embryons de souris, mais d’autres essais chinois ont utilisé l’outil CRISPR-Cas9 sur des embryons humains. Le professeur Li a déclaré que cette technique de « production en masse de sperme artificiel » conduirait à une « crise éthique » si elle était appliquée à l’homme.

source : Académie des sciences chinoise