Produire ou se reproduire ?

Vivons-nous les dernières générations d’une reproduction à l’ancienne, dite naturelle ? D’ailleurs, peut-on seulement se « reproduire » ? Existe-t-il un lien entre notre civilisation du marché et de la performance et l’évolution rapide de la médicalisation de la procréation dans toutes les sociétés développées de la planète ? La sacralité, attribuée autrefois de manière inconsciente à la succession des générations, pourrait bien succomber sous les impératifs de la rentabilité à tous crins.

Les biotechnologies sont là et elles se fécondent les unes les autres. Homo sapiens est « addict » de la maîtrise et celle de sa reproduction n’échappera pas à son ingéniosité. Au début pour de bonnes raisons, bien médicales et bien justifiées : éviter par exemple la transmission d’une maladie héréditaire, puis pour de moins bonnes raisons : améliorer les performances intellectuelles et sportives des humains.

Sommes-nous à vingt années des bébés personnalisés ?

À l’heure où des laboratoires de biologie de la reproduction sont en train de fabriquer des ovules à partir des cellules de peau d’un homme et vice versa, à l’heure du copier-coller efficace et précis sur le génome et au moment où les États rivalisent d’ingéniosité pour disposer des meilleurs cerveaux et augmenter le nombre de leurs brevets pour mieux dominer le monde, tout concorde pour qu’on puisse prédire que les découvertes n’auront pas le temps de refroidir avant d’être essayées voire mises en œuvre.

La reproduction pourrait donc se voir assignée à efficience par les règles de la production et du marché. Bien se reproduire pour fabriquer de bons producteurs et reproducteurs.

Les humains génétiquement modifiés arriveront plus tôt que vous ne le pensez. Et nous ne sommes pas prêts.

Ces thèmes sont dérangeants et c’est bien pourquoi le Forum Européen de Bioéthique décide cette année de s’en emparer en invitant les meilleurs spécialistes français et européens pour nous expliquer simplement où nous en sommes de ces découvertes et ce qu’il y a dans les cartons des chercheurs. Prendre le temps de comprendre pour appliquer notre jugement individuel à ces perspectives qui concernent nos enfants et nos petits-enfants ne nous donnera pas forcément le pouvoir de modifier l’avenir. Mais que peut-on espérer de mieux d’une société que la lucidité devant ce qui se profile pour son propre avenir ?

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Une majorité de français se prononce en faveur de la GPA

Une majorité de Français serait favorable à l’autorisation de la gestation pour autrui (GPA), appelée aussi « maternité de substitution », mais uniquement pour des raisons médicales, a montré un sondage soulignant un changement d’attitude alors que la France s’apprête à réviser les lois relatives à la procréation médicalement assistée.

Toutes les formes de maternité de substitution, où une femme donne naissance à un enfant pour le compte de quelqu’un d’autre, sont interdites en France, comme dans plusieurs autres pays européens comme l’Allemagne. Certains pays comme le Royaume-Uni autorisent la maternité de substitution à visée altruiste (recours à une mère porteuse non rémunérée) et non commerciale.

Le gouvernement français lancera cette année un débat sur un nouveau pacte législatif en matière de bioéthique, qui pourrait étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples homosexuels féminins et aux femmes célibataires, une position privilégiée par le président Emmanuel Macron. Cependant, il s’oppose à l’introduction de la mère porteuse.

Jusqu’à récemment, l’opinion publique était également contre la maternité de substitution, mais selon le sondage Ifop, publié dans le journal catholique La Croix, a révélé que 62% des Français sont désormais en faveur de la maternité de substitution. Parmi ceux-ci, 46% ne soutiennent la maternité de substitution que s’il y a des raisons médicales de le faire, tandis que 18% affirment la soutenir en toutes circonstances.

Dans un sondage similaire en septembre dernier, 52% des Français ont rejeté la maternité de substitution sous quelque forme que ce soit, contre 36% aujourd’hui.

Reuters, La Croix

Bioéthique. Pour en finir avec la mort ! FEBS 2017

À l’horizon 2040, le post-humain sera immortel et d’ailleurs, ceux qui naissent aujourd’hui n’auront pas à connaître la mort… Que signifie ce besoin humain de tuer la mort ? La mort ne fait-elle pas partie de la vie? N’est-elle pas un passage obligé dans toute vie ? Et puis, que l’on soit croyant, athée ou agnostique, la mort est symboliquement rattachée à un statut particulier dans toutes les religions. C’est à se demander : l’Homme qui ne mourra pas,  sera-t-il encore un humain ?

Avec : Delphine Horvilleur. Rabbin, écrivaine, journaliste, directrice  de rédaction du magazine Tenou’a. Michel Deneken. Président de l’Université de Strasbourg. Rémi Sussan. Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies. Aurélien Benoilid. Neurologue, chef de clinique. Maitre Jean-Marie Ohnet. Notaire. Grands témoins : Malaïka Mercky, Daphnée Pallieres, lycée Jeanne d’Arc à Mulhouse. Animation : Nadia Aubin, directrice, co-fondatrice du Forum Européen de Bioéthique.

Diffusion en direct du Forum Européen de Bioéthique FEBS 2017

La VIIème édition du Forum Européen de Bioéthique

“Humain – Post Humain”

aura lieu du 30 janvier au 4 février 2017

35 débats, avec 135 experts, 40 grand-témoins issus du public, 370 scolaires

Forum Européen de Bioéthique
9 place Kléber
67000 Strasbourg

Accueil

programme de l’édition 2017 du Forum Européen de Bioéthique

 

Le Forum Européen de Bioéthique a pour vocation de rendre accessible à tous les questions de bioéthique.

Ni colloque, ni congrès, le Forum Européen de Bioéthique est l’occasion de réunir chaque année des experts européens face au grand public. Mais au-delà des débats et des échanges, il implique aussi les jeunes et la scène culturelle à travers des approches originales pédagogiques et culturelles. Le Forum Européen de Bioéthique est composé de 3 volets : Forum des rencontres-débats, Forum jeunes, Forum culture.

En plus de rendre accessible à tous les questions de bioéthique, le Forum Européen de Bioéthique contribue à l’attractivité d’un territoire à travers une animation culturelle, fondée sur une tradition humaniste, républicaine et impliquant tous les citoyens. A ce titre, il établit des partenariats à l’échelle de la région, de l’Héxagone, de l’Europe et à l’international.

Forum Européen de Bioéthique

VIIème édition du Forum Européen de Bioéthique “Humain – Post Humain”

La VIIème édition du Forum Européen de Bioéthique

“Humain – Post Humain”

aura lieu du 30 janvier au 4 février 2017

35 débats, avec 135 experts, 40 grand-témoins issus du public, 370 scolaires

Forum Européen de Bioéthique
9 place Kléber
67000 Strasbourg

Accueil

maj 14/01/17 → programme de l’édition 2017 du Forum Européen de Bioéthique

 

Le Forum Européen de Bioéthique a pour vocation de rendre accessible à tous les questions de bioéthique.

Ni colloque, ni congrès, le Forum Européen de Bioéthique est l’occasion de réunir chaque année des experts européens face au grand public. Mais au-delà des débats et des échanges, il implique aussi les jeunes et la scène culturelle à travers des approches originales pédagogiques et culturelles. Le Forum Européen de Bioéthique est composé de 3 volets : Forum des rencontres-débats, Forum jeunes, Forum culture.

En plus de rendre accessible à tous les questions de bioéthique, le Forum Européen de Bioéthique contribue à l’attractivité d’un territoire à travers une animation culturelle, fondée sur une tradition humaniste, républicaine et impliquant tous les citoyens. A ce titre, il établit des partenariats à l’échelle de la région, de l’Héxagone, de l’Europe et à l’international.

Forum Européen de Bioéthique

Forum Européen de Bioéthique : Le normal et le pathologique

Le Forum Européen de Bioéthique vous donne rendez-vous pour sa 6e édition, du 25 au 30 janvier 2016 à Strasbourg, sur le thème : « Le normal et le pathologique ».

 

Qui le définit ? Qui le décide ? Qui l’énonce ? Est-il le même pour tous ? Change-t-il selon les lieux ou les époques ?

Le sujet est vaste, immense même, mais pas trop pour l’appétence renouvelée du public qui année après année fait désormais la réputation du Forum Européen de Bioéthique.

Plus de cent-trente orateurs de tous les champs de la pensée vont à nouveau, pendant une semaine, nous éclairer sur le « Normal et le pathologique » de notre cerveau, du sexe, du fonctionnement sociétal, de la fin de vie, de nos gènes. Un bain de jouvence pour tous ceux qui se posent des questions sur la complexité de notre monde qui va croissante et sur l’implication du biologique, voire tout simplement de nos corps, dans cet écheveau.

Est-il concevable de laisser le monde filer sous nos pieds sans essayer de comprendre, voire d’anticiper les bouleversements qui se profilent au loin pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits enfants ?

L’humain et sa société changent de plus en plus vite à une allure vertigineuse pour qui regarde par la fenêtre.

Les événements se bousculent à une cadence exponentielle. Dans les siècles précédents, on ne voyait pas ou peu les transformations à l’échelle d’une génération. Aujourd’hui, la manière de se reproduire est mise en cause, la manière de penser et de se documenter est modifiée et il devient difficile de trier le vrai du faux dans le flux constant d’informations qui nous traverse tous.

Le but du Forum Européen de Bioéthique est là. Prendre le temps de se poser. Écouter des chercheurs de tous bords et se reconstruire chacun notre lecture du monde à la lueur de nos propres valeurs, grâce à la réflexion de nos invités qui acceptent, c’est notre règle du jeu, le dialogue ouvert et libre avec le public.

Le débat démocratique et républicain, une marque reconnue de Strasbourg et de l’Alsace, où le respect mutuel, malgré les opinions contraires, nous permet parfois d’entendre plus et mieux la complexité des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Nous nous réjouissons tous du retour de cette fête de la raison, de la liberté et du respect qui nous permet, ensemble, une nouvelle forme de communion du monde moderne.

CLIQUER pour consulter le programme

source : Forum Européen de Bioéthique