Archives par mot-clé : exploration spatiale

SpaceX Starlink a le vent en poupe

Starlink est un projet d’accès à Internet par satellite proposé par le constructeur aérospatial américain SpaceX reposant sur le déploiement d’une constellation de plusieurs milliers de satellites de télécommunications positionnés sur une orbite terrestre basse. Ces derniers mois ont été marqués par une activité intense de Starlink, dont voici quelques exemples.

Bill Gates s’intéresse depuis longtemps à l’Internet par satellite et, en septembre, Microsoft a annoncé son service de station terrestre Azure Obrital, qui permet l’accès par satellite à ses services cloud Azure. SES, Viasat et Intelsat ont été annoncés comme partenaires initiaux et SpaceX vient de s’inscrire. Starlink et Azure Orbital sera en concurrence avec la constellation de satellites d’Amazon et son service de station au sol.

⇒Pour en savoir plus sur Azure Orbital, podcast avec Nora Zhan, Product Manager, Microsoft

SpaceX a bénéficié d’une bonne publicité en fournissant sept terminaux utilisateurs à la Washington State Emergency Management Division pour un déploiement dans au moins une région durement touchée par les feux de forêt de l’été. Richard Hall, le responsable des télécommunications d’urgence de la division informatique du département militaire de l’État de Washington, a déclaré qu’il n’avait “jamais mis en place un équipement satellitaire tactique aussi rapide à installer et aussi fiable” que Starlink.

Après avoir reçu plus de 700 000 déclarations d’intérêt de la part des 50 États, SpaceX a demandé que le nombre de terminaux d’utilisateurs autorisés passe d’un million à cinq millions. Ils ont également annoncé qu’ils sont en mesure de fabriquer 200 satellites par mois, en respectant leur objectif de taux de lancement.

Les capitales de 17 nations européennes relativement riches se situent entre 44 et 52 degrés nord. SpaceX a fait une demande pour 3 stations terrestres de passerelle internet en France et serait à la recherche d’espace sur les toits des centres de données européens.

SpaceX a enregistré 14 sociétés écrans dans 13 pays étrangers (cliquez ici et entrez le numéro d’entité 10143028). Il semble qu’il s’agisse de boîtes postales plutôt que de bureaux. Huit d’entre elles portent le nom de “TIBRO” (orbite orthographiée à l’envers).

Une fuite révèle les détails du programme bêta du service internet Starlink de SpaceX

Morgan Stanley vient d’augmenter la valeur de SpaceX de 52 milliards de dollars en juillet à plus de 100 milliards de dollars et a spéculé qu’elle pourrait atteindre 200 milliards de dollars.

Lancement par SpaceX Falcon 9 de 57 satellites Starlink et de 2 vaisseaux spatiaux de BlackSky, un client de Spaceflight.

SpaceX confirme que l’Internet du satellite Starlink a des vitesses de téléchargement de 100 MBPS.

Microsoft et SpaceX ont annoncé leur collaboration dans le cadre du projet Starlink, le fameux projet d’accès à Internet par satellite imaginé par Elon Musk et ses équipes. Comme l’explique CNBC, il s’agit d’une collaboration autour de l’offre de cloud de Microsoft, Azure.

N’oubliez pas que nous n’en sommes encore qu’aux premiers jours d’une technologie et d’un marché non encore éprouvés dans un environnement géopolitique complexe. En outre, nous ne disposons pas du type de réglementation et d’harmonisation qui a évolué au fil des ans pour régir les mers, et des problèmes mondiaux tels que les débris spatiaux et la prévention des collisions ne sont toujours pas résolus.

⇒Les satellites plus sombres de SpaceX sont encore trop brillants pour les astronomes, Scientific American
⇒Les scientifiques : Les satellites SpaceX menacent “l’astronomie elle-même, The New York Times

Les plans d’Elon Musk pour coloniser Mars d’ici 2050

Dans une série de tweets, le PDG de SpaceX, Elon Musk, a révélé de nouveaux détails sur ses plans pour coloniser Mars. En théorie, 1 000 vaisseaux pourraient envoyer “près de 100 000 personnes par synchronisation orbitale Terre-Mars”, a tweeté Musk. “C’est le but”, a-t-il ajouté.

Musk prévoit que les vaisseaux quitteront l’orbite terrestre sur une période de 30 jours, la fenêtre de temps où la Terre et Mars sont le mieux alignés pour faire le voyage, tous les 26 mois.

Quand un utilisateur Twitter lui a demandé si cela équivaudrait à un million de personnes sur Mars d’ici 2050, Musk a répondu par un simple oui.

Selon Musk, il faudra une capacité de chargement énorme pour construire une colonie humaine sur une planète lointaine. “Il faut des mégatonnes par an en orbite pour que la vie devienne multiplanétaire”, a-t-il tweeté.

Chaque vaisseau pourrait livrer plus de 100 tonnes par vol, ce qui signifie que tous les dix vaisseaux pourraient “mettre en orbite une mégatonne par an”, a calculé Musk.

Et quand les humains arriveront, il y aura beaucoup à faire. “Il y aura beaucoup d’emplois sur Mars !” a tweeté Musk.

Il s’agit d’une idée expérimentale originale et amusante – et il va sans dire que SpaceX a du pain sur la planche pour réaliser la vision ambitieuse de Musk.

CNET

Aldrin appelle à une grande migration de l’humanité vers Mars

Il y a cinquante ans, l’astronaute Buzz Aldrin est devenu le deuxième humain à marcher sur la Lune. Maintenant, il encourage les États-Unis à faire des missions d’exploration humaine sur Mars une priorité nationale – et il ne parle pas seulement de quelques astronautes chanceux.

“Les yeux des États-Unis – et notre engagement unifié – devraient viser à ouvrir la porte de la grande migration de l’humanité vers Mars”, écrit Aldrin dans un éditorial publié récemment pour le Washington Post.

Dans l’article, Aldrin exprime sa gratitude envers l’administration Trump pour s’être engagée dans des missions avec équipage sur la Lune. Ces missions ne devraient pas être le but ultime, a écrit l’astronaute, mais plutôt servir à nous aider à définir un chemin vers Mars.

“En ce qui concerne la mécanique orbitale, les missions de migration de la Terre vers Mars sont complexes”, écrit Aldrin. “Cela dit, la nature humaine – et potentiellement la survie ultime de notre espèce – exige que l’humanité continue d’aller vers l’univers.”

“Appelez cela de la curiosité ou du calcul, de la planification stratégique ou du destin”, poursuit-il. “En termes simples : Nous explorons, ou nous disparaissons. C’est pourquoi nous devons aller de l’avant.”

Washington Post

Stephen Hawking : “Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”

Le Royaume-Uni construit la première installation commerciale mondiale pour la formation de futurs astronautes

Le Royaume-Uni a franchi une nouvelle étape sur la voie de rendre accessible l’espace à tous en annonçant des plans visant à construire la première installation commerciale mondiale pour la formation de futurs astronautes. Le centre fournira aux citoyens toute la formation dont ils auront besoin pour effectuer des vols spatiaux.

À cette fin, le premier centre commercial mondial de formation spatiale, Blue Abyss, débutera en 2019 au Royaume-Uni.

L’installation devrait coûter environ 150 millions de dollars à construire, et elle comprendra plusieurs caractéristiques conçues pour soutenir les excursions des citoyens et des organisations privées dans l’espace. Sa base centrifuge simulera les forces gravitationnelles (Gforces) ressenties dans l’espace, et le centre pourra offrir une formation de vol parabolique pour préparer les gens à l’apesanteur spatiale. Des professionnels de la physiologie seront sur place pour mener des examens physiques et conseiller les futurs astronautes sur les effets de l’espace sur le corps.

Blue Abyss abritera également le plus grand bassin au monde de 50 mètres de profondeur. Le bassin sera personnalisable pour répondre à une variété d’utilisation, offrant aux plongeurs, aux explorateurs maritimes et aux entreprises la possibilité de former ou tester des équipements qui pourraient être utilisés dans l’exploration spatiale ou ici sur Terre.

Blue Abyss fait partie d’une tentative plus large du Royaume-Uni de devenir un leader de l’industrie dans les vols spatiaux commerciaux : d’ici 2030, le pays espère augmenter sa part de l’économie spatiale mondiale de 6,5% à 10%.

En plus d’annoncer ce nouveau centre de formation, le Royaume-Uni a récemment introduit le projet de loi sur l’industrie spatialethe Space Industry Bill – qui comprend des plans pour construire des installations de lancement de fusées, de navettes spatiales et de satellites. Ce projet de loi pourrait aider l’humanité à se préparer à l’ère du vol spatial en établissant un précédent pour la législation et la réglementation. D’autres pays pourraient l’utiliser comme cadre juridique pour fonder leur propre législation axée sur l’espace, ce qui constitue l’un des obstacles dont nous aurons besoin pour franchir véritablement l’ère de l’exploration spatiale commerciale.

traduction Thomas Jousse

Engadget, U.K Parliament , Blue Abyss

Stephen Hawking : “Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”

En mai dernier, le physicien renommé Stephen Hawking a encore fait une prédiction de fin du monde. Il a déclaré que l’humanité avait 100 ans à vivre sur Terre, ce qui ampute de 900 années la prédiction qu’il a faite en novembre 2016, qui donnait plus de 1 000 ans à l’humanité. Avec sa nouvelle estimation, Hawking a suggéré que la seule manière de prolonger l’existence de l’humanité est pour nous de trouver une nouvelle maison, sur une autre planète.

Au cours du Festival de Starmus à Trondheim, en Norvège, Hawking a réitéré son point de vue :

« Si l’humanité doit continuer pendant encore un million d’années, notre avenir consiste à aller hardiment là où personne d’autre n’est allé avant ».

Plus précisément, Hawking a déclaré que nous devrions viser un autre alunissage pour 2020, et travailler pour construire une base lunaire dans les 30 prochaines années – des projets qui pourrait nous aider à nous préparer à envoyer des humains sur Mars d’ici 2025.

“Nous manquons d’espace et les seules endroits où aller sont d’autres mondes. Il est temps d’explorer d’autres systèmes solaires. Nous disperser pourrait être la seule chose qui nous sauve de nous-mêmes. Je suis convaincu que les humains doivent quitter la Terre”, a ajouté Hawkins.

“J’espère que cela unira des nations compétitives dans un seul but, faire face au défi commun pour nous tous”, a-t-il déclaré. “Un nouveau programme spatial et ambitieux enthousiasmerait (les jeunes) et stimulerait l’intérêt pour d’autres domaines, comme l’astrophysique et la cosmologie”.

Le directeur de l’Agence spatiale européenne (European Space Agency – Esa) Jan Woerner a déclaré qu’il envisageait la construction d’une base lunaire pour remplacer la Station Spatiale Internationale en 2024 et collaborerait avec la Russie afin d’envoyer une sonde pour évaluer un site potentiel. La Chine s’est fixé comme objectif d’envoyer un astronaute sur la Lune.

La NASA n’a pas l’intention de revenir sur la Lune, concentrant ses efforts sur l’envoi d’astronautes sur Mars dans les années 2030. Bien que si d’autres agences spatiales commençaient à collaborer à la construction d’une base lunaire, il serait difficile de ne pas voir participer la NASA.

Le professeur Hawking a déclaré qu’il n’y avait pas d’avenir à long-terme pour notre espèce à rester sur Terre : elle serait frappée par un nouvel astéroïde, ou éventuellement engloutie par notre propre Soleil. Il a ajouté que voyager vers des mondes lointains “élèverait l’humanité”.

traduction Benjamin Prissé

BBC

Le fondateur d’Amazon veut livrer des fournitures sur la Lune

Jeff Bezos, founder of Blue Origin, inspects New Shepard’s West Texas launch facility before the rocket’s maiden voyage.
Credit: Blue Origin

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, veut créer un service «Amazon-like» pour fournir du matériel et des fournitures aux astronautes sur la Lune. Bezos veut combiner son autre entreprise, Blue Origin (« origine bleue »), fabricant aéronautique et d’organisation de vols spatiaux, avec les principes de livraison d’Amazon pour offrir un service unique.

Concurrencé par SpaceX, la société d’Elon Musk, Bezos pense que leur atterrisseur lunaire “Blue Moon” pourra commencer à fournir des fournitures sur la Lune d’ici 2020. Blue Moon devrait porter jusqu’à 453,5 kg de cargaison par voyage. En raison de cette capacité, l’émetteur serait capable de transporter des rovers1 et des équipements scientifiques.

Bezos a exprimé sa passion pour l’augmentation des voyages vers la Lune, mais aussi sur la possibilité de l’établissement d’une base lunaire permanente.

« Il est temps pour l’Amérique de revenir sur la Lune – cette fois-ci pour rester. L’établissement d’une base lunaire habitée en permanence est un objectif difficile et digne. Je sens que beaucoup de gens sont enthousiasmés à ce sujet … Notre expertise en hydrogène liquide et notre expérience avec un atterrissage vertical de précision offrent le chemin le plus rapide vers une mission d’alunissage (atterrissage sur la Lune). Je suis ravi de cela et je suis prêt à investir mon argent avec la NASA pour que cela se produise. »

Engadget, Blue Origin, Washington Post

1Un rover lunaire est un véhicule d’exploration spatiale (rover), conçu pour se déplacer sur la surface de la Lune. Certains rovers ont été conçus pour transporter des membres d’un équipage de vol spatial humain, tels que le LRV du programme Apollo ; D’autres ont été des robots partiellement ou totalement autonomes, tels que les Lunokhods soviétiques et les Yutus chinois. Trois pays ont eu des rovers sur la Lune: l’Union soviétique, les États-Unis, l’Inde et la Chine. Le Japon et l’Inde s’apprêtent à les rejoindre. (ndlr Wikipedia)

La perspective d’une gravité artificielle

Travailler pour rendre la vie des astronautes plus simple et moins néfaste pour la santé est un grand objectif pour la NASA. Le vrai problème est en fait de limiter les effets de l’apesanteur sur le corps humain. La Science-Fiction a émis la solution de la gravité artificielle. Cependant, comme le montre cette vidéo, ce n’est pas une prouesse facile.

La gravité artificielle pourrait certainement être une possibilité avec la technologie actuelle. Malheureusement, nous sommes limités par les coûts et la disponibilité des matériaux. Grâce à l’utilisation de la force centrifuge, une station spatiale tournante serait capable de générer une gravité artificielle. Cependant, elle devrait tourner à une vitesse très rapide. Alternativement, elle devrait être assez grande pour ne pas avoir besoin de vitesse. Le compromis se trouve entre être trop grand pour construire ou tourner trop rapidement pour être pratique.

Fabriquer quelque chose d’aussi énorme que les modèles de science-fiction auraient un certain coût. Construire les stations spatiales éponymes du film de 2013 Elysium exigerait 500 000 personnes contribuant chacun à hauteur de $10 millions. D’autant plus, de l’aluminium devrait être extrait des astéroïdes étant donné que le ravitaillement terrestre ne serait pas suffisant.

Traduction Thomas Jousse 

ScienceAlert

Une nouvelle technologie installée sur l’ISS pour former un ‘Internet’ à l’échelle du système solaire

Alors que plus d’investissement et d’innovation est donné à l’exploration spatiale, l’ISS devient un lieu très occupé. Et avec les colonies lunaires et les missions habitées vers Mars devenant de plus en plus réelle, la station âgée de presque vingt ans est dans le besoin d’une mise à niveau.

Et elle en reçoit une. Une nouvelle technologie a été installée sur l’ISS, et est conçue pour former la base d’un réseau similaire à internet couvrant la totalité (ou presque) de notre voisinage cosmique. Cela s’appelle DTN, ou Delay/Disruption Tolerant Network (Réseaux tolérants aux délais).

DTN solar system, credit NASA

C’est tout simplement Internet. Pour l’ensemble de notre système solaire.

Les protocoles traditionnels d’Internet requièrent que tous les nœuds du chemin de transmission soient disponibles au même instant. Mais pour le DTN, ce n’est pas le cas. Le DTN marche en fournissant un réseau de données fiable et automatique, « déposer et expédier », qui stocke des faisceaux partiels de données dans des nœuds le long d’un chemin de communication, jusqu’à ce que les parties puissent être expédiées ou retransmissent, puis réassemblée à la destination finale.

Ces destinations pourraient inclure des stations à la surface de la Terre, des vaisseaux robotiques dans l’espace profond, ou même des colonies humaines.

Cela fait que le réseau est très résilient, même si les planètes bloquent le chemin de communication, le message serait toujours reçu.

Bénéfices

L’ISS a récemment ajouté le DTN à son Telescience Resource Kit (TReK), faisant du satellite la première pièce dans ce que la NASA décrit comme un éventuel internet à l’échelle du système solaire.

Etant donné que la conception a été faite pour résister aux environs incertains de l’espace, il est logique de penser que ce sera applicable aux zones sujettes aux catastrophes, où de telles conditions existent aussi.

« Notre expérience avec le DTN sur la station spatiale conduit à des applications terrestres supplémentaires, spécialement pour les communications mobiles dans lesquelles les connections peuvent être erratiques et discontinues », a déclaré le Dr. Vinton G. Cerf de Google, un chercheur invité au Jet Propulsion Laboratory de la NASA travaillant sur le DTN.

Pour rendre les protocoles plus acceptés et utilisés, plusieurs implémentations de DTN sont accessibles au public en code Open-source.

Traduction Benjamin Prissé

Science Alert